• Etienne Davodeau

     Coup de coeur pour cet auteur de bande dessinée "engagée"
    Il est né le 19 octobre 1965 à Chaudron-en-Mauges (Maine-et-Loire). C'est un libraire caennais qui me l'a fait découvrir à l'occasion de la sortie de Ignorants. Mais ce sont les autres livres que j'ai préférés. Certaines de ses histoires sont "introspectives", d'autres sont des fictions. Son dessin est beau. J'admire sans me lasser quelques-unes de ses vignettes.

     BD commentées:

    - Le chien qui louche (2013)

    - Chute de vélo (2004)

    - Un homme est mort (2006)

    - Les ignorants (2011)

    - Lulu femme nue (2010)

    - Les mauvaises gens (2005)
    une histoire de militants

    - Rural! (2001)
    ou chronique d'une collision politique

    - Le constat (2004)

    - Quelques jours avec un menteur (1997)

     

     

    Etienne Davodeau

    Fabien, surveillant au Louvre, aime son métier. Depuis quelques semaines, il aime aussi Mathilde. Celle-ci vient présenter son ami à sa famille dans la vaste maison de campagne près d’Angers. Non sans appréhension : le clan Benion est un peu « particulier ». Après le dîner, on veut « montrer un truc » à Fabien. Au grenier, à l’occasion de travaux, on a trouvé récemment un coffre dans lequel un aïeul avait laissé une peinture, ou plutôt, une affreuse toile… Que vaut le tableau de l’ancêtre, demandent les Benion, est-ce une croûte ou un chef d’oeuvre ?

    Quiproquos pittoresques, malentendus drolatiques, intervention d’une mystérieuse République du Louvre composent une comédie alerte et hautement réjouissante qui pose les bases d’une question fondamentale: qui décide de ce qui est Beau ?

    --> Entrée au Musée du Louvre avec la fiction et les dessins d'Etienne Davodeau. J'ai tout aimé: retrouver le Louvre, le choix du point de vue d'un surveillant de salle, l'intrigue originale: faire entrer une médiocre toile d'un inconnu au Louvre.

     

    Etienne Davodeau

    Présentation de l'éditeur

    Avec son mari, ses enfants, son frère et un ami, Jeanne vient remettre en état la maison de sa mère pour en préparer la vente. La vieille dame, qui perd la mémoire, est hospitalisée. Mais les médecins ont accepté qu'elle revienne passer quelques jours en famille dans la maison. De l'autre côté de la rue, un maçon forme un apprenti sur un chantier. L'ambiance est rude. Fascinés par les rapports entre les deux hommes, les enfants vont, par accident, exacerber cette tension. C'est le moment que choisit la vieille dame pour disparaître. Elle demeure introuvable. C'est la panique. Mais heureusement, Toussaint est là. Toussaint est un ami, un pauvre type malchanceux que toute la famille aide depuis des années à ne pas sombrer dans la misère. Toussaint est quelqu'un d'étrange : rendre service le bouleverse, comme s'il cachait un secret dont ses amis ne sauront jamais rien.

    --> C'est un récit très proche de nos vies ordinaires, pas si ordinaires. Il y a une mère âgée et malade, un frère fâché avec la famille, des cousins qui se retrouvent dans la maison de famille, un dernier grand nettoyage de la dite maison.

    Il y a à côté un chantier et un patron odieux avec son "arpette" (son apprenti).

    Et enfin, il y un secret, caché par le bon ami de la famille, celui qui paye sa dette en cachette.

    Etienne Davodeau

    Présentation de l'éditeur

    1950. Brest est un immense chantier. De la ville fortifiée, aux ruelles étroites, une nouvelle ville va surgir, orthogonale, rectiligne, ordonnée, moderne. Ce sera Brest-la-Blanche, qui deviendra très vite Brest-la-Grise.

    Mais face aux revendications salariales des ouvriers travaillant à la reconstruction, les patrons refusent de céder. La grève générale est déclarée. Les chantiers sont immobilisés, les ouvriers de l'Arsenal rejoignent le mouvement.
    Et le 17 avril, le drame se produit. La police, dépassée par l'ampleur du mouvement, tire sur la foule, blessant plus de vingt personnes et tuant un homme. Édouard Mazé.
    Le lendemain, appelé par la CGT pour tourner un film sur le mouvement, René Vautier débarque clandestinement à Brest. Il est alors recherché par la police suite à un premier film documentaire, Afrique 50, témoignage sans concessions du système colonial français d'après guerre.
    René arrive dans une ville en état de siège. Le lendemain ont lieu les obsèques d'Édouard Mazé.
    Une foule immense, un peuple entier accompagnera son cercueil.
    En s'attachant à la véracité des événements, en respectant la parole des témoins, Kris et Étienne Davodeau nous redonnent l'espoir en l'homme et en sa faculté à lutter pour sa liberté.

    --> Un film engagé est tourné pendant les grèves ouvrières qui perturbent la reconstruction de Brest. Un militant meurt. Un poème de Paul Eluard est déclamé. 50 ans plus tard, Etienne Davodeau en fait une magnifique bande dessinée, associée à un dossier documentaire.

    Le poème de Paul Eluard, en hommage à Gabriel Péri:

    Un homme est mort
    Un homme est mort qui n’avait pour défense
    Que ses bras ouverts à la vie
    Un homme est mort qui n’avait d’autre route
    Que celle où l’on hait les fusils
    Un homme est mort qui continue la lutte
    Contre la mort contre l’oubli.
    Car tout ce qu’il voulait
    Nous le voulions aussi
    Nous le voulons aujourd’hui
    Que le bonheur soit la lumière
    Au fond des yeux au fond du coeur
    Et la justice sur la terre.
    Il y a des mots qui font vivre
    Et ce sont des mots innocents
    Le mot chaleur le mot confiance
    Amour justice et le mot liberté
    Le mot enfant et le mot gentillesse
    Et certains noms de fleurs et certains noms de fruits
    Le mot courage et le mot découvrir
    Et le mot frère et le mot camarade
    Et certains noms de pays de villages
    Et certains noms de femmes et d’amis
    Ajoutons-y Péri
    Péri est mort pour ce qui nous fait vivre
    Tutoyons-le sa poitrine est trouée
    Mais grâce à lui nous nous connaissons mieux
    Tutoyons-nous son espoir est vivant.

     

    Etienne Davodeau

     Présentation chez l'éditeur Futuroplis: Un vigneron chez Jean-Pierre Gibrat ou chez Emmanuel Guibert, et un auteur de bande dessinée dans la vigne : mais qui sont-ils ? Deux ignorants ! Comment, pourquoi, et pour qui faire des livres ou du vin ? Les réponses à ces questions forment le récit vivant et joyeux d’une initiation croisée.

    --> Je ne trouve pas ce récit si vivant, et encore moins joyeux. Cependant, j'admire les dessins, le dessinateur usent des gris avec finesse, en particulier pour les paysages et les outils de travail. Quant au récit, la moitié du livre aurait suffit. Mais en même temps, il faut du temps pour découvrir ce qu'est le travail et la passion d'un autre, alors peut-être qu'il a été judicieux de faire durer l'histoire. Je reste sur un sentiment mitigé: de beaux dessins, une histoire attirante mais trop longue qui me fait trop penser à une émission qui pourrait s'appeler "vis ma vie".

     

    Etienne Davodeau

     

    Présentation de l'éditeur

    Abandonnant provisoirement le documentaire et l'enquête dessinés, Étienne Davodeau renoue avec la fiction, à sa manière, c'est-à-dire au plus près des gens, ceux de la vie de tous les jours, ancrés à plein coeur dans le réel. En racontant l'étrange voyage de Lulu, Étienne Davodeau nous emplit du bonheur, retenu ici, explosif là, de connaître une femme simple et magnifique qui devient, définitivement, notre amie.
    « C est dans la proximité qu'une des grandes forces de la bande dessinée réside. On parle au creux de l'oreille du lecteur », écrit Étienne Davodeau. Et nous ne pouvons être que subjugués par cette élégance des mots, cette justesse graphique, cette sobriété expressive et joyeuse qui sont l'expression de son art, plus vivant que jamais : Lulu, femme nue, première partie d'une histoire qui en comptera deux, est à coup sûr l'un des récits phare de cette rentrée.
    De même que, après les succès des Mauvaises gens et d'Un homme est mort, avec Lulu, femme nue, Étienne Davodeau s affirme comme l'un des acteurs majeurs de la bande dessinée contemporaine.


    Lulu, mère de famille de quarante ans, sans histoire, a disparu depuis plus de deux semaines, abandonnant mari et enfants à ses amis désemparés.
    L'un d'eux, Xavier, a retrouvé sa trace. En une nuit, il entreprend de raconter aux autres ce qu'a vécu Lulu pendant cet étrange voyage : Lulu a quitté sa vie normale en sortant d'un énième entretien d'embauche. Elle n'avait rien prémédité. Ça s'est passé très simplement. Elle est partie avec une femme dont elle ne connaissait rien, et s'est octroyé quelques jours de liberté, seule, sur la côte, sans autre projet que de savourer pleinement, et sans culpabilité, cette vacance inédite.
    Presque surprise par sa propre audace, Lulu rencontre de drôles de gens, qui sont, d'une façon ou d'une autre, eux aussi au bord du monde.
    Grisante, joyeuse, dangereuse et cruelle, l'expérience improvisée de Lulu en fera une autre femme.

    --> voilà 2 tomes qu'on lit sans s'arrêter. Le scénario est bien construit. On suit Lulu en se demandant "et si c'était moi?" ou une Lulu que je connais? Une très belle bande dessinée.

     

    Etienne Davodeau

    Présentation de l'éditeur

    Les Mauges. Une région rurale, catholique et ouvrière de l'ouest français. Les années 50. Quittant l'école au seuil de l'adolescence, des centaines de jeunes gens découvrent l'usine et ses pénibles conditions de travail. Avec l'église, elle semble être l'horizon indépassable de leur quotidien. Sur ces terres longtemps considérées comme rétives aux changements, certains d'entre eux se lancent pourtant dans l'action militante. Pourquoi ? Comment ? De l'immédiat après-guerre à l'accession de la gauche au pouvoir en 1981, Les Mauvaises Gens raconte ce désir d'émancipation collective, ses difficultés, ses limites et ses espoirs. C'est à travers l'expérience de ses propres parents et de leurs amis militants qu'Etienne Davodeau dresse ce portrait passionnant du monde ouvrier et de ses combats. Au fil de ces pages, c'est non seulement l'histoire de toute une région qui se dessine, mais aussi celle d'une France en pleine mutation.

    --> Dans l'introspection, Etienne Davaudeau a interrogé ses parents, et quelques autres qui ont croisé leur chemin. Il se rapelle.

    C'est la place des Jeunesses Ouvrières Chrétiennes dans la vie de ses parents, puis du militantisme CGT / CFDT , l'engagement politique de son père, la motée d u socialisme  et l'élection deFrançois Mitterand.

    Etienne Davodeau

    Présentation de l'éditeur

    Ecrasé par la chaleur, le vieux break fonce sur l'autoroute. Vincent, trente ans, vient de tenter un gros coup de poker. Assis à côté de lui, un vieil homme, il a traversé le siècle, ses contradictions et ses errements.
    Ces deux types n'ont rien en commun, pourtant, ensemble, ils foncent vers des ennuis et des désillusions qu'ils n'auraient pas imaginés dans leurs pires cauchemars.
    Heureusement, sur leur route, il y a Rose, une jeune femme sans attache, si a priori...

    --> Etienne Davaudeau livre là une fiction. C'est une rencontre qui pourrait être qualifiée d'insolite, un bout de chemin partagé par 3 personnages que le hasard a fait se rencontrer.

     

    Etienne Davodeau

    --> E.Davaudeau a suivi 3 agriculteurs qui ont choisi de quitter l'agriculture conventionnelle pour choisir l'agriculture bio. Il s'immerge dans leur univvers et nous offre de beaux dessins, avec une description simple et clair du choix de ces hommes. Il décrit aussi les enjeux du passage d'une autoroute et la modifications du paysage rural.

     

    Etienne Davodeau

    Quatrième de couverture :
    C'est l'histoire de cinq vieux copains. Ils viennent de passer la trentaine, ils s'accordent huit jours de vacances au grand air pour faire le point sur leurs existences respectives. Bon, pour être franc, il s'agit surtout de passer une semaine à bâfrer et à rigoler. Mais ces vacances ne vont pas se dérouler comme prévu. Qui est le menteur ?

    --> Cinq copains, trentenaires, se retrouvent pour passer une semaine de vacances à la campagne, dans la maison d'un oncle. Des retrouvailles qui ressemblent à celles de mes 30 ans, presque trop sages. Heureusement que l'un d'eux porte une action mensongère, ce qui va donner l'occasion à chacun de dire que sa vie n'est ni plus ni moins ratée ou réussie que n'importe quelle vie. Dire aussi que trente ans est un âge où il ne faut pas hésiter à affirmer et faire ce qu'on désire de sa vie, si on ne l'a pas déjà fait avant. (comme à tout âge, non?) J'ai bien  sourit avec cette BD, parce que les actions "terroristes" décrites nous font un peu rêver quand même.


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