• L'autre continent

     

    Réalisé par Romain Cogitore (2019)
    Avec Déborah François, Paul Hamy, Réginal Kudiwu

    Maria a trente ans, elle est impatiente, frondeuse, et experte en anglais.
    Olivier en a vint-cinq, il est lent, timide et parle cinq langues.
    Ils se rencontrent à Taïwan. Et puis soudain, la nouvelle foudroyante.
    C'est leur histoire, une histoire vraie. Celle de la force incoyable d'un amour.
    Et celle de ses confins, où tout se met à lâcher. Sauf Maria.

    --> On assiste à la naissance d'une histoire d'amour, à l'autre bout du monde, à Singapour. Une grossesse qui arrive un peu trop tôt, un avortement choisi: c'est de l'anecdote dans le film. Maria est douée pour les langues, Olivier surdoué. Leur vie trouvera un équilibre, le spectateur en est sûr. C'est sans  compter le destin et la maladie. Olivier est atteint d'une leucémie  sévère et fulgurante.  Son cas est désespéré. La médecine abandonne, mais pas Maria. Et... Olivier sort de son coma profond. "Il est une exception". Mais les lésions au cerveau sont importantes. Maria est sans conteste celle qui l'a sorti de sa maladie. Celle qui va l'accompagner pour aller au plus loin. Mais leur histoire reste désespérée. Le film se termine: "Malgré tout tu es vivnat, tu es debout. On a réussi."


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  • Little Joe

    Réalisé par Jessica Hausner (2019)

    Avec Emily Beecham, Ben Whishaw, Kerry Fox

    Une plante génétiquement modifiée disperse ses graines et semble provoquer des changements inquiétants chez les êtres vivants. Les contaminés semblent étranges, comme s’ils avaient été remplacés, en particulier pour ceux qui sont proches d’eux. Est-ce juste de l'imagination ?

    --> Attirée par l'affiche, et le sous-titre il faut le dire... qui peut réserver le meilleur comme le pire: "Le bonheur est contagieux". Ce film m'a séduite. La musique, les cadrages, les couleurs sont au service d'un scénario original. Epuré mais pas trop. Il donne à réfléchir. Je n'en ai pas entendu parler... parlons-en!


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  • Astrid

    Réalisé par Pernille Fischer Christensen (2019)

    Avec Alba August, Trine Dyrholm, Maria Bonnevie

    En 1920, Astrid Lindgren a 16 ans et des rêves plein la tête. Elle décroche un travail de secrétaire dans un journal local, tombe amoureuse de son patron, se retrouve fille-mère. Talentueuse et résiliente, libre et déterminée, elle inventera des héroïnes à son image, dans des romans qui la rendront célèbre.

     

    --> Ce n'est pas véritablement un biopic, mais le début de la vie d'adulte d'une jeune fille devenue trop tôt mère. Astrid Lindgren, auteur jeunesse incontournable dans les pays nordiques et qui a marqué toute la littérature jeunesse. Elle apparaît dans ce film comme une femme extraordinairement déterminée, enjouée. Inspirante...


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  • La prière

     

    Réalisé par Cédric Kahn (2018)
    Avec Anthny Bajon, Damien Chapelle, Alex Brendemühl

     

    Thomas a 22 ans. Pour sortir de la dépendance, il rejoint une communauté isolée dans la montagne tenue par d’anciens drogués qui se soignent par la prière et le travail. Il va y découvrir l'amitié, la règle, l’amour et la foi…

     


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  • En pleine guerre napoléonienne, un navire français fait naufrage au large de Hartlepool. Parmi les débris, un seul survivant: un chimpanzé, mascotte de l'équipage portant l'uniforme tricolore. Mais, dans ce petit village d'Angleterre, où personne n'a jamais vu de Français, l'animal correspond assez bien à l'idée qu'on se fait de l'ennemi. Aussitôt, le singe est traîné en justice, et accusé d'espionnage...

    --> Aïe, aïe, aïe... je n'aime pas dire ça, mais je n'ai vraiment pas accroché au scénario: il peut y avoir une farce, une métaphore recherchée, un sens plus profond à cette histoire, un plaidoyer contre la peine de mort, la singerie des hommes, leur aveuglement? Je suis passée à côté. Lupano n'est pas un auteur pour moi. Je salue en revanche les dessins de Jérémie Moreau, que j'avais apprécié dans la Saga de Grimr.


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  • Trois jours avec Norman Jail

    Qui est vraiment Norman Jail ? Quand Clara pousse la porte de sa maison du bord de mer, au printemps de l'an 2000, elle veut comprendre pourquoi ce mystérieux écrivain est resté l'homme d'un seul roman, Qui se souviendra de nous ?, paru l'année de ses vingt ans en pleine Occupation. Étudiante en littérature, la jeune femme découvre peu à peu que derrière le pseudonyme de Norman Jail se cache un maître de l'illusion dévoré par la rage d'écrire, auteur de nombreux manuscrits inédits sous les noms d'Alkin Shapirov, de José Manuel Ortega ou de Jean-François Purcell. Norman Jail ne dit pas forcément la vérité. Le secret de cet homme fascinant est à rechercher dans les plis de la fiction. Trois jours avec Norman Jail est un roman brillant, jubilatoire, en même temps qu'une réflexion passionnante sur la force et la magie de l'écriture.

    --> Un écrivain qui écrit sur l'écriture... perso ça ne m'attirait pas vraiment. Et puis... quelle bonne surprise! A chaque page, je voulais retenir des citations: ça fourmille de jeux de mots, de métaphores, sans ennui, sans redondance.Sans vérité toute trouvée, le roman offre une réflexion sur l'écriture, mais pas seulement. Le rythme est donné par les questions d'une étudiante en lettres qui vient s'entretenir avec l'auteur. Elle nous permet de ne pas nous égarer dans les méandres paradoxaux de l'écrivain et une pointe de suspens nous tient trois jours avec ce livre.  Que doit-on croire ou imaginer? Trois jours, c'est exactement le temps qu'il m'aura fallu pour apprécier ce roman. Lu au bon moment pour moi, je ne sais pas si j'aurai tant apprécié à un autre moment.


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  • Paris-Brest

     

    Réalisé par Philippe Lioret (2020)
    Avec Anthony Baion, Catherine Arditi, Valérie Karsenti

    Quand on a de l’argent comme ça, il faut se méfier de tout le monde. Kevin m’a regardé avec un petit sourire en coin et moi je n’ai rien dit, j’ai continué de siroter ma bière. J’avais mon projet d’écrire ce roman sur ma famille, j’avais Elise et une envie farouche de me tirer d’ici pour aller vivre à Paris. Mais pour tout ça, il fallait de l’argent et ma grand-mère, pour me garder près d’elle, n’était pas décidée à m’en donner : le début du chaos.

    --> Adaptation du roman de Tanguy Viel. Colin, étudiant en lettres, n'a pas envie de poursuivre sa vie à Brest: il rêve d'être auteur, sa soeur est partie faire des études au Canada, il n'a aucune envie de rester avec ses parents. Son père et ses magouilles avec un notaire dénigrant les études de son fils. Il aime Elise et souhaite partir avec elle pour étudier à la Sorbonne. Pour partir il a besoin d'argent et sa grand-mère en a. Il y a des choses qui nous hante, des choses qu'on aimerait crier, écrire. "Les grandes histoires sont les histoires de famille et de trahison".


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  • Camille

    Réalisé par Boris Lojkine (2019)

    Avec Nina Meurisse, Fiacre Bindala, Bruno Todeschini

    Jeune photojournaliste éprise d'idéal, Camille part en Centrafrique couvrir la guerre civile qui se prépare. Très vite, elle se passionne pour ce pays et sa jeunesse emportée par la tourmente. Désormais, son destin se jouera là-bas.

    --> Camille, idéaliste, veut faire carrière de photojournaliste, elle part en Centrafrique. Débutante, elle est plongée avec la population, jeune, elle partage avec les étudiants leur quotidien. Prise dans le feu de la guerre civile elle aura le soutien -forcé de journalistes en place- de retour en France, elle va au siège de Libé qui a publié ses photos. On lui propose l'Ukraine. Mais ce Camille ne veut pas lâcher ce qu'elle a vu, la situation en Centrafrique. Elle décide d'y retourner, toujours seule, en freelance. Au coeur du conflit civil entre Sénéka et brigades anti-balaka. Elle y laissera sa vie.


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  • Destins de maire

    Florent Buisson et Nicolas Da Cunha

    Mars 2020. À quelques semaines des élections municipales, partez à la rencontre des élus préférés des Français. Du maire d'une petite commune iséroise de 14 habitants, perchée dans la montagne, au maire de Lyon. Du maire de Trèbes, dans l'Aude, qui a connu un attentat et des inondations meurtrières la même année, au maire de Tramayes, première commune fonctionnant avec 100% d'énergie renouvelable. En passant par le doyen de tous, âgé de 97 ans... Quels doutes les animent ? Quelles forces les font avancer ? Quelles relations entretiennent-ils avec l'État ? Découvrez dans cet ouvrage des histoires détonantes ou d'autres, plus attachantes : celles de leur quotidien.

    --> Les auteurs présentent 26 maires, assez différents les uns des autres: maires des villes et des campagnes, hommes et femmes (5), maires de toutes régions (dont 1 dom), des maires qui se sont illustrés par leurs idées novatrices ou précurseurs (transition écologique) ou parce qu'ils ont assumé leur fonction dans des situations de crises imprévisibles (attentat, catastrophe naturelle), maire porteurs de lois, de festival, maire montagnard, maires de tous âges... les auteurs leur ont donné la parole et on lit ce qui les rassemble et ce qui les fait différents. A l'image de notre pays, c'est une France diverse qu'on se plaît à imaginer. Les propos sont simples, pas besoin d'être politologue pour feuilleter ces portraits. Des portraits souvent empreints d'humanité. Une lecture agréable..

    Merci à l'éditeur et à l'opération masse critique pour cet envoi.


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  •  

    Eric Fottorino

     

     

     

    Citations:

    - Les souvenirs sont tissés d’imagination, voilà tout. Et plus nous racontons nos souvenirs rêvés, plus ils deviennent vrais, y compris pour les autres. Ils ne naissent plus du réel mais de l’image déformée que nous en avons tirée. C’est probablement ainsi que naissent les romans.

    - Un livre est un essaim de mots parfaitement alignés, sans hésitations ni repentirs.

    - Ma mère disait que j'étais un enfant débrouillard, car je savais faire chauffer mon lait sur la gazinière, moi j'entendais que j'étais un enfant des brouillards, perdu dans le monde des adultes...

    - Je crois qu'écrire c'est repartir chaque fois de sa faiblesse. Je passe en revue mes pages comme une armée en déroute, et quand je tombe sur un passage qui appelle à l'aide, je prends mon courage à deux mains, enfin surtout avec la main droite, et je redresse les phrases à coups d'imagination. Ca ne paie pas de mine mais ça produit son effet. L'espoir renaît précisément là, dans le maquis des mots mal fichus qui ont besoin de mots. Un stylo n'a de stylo que l'apparence. C'est une pelle et une pioche. Une plume, sûrement pas. Ou alors au moment des finitions, pour effacer le travail et faire croire au crime parfait.

    - L'écriture c'est la ligne de l'horizon. Elle s'éloigne à peine vous l'approchez. Ecrire est un commerce avec l'inaccessible qui vous laisse totalement démuni.

    - Chaque page blanche est une robe de mariée.
    J'ai épousé l'écriture, on s'est beaucoup trompés.

    - La majorité était alors fixée à vingt et un ans. Il tenait à devenir, avait-il prétendu, un écrivain mineur.

    - Je me suis souvent demandé pourquoi "cadeau" se dit aussi "présent". Je sais désormais. Le seul cadeau qui vaille, c'est de pouvoir dire maintenant "je suis, je vis". Hier est déjà mort et demain si incertain.

    - Pourquoi associez-vous la mémoire et la peur? (...)
    - Elles vont ensemble, elles viennent à l'aube ou à la tombée du jour. Elles vous font trembler. C'est terrible de se souvenir, passé un certain âge, surtout quand on a beaucoup aimé la vie.

    - Je vivais avec une femme sauvage. Une femme attirante comme le sont souvent les êtres désaxés. Elle était de ces créatures qui vous accrochent et vous écorchent dans un même regard.

    - Je ne suis pas un buveur, je suis un buvard.

    - Il n'avait d'armure que l'humour, celui qu'il retournait contre lui.


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  • Plastique Apocalypse

    À l’origine, le Plastivorax était une formidable avancée en biotechnologie. Côté pile, on allait traiter sans résidu ni pollution tous les déchets en plastique de la Terre. Côté face, son inventeur empocherait des milliards de dollars. Mais c’était sans compter avec le petit détail qui tue. Une broutille que refusa de voir cet apprenti sorcier qui croyait tout maîtriser, jusqu’aux lois de la nature. Résultat : rien moins que la fin du monde – enfin… tel que nous le connaissons.

    --> Un petit roman, une nouvelle, dans une collection destinée aux petites lectures. Cette histoire mériterait d'être développée, et en même temps elle suffit à elle-même. Le plastique anéantit par une bactérie: un semblant de fin du monde pour finalement retrouver un équilibre dont notre planète a tant besoin. A ces heures de confinement pour le covid-19, cette lecture ne peut pas laisser indifférent! Je découvre cette collection "Rester vivant" dans le cadre de l'opération Facile à lire. Hâte de pouvoir emprunter d'autres titres!

    Citations:

    -Si la presse apprend que le Plastivorax peut résister à la mort programmée, c'est le scandale assuré. Les associations de protection de l'environnement vont s'affoler et obliger le gouvernement à interdire la commercialisation de la bactérie mangeuse de plastique. L'unité de recherche sur le Plastivorax de BioTech sera dissoute, papa sera licencié, ce sera le chômage, la dépression, le divorce... la misère, la honte totale au collège... l'apocalypse familiale.

    -Dans les jours qui suivirent, l'adolescent ne mis une seule minute le nez dehors. Cela lui laissa beaucoup de temps pour suivre l'aggravation de la contamination, classée par l'Organisation Mondiale de la Santé au niveau 6 de l'échelle d'alerte, celle de la pandémie.


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  • Petite Beauté

    Anthony Browne

    Inspiré par la véritable histoire de Koko, un gorille capable de communiquer en langue des signes, Anthony Browne nous offre ici un album fort et délicat à la fois, empli d'humour et de tendresse; un livre subtil qui sollicite autant notre regard que notre mémoire.

    --> Le plus de l'histoire: c'est inspiré d'une histoire vraie. Cependant je ne recommande cet album qu'aux fans d'Anthony Brown, et je sais qu'il y a des inconditionnels!

     


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  • Les jours sucrés

    Loïc Clément et Anne Montel

    À 28 ans, Églantine apprend le décès de son père et part pour Klervi, le village breton de son enfance. Elle y retrouve sa vie d'avant, ses souvenirs et la pâtisserie paternelle (qui est désormais la sienne), mais aussi Gaël, son amoureux de l'époque, sa tante Marronde et tous les chats du village. Surtout, elle découvre le journal intime de son père. Il y a mis tous ses secrets de vie et de cuisine.
    Un véritable guide pour Églantine. Et si c'était l'occasion d'un nouveau départ ?

    --> Des dessins légers et précis, aquarellés pour raconter l'histoire d'Eglantine. Une jeune femme qui quitte son quotidien citadin pour régler ses affaires suite au décès de son père. Un père quitté il y a 20 ans sur qui on lui a raconté une version de 'histoire. Elle y aller et régler ces affaires dans la journée, mais le passé la rattrape malgré elle. Lecteur, on n'a aucun mal à s'attacher à Eglantine et les révélations à rebondissement auxquelles elle va faire front. Les jours sucrés...un titre alléchant!


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  • Venise n'est pas en Italie

     

    Réalisé par Ivan Calbérac (2019)
    Avec Benoit Poelvoorde, Valérie Bonneton, Helie Thonnat

    La famille Chamodot est fantasque et inclassable. Bernard, le père, un peu doux-dingue, fait vivre tout le monde dans une caravane, et la mère, Annie teint les cheveux de son fils Émile en blond, parce que, paraît-il, il est plus beau comme ça !!! Quand Pauline, la fille du lycée dont Émile est amoureux, l’invite à Venise pour les vacances, l’adolescent est fou de joie. Seul problème, et de taille, les parents décident de l’accompagner avec leur caravane, pour un voyage aussi rocambolesque qu’initiatique.

    --> Un road trip initiatique, un très bon Poelvoorde accompagné d'une hilarante V. Bonneton: un bon moment. Sans oublier un petit passage dans Venise.

     

     


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  • The passenger

     

    Réalisé par Jaume Collet-Serra (2018)
    Avec Liam Neeson, Vera Farmiga, Patrick Wilson

    Comme tous les jours après son travail, Michael MacCauley (Liam Neeson) prend le train de banlieue qui le ramène chez lui. Mais aujourd’hui, son trajet quotidien va prendre une toute autre tournure. Après avoir reçu l’appel d’un mystérieux inconnu, il est forcé d’identifier un passager caché dans le train, avant le dernier arrêt. Alors qu’il se bat contre la montre pour résoudre cette énigme, il se retrouve pris dans un terrible engrenage. Une conspiration qui devient une question de vie ou de mort, pour lui ainsi que pour tous les autres passagers !


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  • Musique verte

    Christophe Léon

    Le grand-père de Thomas est un amoureux des plantes, et il compte bien profiter des vacances avec son petit-fils pour l'initier à leurs surprenants secrets. Au programme : dégustation de fleurs, parties de morpion végétal, fabrication d'instruments verts... Et dire que Thomas craignait de s'ennuyer !

     

    --> Découverte de cette collection de mini-roman: Petite poche chez Thierry Magnier. Dégusté en 10 min, une parenthèse dans une journée. Mauve, tussilage, bourrache et sureau noir sont les plantes que le grand-père de Thomas va lui présenter cet été. Une histoire qui rend hommage à la nature et à la transmission. Ces mini romans peuvent être la découverte du plaisir de lire, ainsi ce tome est-il proposé dans le cadre de l'opération Facile à lire.


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  • Le bureau des légendes

     

     

    Réalisé par Eric Rochant (2015) 4 saisons (en cours)

    Avec Mathieu Kassovitz, Jean-Pierre Darroussin, Léa Drucker, Sara Giraudeau, Florence Loiret Caille

    Le Bureau des légendes dirige les clandestins, les agents les plus importants des services du renseignement français. Après six ans à Damas, notre héros est promu et reprend sa vraie vie. Mais contrairement au règlement, il semble ne pas abandonner l'identité sous laquelle il vivait en Syrie...


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  • Six pieds sous terre

     

     

    Réalisé par Alan Ball (2001) 5 saisons (terminé)

    Nate vient passer Noël en famille. Son père décède dans un accident de la route. L'aîné va devoir gérer la société de pompes funèbres familiale.


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  • Casa de papel

     

     

    Réalisé par Alex Pina (2017) 2 saisons (en cours)

    Huit voleurs font une prise d'otages dans la Maison royale de la Monnaie d'Espagne, tandis que leur mentor, un génie du crime, manipule la police pour mettre son plan à exécution.


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  • Parasite

     

    Réalisé par Bong Joon-ho (2019)
    Avec Song Kang-ho, Lee Sun-kyun, Cho Yeo-jeong

    Toute la famille de Ki-taek est au chômage, et s’intéresse fortement au train de vie de la richissime famille Park. Un jour, leur fils réussit à se faire recommander pour donner des cours particuliers d’anglais chez les Park. C’est le début d’un engrenage incontrôlable, dont personne ne sortira véritablement indemne…

    --> Du point de vue de l'image, des cadrages, de l'originalité, pas de doute on est devant un grand film. Quant à la chute... elle peut partager. Pas totalement convaincue, mais contente d'avoir vu le phénomène Parasite.


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  • La cas Richard Jewell

     

    Réalisé par Clint Eastwood (2020)
    Avec Paul Walter Hauser, Jon Hamm, Kathy Bates

    En 1996, Richard Jewell fait partie de l'équipe chargée de la sécurité des Jeux d'Atlanta. Il est l'un des premiers à alerter de la présence d'une bombe et à sauver des vies. Mais il se retrouve bientôt suspecté... de terrorisme, passant du statut de héros à celui d'homme le plus détesté des Etats-Unis. Il fut innocenté trois mois plus tard par le FBI mais sa réputation ne fut jamais complètement rétablie, sa santé étant endommagée par l'expérience.

    --> C'est bien de porter une histoire comme celle-ci à l'écran de la part d'un grand réalisateur, et c'est admirablement bien joué, et non surjoué. Après... l'histoire est linéaire, sans grande surprise. A voir à la TV. Mais à voir :)


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  • L'amante d'Etretat

    Stanislas Petrosky

    Isabelle et Frédéric vivent une des plus belles histoires d’amour qui soit, passionnée et fusionnelle. Mais un jour où Frédéric part s’adonner à sa passion, la planche à voile, il disparaît corps et bien en mer. Isabelle va doucement mais sûrement sombrer dans la folie sans l’homme qu’elle aime.
    Stanislas Petrosky nous entraîne dans les méandres de la dépression. Jusqu’où le manque de l’être aimé peut-il mener ?
    Mais l’auteur venant du monde du polar, il se pourrait que L’Amante d’Étretat ne soit pas qu’une simple histoire d’amour tragique.

    --> Un polar régional, une profession intrigante (thanatopracteur), un auteur plutôt sympathique (festival Bloody Fleury) m'ont fait dépasser mon a priori négatif basé sur une couverture que n'a pas mon adhésion. Et me voilà bien ennuyée... mes appréciations sont plutôt positives sur babelio, je m'autorise difficilement à être négative face à un livre car l'écrit est avant tout un cadeau que je respecte. Seulement là, j'ai eu le sentiment de me retrouver face à la rédaction longue (et plutôt réussie) d'un collégien avec ses défauts:  L'histoire est cohérente, mais quel ennui!  Les personnages n'ont pas de profondeur psychologique alors que le cadre de l'intrigue, les évènements en offraient la matière. Il me semble que l'auteur aurait soit dû faire beaucoup plus court, soit approfondir les personnages et/ou l'écriture pour rendre la lecture intéressante du point de vue narratif ou littéraire.

    C'est dommage, car la chute est parfaitement inattendue. Mais l'ensemble demeure bien fade. Est-ce moi qui devient plus difficile?

    Je ne vais pas m'arrêter là: Un havre de paix m'attend sur ma pile à lire (du même auteur, je l'ai acheté antérieurement)... on verra.


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  • Véro en mai

    Yvan Pommaux

    Pendant le soulèvement de mai 68, des étudiants affrontèrent les forces de l'ordre dans de violents combats de rue. La police usait de matraques et de bombes lacrymogènes. Les étudiants m'utilisaient, moi, le pavé, comme arme de jet. Je devins l'emblème de ces jours de colère qui furent aussi des jours de fête. Les murs se couvraient de phrases joyeuses, de dessins inspirés et drôles. Je fus souvent représentés et partout on lisait mon nom dans une formule restée célèbre : " Sous les pavés, la plage ", peinte en rouge, en noir, en blanc. Mon prestige tenait aussi, je crois, de façon plus vague, plus secrète, à l'expression " un pavé dans la mare ". mai 68 fut bien un pavé de désirs dans une mare d'ennui, provoquant un grand plouf ! dont l'onde frémit encore. Tout a été dit sur ce mois-là de cette année-là. Qui n'a pas donné son avis ? Par quels yeux ne l'avons-nous pas vu ? Ceux d'un chat, d'un oiseau. Un enfant ! C'est d'un enfant, de son regard que nous avons besoin. Il y avait bien des enfants, dans ce pays en 1968 ?

    --> C'est un bel album, qui raconte avec nostalgie mai 68 et son contexte social dans une famille de l'époque. Je ne suis pas certaine que cet album fonctionne avec es jeunes générations et je préfère lorsqu'Yvan Pommaux exerce son talent sur le chat Chatterton ou les mythes grecs.


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  • Les cristaux du Mont-Blanc

    Fabian Grégoire

    Paul et son ami Édouard rapportaient un trésor : des cristaux de quartz trouvés dans une faille, au pied de la Dent du Requin, au-delà de la mer de Glace. Mais une glissade en pleine tempête, et le sac s'est perdu...

    Les deux jeunes montagnards rentrent blessés et bredouilles. Joséphine, la sœur de Paul, rêve de partir à son tour explorer les fours. "Toi ? ! Les filles seront cristalliers quand les vaches auront des ailes ! " se moque Paul. Qu'à cela ne tienne !

    Joséphine a trois amies aussi courageuses qu'elle. Les voilà qui s'encordent et partent à l'assaut : à la fois de la montagne et des préjugés masculins...

    --> Une sympathique fiction dans la Vallée-Blanche. On y cherche les pierres précieuses, précisément des cristaux de quartz: Edouard et Paul dénichent un four magnifique. Quatre jeunes filles dégourdies et aventurières partiront à leur tour à la recherche de la faille miraculeuse. Cet album illustre une époque, une région et les 5 pages documentaires sont les bienvenues. le livre remplit une fonction appréciée: susciter l'intérêt et vouloir en savoir plus.


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  • Ceux qui me restent

    Damien Marie et Laurent Bonneau

    Un voyage en Alzheimer.
    Florent a perdu sa femme beaucoup trop jeune.
    Il a tenté d’élever seul sa trop petite Lilie, maladroitement ou certainement pas assez. Et Florent et sa fille se sont perdus à leur tour. Elle l’a laissé encore plus seul pendant 20 ans. Aujourd’hui, à 70 ans, il n’a qu’un souhait, il veut la retrouver avant de mourir; sa Lilie qui vient maintenant le voir presque tous les jours, mais qu’il ne reconnaît plus.
    La maladie lui vole la mémoire pour le laisser toujours plus seul. Alors il cherche sans relâche, en vrac, dans les bribes de trop vieux souvenirs… Florent n’abandonnera plus; un voyage en Alzheimer.

    --> "Un voyage en Alzheimer" que dire de mieux. Cette bande dessinée est comme un coup de poing qui remue le corps et l'esprit, qui remue les tripes. C'est un traitement du sujet très différent de tout ce que j'ai lu/et vécu jusque là. Par des sauts dans temps, soutenus par des couleurs judicieusement choisies, on a le sentiment d'être perdu avec Florent, mais on comprend également où il s'égare en découvrant le(s) drame (s) de sa vie. On suit également sa Lilie qui après avoir demandé son émancipation, construit sa vie loin de lui, comprend avec sa maladie tout ce qui s'est joué avant elle. C'est poignant.

     


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  • Notre Dame du Nil

     

    Réalisé par Atq Rahimi
    Avec Amanda Mugabezaki, Albina Kirenga, Malaïka Uwamahoro

    Rwanda, 1973. Dans le prestigieux institut catholique “Notre-Dame du Nil”, des jeunes filles de bonne famille étudient pour devenir l’élite du pays. En passe d’obtenir leur diplôme, elles partagent le même dortoir, les mêmes rêves, les mêmes problèmes d’adolescentes. Mais aux quatre coins du pays comme au sein de l’école grondent des antagonismes profonds, qui changeront à jamais le destin de ces jeunes filles et de tout le pays.

    --> Adaptation par Atiq Rahimi (Réalisateur, mais aussi écrivain: Syngue Sabour, Pierre de patience - prix Goncourt 2008) de l'ouvrage de Scholastique Mukazonga (prix Renaudot 2012). On est face à un film ralenti par les effets esthétiques de son réalisateur (l'introduction, la scène des polochon dans le dortoir) pour aborder un sujet violent: 20 ans avant le génocide (1973), les violences Hutu / Tustsi dans un pensionnat de jeunes filles rwandaises.


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  • Le ciel par-dessus le toit

    Nathacha Appanah

    «Sa mère et sa sœur savent que Loup dort en prison, même si le mot juste c’est maison d’arrêt mais qu’est-ce que ça peut faire les mots justes quand il y a des barreaux aux fenêtres, une porte en métal avec œilleton et toutes ces choses qui ne se trouvent qu’entre les murs. Elles imaginent ce que c’est que de dormir en taule à dix-sept ans mais personne, vraiment, ne peut imaginer les soirs dans ces endroits-là.»

    Comme dans le poème de Verlaine auquel le titre fait référence, ce roman griffé de tant d’éclats de noirceur nous transporte pourtant par la grâce de l’écriture de Nathacha Appanah vers une lumière tombée d’un ciel si bleu, si calme, vers cette éternelle douceur qui lie une famille au-delà des drames.

    --> Une sensation d'étrangeté et de plaisir face à l'écriture de Nathacha Appanah. Une écriture qui m'a emportée de pages en pages. Il y de la poésie et du rythme, son écriture touche l'âme. Pour narrer un récit familial triste, elle trouve des mots, des sensations qui en disent suffisamment et pas trop. C'est l'histoire d'Eliette qui devient Phenix après l'incendie qu'elle déclenche et met fin à son enfance abîmée, son enfance-objet. Comment aimer être mère, comment savoir aimer? Paloma et Loup ses enfants sont les héritiers de l'histoire maternelle. Jeune adulte, Paloma s'affranchit d'un héritage lourd alors que loup est encore trop jeune pour partir et elle promet de revenir le chercher. Loup avant sa majorité tentera de la rejoindre en voiture dans cette cité de C., dans le nord (Caen??), ce qui le mènera en prison. Et nous, lecteurs sommes témoins de ces brisures, ces enfermements physiques et psychologiques mais aussi d'un amour filial et maternel qui résiste et semble renaitre avec les évènements.

     


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  • La plus précieuse des marchandises

    Jean-Claude Grumberg

    Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron. Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout.
    Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons... Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale. La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.

    --> Je découvre Jean-Claude Grumberg à travers ce conte, car il s'agit bien d'un conte. Le décor est planté où vivent le pauvre bucheron et la pauvre bûcheronne. Un évènement va pertuber cette vie établie, un cadeau tombé du train... c'est un conte, on y entendra ce que l'on souhaite, ce que l'on pourra y entendre. C'est court et c'est vif, c'est au temps de la shoah. Comme tout conte, le dénouement nous offrira un retour à un équilibre et l'auteur nous rappellera que rien n'est vrai. La seule chose qui mérite d'exister dans les histoires comme dans la vraie vie c'est... l'amour.

    Citations:

    Enfin, quelquefois, une main dépassait d'une de ces lucarnes et lui répondait. Quelquefois aussi l'une de ces mains lançait à son intention quelque chose qu'elle courait alors ramasser en remerciant le train et la main.
    Ce n'était la plupart du temps qu'un bout de papier qu'elle défroissait avec soin et un immense respect avant de le replier et de la ranger sur son coeur. Etait-ce l'annonce d'un cadeau à venir?
    Longtemps après le passage du train, lorsque la nuit tombait, lorsque la faim se faisait trop sentir, lorsque le froid la mordait davantage et afin que son coeur ne se serre pas trop, elle redépliait le papier avec un respect religieux et elle contemplait les gribouillis inintelligibles, indéchiffrables. Elle ne savait ni lire ni écrire, en aucune lange. Son bonhomme de mari savait lui, un peu, mais elle ne voulait pas partager avec lui, ni avec personnes ce que son train lui offrait.

    Voilà la seule chose qui mérite d'exister dans les histoires comme dans la vie vraie. L'amour, l'amour offert aux enfants, aux siens comme à ceux des autres. L'amour qui fait que, malgré tout ce qui existe, et tout ce qui n'existe pas, l'amour qui fait que la vie continue.


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    Je parle à un homme qui ne tient pas en place

    Jacques Gamblin et Thomas Coville

    En janvier 2014, Thomas Coville tente pour la 4ème fois de battre le record du tour du monde à la voile en solitaire sur son trimaran de 30 mètres. L'anticyclone de Sainte-Hélène s'installe. L'aventure tourne court. Pendant trente jours, Jacques Gamblin écrit quotidiennement à son ami pour lui dire son admiration, le soutenir, l'encourager, le hisser vers le haut et l'humilité à la fois.
    Un homme sur terre écrit à un homme en mer, un point jaune se déplaçant sur la carte du monde. Au fil des jours, des mois, des années, la correspondance se poursuit et se déploie. L'intimité, la complicité, l'amitié, l'amour ne cessent de croître, laissant entrevoir une relation d'une force et d'une sincérité stupéfiantes entre ces deux aventuriers.
    En 2016, Thomas Coville fait une 5ème tentative. Jacques Gamblin l'accompagne toujours, épistolairement, comme un frère d'armes, un compagnon de vie. Le 25 décembre 2016, le navigateur pulvérise le record.
    Ce livre n'est pas une correspondance ordinaire. C'est la rencontre de deux hommes, de deux destins extraordinaires. C'est un voyage physique, géographique et mental. L'un parcourt la France et joue ses textes d'un plateau à l'autre. L'autre soliste joue contre le temps autour de la planète. Il travaille la mer au corps à corps, sa survie en bandoulière. Des hommes de courage, de doute, de passion, de quête et de conquêtes qui ont en commun l'humour comme élégance et l'audace comme raison de vivre.

    -->Un livre en 3 voyages

    Une touchante correspondance en 2014, brute et véridique. Elle n'a pas été fabriquée pour être lu de nous, lecteurs, et elle transpire la sincérité: c'est ça qui m'a emporté, lu en une soirée... J.Gamblin a de l'humour, rebondit sur les mots. Il entame une correspondance à sens unique car dans un premier temps T.Coville ne répond pas. Jusqu'au 6 février où T.Coville offre "enfin" ses mots. Comme un cadeau fait à J.Gamblin qu'ils ont ensuite décidé de nous faire partager. Merci. J'ai été touché. Je ne sais pas si ça fonctionnera avec tous, je connais -un peu- la mer, je suis ces aventures en solitaire autour du monde, tout cela m'a parlé.

    La correspondance du convoyage, fort différente, ne porte pas l'adrénaline de la situation de course. J'ai moins aimé et j'ai pensé à l'importance des déclencheurs d'écriture, au contexte.

    Enfin, lors de la tentative de 2016 les deux hommes se connaissent mieux, ils ont déjà expérimentés leurs échanges. La correspondance est d'emblée à double sens. Une part de spontanéité ou de découverte ou d'attente s'est évanouie. Mais la course s'en mêle, la conversation à sens unique, l'attente et l'incertitude du terrien et son soutien à toute épreuve.

     

    Citations:

    Je parle à un homme qui ne tient pas en place.

    Quand je lui parle vers le sud, il est peut-être à l'ouest, quand je suis moi-même à l'ouest et lui parle vers l'est, il a peut-être perdu le nord et le rattrape au vol. Alors pourquoi parler si c'est dans le vide que je parle? Pourquoi envoyer chaque journée une bouteille dans les airs si peut-être mes paroles ne sont jamais bues? Et si, par magie, tu me reçois, quel est ce droit que je m'octroie de t déranger dans ton travail? Pourquoi?

    Jac

    p:19

    Depuis hier, j'ai décidé de péter un maximum et avec énormément de puissance pour t'envoyer de l'air dans ta toile au moment du pot au noir! Je vais péter dans les calmes. Tu vas voir la différence. Tu vas le sentir le pet au noir! Il va te dnner envie de le fuir à toutes jambes!

    p:21

    Ce que tu m'as écrit m'a sans doute transformé à jamais. Amitié.

    Thomas

    p:37

     

     

     


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  • Tempête au haras

     

    Jean-Philippe n'a qu'un rêve: devenir jockey. Né dans le haras tenu par ses parents, le même soir que Belle-Intrigante, il a grandi à ses côtés, et n'est jamais aussi heureux qu'à cheval. Lorsqu'elle met au monde une pouliche, Tempête, il en est certain : elle deviendra un crack! le crack qu'attendent ses parents depuis des années et qu'il montera. Mais un soir d'orage vient briser ses espoirs. Tempête, affolée, piétine le dos de Jean-Philippe, qui ne marchera plus. Il devra alors faire de l'impossible une réalité, pour renouer avec son rêve.

     


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