• Il était une fois en France Il était une fois en France

    Il était une fois en France

    Fabien Nury

    Série de 6 tomes.

    Personnage ambigu, Joseph Joanovici fut pour certains un criminel, pour d'autres un héros. Fabien Nury et Sylvain Vallée décrivent sans fards ni parti pris ces heures sombres de notre Histoire...

    Il était une fois en France conte l'histoire de JOSEPH JOANOVICI, juif roumain devenu l'homme le plus riche de France pendant l occupation. Ferrailleur, collabo, résistant, il fut pour certain un criminel, pour d'autres un héros. C est le cheminement de ce personnage ambigu baptisé le roi de Paris par ceux qui ont croisé sa route, que relate avec justesse cette saga au thème délicat. Monsieur JOSEPH se confie sur son lit de mort aux côtés de LUCIE-FER, celle qui fut sa plus fidèle compagne. Intelligence avec l'ennemi, corruption de fonctionnaires, contrebande, enrichissement personnel et même meurtre seront reprochés à la Libération à celui qui possédait pendant l'occupation un appartement en plein coeur de la préfecture de police. Portant fièrement la rosette de la résistance, JOSEPH reçoit les plus huppés du Tout-Paris, alors que de sombres nuages annoncent la fin de son règne...

    --> Autour d'un personnage qui a réellement existé et dont la biographie est sujette à caution, Joseph Joanovici; à la fois fiction et récit documentaire, cette bande dessinée nous emmène aux heures sombres de la collaboration en France.

    Le premier tome pose les jalons de l'histoire des 5 tomes qui suivront. Ce premier tome évoque chaque grande période de la vie de Joseph, de sa rencontre avec Eva à sa dernière habitation, dans un ordre qui n'est pas chronologique: difficile de s'y retrouver, mais il pose les questions indispensables qui nous permettent ensuite de nous plonger dans son histoire, en suivant un scénario haletant qui réserve des surprises, du suspens, des rebondissements. Une série à faire connaître!

     


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  • 7è étage

    de Asa Grennvall

    Quand elle arrive dans sa nouvelle école d’art, la jeune Åsa sent qu’elle va enfin prendre confiance en elle. Au cours d’une soirée, le beau Nils vient la séduire et elle en tombe aussitôt amoureuse. Nils devient son chevalier protecteur ; avec lui, Åsa n’a plus peur de se projeter dans l’avenir. Parfois, il a pourtant des réactions étranges : il se fâche si Åsa ferme les yeux quand il l’embrasse, et s’emporte dès qu’elle cesse de prêter attention à lui. Peu à peu, l’idylle se transforme insidieusement en cauchemar, sans qu’Åsa ne comprenne vraiment ce qui se passe. Elle aime tellement Nils qu’elle ferait tout pour qu’il soit heureux avec elle… Elle essaie donc de changer pour devenir celle qu’il voudrait qu’elle soit, mais les choses ne font qu’empirer. Nils l’insulte et l’humilie. Et plus Åsa se soumet, plus Nils devient violent, jusqu’à l’agresser physiquement. Un jour, il va trop loin et Åsa trouve enfin le courage de le quitter. Commence alors une nouvelle épreuve pour se reconstruire…

    7e étage nous raconte avec beaucoup de justesse et de simplicité l’histoire d’une relation abusive. Sorte de journal intime en bande dessinée, il nous fait ressentir, de l’intérieur, le mécanisme psychologique de déconstruction de soi, sans aucune démonstration ou didactisme. Une histoire forte et tragique, porté par un graphisme très expressif ; une autobiographie bouleversante et radicale !

    --> Emprunté "par hasard" en bibliothèque, je ne connaissais pas le thème de cette histoire, et j'attendais un récit/témoignage. Editée par Amnesty International, cette bande dessinée montre la spirale qui emporte une jeune femme dans une nouvelle vie de couple violente de laquelle elle se retrouve prisonnière. Un récit fort émouvant, très pédagogique.


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  • Lucille (suivi de Renée)

     de Ludovic Debeurme

    En choisissant de construire sa narration sur 500 pages, Ludovic Debeurme cherche à nous immerger totalement dans l'intimité de ses personnages comme jamais encore un récit de bande dessinée ne l'avait fait auparavant. Page après page, l'auteur nous invite à suivre au quotidien Lucille et Arthur, deux adolescents pour qui la vie n'est ni facile, ni douce. C'est avec justesse, émotion et pudeur qu'il va faire de nous des témoins, jamais des voyeurs, de ces deux vies chahutées. À travers ce récit âpre, rigoureux et sans concession, Ludovic Debeurme ne joue pas le jeu du pathos ou du désespoir, au contraire il sait avec grand talent mettre en lumière la subtilité des sentiments de ses personnages, faire surgir l'énergie, la tendresse et l'amour qui pourront permettre à ces deux êtres en perdition de renaître. En laissant au lecteur le temps d'appréhender ces personnages, en s'attachant à toutes les complexités de leur deux personnalités, Ludovic Debeurme réussit à nous amener à un troublant sentiment de proximité avec ceux-ci. Le livre refermé, Lucille et Arthur ne seront plus de simples personnages de papier mais bien des êtres qu'il vous semblera connaître.
    alapage.com

    -->

     

    Citation:

     


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  • Chroniques de Jerusalem

    Guy Delisle

    Guy Delisle et sa famille s'installent pour une année à Jérusalem. Mais pas évident de se repérer dans cette ville aux multiples visages, animée par les passions et les conflits depuis près de 4 000 ans. Au détour d'une ruelle, à la sortie d'un lieu saint, à la terrasse d'un café, le dessinateur laisse éclater des questions fondamentales et nous fait découvrir un Jérusalem comme on ne l'a jamais vu.

    Autre résumé:
    Comme il l'avait fait dans Chroniques birmanes, Guy Delisle a accompagné sa femme à Jérusalem pendant un an alors qu'elle travaillait comme coordonnatrice pour M.S.F.. Avec ses deux enfants, il raconte son quotidien de père de famille à la maison, ses visites, son travail de "croquiste" et la vie à Jérusalem en général.

    --> On ne peut que recommander la lecture de cette bande dessinée à qui souhaite découvrir par le témoignage simple la vie d'un expatrié dans cette ville complexe qu'est Jerusalem. Peu documentée sur le conflit israëlo-palestinien, j'y ai appris foule de détails surprenants car l'auteur nous livre un regard qui ressemblerait au notre, celui de ceux qui ne savent pas "comment c'est là-bas". En fermant le livre, l'envie de comprendre encore mieux domine.


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  • Magasin général

    Régis Loisel

    Jean-Louis Tripp

    - Ben voyons, Marie, tout le monde profite de toi, et puis on dirait que tu le vois pas...
    - Faut bien rendre service, Jacinthe... je l'ai toujours fait.
    - Oui, mais avant, c'était Félix qui s'occupait du magasin !
    - Je sais bien, ma petite Jacinthe... Je sais, mais j'ai toujours été comme ça...

    Une comédie truculente dans la campagne québécoise des années 20, premier volet de la trilogie distillée par Régis Loisel (La Quête de l'oiseau du temps, Peter Pan) et Jean-Louis Tripp (Jacques Gallard, Paroles d Anges). Réalisant ensemble le scénario aussi bien que le dessin, Loisel et Tripp ont conjugué leurs talents pour donner naissance à un auteur virtuel.

     


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  • Mots rumeurs, mots cutter...

    Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

    Je me suis levée, les mains tremblantes. J’entendais des chuchotements, des rires dans mon dos. J’ai pris le morceau de craie, regardé les chiffres inscrits sur le tableau. Des fractions qui auraient dû être faciles, des fractions qui se délitaient devant moi, des chiffres bizarres, monstrueux, qui me frappaient comme les insultes et les ricanements, comme la vérité qui me sautait au visage...

    --> A mettre entre les mains de tous les ados... un message clair pour prévenir et mettre des mots où c'est parfois difficile d'en mettre. Tout est savamment dosé. Le scénario, les illustrations, jusqu'au titre. Grand coup de coeur, que je voudrais faire connaitre à tous les bibliothécaires, profs, ados, parents d'ados... à diffuser largement!


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    Terra australis

    Laurent Frédéric Bollée (scénariste) et Philippe Nicloux (dessins)

    Une des plus incroyables odyssées humaines de l'Histoire a eu lieu il y a un peu plus de 220 ans. Environ 1 500 hommes et femmes ont été déportés, entassés à bord de 11 navires, parcourant plus de 24 000 km sur trois océans. Ils étaient des bagnards, des forçats, des condamnés... le rebut de l'Angleterre! On les a envoyés à l'autre bout du monde, dans un pays qui n'existait pas encore. Aller sans retour vers l'enfer ou chance inespérée d'une nouvelle vie? Plus rien ne sera comme avant autour de ce nouveau monde, issu d'une terre ancestrale que les habitants d'origine appelaient Bandaiyan...
    Laurent-Frédéric Bollée livre ici son From Hell, une oeuvre magistrale de plus de 500 pages dessinées avec brio au lavis par Philippe Nicloux. Une création sans précédent dans l'histoire de la bande dessinée française et internationale.

    --> La déportation des bagnards anglais vers l'Australie est en elle-même une histoire à connaître, et cette bande dessinée porte magnifiquement cette histoire. Plus de 500 planches, en noir et blanc, un récit découpé en trois parties: les horizons lointains, le voyage, Bandaiyan. Les auteurs ont même gardé une petite place pour La Pérouse... à découvrir!

     


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  • Toxic Planet

    de David Ratte

    On vous l'avait bien dit ! A force de faire tourner les usines à fond et de polluer sans réfléchir, tout le ponde est obligé de porter des masques à gaz. ET c'est pas prêt de s'arranger... Bienvenue sur Toxic Planet !

    --> Des scènes courtes, BD d'anticipation dans un monde où le masque à gaz équipe tous les hommes occidentaux. BD dont l'auteur a dit qu'il voulait sensibiliser les lecteurs de BD à l'écologie et amener les écologistes vers la lecture de BD. Les dessins sont plaisants. A lire pour un moment de détente.


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  • Moi, jardinier citadin

     

    de Min-ho Choi

    Min-ho CHOI, dessinateur de BD prometteur, ne se retrouve plus dans le système. Depuis quelques années, il vivote en travaillant pour différents studios d'animation, mais il a bien du mal à prendre du plaisir dans la production de masse. Suite à son mariage, il décide de quitter Séoul, et emménage alors à Uijeongbu, une plus petite ville au nord de la capitale et en bordure de montagne. C'est là que, après démissionné, il décide de se consacrer à sa nouvelle vie, entre jardinage et dessins. Sous le regard bienveillant des anciens du quartier, Min-ho CHOI va apprendre à observer les rythmes de la nature, ceux des plantes mais aussi les siens... Complètement ignorant en jardinage, il découvrira pourtant, au contact de ses truculents voisins, à quel point les préjugés véhiculés par le monde moderne ne sont que des aberrations, et qu'il n'est finalement pas si compliqué de cultiver son potager en respectant toute forme de vie... et surtout sans pesticides !!

    -->De l'information et de très belles illustrations pour nous donner envie de re-découvrir le jardinage et un mode de vie rationnel et naturel.

    J'ai été séduite par les illustrations des plantes, dans la bande dessinée et les "interludes" de planches botaniques. Je n'ai pas accroché avec le scénario en lui-même, mais tant pis: c'est le fond de cette histoire qui m'intéresse et tout son aspect informatif.

     


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  • Marion Duval, trois tomes

    d'Yvan Pommaux

    Marion peut en témoigner : être fille de journaliste n'est pas une sinécure ! Son père, Alexandre, a le chic pour se fourrer dans les guêpiers les plus improbables. Surtout lorsqu'il croit y apercevoir les yeux bleus de la belle Esther, d'ailleurs... Heureusement, Marion mène l'enquête, remontant la piste d'un inestimable bijou égyptien, d'une cantatrice enlevée ou... du tombeau d'Ulysse !

    --> Dans cette intégrale, sont réunies les 3 premières aventures de Marion Duval. Les petites notes biographiques en fin de tome nous donnent quelques informations sur Yvan Pommaux et sa fille, Marion. C'est un retour 30 ans en arrière que j'ai fait, ayant lu à l'époque l'histoire du scarabée bleu. Une bonne histoire, selon moi, puisque trente ans plus tard je m'en souvenais encore. Les aventures suivantes sont dans le même rythme que la première, et les trois aventures  se suivent. Mais la meilleure surprise fut que mon fils de 10 ans dévora l'intégrale le jour même où je la recevais! Marion Duval n'aurait-elle pas vieillie? Il n'y a pas de téléphone portable dans ses aventures, pas d'internet et pas d'écran tout court. On y parle du Louvre, d'opéra et d'Ithaque, assaisonné d'une intrigue amoureuse, et la recette fonctionne encore avec la nouvelle génération. Bravo Monsieur Pommaux!

    Merci à Babelio pour l'organisation de masse critique et l'éditeur pour son envoi!


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  • de Joseph Lambert

    Née en 1880 dans l’Alabama, la petite Helen Keller devient aveugle et sourde à l’âge de dix-neuf mois, probablement des suites d’une méningite. Elle devient alors incapable de communiquer avec son entourage, si ce n’est avec quelques gestes maladroits. Sa vie va être bouleversée à l’âge de six ans quand ses parents engagent Annie Sullivan comme gouvernante. Annie Sullivan, alors âgée de 20 ans, vient de finir ses études à l’Institut pour aveugles Perkins. Elle-même mal voyante, elle a appris à enseigner la langue des signes dans cette institution précurseur. Elle va prendre en charge l’éducation de Helen Keller, et au fil des mois elle va réussir non seulement à établir un contact avec l’enfant, mais à lui apprendre le langage des signes, puis l’écriture. Les deux femmes resteront amie à vie.

    Helen Keller deviendra une figure de la société américaine, écrivain féministe, elle mènera également un combat politique, sera membre du parti socialiste américain et créera une fondation. Complémentaire des livres ou films existant à propos d’Helen Keller, cette bande dessinée est centrée sur l’histoire de cette extraordinaire rencontre et sur les nombreux obstacles contre lesquels va buter Annie Sullivan dans une famille très conservatrice du Sud des États-Unis. Une incroyable leçon d’humanité, magnifiquement dessinée par Joseph Lambert.

    --> Attention... pépite! L'histoire d'Helen Keller, je la connais, un peu, depuis longtemps déjà: une histoire qui avait marqué mon enfance. Quel plaisir de la retrouver, dans une bande dessinée extrêmement sensible qui nous démontre les caractères de la jeune Helen et de son professeur Annie. L'auteur est habile pour nous parler de la naissance du langage chez Helen. Les dessins et le scénario se complètent très bien. Une BD au service d'une histoire qui force l'admiration.

    Extraits:

    -Depuis que j'ai renoncé aux leçons régulières, je trouve qu'Hélène apprend beaucoup plus vite. J'ai le sentiment qu'un professeur dans une classe passe beaucoup de temps à faire régurgiter à l'enfant le savoir qu'il lui a inculqué. Pour moi, c'est de la complaisance et une perte de temps.

    - Nous faisons chaque jour de longues promenades. Le parfum des fraises des bois embaume l'air. Notre but est le débarcadère au bord du Tennessee. On ne sait jamais comment on y arrive, et on se perd souvent en chemin, mais cela ne fait qu'ajouter à notre plaisir. Surtout que tout est nouveau, étrange. A vrai dire, j'ai l'impression de tout découvrir moi aussi. Helen m'interroge si souvent le long du chemin. Chaque mot nouveau semble en appeler de nombreux autres, qui deviennent nécessaires.

    - Helen a une volonté de fer et elle n'a pas l'habitude de recevoir des ordres. Heureusement pour nous tous, je peux aussi me montrer très têtue, si nécessaire.

     

    - Que ce soit vrai ou non, tu dois apprendre à maîtriser ton caractère.
    Il y a aura toujours des gens pour nous insulter, volontairement ou pas. Nous n'avons aucun contrôle sur ces gens-là. Seulement sur nous-mêmes.

    - MADAME KELLER : Que se passe-t-il, Helen va bien ?
    MONSIEUR KELLER : Non, elle ne va pas bien !

    MONSIEUR KELLER : Elle est encore... Il est dix heures, et cette pauvre petite Helen n'a pas encore eu l'autorisation de petit-déjeuner. Elle est toujours en CHEMISE DE NUIT.

     


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  • Les sous-sols du révolu: extrait du journal d'un expert

    de Marc-Antoine Mathieu

    Dans un futur indéterminé, à moins qu’il ne s’agisse d’un monde parallèle ou d’une autre dimension de la réalité, Marc-Antoine Mathieu nous entraîne dans les profondeurs du musée, dans les entrailles de l’institution.
    Nous suivons les pas du Volumeur, chargé de quantifier l'inquantifiable, et de son assistant Léonard.
    Ils vont arpenter les coulisses du plus grand musée du monde pour en prendre les mesures. Mais peut-on mesurer l’incommensurable ?

    --> Je n'ai pas aimé en fait... je n'ai pas compris, mais vraiment. Et j'ai décroché, tant pis.


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  • Le ciel au-dessus du Louvre

    d'Yslaire

    Il fallait bien Le Louvre, Robespierre et le peintre David pour réunir ces deux personnalités. Une collaboration inédite, entre Bernar Yslaire, auteur de Sambre, du XXe Ciel, du Ciel au-dessus de Bruxelles ou récent scénariste de La Guerre des Sambre, et Jean-Claude Carrière, scénariste de Bunuel, Wajda, Forman ou Louis Malle au cinéma, mais aussi dramaturge, romancier, comédien. Immense homme de lettres. Le quatrième album co-édité par Futuropolis et Le Louvre fera incontestablement date. Son casting est déjà un événement. Mais au-delà de l'accolement de deux grand noms, Le Ciel au-dessus du Louvre est surtout une plongée dans la Révolution Française sous un angle totalement inédit : celui de la représentation de la Révolution.
    Jean-Claude Carrière avait déjà magistralement abordé le sujet de la Révolution dans le film «Danton» de Wajda. Mais son regard, confronté à celui de Bernar Yslaire, renouvelle le sujet. Robespierre apparaît à la fois éclairé et perdu, tandis que David accomplit son destin : celui d'un peintre tiraillé entre devoir et art.

    Un livre sur un tableau inachevé qui traverse à lui seul tous les thèmes et les débats de la Révolution Française. Une page d'Histoire revue, corrigée, interprétée, et assaisonnée comme il se doit de plumes d'ange, qui plonge le lecteur dans les grandes questions auxquelles notre temps n'a pas davantage répondu que la Révolution Française.

    --> Comment Jacques-Louis David traverse-t-il la révolution? Quelles intentions dans ces tableaux? Une qualité graphique et un intérêt grandissant pour le scénario, j'ai appris, j'ai aimé voyagé pendant la Révolution à travers l'art. Superbe.


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  • Farenheit 451 / Ray Bradbury

    Dessinée par Tim Hamilton.

     

    Guy Montag exerce le métier de pompier depuis dix ans : il a pour mission de brûler les livres interdits par la loi, susceptibles de troubler l’ordre public. Un soir en quittant son service, il rencontre une jeune fille aux goûts étranges pour leur société où la vitesse prime sur le reste : effectivement, l’adolescente marche dans les bois, regarde la lune et déambule sous la pluie.

     

    Cette intrigante rencontre bouleverse notre pompier : il y aurait d’autres sentiments que ceux vantés par les murs-écrans de sa maison ? Que renferment donc de si précieux ces livres pour lesquels certains de leurs propriétaires sont prêts à mourir plutôt que de s’en séparer ?

     

    --> Après avoir lu le roman, j'ai vu le film. En empruntant la bande dessinée, je doutais qu'elle puisse apporter quelque chose de nouveau. Et bien si! Cet ouvrage apporte un nouveau regard sur cette fascinante histoire, et en particulier au film qui parait du coup bien fade côté scénario.

    Donc, n'ayez pas peur de lire la BD. Elle n'enlève rien au chef d'oeuvre qu'est le roman.


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  •  Astérix chez les Pictes

     

    --> Vous êtes tombés dedans quand vous étiez petits?

    Vous avez peur d'être déçus? C'est normal: on garde un souvenir ému du goût de la madeleine, et lire un album d'astérix sans Goscinny NI Uderzo, ça fait un peu peur.

    Et bien foncez, cet album-là est dans la droite ligne des bons albums de la série, avec une légère pointe de modernité dans certains personnages et graphismes.


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  • Maus

    de Art Spiegelman

    Maus raconte la vie de Vladek Spiegelman, rescapé juif des camps nazis, et de son fils, auteur de bandes dessinées, qui cherche un terrain de réconciliation avec son père, sa terrifiante histoire et l'Histoire. Des portes d' Auschwitz aux trottoirs de New York se déroule, en deux temps (les années 40 et les années 70), le récit d'une double survie : celle de son père, mais aussi celle du fils qui se débat pour survivre au survivant. Ici, les Nazis sont des chats et les juifs des souris.

    --> à lire pour tous, à recommander pour les collégiens, en particulier en 3ème, un regard sur la shoah.

    wikipédia: Maus est une bande dessinée traitant des persécutions des juifs dans les années 1930 et 1940, et notamment de la Shoah. Après une première esquisse de trois planches dans Funny Animals en 1972, elle a été sérialisée dans la revue RAW avant sa publication en deux tomes en 1986 et 1991. Cette œuvre a reçu un prix Pulitzer spécial en 1992 et a été traduite en dix-huit langues. Cette œuvre sans précédent, de plus de 250 pages, mêle étroitement deux trames narratives : le père de Spiegelman racontant sa déportation, et le récit des relations entre Spiegelman et son père, récit de la transmission de la Shoah. Tant en Europe qu’en Amérique, l’œuvre a été saluée par la critique : des dessins originaux sont exposés dans divers musées du monde.


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  • La guerre d'Alan La guerre d'Alan

    Emmanuelle Guibert d'après les souvenirs d4aln Ingram Cope

    Avis FNAC: Emmanuel Guibert utilise la bande dessinée pour donner forme aux souvenirs d'Alan Cope, un Américain septuagénaire qui lui a raconté sa vie quotidienne durant la Seconde Guerre mondiale. Pendant plusieurs années, Guibert a écouté cet homme dérouler le fil de son existence. Frappé par la résonance que ces souvenirs évoquaient en lui et par leur dimension universelle, il a décidé de les retranscrire en images et en mots. Son récit atteste de tout le potentiel de témoignage et d'émotion de la biographie dessinée, pour peu qu'elle soit menée par un auteur sensible et respectueux de la parole de l'autre comme l'est Emmanuel Guibert.

    Résumé: Il existe quantité de manières de parler de la guerre. À travers les souvenirs d'Alan Ingram Cope, Emmanuel Guibert raconte les petites choses de la vie quotidienne d'un jeune Américain pendant le deuxième conflit mondial, aux États-Unis puis en Europe. Et c'est toute une existence passionnante qu'il fait défiler avec pudeur et sobriété sur fond d'Histoire du XXe siècle.

    Mot éditeur: La Seconde Guerre mondiale vécue par l'Américain Alan I. Cope, et transmise par Emmanuel Guibert, comportera trois volumes. Ce premier volet raconte la préparation militaire du jeune Alan depuis Fort Knox jusqu'au débarquement en Normandie. Quand la bande dessinée mérite pour de bon l'adjectif de "réaliste".

    --> La vie d'Alan Cope qui confie ses souvenirs au dessinateur Emmanuel Guibert.

    Dans ce premier tome, on voit comment Alan est mobiilsé au moment de Pearl Harbour. Il ne part pas au combat, mais suit de multiples entraînements, à plusieurs armes et aussi à la radio. Il sera même professeur avant d'embarquer dans un immense paquebot italien réformé qui transporte 10 000 hommes pour les débarquer au Havre en février 45. C'est là que s'arrête le premier tome. C'est une histoire agréable à lire, un point de vue de soldat différent de ce que je connais jusque là.

     

    --> Un sentiment mitigé après la lecture des trois tomes. C'est le récit d'une "existence", où il ne se passe pas grand chose et beaucoup à la fois. Des questions existentialistes nombreuses, une mise ne avant des choix qu'Alan a fait durant sa vie. Finalement, ce récit ressemble un peu au récit qu'un grand-père pourrait faire à son petit-fils curieux e mieux le connîatre le comprendre pour comprendre d'où il vient. Un récit peut-être ausi emprunt d'amertume: on ne sait pas. Ce qui m'a le plus touché dans cette histoire, c'est la volonté d'Alan de décrire la profondeur des relations qu'il a eu avec les gens qu'ils rencontraient. Les éloignement, les retourvailles ou les tentatives pour renouer, les heureux hasards de rencontres aussi.

    Dans ce récit, on parle bien plus de rencontres que de guerre!

    La guerre d'Alan La guerre d'Alan La guerre d'Alan


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  • Kiki de Montparnasse

     

    Jamais Kiki ne fera la même chose trois jours d'affilée, jamais, jamais, jamais !

    --> A la manière de Olympe de Gouges (livre que j'ai lu avant, mais qui a été publié après), on a dans les mains une bande dessinée en noir et blanc qui nous dresse la biographie d'une femme de caractère, d'une femme célèbre, oubliée... Kiki, de son vrai nom Alice Prin a été modèle, muse et amante d'artistes célèbres des années folles. Elle a fréquenté les milieux post impressionniste, dadaïste, cubiste, surréaliste... elle a posé mais elle a aussi été chanteuse, danseuse, gérante de cabaret, peintre, actrice...


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  • Y: le dernier homme

     

    Une épidémie mystérieuse a décimé toute la population mâle de la Terre ! Toute sauf un jeune homme, appelé Yorick Brown, et son singe, Esperluette. Pourchassés par des groupements de femmes aux intérêts divers, Yorick et Esperluette partent sur les routes dévastées des États-Unis, sous la protection de la mystérieuse et mortelle Agent 355.

    --> Déception pour ce récit de science fiction, le thème a tout pour me plaire, mais il y a un je ne sais quoi (le dessin?) avec lequel je n'accroche pas. C'est dommage, la série semblait très prometteuse. Je ne lirai pas la suite.


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  • Olympe de Gouges

    de Catel et Bocquet

    Présentation du livre chez Casterman: De Montauban en 1748 à l’échafaud parisien en 1793, quarante-cinq ans d’une vie féminine hors normes, et l’invention d’une idée neuve en Europe : la lutte pour les droits des femmes. 
    Née dans une famille bourgeoise de province, sans doute fille adultérine d’un dramaturge à particule, Marie Gouze dit Olympe de Gouges a traversé la seconde moitié du XVIIIe siècle comme peu de femmes l’ont fait. Femme de lettres et polémiste engagée, elle se distingue par son indépendance d’esprit et l’originalité parfois radicale de ses vues, s’engageant pour l’abolition de l’esclavage et surtout pour les droits civils et politiques des femmes. Opposée aux Robespierristes et aux ultras de la Révolution, elle est guillotinée pendant la Terreur.

    Comme ils l’avaient fait avec Kiki de Montparnasse, Catel et Bocquet retracent de façon romancée, mais avec une rigueur historique constante, le parcours de vie de cette femme d’exception, dont les idéaux très en avance sur son temps ont forgé quelques-unes des valeurs clés de nos sociétés d’aujourd’hui. En quelque trois cent planches de création exigeante et généreuse, un magnifique portrait féminin et un hommage vibrant à l’une des figures essentielles du féminisme.

    --> C'est l'histoire de la révolutionnaire, depuis sa naissance. Pas seulement sa rédaction des droits de la femme. L'histoire prend le temps de placer le contexte historique, de décrire les rencontres de la jeune Marie Gouzes qui deviendra Olympe (de sa mère) de Gouges. Une batarde, fille illégitime d'un académicien. Une jeune fille bercée par les belles lettres, une femme balançant entre aristocratie et démocratie. Celle qui ne voudrait être d'aucun partie, mais qui défend avec ardeur les droits de la femme et de la citoyenne et l'abolition de l'esclavage.

    Vous voulez en savoir plus sur ce personnage historique, avec la forme "légère" de la bande dessinée? Foncez! On trouve à la fin du livre une biographie de chaque protagoniste du livre.

     

    Des citations:

    - Dans la République des Lettres, nous sommes tous égaux par la naissance, les particules se gagnent à la pointe de la plume....
    - Oui, je sais que les mots peuvent être la cause de blessures plus profondes que la pointe d'une épée.

     

    - Et vous, chère madame, croyez-vous en l'avènement de la démocratie ou en la sauvegarde de la monarchie?
    - Les uns veulent que je sois aristocrate, mais les aristocrates prétendent ue je suis démocrate! Je suis comme le pauvre agonisant auquel un prêtre vigoureux demande: "êtes-vous moliniste ou janséniste?" "Hélas, répond le moribond, je suis ébéniste!" Comme lui, je ne connais aucun parti. Le seul qui m'intéresse vivement est cemui de ma Patrie, celui de la France.

     

    - Le 2 janvier,  je ne serai plus jouée.
    - Qu'en sais-tu?
    - Le règlement de la Comédie est ainsi.
    - Quel règlement?
    - Si au bout de trois jours la pièce n'a pas atteint un minimum de recettes, elle peut être retirée.
    - Ils n'oseront pas!
    - Mes collègues nous l'ont déjà annoncé.
    - Quoi?!
    - Sachez,  jeune Pierre, que 40 loges sont louées par les colons et que chacune rapporte plus de 1 600 livres par an.
    - Alors il faut trouver un autre théätre!
    - Impossible: la pièce appartient désormais au Théâtre Français. Elle ne pourra jamais plus être jouée.

     


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  • Le viandier de Polpette

    De Olivier Milhaud et Julien Neel

    A l’auberge du Coq Vert, les casseroles fument, les portes claquent et les sentiments contrariés sont légion. Au cœur de cette fresque enlevée : Polpette le cuisinier, Fausto le baron propriétaire, Alméria l’employée volcanique et une tribu de furets vindicatifs... Le jour où Fausto apprend l’arrivée de son père, puissant monarque qu’il n’a pas vu depuis ses 7 ans, c’est le branle-bas de combat dans l’auberge...

    --> Attention, coup de coeur. C'est dans le rayon jeunesse que la bibliothécaire m'a déniché et recommandé ce livre. Et bien je trouve que c'est de la bd adulte. Il y a est question de paix, de recettes de cuisine, de destinée, de lien familial.... J'ai tout aimé.

     


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  • Seuls

    De Gazzotti et Vehlmann

    Dans une ville dont les habitants ont mystérieusement disparu, cinq enfants vont devoir apprendre à se débrouiller... seuls.

    --> Le scénario est intéressant et prenant, un univers fantastique original. Malheureusement, il y a un peu trop d'armes, de langage familier ( partir du tome 2, ça va crescendo, au moins jusqu'au 5). Enfin, les enfants sont placés dans des rôles de tueurs (tome 5) qui me dérangent un peu. C'est dommage, car j'ai le sentiment qu'on peut faire une BD passionante pour les plus jeunes sur les idées de celles-ci, mais plus "soft". Etienne, 8 ans 1/2 la lit en même temps que moi. Cependant, je recommanderai plutôt à partir de 10/11 ans.

    Un grand +++ pour le premier tome, à découvrir. Mais trop de défauts pour les suivants. Dommage.


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    L'ambulance 13

    Scénario: P.Cothias et P.Ordas; Dessins: A.Mounier; Couleurs: S.Bouet

    Résumé de l’éditeur :

    Il s’appelle Louis-Charles Bouteloup. Fraîchement diplômé de la Faculté de Médecine, il se retrouve en première ligne, à Fleury, en décembre 1915.
    Il commande une ambulance hippomobile, surnommée l’As de Pique parce qu’elle est connue aussi bien pour le courage de ses infirmiers, que pour leur manque de soumission au Règlement.
    Bouteloup est un nom qui compte en politique, car le baron Horace, père de Louis, est député, lieutenant-colonel et proche du général Pétain. Cette relation privilégiée, loin de le protéger, fera du jeune officier une cible désignée pour les ennemis de l’élu, entre autres le redoutable Georges Clemenceau.
    Néanmoins, Louis accomplira la tâche épouvantable que la guerre lui impose, en essayant de préserver un humanisme auquel il est attaché jusqu’à la rébellion…

    --> inspirée du roman, cette bande dessinée prend de grands raccourcis, et ça rend le scénario assez pauvre. Cependant, l'histoire et les images ont le mérite d'attiser notre curiosité sur la vie dans les tranchées, sur le travail des soignants, l'horreur de la guerre, la hiérarchie militaire, les influences politiques, la "pactisation" avec l'ennemi...

    Les dessins sont puissants, soutiennent l'horreur de la guerre.

    Dans le premier tome, la partie documentaire nous prouve comme cette bande dessinée est plus qu'une fiction.


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  •  Blast

    de Manu Larcenet

    Tome 1: Grasse carcasse

    4ème de couverture: Je pèse lourd. Des tonnes. Alliage écrasant de lard et d'espoirs défaits, je bute sur chaque pierre du chemin. Je tombe et me relève, et tombe encore. Je pèse lourd, ancré au sol, écrasé de pesanteur. Atlas aberrant, je traîne le monde derrière moi. Je pèse lourd. Pire qu'un cheval de trait. Pire qu'un char d'assaut. Je pèse lourd et pourtant, parfois, je vole.

    --> Blast, c'est une oeuvre dessinée, un roman graphique. Le dessin, le scénario, l'écriture, tout s'équilibre. C'est l'errance d'un homme obèse. C'est une bande dessinée angoissante. Est-ce pour cela que je me suis empressée de l'oublier?

    - J’ai réalisé que, mon père mort, je ne pouvais plus le décevoir… J’étais libre… L’évidence était d’expérimenter pleinement cette liberté nouvelle avant de m’échouer à mon tour sur un lit d’hôpital… Je suis alors devenu adulte et j’ai adoré ça !

    - "Je sais que c'est la mode du moment...on pense que le mystère n'existe que pour être dissipé...on pense que tout est explicable, qu'il suffit d'aller chercher les réponses sur internet... mon histoire n'est pas mathématique! elle se résume tout entière à la collision entre le hasard et..mes obsessions...c'est pas des choses qu'on trouve sur internet! ...et ce qui est fascinant, c'est qu'entre ces deux pôles, il n'y a pas de trace de morale, d'éthique ou même de justice... là ou vous vous réduisez à la moi, je ne me conforme qu'à la nature...et la justice n'existe pas, dans la nature!"


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  • de Pierre Maurel

    Dans une société ultra répressive envers les fanzines et l’autoédition, un groupe d’auteurs marginaux est traqué par la police. Une BD militante en forme de manifeste pour la liberté d’expression et de mise en garde contre les dérives totalitaires.

    L'histoire : Ce jour là, les députes votent une loi qui interdit strictement l’autoédition et les fanzines : afin de contrôler les contenus à caractère litigieux (et d’offrir aux auteurs des conditions optimales de distribution de leurs ouvrages…), toute publication devra désormais passer par un éditeur agréé ! Ils sont cinq. Cinq jeunes auteurs marginaux à se retrouver complètement désemparés par cette loi. Eux qui mettent depuis des mois toute leur énergie dans la création de leur fanzine Blackbird (des photocops agrafées), dans sa promotion (des stickers) et sa distribution (sur le comptoir des boutiques amies), deviennent des hors la loi s’ils poursuivent cette activité. Or, au même moment, l’un d’eux a le bonheur de voir un de ses projets accepté par un petit éditeur… Il passera néanmoins pour un traitre au sein du groupe. Dans leur local, les autres se mettent en quête d’un photocopieur, outil indispensable et désormais très recherché sur le marché noir. L’un d’eux, un peu plus sanguin, pète les plombs : il tabasse le propriétaire d’une boutique, agacé par le sticker que le jeune venait de coller sur la grille. Il attire aussitôt les projecteurs de la police sur son groupe, qui fera dès lors l’objet d’une traque intensive…

    --> Une bande dessinée engagée qui met en scène avec simplicité et justesse les dérives possibles de la liberté de publier. A faire circuler.


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  • Les lettres de mon moulin

    d'après Alphonse Daudet

    de Thouret et Duthil

    Résumé de"Les lettres de mon moulin en BD"

     

    Adaptation joyeuse et pittoresque des célèbres nouvelles d'Alphonse Daudet en BD !
    Partez à la rencontre du berger de La Chèvre de Monsieur Seguin, du Curé de Cucugnan et de bien d'autres personnages pittoresques à l'accent chantant !
    Des petites histoires pour se ressourcer au chant des cigales et à l'ombre des oliviers.

    --> un dessin doux, un texte raffiné. Les auteurs ont voulu coller au texte original d'Alphonse Daudet. Mais cela rend les histoires incompréhensibles à qui ne connait pas déjà ces magnifiques lettres. A lire donc éventuellement en prolongement du chef d'oeuvre original, sinon à éviter.


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  • Le photographe  Le photographe  Le photographe

    Tome 1:

    Présentation de l'éditeur

     

    "D'un même élan, d'une même foulée, on attaque notre premier col. C'est la montagne-frontière, le Dewana Baba, le col du vieux fou. 5 000 mètres. On m'a prévenu que ce ne serait pas une partie de plaisir. Effectivement, c'est très pénible. Toute la nuit, on grimpe au pas de charge un tas de cailloux sans fin qu'on ne voit pas. Tandis que ma raison me répète en boucle que je ne vais pas y arriver
    mes pieds continuent d'avancer. Il fait de plus en plus froid. Vers cinq heures, l'aube point. Saoul de fatigue, au passage du col, je dois avouer qu'au fond de moi, je me demande ce que je fous là. Et comme d'habitude, je me réponds en prenant des photos.
     

     

    Biographie de l'auteur

    Fin juillet 1986. Didier Lefèvre quitte Paris pour sa première grande mission photographique : accompagner une équipe de Médecins Sans Frontières au cœur de l'Afghanistan, en pleine guerre entre Soviétiques et Moudjahidin. Cette mission va marquer sa vie comme cette guerre marquera l'histoire contemporaine. Au croisement des destins individuels et de la géopolitique, à l'intersection du dessin et de la photographie, ce livre raconte la longue marche des hommes et des femmes qui tentent de réparer ce que d'autres détruisent

    Tome 2:

    Présentation de l'éditeur

    " Je ne sais pas combien de temps durera cette guerre, mais je sis que plus elle dure, plus elle déracine, ratiboise et mutile d'enfants et plus ce sera difficile d'en sortir. "Fin juillet 1986. Didier Lefèvre quitte Paris pour sa première grande mission photographique accompagner une équipe de Médecins Sans Frontières au cœur de l'Afghanistan, en pleine guerre entre Soviétiques et Moudjahidin. Cette mission va marquer sa vie
    comme cette guerre marquera l'histoire contemporaine. Au croisement des destins individuels et de la géopolitique,
    à l'intersection du dessin et de la photographie, ce livre
    raconte la longue marche des hommes et des femmes
    qui tentent de réparer ce que d'autres détruisent.

    Tome 3:

    Présentation de l’éditeur

    L'Afghanistan chevillé au coeur
    Fin 1986. Après trois mois passés avec les MSF en Afghanistan, Didier Lefèvre, le Photographe, décide de rentrer seul en France. Juliette, la chef de mission, s'y oppose ; sans la protection de l'équipe, sans parler la langue, c'est trop dangereux. Didier insiste. Juliette, finalement, lui cède la responsabilité qu'elle exerce sur lui : "Tu es majeur et vacciné. Si tu veux partir, pars". Et c'est le retour. Un retour riche en péripéties et en rencontres, léger et heureux dans les premiers jours, âpre et pénible à l'extrême les jours suivants. Ses photos et sont récit en témoignent. La mission et le chemin du retour marqueront sa vie à jamais. De la même façon que longtemps encore après avoir refermé ce livre poignant, merveilleusement écrit, photographié et dessiné, les lecteurs auront l'Afghanistan chevillé au coeur, et qu'ils n'oublieront jamais ces hommes et ces femmes qui "tentent de réparer ce que d'autres détruisent".

    --> Le troisième tome est indispensable à cette trilogie, il donne de l'ampleur aux récits des 2 premiers. Il laisse aussi de la place pour les sentiments de l'auteur.

    Le photographe est une bande dessinée qui mêle le dessin et la photographie, racontant le véritable voyage d'un photographe en Afghanistan pour suivre une équipe de médecin sans frontières. Un livre qui réveille notre curiosité sur le conflit afghan. Un regard tout à fait original, un récit que l'auteur a bien peu partagé avant la sortie de cette bande dessinée, presque 20 ans après son retour!


    CITATIONS:

    - Le chadri, d'abord, c'est un phénomène essentiellement urbain. Dans un petit village, tout le monde est de la même famille. Pas besoin de se voiler. En plus, ça coûte cher, un chadri. Une paysanne en voudrait un qu'elle ne pourrait pas se le payer. Ensuite, il faut savoir que le chadri, c'est assez récent. À peu près un siècle. Auparavant, beaucoup de femmes des villes, de toute leur vie, ne mettaient pas le nez dehors de leur maison. [...] Le chadri a été un gain d'autonomie et de liberté. Elles ont enfin pu sortir de chez elles. De toute manière, on en fait un symbole exagéré et idiot de ce chadri. Les vraies priorités, pour les femmes, c'est l'accès aux soins, à l'éducation, au travail et à la justice, pas les fringues. [...] En ce moment, c'est un vrai outil de résistance. Beaucoup de femmes transportent des armes sous le chadri.

    - [...] - L'ennemi c'est l'hélicoptère.
    Les avions sont redoutables mais ils passent et, le temps qu'ils reviennent, tu peux éventuellement te cacher.
    Alors que l'hélicoptère, il survole, il s'arrête, il reste en vol stationnaire, il te cherche, il te traque, c'est horrible.
    Si tu es dans un endroit où il est difficile de se cacher, tu te jettes sous ton patou. Le patou c'est la couverture des afghans.
    - Oui je sais, j'en ai une, marron.
    - Couleur de la terre.
    Tu ne bouges plus et surtout, tu fais en sorte que rien ne dépasse.
    Tu serres les poings avec le pouce à l'intérieur, comme ça. Tu sais pourquoi ?
    - Non.
    - Parce que l'hélicoptère repère tout ce qui brille. Même un ongle.

     

    --> 1979, l'armée soviétique envahit l'Afghanistan. Commence alors une période de guerre qui va durer plus de vingt ans.. En 1986, les résistants afghans, lesMudjahedines, tiennent toujours tête à l'occupant.. Depuis 1982, Médecins Sans Frontières organise clandestinement des missions d'aide humanitaire dans l'extrême nord du pays coupé du monde. Une caravane accompagnée de 10 infimières et médecins doit rejoindre les vallée de Teshkan et Yaftal pour y délivrer des soins et former le personel local. Mais auparavant, il faut traverser mille kilomètres de haute montagne à travers un pays en guerre... c'est la mission racontée par le film glissé en fin de tome 3.

    C'est la mission racontée dans ces 3 tomes. Une bande dessinée qui nous donne à voir un regard sur la guerre, celui des occidentaux en mission pour soigner. Des bandes dessinées à faire circuler.


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  • Manteau de neige

    de Craig Thompson

    Présentation de l'éditeur

     Je voulais le ciel. Et j'ai grandi en m'efforçant d'obtenir de ce monde... un monde éternel.

    Biographie de l'auteur

    Craig Thompson est né en 1975 dans le Michigan. Son premier album, Adieu, Chunky Rice (traduit en français chez Delcourt) lui a valu le Harvey Award for New Talents. Blankets, souvent comparé pour sa qualité à Maus d'Art Spiegelmann ou à Jimmy Corrigan de Chris Ware, a connu un grand succès public et critique Outre-Atlantique.

    --> Après la belle surprise d'Habibi, j'ai eu envie de connaître plus l'oeuvre de cet auteur. On retrouve de beaux dessins, ici pour raconter l'enfance et l'adolescence de l'auteur. Son premier amour. C'est une bande dessinée pleine de sensibilité, avec un peu de sensualité. Tout au long du livre, l'auteur montre comment l'éducation religieuse peut accompagner (briser?) la vie d'un homme. Comment la question d'être ou ne pas être chrétien cherche une réponse. Une bande dessinée qui peut être troublante, qui donne encore envie de lire Craig Thompson.


    CITATIONS:

    -La première fois que je suis allé dans une bibliothèque publique, j'ai eu l'impression d'être un gamin qui rentre dans une confiserie où tous les bonbons seraient gratuits.

    - Je crois toujours en Dieu, à la parole de Jésus aussi, mais le reste du christianisme... cet Bible, ces églises, ce dogme... seulement dressés pour séparer les peuples et les cultures. C'est comme nier la beauté d'être un Humain et ignorer tous ces espaces qui ont besoin d'être remplis par l'individuel

    - Enfant, j'étais convaincu que le vrai monde était horrible et qu'il devait y avoir quelque chose de mieux

     
     

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  • Plusieurs tomes, celui que j'ai lu, c'est "Les souvenirs de Mamette"

    Mamette

    Présentation de l'éditeur

    Pas facile, la vie aux champs, dans les années 30. Surtout quand on est une fillette de 8 ans qui a grandi en ville, que vos parents en crise ont confiée aux grands-parents dans la ferme familiale, et qu'on tombe sur des secrets de famille un peu lourds. Heureusement, la petite Marinette est plus solide qu’elle n'y paraît. C'est le moment de découvrir l'école communale et de faire de nouvelles rencontres !Entre Sans famille et La Petite Fadette, retrouvez une nouvelle tranche de vie de Marinette, une petite fille pleine de bonne humeur baladée par le destin, qui deviendra un jour une grand-mère plus connue sous le nom de Mamette.Le tome 1 des Souvenirs de Mamette était en compétition pour le Prix Jeunesse au Festival International de la BD d'Angoulême en 2010.

    --> Un beau graphisme, une colorisation légèrement pastel. Des sentiments rudes mes finalement tendres.


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    de Davide Cali / Ninice

    Présentation de l'éditeur

    La très pimpante Madame Lamort élève seule sa fille Joëlle. Elle travaille pour la société TRÉPAS, société dont les opératrices zélées délivrent les très redoutées cartes noires aux «candidats» à l’au-delà... Mais tout se complique lorsque Madame Lamort décide, afin de gagner le titre envié d’employée du mois, de s’occuper du père du meilleur, et seul, ami de sa fille. Une histoire hilarante, tout en rebondissements humoristiques, menée tambour battant par un Davide Cali en grande forme et porté par le dessin léger et drôle de Ninie. La coloration, changeante et terriblement gothique, ravira petits et grands !

    --> Des albums très colorés, sur fond de mort où elle est un commerce, une marchandise distribuée en fonction de quota. Pour les jeunes ados.


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