• A bord de l'aquarius

    En novembre 2017, les deux auteurs embarquent à bord de l'Aquarius, un bateau affrété par une ONG pour sauver des migrants en mer. Ils donnent la parole aux membres de l'équipage, mais également aux migrants recueillis, dont les témoignages sont souvent poignants, voire insoutenables.

    --> C'est une forme de récit documentaire qui nous est proposé, c'est très pertinent dans le trait des dessins (précis, informatif), les couleurs (niveaux de gris et l'orange du sauvetage), le texte, en récit journalistique. Pour mieux comprendre ceux qui font SOS méditerranée et ce qui se passe dans nos eaux méditerranéennes. Une réussite, assurément.


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  • Irena

    Irena ire

    Irena

    Irena

    Tomes 1, 2, 3, 4...

    L'histoire vraie d'une héroïne oubliée.

    T1 et 2: 1940, l’armée nazie a envahi la Pologne. À Varsovie, les Juifs de la ville ont été parqués dans le ghetto : un quartier entier entouré de murs. Quiconque tente de s’en échapper est abattu sans sommation ; les seuls qui peuvent y entrer sont les membres du département d’aide sociale. Parmi eux, Irena vient tous les jours apporter vivres et soutien à ceux qui sont enfermés dans cet enfer et qui souffrent de maladies et de malnutrition. Ici, tout le monde la connait, les enfants l’adorent. Car Irena est un modèle de courage : elle n’hésite pas à tenir tête aux gardiens, à faire toujours plus que ce qu’autorise l’occupant nazi. Le jour où, sur son lit de mort, une jeune mère lui confie la vie de son fils, Irena se met en tête de sortir clandestinement les orphelins du ghetto. Pour que l’innocence soit épargnée de la barbarie, elle doit être prête à risquer sa vie.

    T3: 1947. Bien que l’Allemagne nazie soit tombée, le cauchemar pour les Juifs d’Europe n’est pas terminé. Persécutés par les communistes, abandonnés par les Alliés, leur route vers la terre promise d’Israël a encore des allures de long calvaire... Cette réalité, la jeune Oliwka la découvre brutalement lorsqu’on lui apprend qu’elle avait été confiée, encore bébé, à une famille adoptive pendant la guerre. Que sa véritable identité avait été changée pour échapper aux nazis. En réalité, elle s’appelle Astar Berkenbaum. Elle est juive. Et comme des milliers d’enfants, elle ne doit la vie sauve qu’à une femme : Irena Sendlerowa.

    T4: Nous sommes en 1983 à Yad Vashem, au mémorial de la Shoah à Jérusalem.
    Irena a enfin été autorisée par les autorités communistes Polonaises à venir planter son arbre dans l'allée des Justes parmi les Nations. 18 ans après avoir été honorée.
    C’est ici qu’elle rencontre une jeune femme qu'elle a sauvée, et sa petite fille. Irena leur raconte son histoire, son retour de l’enfer de la torture en 1944, à Varsovie, la fin de la guerre ... et le début d’un autre combat.

    Décédée en 2008, déclarée Juste parmi les nations en 1965, Irena Sendlerowa, résistante et militante polonaise, fut l’une des plus grandes héroïnes de la Seconde Guerre Mondiale, sauvant près de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie. Et pourtant elle est oubliée des livres d’Histoire... C’est en lisant par hasard un article sur elle que Jean-David Morvan a eu le déclic : sa vie devait être racontée. Avec Séverine Tréfouël et David Evrard, il retrace sur trois albums le combat humaniste de cette « mère des enfants de l’Holocauste. »

    Porté par un dessin d’une grande sensibilité, Irena réussit le tour de force de parler sans lourdeur d’un sujet fort, poignant et profondément actuel... Toucher, émouvoir, parler d’hier pour raconter aujourd’hui...

    Série poignante et d’utilité publique, Irena nous raconte le destin hors-norme de l’une des plus grandes héroïnes de la Seconde Guerre mondiale. Ce troisième et dernier volume nous raconte la fin de son enfer en prison, mais aussi le début d’un autre combat : celui pour le salut de ses enfants au sortir de la guerre.

    --> Une bien belle personnalité qu'Irena Sendlerowa... cette série met en lumière son oeuvre, et rien que pour ça elle doit être lue. L'histoire de la Shoah à partir du ghetto de Varsovie et ces enfants sauvés... ne pas oublier. Le dessin, le texte portent cette histoire de manière pédagogique.


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  • Les Indes Fourbes

    Alain Ayroles et Juanjo Guarnido

    Fripouille sympathique, Don Pablos de Ségovie fait le récit de ses aventures picaresques dans cette Amérique qu'on appelait encore les Indes au siècle d'or.

    Tour à tour misérable et richissime, adoré et conspué, ses tribulations le mèneront des bas-fonds aux palais, des pics de la Cordillère aux méandres de l'Amazone, jusqu'à ce lieu mythique du Nouveau Monde : l'Eldorado !

    --> MAGNIFIQUE: Prenez les Indes Fourbes, vous avez déjà un bel objet entre les mains: la qualité de la couverture, douce, le format, le signet, on est devant un beau livre. Un peu de légèreté: le dessin de couverture montre un brin d'espièglerie dans le portrait de Don Pablos en couverture. Feuilletez-le: les couleurs ne manqueront pas de vous séduire, chaque case est travaillée, chaque planche. La BD s'annonce assez dense (142 planches), alors si comme moi vous n'êtes pas familiers des romans picaresques, vous respirez un bon coup et vous jouez le jeu: laissez-vous emporter par cette histoire, j'ai eu le sentiment d'une narration parfaitement calculée et équilibrée. Un coup de coeur!

    Les Indes Fourbes

     


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  • Ouessantines

    Ouessantines raconte une histoire de femmes. Une histoire de secret liant les plus vieilles femmes de l'île. Une histoire de proëlla, la fameuse croix de cire portée en terre au cimetière pour incarner les corps des disparus. Une histoire de naufrage et de phare battu par les vagues.
    En guise de décor, les paysages de landes seulement peuples de moutons et ce terrible brouillard qui trouble la vision mais aussi l'esprit des habitants de ce bout de terre au bout du monde.
    Lorsqu'une continentale débarque sur l'île pour ouvrir une maison d'hôtes, elle se heurte à des réactions hostiles, de lourds silences et de lointains secrets qui finissent par lui pourrir la vie.
    Puis, un jour survient un suicide étrange, celui de Marie, une femme trop vieille pour ne pas attendre paisiblement la mort...

    --> L'univers de Ouessant est bien porté par un dessin qui n'en fait pas trop malgré la rudeur de l'île. J'ai donc eu eu un bel album entre les mains. En revanche.... je me suis ennuyée dans le scénario, et la déception était à la hauteur de mon attente.


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  • Jusqu'au dernier

    L’époque des cow-boys tire à sa fin. Bientôt, ce sont les trains qui mèneront les vaches jusqu'aux abattoirs de Chicago. Accompagné de Benett, un jeune simplet de 20 ans, Russell a décidé de raccrocher ses éperons pour devenir fermier dans le Montana. En route, ils font halte à Sundance. Au petit matin, on retrouve Benett mort. Le maire préfère penser à un accident plutôt qu’à l'éventualité d'avoir un assassin parmi ses concitoyens et chasse Russell de son village. Mais le vieux cow-boy revient à la tête d'une bande d'Outlaws pour exiger la vérité sur la mort de Benett…

    --> Des beaux dessins, bien travaillés. On retrouve des cadrages variés dignes des plus grands westerns, les portraits sont expressifs en ayant un je ne sais quoi d'actuel: le trait de Gastine? Et le scénario sait ménager du suspens, ne pas aller dans le sens que j'aurais aimé et donc me surprendre... J'ai vraiment beaucoup aimé cette BD, vers laquelle je ne serais pas allée naturellement. Foncez! En plus l'un des auteurs est sympathique, je ne doute pas que le second le soit!


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  • Les culottés T.1

    Guerrière apache ou sirène hollywoodienne, gardienne de phare ou créatrice de trolls, gynécologue ou impératrice, les Culottées ont fait voler en éclat les préjugés.

    Quinze portraits de femmes qui ont inventé leur destin.

    Margaret, actrice « terrifiante », spécialisée à Hollywood dans les rôles de méchante ; Agnodice, gynécologue de l’Antiquité grecque qui dut se déguiser en homme pour exercer ; Lozen, femme apache, guerrière et chamane ; Annette, sirène australienne qui inventa le maillot de bain féminin… Pénélope Bagieu brosse avec humour et finesse quinze portraits de femmes, combattantes hors normes, qui ont bravé la pression sociale de leur époque pour mener la vie de leur choix.

    --> Grand succès pour cette sympathique BD qui met en lumière des destins de femmes peu ordinaires. Soyons nous-mêmes, c'est un peu ce que nous disent toutes ces histoires. Chaque portrait/biographie est court, et notre curiosité nous poussera à aller chercher d'autres informations. On en redemande, ça tombe bien il y a un deuxième tome (et une "intégrale").


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  • Préférence système

    Après le très remarqué Sukkwan Island et son premier album personnel, Paiement accepté, Ugo Bienvenu, auteur complet, figure de proue de la nouvelle animation, poursuit son exploration du futur.

    En 2120, le data est devenu si volumineux qu'il faut commencer à effacer des données. Toute archive frappée d'un visa d'élimination par le corps des « Prophètes », chargé d'opérer les choix cruciaux, doit être supprimée. Yves, archiviste humaniste du Bureau des Essentiels, ne peut s'y résoudre. Pour les sauver de l'oubli, il sauvegarde clandestinement certaines données, plus poétiques que politiques, et les rapporte chez lui pour les stocker dans la mémoire de Mikki, son robot domestique. Une infraction grave à l'éthique de sa profession. Les progrès de l'intelligence artificielle ayant par ailleurs permis de confier la charge de la gestation pour autrui (GPA) aux machines, Mikki, bot hermaphrodite, porte l'enfant d'Yves et Julia, son épouse. Cependant, au Bureau des Essentiels, des fuites ont été décelées et une vaste enquête est lancée parmi le personnel. Yves se sent soupçonné. Il décide de s'enfuir avec Julia, Mikki et l'enfant à naître pour rejoindre une bastide oubliée de tous, sur un causse désert. En route, traqué par les autorités, il perd le contrôle de son véhicule. Seul Mikki parvient à s'extraire, avec sa précieuse cargaison, de l'habitacle. Le choc déclenche l'accouchement. Une petite fille naît à quelques pas de la voiture en flammes, dans laquelle se consument les corps de ses parents biologiques. Une fuite éperdue dans la nature revenue à l'état sauvage conduit le bot et son fardeau de chair jusqu'à la vieille bastide. Caché du monde, au milieu de nulle part, Mikki entreprend de transmettre à celle qu'il a baptisée Isi tous les fragments de savoir entreposés dans ses mémoires. Parviendra-t-il à faire de sa pupille un être humain à part entière avant que les autorités toutes-puissantes n'arrivent à les localiser et que le dénouement inévitable ne survienne ?

    De son trait réaliste de plus en plus personnel et affirmé, Ugo Bienvenu donne corps et âme à cette ode à la Thoreau, chant à la Nature et à ces « données dispensables » qui font de nous ce que nous sommes.

    --> Dans un futur peut être pas si éloigné, le choix devra être fait de conserver -ou non- 2001 Odyssée de l'espace.... En réalité c'est un choix que nous faisons déjà. Que gardons nous de notre passé, quels faits doivent être retenus de l'histoire de l'humanité ? Dans l'univers imaginé par Ugo Bienvenu les robots ont leur place. Celle de mikki pourrait être déterminante. Il est évoqué l'Ai face aux humains. Une bd qui peut faire réfléchir.


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  • Nymphéas noirs

    Didier Cassegrain et  Frédéric Duval / Michel Bussi

    Dans le village de Giverny, où Claude Monet peint quelques-unes de ses plus belles toiles, la quiétude est brusquement troublée par un meurtre inexpliqué. Tandis qu'un enquêteur est envoyé sur place pour résoudre l'affaire, trois femmes croisent son parcours. Mais qui, de la fillette passionnée de peinture, de la séduisante institutrice ou de la vieille dame calfeutrée chez elle pour espionner ses voisins, en sait le plus sur ce crime ? D'autant qu'une rumeur court selon laquelle des tableaux d'une immense valeur, au nombre desquels les fameux Nymphéas noirs, auraient été dérobés ou bien perdus.


    Quand la passion se mêle à l'art en un jeu de miroirs, Michel Bussi nous emporte dans un tourbillon d'illusions et de mystère, merveilleusement retranscrit par Fred Duval et mis en lumière par Didier Cassegrain, dont les atmosphères évanescentes rappellent l'empreinte impressionniste.

    Bien plus qu'une adaptation, Nymphéas noirs est à la fois un hommage à l'un des mouvements les plus symboliques de la peinture moderne, un polar envoûtant à travers les époques et un superbe conte de fées empoisonné. À l'image de ces nymphéas, aussi sombres que sublimes.

    --> Bravo pour cette adaptation! Quel travail. Comment adapter un scénario relativement complexe? Les dessins doux, aquarellés de D.Cassegrain servent parfaitement l'histoire en nous laissant respirer et admirer. Presque 10 ans après avoir lu le roman de Bussi ce fut un grand plaisir de retrouver cette histoire alambiquée au suspens parfaitement retranscrit.


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  • Le sourire de Rose

    Sacha Goerg

    Intrigue entre récit intimiste et polar, une aventure d’aujourd’hui signée par le suisse Sacha Goerg, en pleine maîtrise de son art.

    Desmond, un gentil raté qui dispute à son ex-femme la garde de leur fils Théo, rencontre la jolie Rose. La jeune femme dissimule un secret : cleptomane, elle a dérobé à François, un vieux beau fortuné, un objet auquel il tient particulièrement. Tandis que Desmond s’abandonne peu à peu à l’attirance qu’il ressent pour Rose, les problèmes de celle-ci vont prendre une tournure pressante : flanqué de son garde du corps, François les prend en chasse, déterminé à récupérer son précieux objet à n’importe quel prix.

    Tout au long du "Sourire de Rose", Sacha Goerg interprète avec élégance et subtilité une intrigue ponctuée de faux-semblants. D’abord récit de mœurs intimiste, l’histoire se mue insidieusement en un polar menaçant dont les principaux personnages s’ingénient à ne jamais être tout à fait là où on les attend…
    Magnifiquement aquarellé, son dessin instinctif et efficace sait à merveille installer clairs-obscurs et ambiances en demi-teinte, s’offrir ici et là quelques échappées de pur bonheur graphique, sans pour autant perdre de vue la logique des personnages et les nécessités de la narration.

    Initialement créé dans le périodique numérique "Professeur Cyclope" pour une lecture en mode turbomedia, "Le Sourire de Rose" a été entièrement recomposé par son auteur pour s’adapter à la lecture papier.

    --> Découvert au détour des rayons de la bibliothèque, le hasard m'a amené vers cette bande dessinée que j'ai avalée d'une traite. J'ai aimé les dessins aquarellé, une mise en page aérée et une intrigue qui tend vers le polar. Une belle découverte malgré des notes critiques observées plutôt moyennes.


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  • La guerre des Lulus

    Régis Hautière et Hardoc

    Août 1914. L'offensive de l'armée allemande au nord-est de la France jette des milliers de villageois sur les routes. Dans le désordre ambiant, quatre enfants, Lucien, Lucas, Luigi et Ludwig, sont oubliés lors de l'évacuation de leur orphelinat. Bientôt, ils se retrouvent isolés derrière la ligne de front. Livrés à eux-mêmes en territoire ennemi, ils s'organisent pour survivre...

    --> Une série très bien notée que je devais lire depuis longtemps. Ce sera fait à l'occasion de la sortie du 6ème tome. Mon avis sera mitigé... il faut dire que l'attente était grande. J'ai aimé les dessins, apprécié le texte dans sa variété et sa qualité, j'ai trouvé en revanche le scénario un peu ennuyeux. Je vois cette BD parfois en jeunesse, parfois en adulte. Je la classerai comme excellente en BD jeunesse. Côté adulte, on fait le tour un peu vite de son esprit.


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  • Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre. qui donc lui reprisait ses chaussettes ?

    Par Zidrou et Roger

    Un duo inédit pour un album plein d'humanité et de tendresse : Zidrou et Roger, le dessinateur de Jazz Maynard, signent le one-shot Pendant que le Roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait ses chaussettes ? Eh bien, c'est sa maman ! Madame Hubeau, elle, s'occupe seule de son grand enfant de 40 ans, Michel, handicapé. Un quotidien certes difficile, mais joyeux et qu'elle assume avec courage et générosité. Un magnifique hommage à toutes ces personnes admirables qui se battent dans l'ombre.


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  • Nos embellies

    Par Gwénola Morizur et Marie Duvoisin

    Lily apprend qu’elle est enceinte, au moment où son compagnon lui annonce qu’il va partir en tournée avec son groupe et lui demande de s’occuper de Balthazar, son neveu, qui arrive du Canada. Lily tente d’apprivoiser ce gamin qu’elle n’a jamais vu et qui traîne avec lui la tristesse de la séparation de ses parents.

    Sur un coup de tête, elle quitte Paris avec Balthazar. Sur la route, ils rencontrent Jimmy, un jeune homme en marge. Leur périple les mène jusqu’à Pierrot, un berger qui élève seul ses brebis avec son chien. Ensemble, ces âmes déboussolées vont retrouver un souffle de vie.

    --> Chacun des personnages est attachant, comme le dessin. Pierrot est un personnage qui réchauffe les coeurs. Une bd qui fait du bien.


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  •  Coupures irlandaises

    Par Kris et Vincent Bailly

    À l’occasion d’un voyage linguistique à Belfast, deux jeunes bretons, Nicolas et Chris, découvrent la dure réalité du conflit Nord Irlandais.
    Le voyage est long pour les apprentis polyglottes et l’arrivée en Ulster les surprend: pluie, grisaille, douaniers nerveux, pluie, militaires, barrages, pluie…
    Autre déconvenue: nos deux amis n’habiteront pas sous le même toit, Nicolas restera dans une famille ouvrière catholique alors que Chris doit se rendre chez une famille protestante nettement plus aisée. Chris sent peu d’affinités avec eux. Trop gentils pour être honnêtes.
    Mais pour les deux jeunes gens, la découverte de l’Irlande passera également par la découverte des filles…
    "Ce récit est en grande partie autobiographique. Je dirais même que tout est vrai… sauf la chute ! explique Kris, c’est-à-dire, la fin de l’histoire et le drame vers lequel se dirige inexorablement tout le récit.
    Mais l’important, c’est que cette chute était plausible et, qu’à l’époque déjà, cela aurait pu arriver et, surtout, cela a failli arriver… En fait, je suis parti à Belfast durant l’été de mes 14 ans, invité par mon meilleur ami de l’époque. Cet ami prenait des cours particuliers en anglais et c’est son professeur qui, ayant des relations en Ulster, nous avait organisé ces vacances. C’était en 1987. Avec le recul, je me demande encore comment nos parents ont pu nous laisser partir là-bas, vu notre âge et ce qui s’y passait, questions toujours sans réponses d’ailleurs.
    On est forcément obligé de se dire qu’on ignorait tout de la situation réelle en Irlande du Nord."

    --> Cette bande dessinée met en lumière le conflit en Irlande du Nord dans les années 80. De l'âge de Kris, je me souviens de ce que je savais du conflit, c'est à dire peu de choses. Partant de son histoire vécue, un séjour linguistique à 14  ou 15 ans, il donne des éléments pour comprendre la société irlandaise. Comme pour Un homme est mort, une partie documentaire en fin d'ouvrage complète la fiction. A recommander.


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  • Detox

    Par Jim et Antonin Gallo

    Se retrouver face à face avec soi-même. La pire compagnie qui puisse exister… Matthias vit à 200 à l’heure. Jusqu’à ce que son médecin lui conseille de mettre le pied sur le frein. Sans ça, Mathias risque gros. Il décide alors de suivre un stage un peu particulier. Pendant dix jours, pas d’ordinateur, pas de téléphone. La nature à perte de vue. Un séjour pour retrouver ce qu’il est vraiment au fond de lui. Mais avec quoi occupe-t-on son cerveau quand on n’a pas à checker ses mails toutes les dix minutes ? Y a-t-il une vie sans la 4G ? Sans l’urgence, sans le trop-plein de tout qui nous prouve qu’on existe ?

    --> Une belle surprise. Au niveau graphique, comme le scénario, c'est une bd assez épurée, simple. Le faisceau d'éléments qui amène Matthias dans ce "stage" semble logique et surtout colle au personnage. Matthias veut couper brutalement, faire le point alors que jusque là il ne prenait pas le temps de regarder où il en était. Un retour au vert avec un personnage qu'on n'attendait peut-être pas là. Caricaturale, drôle et sensée, cette BD m'a donnée envie de découvrir cet auteur.


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  • Algues vertes

    Inès Léraud et Pierre van Hove

    Des échantillons qui disparaissent dans les laboratoires, des corps enterrés avant d'être autopsiés, des jeux d'influence, des pressions et un silence de plomb. L'intrigue a pour décor le littoral breton et elle se joue depuis des dizaines d'années. Inès Léraud et Pierre van Hove proposent une enquête sans précédent, faisant intervenir lanceurs d'alerte, scientifiques, agriculteurs et politiques.

    --> Une BD documentaire fort bien faite, révoltante. La puissance médiatique des canaux d'information générale nous perdent dans le vrai du faux... les marées vertes on a en vu des traces et même plus (Finistère nord), on en a senti l'odeur. Bah, c'est naturel cette mauvaise odeur... les vent vont la dissiper. Les marées vertes existent, ont toujours existé, mais pas à cette fréquence. Des animaux sont morts, un homme est mort, les affaires étouffées au nom du tourisme. Maintenant on nettoie à grands renforts de protection... Cette enquête reprend de manière éclaircissante les acteurs autour des raisons de ces marées et de leur nettoyage. Parce qu'il ne s'agit pas de nier les marées, mais reconnaître leur fréquence, ce qu'on en fait. Pour décider de changer... Révéler ce qui est étouffé. Pour ma part, j'ai découvert l'affaire Thierry Morfoisse dans cette BD.  Je serai désormais plus en alerte sur ce sujet, dont le livre a le mérite de citer un grand nombre d'acteurs qui créent l'immobilisme "bien malgré eux" voudrait-on penser...


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  • L'homme qui ne disait jamais non

    Olivier Balez et Didier Tronchet

    Violette est hôtesse de l’air. Elle prépare le concours pour devenir profiler. Depuis les attentats du 11 septembre, les aéroports recrutent ces professionnels pour repérer les comportements dits « à risque ». Violette s’est tout de suite lancée dans l’aventure. Dans l’avion, à l’approche de l’aéroport de Lyon, elle remarque un homme qui semble perdu. L’homme ne se souvient de rien. Ni pourquoi il a pris l’avion, ni de la date du jour, et pas même de sa propre identité. Violette décide de venir en aide à celui qui, selon son passeport, s’appelle Étienne Rambert et vit à Lyon. Dès lors, traînant Étienne comme un boulet, Violette va mener l’enquête tambour battant et percer, peu à peu, le secret de la véritable personnalité d’Étienne. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle ne sera pas au bout de ses surprises. La moindre étant celle qui conduira Étienne, toujours flanqué de Violette, à Quito, en Amérique du Sud… précisément là d’où il venait deux jours plus tôt !

    --> Cette BD aurait pu être un coup de coeur. Je l'ai avalée: le sujet de l'amnésie a de quoi plaire, ajoutez à cela une pincée de suspens et un peu de temps devant soi, on ne décroche pas. Mais... le personnage de Violette est too much, et la fin trop...éclairante. Après nous avoir laissé dans un semblant d'ombre, on nous prend par la main pour tout nous expliquer. C'est cela cette BD, une comparaison qui souffre de son inspiration hitchkockienne géniale (La maison du docteur Edwardes).L'homme qui ne disait jamais non


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  • Le jardin de minuit

    par Edith

    Été. Angleterre, XXe siècle. Tom Long est contraint de passer ses vacances chez son oncle et sa tante, car son frère a la rougeole. Ils habitent un appartement, situé dans un immeuble sur cour. L'ennui s'installe... Quand soudain, une nuit, un événement étrange se produit : l'horloge du hall sonne treize coups ! La cour a laissé place à un immense jardin... Tom s'y risque, il y devient invisible sauf aux yeux d'une petite fille de son âge, Hatty, vêtue d'une tenue du siècle dernier. Elle semble vivre dans un temps qui n'obéit pas aux lois chronologiques... Quel mystère se dissimule derrière ce bouleversement temporel ?...

    --> Adaptation d'un roman jeunesse, cette bande dessinée a beaucoup pour plaire. Des dessins Un crayon frais, détaillé tout en restant simple. Le scénario joue avec le fantastique, le merveilleux de l'enfance. Agréable.


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  • L'île Louvre

    De Florent Chavouet

    Le musée du Louvre est devenu île, sous les crayons de couleurs de Florent Chavouet. Muni d’un pass délivré par les autorités du musée, il se rend sur ce territoire insulaire à la rencontre de ses habitants (ceux qui travaillent dans cette institution), de ses visiteurs (les touristes du monde entier) et de ses paysages (l’ensemble des salles et des oeuvres exposées). Carnet de voyage en main, l’auteur s’amuse à nous décrire cette île-musée et ses traditions. Au fur et à mesure de ses déambulations, il nous plonge ainsi dans la vie quotidienne du Louvre, restituant avec un sens du détail digne des plus grands enlumineurs les lieux les plus courus comme d’autres bien moins connus. Les Editions du Louvre et Futuropolis poursuivent avec Florent Chavouet leurs parutions où carte blanche est donnée aux artistes.

    --> "Je vais parler du lieu, c'est pas sur que ça fasse une histoire": l'auteur nous prévient. On déambule dans le Louvre, ses visiteurs, ses surveillants ses coulisses un peu aussi. C'est bourré d'anecdotes, assez drôles. Les dessins sont vraiment plaisants. "Ca me rappelle Game of thrones" "En plus balaise je trouve".


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  • La fille de Vercingétorix

    Jean-Yves Ferri / Didier Conrad

    Escortée par deux chefs arvernes, une mystérieuse adolescente vient d'arriver au village. César et ses légionnaires la recherchent, et pour cause : au village, on murmure que le père de la visiteuse ne serait autre que... le grand Vercingétorix lui-même, jadis vaincu à Alésia !

    --> Cap clap, Bravo! Ce nouvel opus des aventures d'Asterix est dans la respect de l'héritage de Gosciny et Uderzo. Point d'ombre au tableau. Une version modernisée, qui peut donner goût à nos ados de ce plonger dedans, comme une potion. Mon fils a aimé aussi c'est dire.


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  • Le Havre

    Jacques habite un havre de paix. Tout roule pour lui, sa nana, son job, qu'est ce qui pourrait bien perturber cette tranquillité ? Bien sûr, barman dans un bar de nuit ce n'est pas toujours tout rose… La clientèle n'est pas de premier choix, mais cela met un peu d'originalité dans une vie grise… Et pourtant, en cette période proche de Noël c'est le rouge qui va faire basculer sa vie. Le rouge sang, le rouge de la trahison… Le Havre, Au buveur d'étoiles, est un polar ayant pour principal acteur un barman de nuit. Ce bar où se rencontre toute une faune de noctambule, fournit une source inépuisable d'histoires sordides. Le deuxième personnage c'est la ville du Havre. Sombre et propice aux aventures nocturnes, cette grande ville portuaire offre tous les ingrédients du polar. Le style réaliste, le dessin en noir et blanc de Jay rehausse le côté sombre de l'histoire. Enfin le mélange savamment dosé du texte et de la bande dessinée donne une ambiance toute particulière où l'amertume du héros mêlée à ses rêves enfuis dégage comme une noire poésie.

    Le Havre

    Sur le port du havre, il y a un barman de nuit… Il s’appelle Jacques Daniel, et le cent quatre-vingt degrés de son horizon est en train de sombrer comme le mercure dans le thermomètre. Un peu comme la courbe du moral des français face à la crise mondiale… Sa Mimi a disparu et le froid hante les rues. Certains lâcheraient prise et se laisseraient glisser sur la ligne du toboggan des statistiques, mais les fêtes de fin d’année pointent le bout de leur nez…
    Et puis il y a ce flic qui a besoin de lui mais qui prend sans jamais rien donner en échange. Jacques Daniel s’en méfie… mais il l‘aime bien aussi. Quelque part, il le considère comme son allié. Mais la vérité de chaque jour n’a désormais plus grand-chose à voir avec celle de la veille, et la parano guette… Notre homme a déjà pas mal trinqué… Cette fois, on est dans le dur : Le béton et la neige, et Jacques fait des rencontres qui vont changer sa perception de l’urbain et de son malheur. D’événements en rencontres, des pièces du puzzle vont apparaître, il faudra juste les mettre en place… Mais que pèse un barman de nuit quand sur l’autre plateau de la balance se trouvent un notable et le plus gros fournisseur d’emploi régional ?

    --> Une bande dessinée qui mêle la narration aux cases. C'est limpide, pas trop de texte à lire, mais il n'en faut pas plus. Des cadrages originaux et des dessins en noir et blanc très sympa. Une intrigue qui tient en haleine... on enchaîne  vite sur le tome 2.

    --> Toujours des cadrages variés, une pointe d'humanité qui vient se glisser dans le scénario, un suspens tranquille entretenu jusqu'au bout, des vue sympas du Havre une BD découverte par hasard que je recommande.


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  • Les filles de Montparnasse

    Premier volet d'une tétralogie, ce livre suit les destins mêlés d'un groupe d'amies partageant le même appartement, dans le Montparnasse des années 1870. Amélie sera écrivain, Garance voudrait être un grand peintre, Elise rêve d'être chanteuse et Rose-Aymée est modèle. A la manière d'un feuilleton (ou d'une " série"), le récit entrelace les épisodes de leurs destins respectifs : carrières, amours, amitiés, coups de théâtre, ruptures. Avec ses couleurs flamboyantes, son érotisme, Les filles de Montparnasse est un roman somptueux et baroque, en Technicolor. Au fil de ces trois volumes, c'est toute une époque qui revit sous nos yeux, celle des années qui suivent la Commune de Paris.

    --> On retrouve bien Nadja, de Chien bleu. Des couleurs au service d'un graphisme séduisant. Mais quelle déception sur le scénario. Je ne suis pas rentrée dedans. Des histoires de femmes placées les unes à côté des autres.


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  • La saga de Grimr

    de Jérémie Moreau

    La Saga de Grimr est une quête d’identité tragique dans un décor grandiose. Le héros y est confronté à chacun des piliers de la culture islandaise : le prestige de la généalogie, le culte de la loi et la superstition.
    1783. L’Islande, accablée par la misère, doit encore subir le joug du Danemark. Et le sort de Grimr, devenu orphelin, est plus cruel encore dans ce pays où l’homme se définit d’abord par son lignage. Doté d’une force impressionnante, il se sait capable de rivaliser avec les plus fameux héros de saga même s’il n’est le fils de personne. Il ne lui manque que l’opportunité de prouver sa valeur…

    --> L'Islande, ses sagas. Ici l'histoire d'un homme dont on devine que transformée en légende, en saga elle viendra alimenter les soirées d'hiver. Encore faut-il quelqu'un pour témoigner de la vie de cette homme "né de personne". J'ai tout aimé dans cette BD, avant tout la simplicité et par dessus tout la bonne surprise ; mais aussi le graphisme: ça foisonne, ça bouillonne, ça explose, tant dans les paysages que pour le personnage de grimr; tout en étant maintenu dans les ton pastels.
    Belle surprise au détour d'un emprunt hasardeux.


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  • Jacques Damour

    Alors qu'il arpente les boulevards d'un Paris transformé, Jacques Damour se souvient de son ancienne vie à Ménilmontant... Ciseleur sur métaux, marié à Félicie, il était pauvre mais heureux avec ses deux enfants, Eugène et Louise. Tout a basculé pendant le siège des Prussiens... C'est le début de la Commune, Berru, un peintre en bâtiment affamé, qui mange bientôt matin et soir chez les Damour, tient des propos enflammés, prône la république, la justice et l'égalité et convainc le père et le fils d aller se battre sur les barricades. Mais Eugène est touché par une balle en pleine poitrine et meurt. Peu de temps après, Jacques Damour est fait prisonnier et est déporté au bagne de Nouméa. Berru, lui, a filé trois jours avant l arrivée des troupes...
    C'est cet « ami » justement que Damour retrouve par hasard sur le pont Notre-Dame. Berru lui apprend alors que Félicie s'est remariée avec un riche boucher des Batignolles. Les deux hommes, grisés par le vin, partent pour la boucherie... Quelle sera la réaction de Félicie en voyant Damour qu'elle croit mort depuis dix ans ? Eugène va-t-il être vengé ? Et Louise, qu'est-elle devenue ?

    --> Adaptation d'une nouvelle de Zola, c'est limpide, l'histoire nous tient en haleine, le contexte politique de l'époque est bien présent. On est bien dans l'univers de Zola. A cela près que les dessins sont pastels, frais et rendent les récits sombres plus soutenables. J'ai beaucoup aimé. Il ne reste plus qu'à lire la nouvelle d'Emile maintenant. Mention spéciale pour le personnage de Félicie dont la vie de femme semble appartenir aux hommes... j'ai hâte de lire comment Zola traitait le personnage dans sa nouvelle.


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  • Le goût d'Emma

    À 30 ans, sur une simple candidature spontanée, Emma réalise son rêve d’enfant en rejoignant l’équipe des inspecteurs du prestigieux et mystérieux guide Michelin. Ses tournées d’inspection vont la mener sur les routes de France pour découvrir non pas les grandes tables étoilées qui la faisaient rêver – privilège des inspecteurs les plus anciens – mais des hôtels et des restaurants qui ne paient pas de mine.

    --> 4 années inspectrice au guide Michelin. Ce roman graphique se lit d'une traite. Pas de suspens, il ne tient pas en haleine, mais il déborde de passion, ne fait pas dans les détails ennuyeux, j'ai passé un bon moment avec Emma et dans les coulisses du guide rouge.


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  • Septembre en t'attendant

    Alissa Torres est enceinte de 7 mois et demi lorsqu'elle perd son mari Eddie dans les attentats du World Trade Center.
    Elle dépeint avec émotion le manque et la douleur d'une disparition aussi injuste. Elle ne cache rien des difficultés rencontrées, des réactions parfois blessantes de son entourage, des frustrations engendrées par les organismes d'aide aux victimes, de l'acharnement malsain de certains médias... C'est finalement son mari qui l'aidera à survivre, puisque c'est dans les souvenirs de leur vie commune qu'elle puisera la force de se battre chaque jour... Pour leur fils. En mémoire d'Eddie.

    --> J'ai ressenti une terrible solitude, nécessaire, pas larmoyante de l'auteure. Un temps pour revenir à la vie. Cet album est finalement un album sur le deuil, celui que chacun parcourt à sa manière, le contexte du 11 septembre est une enveloppe, le deuil, l'absence est le coeur de ce  roman graphique.

    .Roman graphique autobiographique, Alissa l'auteure a fait appel à une dessinatrice. On porte un regard renouvelé sur le 11 septembre, centré sur cette jeune veuve enceinte au moment de l'attentat. Elle évoque les indemnités proposées aux victimes et les polémiques qui vont avec, les preuves qu'il a fallu trouver pour dire que son mari était bien employé d'une compagnie du world trade center (c'était son deuxième jour là-bas). Elle évoque les "si" ç'avait été autrement, le bouts de chair retrouvés qui permettent d'en savoir plus sur les circonstances de la mort, les sollicitations des médias... et puis il y a le premier anniversaire du 11 septembre qu'elle décide de passer à HawaÏ. 3 pages en couleurs tombent à la fin du récit: les multiples photos et document de son mari sur une double page, une photo simple et unique de son bébé et elle dans l'eau vraisemblabement en plongée à HawaÏ. La vie qui reprend.

     

     


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  • Giorgi Albertini et Gregory Panaccione

    Rien ne nous a vraiment préparés à cette folle épopée mêlant science-fiction, polar, conte initiatique et roman sentimental décalé. Mais une chose est certaine, vous allez vivre une expérience de lecture jubilatoire... Bloch vient de recevoir l'appel de sa vie : il va enfin intégrer la mythique Chronosquad pour une mission en Égypte antique ! Une banale fugue d'adolescents d'un centre de vacances que l'expérience de ses coéquipiers, Penn et Beylogu, devrait permettre de résoudre rapidement. Mais ce qui se présentait comme une balade temporelle de santé se transforme bientôt pour Bloch en voyage initiatique...

    --> Un récit étonnant, original qui mêle les voyages dans le temps à l'enquête policière. Le personnage de Bloch est attachant, plutôt drôle. Malheureusement sur cette idée forte, rien n'accroche d'autre. J'ai lu les trois premiers tomes avec de plus en plus de peine.


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  • En attendant Bojangles

    Ingrid Chabbert et Carole Maurel

    Un couple et leur fils nagent dans le bonheur, en compagnie de Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique adopté par la mère. Cependant, imprévisible et extravagante, cette dernière entraînera malgré elle sa famille dans un dangereux tourbillon, que tenteront d'éviter père et fils.

    --> Trois ans plus tard, je ressors aussi émue, amusée et attristée par la lecture de cette adaptation du roman éponyme. Ne passez pas à côté de la préface et replongez vous avec délice et désespoir dans cette histoire d'Olivier Bourdeaut. Je ne pense pas que l'adaptation puisse se passer du roman, mais l'adaptation ne le dénature pas. La fin m'est apparue plus "violente", plus "vraie". L'ensemble aussi "réjouissant"!


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  •  Secret pour secret

    de Charlotte Bousquet et Jaypee

    Voilà Lucas. Lucas et ses yeux de chien battu. Lucas et ses mains moites, ses baisers trop mouillés. Lucas, qui n’a toujours pas compris qu’entre nous c’est terminé. Dégage, Lucas. Disparais ! Fous-moi la paix ! D’habitude, en soirée, je danse, je m’éclate. Ça me permet d’oublier les semaines en solitaire, le silence étouffant de cet appartement trop grand. Là, c’est le contraire. Je me sens étrangère. Pas intégrée. Désintégrée.

    « Je suis enceinte. » C’est réel, puisque je l’ai dit. Je n’ai plus le choix, je ne peux plus faire comme si j’en m’en foutais.

    --> Sur le thème de la grossesse non désirée et l'ivg.


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  • Invisible

    de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

    Sensible et mélancolique, un drame pour aborder le thème du suicide avec les adolescents

    En classe comme dans sa famille, Marie est invisible. Sa passion ? La couture et les bijoux faits main. Lorsqu'elle observe les autres filles, elle se trouve laide, grosse, inutile. Le seul qui la voit, c'est Soan. Mais ce regard est capable de faire éclore chez Marie une nouvelle confiance en elle. Une confiance bien fragile.

    --> J'aime cette collection chez Gulf Stream, mais attention, coeurs bien serrés, c'est de suicide qu'il s'agit et pas seulement d'un mal être adolescent. Personnellement, je ne m'attendais pas à la chute. 


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  • L'essai

    de Nicolas Debon

    Avec L'Essai, Debon signe un histoire complète qui, entre fiction et réalité, met en scène l'histoire vraie d'une communauté anarchiste.

    Dans son nouveau one shot, Nicolas Debon s'inspire de l'histoire vraie d'une communauté anarchiste installée dans les Ardennes en 1903. Fonctionnant sur le principe de liberté et sur les préceptes libertaires, la communauté de L'Essai illustre à merveille l'espoir d'un modèle de société différent et exempt de toute autorité, dans une France plongée dans la misère. Un récit historique poignant sur un épisode méconnu de notre histoire et mis en images par un auteur au talent hors du commun.

    Une aventure documentaire, un récit inspiré d'une histoire vraie, mais aussi une bande dessinée servie par un graphisme original avec des couleurs directes parfaitement appropriées aux décors majestueux.

    - 1903, Les Ardennes, une communauté anarchiste. Je suis curieuse d'expériences qui ont été et n'ont pas perduré, pour me poser des questions, tenter de comprendre, expliquer des convictions. Cette bande dessinée est parfaite pour découvrir l'expérience de cette communauté et choisir d'en savoir plus. Quant au dessin, je ne suis pas une grande amatrice, mais c'est ce que j'aime.


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