• Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre. qui donc lui reprisait ses chaussettes ?

    Par Zidrou et Roger

    Un duo inédit pour un album plein d'humanité et de tendresse : Zidrou et Roger, le dessinateur de Jazz Maynard, signent le one-shot Pendant que le Roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait ses chaussettes ? Eh bien, c'est sa maman ! Madame Hubeau, elle, s'occupe seule de son grand enfant de 40 ans, Michel, handicapé. Un quotidien certes difficile, mais joyeux et qu'elle assume avec courage et générosité. Un magnifique hommage à toutes ces personnes admirables qui se battent dans l'ombre.


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  • Nos embellies

    Par Gwénola Morizur et Marie Duvoisin

    Lily apprend qu’elle est enceinte, au moment où son compagnon lui annonce qu’il va partir en tournée avec son groupe et lui demande de s’occuper de Balthazar, son neveu, qui arrive du Canada. Lily tente d’apprivoiser ce gamin qu’elle n’a jamais vu et qui traîne avec lui la tristesse de la séparation de ses parents.

    Sur un coup de tête, elle quitte Paris avec Balthazar. Sur la route, ils rencontrent Jimmy, un jeune homme en marge. Leur périple les mène jusqu’à Pierrot, un berger qui élève seul ses brebis avec son chien. Ensemble, ces âmes déboussolées vont retrouver un souffle de vie.

    --> Chacun des personnages est attachant, comme le dessin. Pierrot est un personnage qui réchauffe les coeurs. Une bd qui fait du bien.


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  •  Coupures irlandaises

    Par Kris et Vincent Bailly

    À l’occasion d’un voyage linguistique à Belfast, deux jeunes bretons, Nicolas et Chris, découvrent la dure réalité du conflit Nord Irlandais.
    Le voyage est long pour les apprentis polyglottes et l’arrivée en Ulster les surprend: pluie, grisaille, douaniers nerveux, pluie, militaires, barrages, pluie…
    Autre déconvenue: nos deux amis n’habiteront pas sous le même toit, Nicolas restera dans une famille ouvrière catholique alors que Chris doit se rendre chez une famille protestante nettement plus aisée. Chris sent peu d’affinités avec eux. Trop gentils pour être honnêtes.
    Mais pour les deux jeunes gens, la découverte de l’Irlande passera également par la découverte des filles…
    "Ce récit est en grande partie autobiographique. Je dirais même que tout est vrai… sauf la chute ! explique Kris, c’est-à-dire, la fin de l’histoire et le drame vers lequel se dirige inexorablement tout le récit.
    Mais l’important, c’est que cette chute était plausible et, qu’à l’époque déjà, cela aurait pu arriver et, surtout, cela a failli arriver… En fait, je suis parti à Belfast durant l’été de mes 14 ans, invité par mon meilleur ami de l’époque. Cet ami prenait des cours particuliers en anglais et c’est son professeur qui, ayant des relations en Ulster, nous avait organisé ces vacances. C’était en 1987. Avec le recul, je me demande encore comment nos parents ont pu nous laisser partir là-bas, vu notre âge et ce qui s’y passait, questions toujours sans réponses d’ailleurs.
    On est forcément obligé de se dire qu’on ignorait tout de la situation réelle en Irlande du Nord."

    --> Cette bande dessinée met en lumière le conflit en Irlande du Nord dans les années 80. De l'âge de Kris, je me souviens de ce que je savais du conflit, c'est à dire peu de choses. Partant de son histoire vécue, un séjour linguistique à 14  ou 15 ans, il donne des éléments pour comprendre la société irlandaise. Comme pour Un homme est mort, une partie documentaire en fin d'ouvrage complète la fiction. A recommander.


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  • Detox

    Par Jim et Antonin Gallo

    Se retrouver face à face avec soi-même. La pire compagnie qui puisse exister… Matthias vit à 200 à l’heure. Jusqu’à ce que son médecin lui conseille de mettre le pied sur le frein. Sans ça, Mathias risque gros. Il décide alors de suivre un stage un peu particulier. Pendant dix jours, pas d’ordinateur, pas de téléphone. La nature à perte de vue. Un séjour pour retrouver ce qu’il est vraiment au fond de lui. Mais avec quoi occupe-t-on son cerveau quand on n’a pas à checker ses mails toutes les dix minutes ? Y a-t-il une vie sans la 4G ? Sans l’urgence, sans le trop-plein de tout qui nous prouve qu’on existe ?

    --> Une belle surprise. Au niveau graphique, comme le scénario, c'est une bd assez épurée, simple. Le faisceau d'éléments qui amène Matthias dans ce "stage" semble logique et surtout colle au personnage. Matthias veut couper brutalement, faire le point alors que jusque là il ne prenait pas le temps de regarder où il en était. Un retour au vert avec un personnage qu'on n'attendait peut-être pas là. Caricaturale, drôle et sensée, cette BD m'a donnée envie de découvrir cet auteur.


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  • J'accuse

    Réalisé par Roman Polanski (2019)

     

    Avec Jean Dujardin, Louis Garrel, Emmanuelle Seigner
     
    Pendant les 12 années qu’elle dura, l’Affaire Dreyfus déchira la France, provoquant un véritable séisme dans le monde entier. Elle apparaît toujours comme un symbole de l'iniquité dont sont capables les autorités politiques au nom de la raison d’état. Dans cet immense scandale, le plus grand sans doute de la fin du XIXe siècle, se mêlent erreur judiciaire, déni de justice et antisémitisme. L’affaire est racontée du point de vue du Colonel Picquart, véritable héros oublié de l’Affaire Dreyfus. Une fois nommé à la tête du contre-espionnage, le Colonel Picquart finit par découvrir que les preuves contre le Capitaine Alfred Dreyfus avaient été fabriquées. A partir de cet instant, au péril de sa carrière puis de sa vie, il n’aura de cesse d’identifier les vrais coupables et de réhabiliter Alfred Dreyfus.

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  • Une affaire de famille

    Réalisé par Hirozaku Kore-eda (2018)
    Avec Lily Fransky, Sakura Andô, Mayu Matsuoaka

     

    Osamu travaille comme journalier. Lui et son fils Shota aiment voler à l'étalage. Sur le chemin de la maison, Osamu trouve un soir, après une session de vol, la petite Yuri qu'il ramène chez lui, où vivent déjà sa femme Nobuyo, sa belle-sœur Aki et la grand-mère Hatsue. Ils forment ensemble une famille pauvre mais heureuse.


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  • Sorry We Missed You

     

    Réalisé par Ken Loach (2019)
    Avec Kris Hitchen, Debbie Honeywod, Rhys Stone

    Ricky, Abby et leurs deux enfants vivent à Newcastle. Leur famille est soudée et les parents travaillent dur. Alors qu’Abby travaille avec dévouement pour des personnes âgées à domicile, Ricky enchaîne les jobs mal payés ; ils réalisent que jamais ils ne pourront devenir indépendants ni propriétaires de leur maison. C’est maintenant ou jamais ! Une réelle opportunité semble leur être offerte par la révolution numérique : Abby vend alors sa voiture pour que Ricky puisse acheter une camionnette afin de devenir chauffeur-livreur à son compte. Mais les dérives de ce nouveau monde moderne auront des répercussions majeures sur toute la famille…

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  • Dreyfus ou l'incroyable vérité

    Réalisé par Jean Chérasse (1975)
    Avec Georges Conchon, Michel de Lombares, Henri Guillemin
     
    --> Documentaire sur l'affaire Dreyfus. Très bien, éclairant. Un bémol sur le dernier tiers qui porte sur l'affaire Estherazy, complexe et inégalement traitée.

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  • La servante écarlate

    de Margareth Atwood

    Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d'esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d'autres, à qui l'on a ôté jusqu'à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l'austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.

    Paru pour la première fois en 1985, La Servante écarlate s'est vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman, qui n'est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell, décrit un quotidien glaçant qui n'a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés. La série adaptée de ce chef-d’oeuvre de Margaret Atwood, avec Elisabeth Moss dans le rôle principal, a été unanimement saluée par la critique.


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  • Mar Adentro

     

    Réalisé par Alejandro Amenabar (2004)
    Avec Javier Bardem, Belen Rued, Lola Duenas

    A la suite d'un accident dont il a été victime dans sa jeunesse, Ramón ne peut plus bouger que la tête. "Enfermé dans son corps", il vit depuis presque trente ans prostré dans un lit. Sa seule ouverture sur le monde est la fenêtre de sa chambre à travers laquelle il "voyage" jusqu'à la mer toute proche ; cette mer qui lui a tant donné et tout repris. Pourtant très entouré par sa famille, Ramón n'a plus qu'un seul désir : pouvoir décider de sa propre mort et terminer sa vie dans la dignité...


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  •  

    Hors normes

    Réalisé par Olivier Nakache et Eric Toledano (2019)
    Avec Vincent Cassel, Reda Kateh, Hélène Vincent

    Bruno et Malik vivent depuis 20 ans dans un monde à part, celui des enfants et adolescents autistes. Au sein de leurs deux associations respectives, ils forment des jeunes issus des quartiers difficiles pour encadrer ces cas qualifiés d’hyper complexes. Une alliance hors du commun pour des personnalités hors normes.

    --> C'est aussi une association hors norme qui oeuvre. Loin des cadres institutionnels, ils agissent avec leur coeur. Un pour un. Beaucoup de bon sens, de la patience et pas de découragements. Ouverture provisoire autorisée à titre exceptionnel.


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  • American sniper

     

    Réalisé par Clint Eastwood (2014)
    Avec Bradley Cooper, Sienna Miller, Luke Grimes

     

    Le destin de Chris Kyle, tireur d’élite d’exception qui officia à la Navy de 1999 à 2009. On compte plus de 150 personnes tombées sous ses balles...

    --> Inspiré d'une histoire vraie. Regard sur ce qui porte ce soldat dans sa mission. Rien n'est expliqué, tout est donné à voir. Mais c'est bien plus qu'un film d'action. Un regard sur les traumatismes de guerre. Un film américain, mais pas que. Je retiens particulièrement le rôle de Mustapha, le sniper d'Al Qaïda.


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  • Yol

    Yol

    Réalisé par Serif Goren et Yilmaz Gunev (1982)
    Avec Tarik Akan, Serif Sezer, Halil Eroun

     

    Cinq prisonniers turcs bénéficiant d'une permission rejoignent leurs familles. Dans un pays répressif soumis aux coutumes archaïques, cette liberté éphémère n'engendrera que le drame. Seyit rend visite à sa mère mourante qui lui apprend que son père a pris une seconde épouse et que sa femme, Zine, l’a trompé en se prostituant. Seyit se rend dans les montagnes reculées où son épouse est séquestrée par sa famille depuis huit mois. Sa femme devra traverser à pied le col enneigé qui sépare son village de celui de son époux. Sa femme s’effondre et meurt dans la neige. Mehmet, a été arrêté après un hold-up lors duquel, pris de panique, il a abandonné son beau-frère aux balles de la police. Lors de son retour, sa belle-famille ne lui pardonne pas et demande à sa femme, Emine et ses enfants de l’oublier. L’amour d’Emine est cependant plus fort que l’interdit familial et elle s’enfuit avec Mehmet. Caché dans les toilettes d’un train, le couple fait l’amour mais est surpris par des voyageurs. Les contrôleurs les enferment dans une cellule qui les protège de la foule de voyageurs en colère. Un frère d’Emine qui les avait suivis à bord du train tire sur Mehmet et Emine et les tue. Ömer, prisonnier politique, retourne dans son village à la frontière entre la Turquie et la Syrie. Il retrouve son village aux mains de l’armée. Son frère meurt, tué au combat par des soldats Turcs. Selon la tradition, Ömer doit épouser la femme de son frère.  Il préfère finalement partir et franchit à cheval la frontière avec la Syrie. Yusuf, est arrêté lors d’une vérification d’identité. Il a égaré sa feuille de route et passe donc sa semaine de permission dans une cellule en rêvant devant la photo de sa fiancée à qui il voulait offrir un oiseau en cage. Mevlüt va voir sa fiancée mais ne parvient jamais à la rencontrer seule. Il s’agace de cette situation mais s’en accommode.

    --> Un film éminemment politique dans la Turquie du début des années 80. Cinq prisonniers ont une permission. Les 5 chemins se séparent et les 5 récits alternent. Un film à visionner pour sa valeur de témoignage, il a obtenu la palme d'or à Cannes avec Mission. Pour mieux comprendre un bout d'histoire de la Turquie, des Kurdes. Mieux comprendre le monde.


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  • La maison du Docteur Edwardes

     

    Réalisé par Alfred Hitchcock (1945)
    Avec Ingrid Bergman, Gregory Peck, Michael Chekhov

    Constance Petersen est psychiatre dans un asile d'aliénés, Green Manor, dans le Vermont. Le directeur de l'établissement, le docteur Murchinson, vient d'être mis à la retraite et doit être remplacé par le docteur Edwardes. Dès son arrivée, ce dernier manifeste un comportement anormal. Après plusieurs incidents, Constance s'aperçoit qu'il s'agit d'un amnésique, qui s'imagine avoir assassiné Edwardes et s'identifie à lui. Le «docteur» ayant fait une fugue, Constance, amoureuse de lui, parvient à le rejoindre. Elle le cache de la police et décide de l'aider en l'accompagnant chez un de ses anciens professeurs.


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  • Algues vertes

    Inès Léraud et Pierre van Hove

    Des échantillons qui disparaissent dans les laboratoires, des corps enterrés avant d'être autopsiés, des jeux d'influence, des pressions et un silence de plomb. L'intrigue a pour décor le littoral breton et elle se joue depuis des dizaines d'années. Inès Léraud et Pierre van Hove proposent une enquête sans précédent, faisant intervenir lanceurs d'alerte, scientifiques, agriculteurs et politiques.

    --> Une BD documentaire fort bien faite, révoltante. La puissance médiatique des canaux d'information générale nous perdent dans le vrai du faux... les marées vertes on a en vu des traces et même plus (Finistère nord), on en a senti l'odeur. Bah, c'est naturel cette mauvaise odeur... les vent vont la dissiper. Les marées vertes existent, ont toujours existé, mais pas à cette fréquence. Des animaux sont morts, un homme est mort, les affaires étouffées au nom du tourisme. Maintenant on nettoie à grands renforts de protection... Cette enquête reprend de manière éclaircissante les acteurs autour des raisons de ces marées et de leur nettoyage. Parce qu'il ne s'agit pas de nier les marées, mais reconnaître leur fréquence, ce qu'on en fait. Pour décider de changer... Révéler ce qui est étouffé. Pour ma part, j'ai découvert l'affaire Thierry Morfoisse dans cette BD.  Je serai désormais plus en alerte sur ce sujet, dont le livre a le mérite de citer un grand nombre d'acteurs qui créent l'immobilisme "bien malgré eux" voudrait-on penser...


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  • L'homme qui ne disait jamais non

    Olivier Balez et Didier Tronchet

    Violette est hôtesse de l’air. Elle prépare le concours pour devenir profiler. Depuis les attentats du 11 septembre, les aéroports recrutent ces professionnels pour repérer les comportements dits « à risque ». Violette s’est tout de suite lancée dans l’aventure. Dans l’avion, à l’approche de l’aéroport de Lyon, elle remarque un homme qui semble perdu. L’homme ne se souvient de rien. Ni pourquoi il a pris l’avion, ni de la date du jour, et pas même de sa propre identité. Violette décide de venir en aide à celui qui, selon son passeport, s’appelle Étienne Rambert et vit à Lyon. Dès lors, traînant Étienne comme un boulet, Violette va mener l’enquête tambour battant et percer, peu à peu, le secret de la véritable personnalité d’Étienne. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle ne sera pas au bout de ses surprises. La moindre étant celle qui conduira Étienne, toujours flanqué de Violette, à Quito, en Amérique du Sud… précisément là d’où il venait deux jours plus tôt !

    --> Cette BD aurait pu être un coup de coeur. Je l'ai avalée: le sujet de l'amnésie a de quoi plaire, ajoutez à cela une pincée de suspens et un peu de temps devant soi, on ne décroche pas. Mais... le personnage de Violette est too much, et la fin trop...éclairante. Après nous avoir laissé dans un semblant d'ombre, on nous prend par la main pour tout nous expliquer. C'est cela cette BD, une comparaison qui souffre de son inspiration hitchkockienne géniale (La maison du docteur Edwardes).L'homme qui ne disait jamais non


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  • Le jardin de minuit

    par Edith

    Été. Angleterre, XXe siècle. Tom Long est contraint de passer ses vacances chez son oncle et sa tante, car son frère a la rougeole. Ils habitent un appartement, situé dans un immeuble sur cour. L'ennui s'installe... Quand soudain, une nuit, un événement étrange se produit : l'horloge du hall sonne treize coups ! La cour a laissé place à un immense jardin... Tom s'y risque, il y devient invisible sauf aux yeux d'une petite fille de son âge, Hatty, vêtue d'une tenue du siècle dernier. Elle semble vivre dans un temps qui n'obéit pas aux lois chronologiques... Quel mystère se dissimule derrière ce bouleversement temporel ?...

    --> Adaptation d'un roman jeunesse, cette bande dessinée a beaucoup pour plaire. Des dessins Un crayon frais, détaillé tout en restant simple. Le scénario joue avec le fantastique, le merveilleux de l'enfance. Agréable.


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  • Monsieur Je-sais-tout

     

    Réalisé par François Prévôt-Levgonie et Stéphan Archinard (2018)
    Avec Arnaud Ducret, Max Baissette de Malglaive, Alice David

    Vincent Barteau, un homme solitaire et très sûr de lui, entraîne une équipe de jeunes footballeurs au centre de formation de La Rochelle. Les enfants, ce n'est pas sa tasse de thé. Or, un soir, rentre dans sa vie son neveu Léonard, atteint du syndrome d'Asperger. Ils vont d'abord se jauger, se fuir, avant de s'épauler pour avoir une vie meilleure.

    --> Le contexte général est assez sympa: un ancien footballeur pro qui encadre des jeunes dans un centre de formation, en province (charente maritime vraisemblablement). A. Ducret joue bien le gros footballeur brut de décoffrage, jusqu'au bout. Léonard est bien évidemment attachant. ça se laisse bien regarder.


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  • Mercredi, folle journée!

     

    Réalisé par Pascal Thomas (2001)
    Avec Vincent Lindon, Catherine Frot, Olivier Gourmet, Anne Le Ny, Isabelle Carré
     
    Le mercredi est le jour où les enfants n'ont pas école et restent à la maison. C'est aussi celui où les parents n'y sont pas. A Nantes, au printemps, une vingtaine de mioches âgés de trois à onze ans, insouciants et turbulents, profitent de cette journée pour sévir et faire tourner leurs parents en bourrique. Emma, 9 ans, d'un naturel romanesque, décide que Roland, le petit garçon rencontré dans la rue, est malheureux et persuade ses amies de l'adopter. Victoria passe la journée avec Martin Socoa, un père souvent lointain qu'elle apprend à aimer. Il y a aussi Muriel, Bruno, Colette et Henri qui prennent le large et créent la panique chez leurs parents, tandis que Marylin vit le drame fondateur de son enfance auprès d'une mère d'une douceur irréelle. Au fil de ces petites histoires, on s'aperçoit que le monde des enfants a sa propre logique, totalement différente de celle des adultes.
     
    --> Le casting, le réalisateur et l'idée étaient alléchants. Quel ennui. Quel loooonggggg mercredi!

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  • Le jeu

     

    Réalisé par Fred Cavayé (2018)
    Avec Bérénice Bejo, Suzanne Clément, Stéphane de Groodt

     

    Un groupe d'amis se lance un défi : chaque appel, SMS, mail ou message Facebook doit être partagé. Un jeu qui tourne vite au piège.


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  • Les invisibles

     

    Réalisé par Louis-Julien Petit (2019)
    Avec Audrey Lamy, Corinne Masiero, Noémie Lvovsky

     

    Suite à une décision municipale, l’Envol, centre d’accueil pour femmes SDF, va fermer. Il ne reste plus que trois mois aux travailleuses sociales pour réinsérer coûte que coûte les femmes dont elles s’occupent : falsifications, pistons, mensonges… Désormais, tout est permis !

    --> Un film très féminin sur les invisbles d'aujourd'hui, les en marge. Un film vivant.


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  • Photo de famille

    Réalisé par Cecilia Rouaud (2018)

     

    Gabrielle, Elsa et Mao sont frères et sœurs, mais ne se côtoient pas. Surtout pas. La première est « statue » pour touristes, au grand dam de son fils ado. Elsa, elle, est en colère contre la terre entière et désespère de tomber enceinte. Et Mao, game designer de génie chroniquement dépressif, noie sa mélancolie dans l’alcool et la psychanalyse. Quant à leurs parents, Pierre et Claudine, séparés de longue date, ils n’ont jamais rien fait pour resserrer les liens de la famille. Pourtant, au moment de l’enterrement du grand-père, ils vont devoir se réunir, et répondre, ensemble, à la question qui fâche : « Que faire de Mamie ? »

     --> Ah... la famille. Un décès, une fratrie, le temps des obsèques, que devient mamie? Et les enfants, les petits enfants... Quelle place pour l'avenir, pour la nostalgie. Les rancoeurs, comprendre sa vie. Ce que l'on montre, qu'on affirme, nons doutes, ce que l'on garde pour soi... avec de l'humour et juste ce qu'il faut d'analyse.


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  • Une année en Provence

    Peter Mayle

    Installé près de Ménerbes, l'écrivain Peter Mayle a visité les arrière-salles de Provence, à l'heure où le vin semble plus clair ; tracé le portrait d'Amédée, fermier et vigneron pour qui «Vous aimez le lapin ?» signifie généralement : «Puis-je emprunter le pré du bas pour y planter de la luzerne ?» ; écouté avec le sérieux d'un profane et l'ironie d'un Londonien les pourparlers, les mots, les marques d'affection d'un village du Lubéron, et fini par comprendre la formule chantante - mais combien mystérieuse - lâchée au milieu des repas : Encoredupaingue ?.Cette chronique quotidienne et malicieuse a fait le tour du monde. Elle connaît en France un succès sans précédent.

    --> L'auteur anglais vient s'installer en Provence. En 12 chapitres pour une année il porte un regard londonien. Le couple a bien l'intention de s'intégrer dans sa nouvelle vie.


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  • Aïe-ça-meurt

    Dominique Pénide

    Au pays d'Alzheimer, les moments burlesques malmènent " le devoir de mémoire ". Personne n'en sort intact, ni le patient, ni son entourage. Trois femmes, la mère, le fille, la garde-malade, font face chacune à sa manière au temps qui se déglingue. Avec une franchise bouleversante et déterminée Dominique Pénide dit cette épreuve, entre abattement et haine, compassion et découragement. ...Je t'ai fixée d'un air hagard, en songeant que désormais tu allais oublier et oublier encore. Jusquà la signification des gestes les plus simples de la vie courante. Bientôt, tu ne te rappelleras plus à quoi sert une fourchette, tu essaieras de couper ta viande avec un peigne, comme dans les histoires de fous, et un jour, tu ne sauras plus que je suis ta fille. J'ai si peur de ne plus te connaître, le jour où tu ne me reconnaîtras plus.


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  • La maladie de Sachs

    Alors ça fait mal là, et puis là ça tire, et quand je fais ça j'ai comme une douleur de l'autre côté, alors vous comprenez, Docteur, j'ai préféré vous appeler pour vous en parler, des fois que... Tu les écoutes dix fois, cent fois de suite. Tu as de la patience, docteur Sachs, tu rassures toutes leurs angoisses, tu écoutes leurs mots pour mieux soigner leurs maux. À toi, on peut tout dire, d'ailleurs on te dit tout. Et tout ce qu'on te dit, tu en feras un roman : parce que tu ne peux pas tout garder pour toi, parce que toi aussi, tu as des maux à dire. C'est ça, La Maladie de Sachs : une succession de récits apparemment anodins, qui se rejoignent, se complètent et finissent par trouver un sens : l'histoire d'une vocation mêlée à un trop-plein de sentiments. Roman singulier, roman exceptionnel : l'ouvrage de Martin Winckler rencontra un accueil enthousiaste et reçut le prix du Livre Inter 1999, avant qu'Albert Dupontel ne vienne incarner le docteur Sachs dans l'adaptation cinématographique de Michel Deville : La maladie de sachs. --Karla Manuele

    --> Dans la salle d'attente du Docteur Sachs les patients souffrent en silence. Dans son cabinet, les plaintes se dévident, les douleurs se répandent. Qui soigne la maladie de Sachs? En 1999 Michel Delville en tire un film (Alberts Dupontel, Valérie Dréville)


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  • Le pigeon

    Patrick Süskind

    "Lorsque lui arriva cette histoire de pigeon qui, du jour au lendemain, bouleversa son existence, Jonathan Noël avait déjà dépassé la cinquantaine, il avait derrière lui une période d'une bonne vingtaine d'années qui n'avait pas été marquée par le moindre événement, et jamais il n'aurait escompté que pût lui arriver rien de notable sauf de mourir un jour. Et cela lui convenait tout à fait. Car il n'aimait pas les événements, et il avait une véritable horreur de ceux qui ébranlaient son équilibre intérieur et chamboulaient l'ordonnance de sa vie."

    Qu'est-ce qu'un "événement" ?
    Que se passe-t-il, en somme, quand "il se passe quelque chose" dans la vie d'un homme ?
    Tel est au fond le sujet, étonnamment simple et profond, de ce nouveau conte philosophique et cocasse de l'auteur du "Parfum".

    Patrick Süskind est né en 1949 à Ambach, en Bavière. Il a fait des études littéraires à Munich et à Aix-en-Provence et exerce le métier de scénariste. Outre "Le parfum", best-seller mondial, il a écrit une pièce de théâtre à un personnage, "La contrebasse".


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  • Le vieux qui lisait des romans d'amour

    Luis Sepulveda

    Antonio José Bolivar connaît les profondeurs de la forêt amazonienne et ses habitants, le noble peuple des Shuars. Lorsque les villageois d'El Idilio les accusent à tort du meurtre d'un chasseur blanc, le vieil homme quitte ses romans d'amour - seule échappatoire à la barbarie des hommes - pour chasser le vrai coupable, une panthère majestueuse...

    "Il possédait l'antidote contre le redoutable venin de la vieillesse. Il savait lire. "

    "Il ne lui faut pas vingt lignes pour qu'on tombe sous le charme de cette feinte candeur, de cette fausse légèreté, de cette innocence rusée. Ensuite, on file sans pouvoir s'arrêter jusqu'à une fin que notre plaisir juge trop rapide." Pierre Lepape, Le Monde


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  • Le vieil homme et la mer

    Ernest Hemingway

    Tu veux ma mort, poisson pensa le vieux. C'est ton droit. Camarade, j'ai jamais rien vu de plus grand, ni de plus noble, ni de plus calme, ni de plus beau que toi. Allez, vas-y, tue-moi. Ca m'est égal le quel de nous deux tue l'autre. Qu'est-ce que je raconte ? pensa-t-il. Voilà que je déraille. Faut garder la tête froide. Garde la tête froide et endure ton mal comme un homme. Ou comme un poisson. Le vieil homme et la mer a pour héros Santiago, un vieux pêcheur cubain très pauvre. Il n'a qu'une affection dans sa vie : un gamin qui l'accompagne à la pêche. Mais la pêche est depuis longtemps mauvaise, et les parents du gamin ne veulent plus qu'il aille avec ce trop vieil homme qui n'a pas rapporté un poisson depuis si longtemps- depuis quatre-vingt-quatre jours exactement. Alors, le quatre-vingt-cinquième jour, le vieux prend son bateau et part tout seul sur la mer. Un énorme espadon mord à son hameçon. Après une lutte terrible qui dure trois jours, il a enfin raison du grand poisson et peut l'amarrer mort dans sa barque. Mais, comme le vieux, enfin, met le cap sur la terre, les requins arrivent et, malgré ses efforts pour les chasser, ils dévorent peu à peu l'espadon tout entier. Quand Santiago rentre au port, complètement épuisé, il ne reste de l'espadon que la tête et l'arête. Il faut voir dans ce poème épique, aux résonances bibliques et homériques, une parabole : celle de la victoire dans la défaite. C'est un thème cher à Hemingway. L'homme ne triomphe jamais tout à fait - et ici l'échec est total. Mais ce qui importe c'est l'effort pour braver le destin - et ici l'effort est immense. Ce récit est écrit dans une langue familière et grandiose à la fois. Hemingway y réussit, avec une aisance admirable, la synthèse difficile entre une vision réaliste de la vie et une mystique du courage et de l'espoir indestructibles de l'homme. On a vu avec raison dans Le vieil homme et la mer un des chefs-d'œuvre de Hemingway.

    Autre résumé:
    À Cuba, le vieux Santiago ne remonte plus grand-chose dans ses filets, à peine de quoi survivre. La chance l’a déserté depuis longtemps. Seul Manolin, un jeune garçon, croit encore en lui. Désespéré, Santiago décide de partir pêcher en pleine mer. Un marlin magnifique et gigantesque mord à l’hameçon. Débute alors le plus âpre des duels… Combat de l’homme et de la nature, roman du courage et de l’espoir, Le vieil homme et la mer est un des plus grands livres de la littérature américaine.

    --> Il était une fois un vieil hoome tout seul dans son bateau qui pêchai au milieu du Gulf Stream. En qauatre-vingt-quatre jours, il n'avait pas pris un poisson. Les quarante premiers jours, un jeune garçon l'accompagna; mais au bout de ce temps, les parents du jeune garçon déclarèrent que le vieux était décidément sans remède et Salao ce qui veut dire aussi guignard qu'on peut l'être. On embarqua donc le gamin sur un autre bateau, lequel, en une semaine, ramena trois superbes poissons."...

     


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  • Comme un roman

    Daniel Pennac

    LES DROITS IMPRESCRIPTIBLES DU LECTEUR :

    1- Le droit de ne pas lire.

    2- Le doit de sauter des pages.

    3- Le droit de ne pas finir un livre.

    4- Le droit de relire.

    5- Le droit de lire n’importe quoi.

    6- Le droit au bovarysme ( maladie textuellement transmissible ) .

    7- Le droit de lire n’importe où.

    8- Le droit de grappiller.

    9- Le droit de lire à haute voix.

    10- Le droit de nous taire.

    --> Le verbe lire ne supporte pas l'impératif. p.48 Il n'ose compter les heures passées à atteindre cette 48ème page. Lui (...) qui, finalement, s'est levé sans attendre le dessert "excusez-moi, il faut que je lise!"


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  • Amkoullel, l'enfant Peul

    Amadou Hampâté Bâ

    En 1991, Théodore Monod écrivait à propos d'Amadou Hampâté Bâ : Puissent ceux qui le découvriront... se sentir moralement enrichis et fortifiés par la découverte de celui qui fut à la fois un sage, un savant et un spirituel... Hampâté Bâ venait de mourir.

    Et à travers lui, le formidable témoignage d'un penseur et conteur du Mali qui avait su reprendre à son compte les traditions d'oralité de son pays.


    Dès l'enfance, nous étions entraînés à observer, à regarder, à écouter, si bien que tout événement s'inscrivait dans notre mémoire comme dans une cire vierge.

    Pour raconter l'enfance en son pays, l'auteur choisit d'évoquer la savane ouest-africaine, la brousse dévorée par le soleil, battue par les tornades, griffée par le fleuve Niger qui traverse le pays.


    Au centre de son récit : le royaume de Bandiagra au début du siècle, régi par un islam sévère qui encadre la vie des jeunes enfants.

    L'auteur y grandit dans le respect de deux principes fondamentaux : l'honneur et le respect maternel. Un enfant peut désobéir à son père mais jamais à sa mère.

    Il faut souligner le talent narratif de l'auteur qui explose littéralement à travers ce récit de son enfance et de son adolescence malienne. Amadou Hampâté Bâ, qui demeure avant tout un magnifique conteur, y décrit avec force humour (mais aussi horreur) les événements drôles ou terribles qui ont façonné son pays... et sa personnalité.

    --> Un vieillard qui meurt, c'est une bibliothèque qui brûle". Je me répète souvent cette phrase qui mêle la tradition orale à l'écriture, toutes deux mémoires des hommes. Ce, depuis que j'ai lu ce livre... il y à 20 (?) ans.


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