• Un beau dimanche (2014)

    de Nicole Garcia

    • : Sandra
    • : Baptiste

    Baptiste, instituteur, se retrouve malgré lui responsable de Mathias, un élève oublié à la sortie de l’école. Il l'emmène chez sa mère, Sandra. En une journée le charme opère et ces trois solitaires forment un semblant de famille. Mais Sandra doit de l’argent et doit prendre la fuite. Pour l'aider, Baptiste revient aux origines de sa vie, à ce qu’il y a en lui de plus douloureux, de plus secret.

    --> Il est des films qui nous laissent imaginer la suite. Celui-ci est de ceux-là. Un film aussi qui interroge sur notre famille et l'attente de ce que l'on doit devenir pour correspondre à cette famille. Baptiste a ses douleurs, et c'est un tout petit bout de son histoire qui est donné à voir. Sans explication, le spectateur peut imaginer.


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  • 127 heures

    Réalisé par Danny Boyle

    Avec James Franco

    Le 26 avril 2003, Aron Ralston (James Franco), jeune homme de vingt-sept ans, se met en route pour une randonnée dans les gorges de l’Utah.

     

    Il est seul et n’a prévenu personne de son excursion. Alpiniste expérimenté, il collectionne les plus beaux sommets de la région. Pourtant, au fin fond d’un canyon reculé, l’impensable survient : au-dessus de lui un rocher se détache et coince son bras contre la paroi rocheuse du canyon. Le voilà pris au piège, menacé de déshydratation et d’hypothermie, en proie à des hallucinations…

     

    Il pense à son ex-petite amie et à sa famille et se demande si les deux filles qu’il a rencontrées dans le canyon juste avant son accident seront les dernières.

     

    Cinq jours plus tard, comprenant que les secours n’arriveront pas, il va devoir prendre la plus grave décision de son existence…

    --> Prouesse cinématographique, inspiré d'un fait réel. Dans un superbe paysage, une situation d'angoisse ultime.

    Résumé - Wikipédia:

    Aron Ralston, ingénieur et alpiniste chevronné, passe ses week-ends à explorer différents endroits de l'Amérique. Un vendredi soir d'avril 2003, il décide d'aller explorer le Blue John Canyon sans avoir prévenu son entourage de son projet.

     

    Une fois sur place et après une nuit de repos, il prend son vélo et s'élance sur les pistes et chemins déserts des Canyonlands. Délaissant sa bicyclette, il continue sa route à pied. Il rencontre deux jeunes femmes égarées, Kristie et Megan, et décide de les accompagner. Après quelques heures passées avec elles, Aron les quitte et continue son excursion solitaire.

     

    En descendant un canyon en fente, Ralston s'appuie sur une roche instable. Celle-ci bascule sous le poids du randonneur et tombe avec ce dernier en bas de la faille, coinçant son bras droit contre la paroi.

     

     

    Aron tente dans un premier temps, et pendant de longues minutes, de tirer de toutes ses forces sur son bras pour le retirer, puis de bouger le lourd rocher ; ces deux tentatives se soldent par un échec. Épuisé par ses efforts, Ralston décide de boire dans sa gourde mais se rend vite compte qu'il doit désormais économiser son eau. Comprenant qu'il est seul au milieu de nulle part, il décide de faire l'inventaire de tout le matériel qu'il a apporté (montre, poche d'eau, appareil photo numérique, caméra numérique, etc.) et s'empare du couteau multifonction pour tailler la pierre et la faire tomber ; il continue cette tâche pendant la nuit, pour se réchauffer, et attache une sangle autour du rocher et qu'il fixe à une autre roche. Il essaye de dormir, en vain.

     

    Le jour se lève et le soleil inonde le canyon, de quoi lui rappeler de vieux souvenirs d'enfance avec son père. Aron commence à se filmer lui-même avec sa caméra, à raconter ses mésaventures et à délivrer des messages à ses proches. Après avoir cru l'espace d'un instant qu'une personne se trouvait près de lui et pouvait le secourir, l'alpiniste réalise qu'il va devoir rester lucide pour ne pas tomber dans le désespoir. La nuit arrivant, et après s'être, cette fois, couvert pour affronter le froid, il montre des premiers signes d'hallucinations.

     

    Le lendemain matin, avec tous les cordages et mousquetons en place, Aron essaye de soulever, avec son bras puis avec ses pieds, la pierre, sans résultat. Il continue de tenir son journal de bord avec la caméra et annonce deux constatations peu joyeuses : le manque sérieux d'eau, dont le niveau diminue d'heures en heures, va l'obliger à boire son urine ; et sa main prisonnière semblant soutenir le rocher de grès, il va devoir s'amputer pour se libérer. Pour sa première tentative, et après avoir utilisé un garrot, il essaye de se taillader le bras avec la lame de son couteau multifonction mais cela ne l'a pas avancé. Cette liberté se manifeste d'ailleurs à lui avec un corbeau qu'il voit tous les jours.

     

    Après s'être remémoré certains souvenirs liés à ses parents et à sa sœur, puis à Rana, son ancienne petite-amie, Ralston est réveillé par le tonnerre et affronte une pluie torrentielle. L'étroitesse du canyon faisant que l'eau monte très vite, il réussit à soulever la pierre grâce à l'eau et à retourner à sa camionnette. Arrivé chez Rana, il lui demande de l'aide sans pouvoir sortir des mots de sa bouche ; elle lui ferme la porte au nez. Cette vision se révèle, en fait, n'être qu'un rêve.

     

    Au lever du jour, perdant de plus en plus sa lucidité, il s'imagine invité d'un talk-show américain où le présentateur et un des auditeurs le tournent en ridicule ; il se rend compte alors de la gravité de son erreur de n'avoir donné aucune indication sur son excursion à ses proches, les recherches de la police sur sa disparition ne pouvant commencer qu'à une date où il sera probablement déjà mort. Revenu à lui-même, il semble faire ses adieux à ses parents après leur avoir dit ce qu'il avait sur le cœur et s'excuser. Aron fait alors une deuxième tentative pour s'amputer, après avoir maitrisé son angoisse, en plantant le canif dans son bras ; mais il ne peut continuer, ne pouvant pas casser les os avec son outil. La nuit venant, il continue de taillader la pierre avec son couteau mais est en proie à des hallucinations de plus en plus aigües, comme si quelqu'un l'épiait, puis il voit diverses personnes le matin suivant comme les membres de sa famille, ses amis, auprès desquels il s'excuse de nouveau, ou encore Blue John, l'acolyte de Butch Cassidy qui a donné son nom au canyon.

     

    À bout de forces, Ralston livre ses dernières pensées à la caméra ; le corbeau a disparu et il y voit comme un signe : il a réfléchi à tout ce qui lui est arrivé depuis son enfance et interprète cet accident comme un moyen de se racheter auprès de ses proches, de faire sa rédemption. Il inscrit la mention « R.I.P. Aron Ralston, 1975-2003 » sur la paroi rocheuse, comme sur une pierre tombale, au cas où les choses tourneraient mal pour lui.

     

    Après six jours et cinq nuits à essayer, sans succès, de se décoincer et complètement déshydraté, en manque de nourriture et souffrant d'hypothermie, Ralston aperçoit au lever du jour un petit garçon qui semble être son fils ; cette ultime hallucination lui permettra de se donner du courage et de prendre la décision extrême de s'amputer le bras droit pour de bon. Ne pouvant pas le couper directement avec son couteau multifonction de piètre qualité et usé après ses nombreuses utilisations, il utilise la roche pour broyer ses os, puis se sert de son canif comme poignard jusqu'à s'amputer, coupant chair, muscles, vaisseaux sanguins et nerfs, non sans mal, et ce pendant plus d'une heure.

     

    Enfin libre, il suit la faille et débouche sur un précipice, qu'il réussit à descendre en rappel à l'aide de son matériel et de son seul bras valide. Aron se met à marcher vers sa voiture située à 11 kilomètres, et alors que son état devient de plus en plus inquiétant, il rencontre des randonneurs et est sauvé. Il est emmené à l'hôpital en hélicoptère.

     

    Les dernières minutes du film montrent le personnage du film nageant avec un seul bras, et rencontrant le vrai Aron Ralston, avec sa femme et son fils né en février 2010. Aron Ralston continue à pratiquer l'escalade et l'alpinisme, cependant il indique toujours à ses proches où il compte se rendre.


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  •  

    Le marquis (2010)

     

    Réalisé par Dominique Farrugia

    Avec Richard Berry, Franck Dubosc, Jean-Hugues Anglade

    Thomas Gardesse, VRP en système d’alarme, est arrêté pour un fait mineur et envoyé en prison pour 6 mois. Afin de gagner le respect des détenus il se fait passer pour Le Marquis, un génie du casse dont personne ne connaît le visage. Quinze jours avant sa sortie, un braqueur du nom de Quentin Tasseau le fait évader pour l’emmener à Manille afin qu’il participe à un casse dont le commanditaire a besoin des talents du Marquis…

    --> On a envie de zapper très vite, et finalement je me suis laissée porter par cet humour caricatural. Pourquoi pas.


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  • La tendresse (2013)

    réalisé par Marion Hänsel

    avec : Lise, : Frans, : Jack, : Allison...

    Frans et Lisa, séparés depuis quinze ans, se retrouvent le temps d’un voyage de 2 jours pour aller chercher leur fils hospitalisé à l’étranger, suite à un grave accident de ski. Que ressentent-ils encore l’un pour l’autre ; de l’indifférence, de la rancoeur, de la jalousie ? Ou peut-être de la connivence, de l’amitié, qui sait de l’amour.

    --> Dire que tout est dans le titre, c'est un peu vrai. On n'est pas trompé, on peut s'attendre à beaucoup de tendresse dans ce film. Une tendresse "fine", légère. Un sentiment que l'on ressens - ou pas peut-être- c'est une affaire de sensibilité. Et une question fondamentale peut-être: quelle est la place de la tendresse dans le couple? est-ce que c'est le couple, même passé, qui fabrique cette tendresse?

    Lorsque Allison, petite amie de Jack (le fils) lui dit qu'elle voit de l'amour entre ces deux parents divorcés, que pense le spectateur. A quel amour cette phrase fait-elle référence? Un amour passé? Un amour présent? De la tendresse, c'est certain et c'est bon.


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  • Après vous (

    Réalisé par Pierre Salvadori

    • : Louis
    • : Antoine
    • : Christine
    • : Blanche

    Synopsis:

    En rentrant un soir chez lui, Antoine sauve la vie d'un inconnu. Désormais, il se sent investi d'une mission : faire le bonheur à tout prix de son "nouvel ami"... qui n'a, lui, qu'une idée en tête : se suicider. Daniel Auteuil/José Garcia, un tandem comique sous le charme de Sandrine Kiberlain.
     
    --> Encore un film de Pierre Salvadori réalisateur dont j'ai eu envie de connaitre la filmographie. Un bon petit moment à passer.
     
     

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  • Les apprentis (1995)

    Réalisé par Pierre Salvadori

    Antoine est un écrivain raté et dépressif. Fred ne fait pas grand-chose de sa vie et semble s'en contenter. Tous deux partagent un appartement et vivent de petites combines foireuses. Les aventures et surtout mésaventures de ces deux copains un brin loosers, leur permettront de s'apercevoir que l'amitié est bien la plus grande des richesses.

    --> "Galères, embrouilles, angoisses? Rencontrez de vrais professionnels!" Après avoir vu Dans la cour (2014) du même réalisateur, j'ai eu envie d'en connaître un peu plus sur la filmographie de ce réalisateur. On y retrouve un dépressif, mais le thème est tout autre. Incarné par François Cluzet et son acolyte Guillaume Depardieu. Un film qui se laisse tranquillement regarder.


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  • Le grand soir (2012)

    Réalisé par Gustave Kervern et Benoît Délépine

    Avec Benoît Poelvoorde, Albert Dupontel, Brigitte Fontaine

    Les Bonzini tiennent le restaurant 'la Pataterie' dans une zone commerciale. Leur fils ainé, Not, est le plus vieux punk à chien d'Europe. Son frère, Jean Pierre, est vendeur dans un magasin de literie. Quand Jean Pierre est licencié, les deux frères se retrouvent.…

    --> Un film un brin déjanté. Plusieurs bonnes idées, quelques scènes à retenir (Poelvoorde dansant devant la vitrine teintée de la pizzeria...), une image à peine travaillée qui laisse penser qu'on est chez nous ( et c'est tourné au CC rives d'Arcins). Mais au final, un bof pour ce film.

     


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  • Dans la cour (2014)

    Réalisé par Pierre Salvadori

    Avec Catherine Deneuve, Gustave Kervern, Féodor Atkine...

    Synopsis et détails

     

     

    Antoine est musicien. A quarante ans, il décide brusquement de mettre fin à sa carrière. Après quelques jours d'errance, il se fait embaucher comme gardien d'immeuble. Jeune retraitée, Mathilde découvre une inquiétante fissure sur le mur de son salon. Peu à peu, son angoisse grandit pour se transformer en panique : et si l'immeuble s'effondrait... Tout doucement, Antoine se prend d'amitié pour cette femme qu'il craint de voir sombrer vers la folie. Entre dérapages et inquiétudes, tous deux forment un tandem maladroit, drolatique et solidaire qui les aidera, peut-être, à traverser cette mauvaise passe.

    --> Je sors de ce film remplie d'émotions: merci le cinéma!!! Je voudrais pouvoir relire les dialogues: tant de mots ont éveillé ma sensibilité. Des dispositions particulières pour voir ce film, j'espère ne pas être déçue le jour où je le reverrai parce que je viens de passer un excellent moment.

    Petit bémol: le cadre du film: immeuble parisien et loge du concierge, je trouve que ça fait trop revisité. Mais le cadre se prête bien aux personnages.

    Sur l'affiche, autour: "dans la cour, il y a un concierge rocker dépressif, des vélos volés, des fleurs à arroser, un vigile SDF, un chien à mater... une télé à éteindre, une fissure à colmater, un *** à supporter, un enfant ***, un ami à aider, un mari à calmer, des paradis artificiels, de l'amour à donner, une fissure à colmater, des chaises à plier, dans la cour, il y a un monde fou..."

    PETITES FISSURES, GRANDES FELURES...


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  • 8 femmes (2002)

    Réalisé par François Ozon

    Avec Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Danièle Darrieux, Emmanuelle Béart, Fanny Ardant, Virginie Ledoyen, Ludivine Sagnier, Firmine Richard.

    Années 1950, une grande demeure bourgeoise, on se prépare à fêter Noël. Cependant, une découverte macabre bouleverse ce jour de fête... Le maître de maison est retrouvé mort, assassiné dans son lit, un poignard planté dans le dos. Autour de lui, huit femmes avec, chacune, un secret jalousement gardé, qu'il faut mettre au jour, car l'une d'entre elles est coupable. Mais laquelle ?

    Personnages:

    • Mamy : belle-mère de la victime, c'est une femme avare et alcoolique qui préfère simuler le vol de ses actions plutôt que de les offrir à son gendre pour lui permettre de sauver son entreprise de la faillite. On apprend au cours du film qu'elle a tué son mari, un colonel pour lequel elle n'éprouvait aucun amour.
    • Gaby : femme de la victime, avec qui elle s'est mariée peu de temps avant la naissance de sa première fille, Suzon. Maîtresse de Jacques Farnoux, l'associé véreux responsable de la faillite de l'entreprise de son mari, elle comptait s'enfuir avec lui à Mexico le jour où Marcel est assassiné. Vénale, elle est obsédée par l'argent.
    • Suzon : belle-fille de la victime. En effet, elle apprend qu'elle n'est pas la fille biologique de Marcel. Ce qui en soi est un bien, car, ayant annoncé sa grossesse, elle prétend que l'enfant qu'elle porte serait le fruit de rapports incestueux avec Marcel. Suzon se fera inspecteur durant la journée d'enquêtes jusqu'à ce que son secret soit dévoilé au grand jour.
    • Catherine : fille cadette de la victime, insolente et paresseuse, fille chérie d'un papa qu'elle considère comme l'homme idéal. Elle possède des idées révolutionnaires sur la condition de la femme. Obsédée par ses lectures policières, Catherine mettra en scène le prétendu meurtre de son père, lui permettant ainsi de découvrir le vrai visage des femmes de sa maison. Malheureusement, cette aide conduira le père aimé au suicide.
    • Pierrette : femme vénale, ancienne danseuse nue. Elle est la sœur du défunt, qu'elle exploitait financièrement, en se rendant clandestinement chez lui pour le faire chanter. La veille du meurtre, elle s'est fait remettre 500 000 francs, dont elle a reversé une partie à Louise, pour qu'elle taise sa visite. Elle était aussi la maîtresse de Jacques Farnoux, l'amant de Gaby. Elle offre également ses charmes à la brave Madame Chanel, à qui elle rend souvent visite dans son pavillon.
    • Madame Chanel : gouvernante, cuisinière et nourrice de Suzon et Catherine. Elle loge dans le pavillon de chasse, où elle héberge clandestinement Pierrette (avec qui elle entretient une relation homosexuelle), quand cette dernière vient rendre secrètement visite à son frère. Elle apparaît comme jalouse des rencontres et des relations de Pierrette et de son frère.
    • Louise : femme de chambre, dévouée à Madame, qui travaille à son service depuis deux mois. Elle est la maîtresse de Monsieur depuis cinq ans, et partage avec Pierrette les faveurs de tous les notables du pays. Femme étrange, Louise aime secrètement sa patronne, Gaby, à qui elle voue une dévotion ambiguë. Elle conserve dans la poche de son tablier une photo de son ancienne maîtresse de maison, photo où l'on peut reconnaitre Romy Schneider.
    • Augustine : belle-sœur de la victime et sœur de Gaby. C'est une vieille fille aigrie, gourmande, hypocondriaque et médisante. Restée vierge, elle rêve de devenir la maîtresse de son beau-frère. Elle noie son chagrin dans les mesquineries et dans la lecture de romans à l'eau de rose. Elle tente de se transformer en femme fatale au milieu du film pour ressembler à sa sœur. Jamais remise de la mort de son père, elle tente de tuer sa mère, lorsque celle-ci reconnaît avoir tué son mari.
    • Marcel : la victime (rôle muet)

    Les chansons interprétées dans le filmm:

    --> Un huis clos avec du suspens, de la finesse dans chaque personnage, à voir et revoir.


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  • Parlez-moi de vous (2012)

    Réalisé par Pierre Pinaud

    Avec Karin Viard, Nicolas Duvauchelle, Nadia Barentin

    A 40 ans, Mélina est la voix la plus célèbre de France. Animatrice à la radio, la nuit à l’antenne elle résout les problèmes affectifs et sexuels des auditeurs avec impertinence, humour et sans tabou. Tout le monde connaît sa voix, mais personne ne connaît son visage.
    Dans la vie, elle évite tout contact et vit comme une vieille fille dans les beaux quartiers. Partie à la recherche d’une mère qu’elle n’a jamais connue, elle découvre que celle-ci vit au sein d’une famille nombreuse, en banlieue. Elle décide de s'approcher d'elle, incognito....

    --> De la nécessité d'être aimé, ou de savoir que l'on peut avoir confiance en sa mère. Il y a des choses graves et de l'humour. Un film qui se regarde avec plaisir.


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  • L'homme de chevet (2009)

    Réalisé par Alain Monne

    Avec Sophie Marceau, Christophe Lambert,Margarita Rosa De Francisco

    D'après un roman d'Eric Holder

    Carthagène, Colombie. Léo, ancien champion de boxe, s'autodétruit dans l'alcool. Son ami Jaïro l'envoie travailler au service de Muriel, jeune femme tétraplégique. Peu à peu, une histoire d'amour passionnée se noue entre eux...

    --> un synopsis bien fade pour un film bien au-dessus de ce résumé. Notamment parce que le synopsis omet la présence de Lucia, les extraits littéraires, le dernier texte de Francis Ponge. Un plaisir de trouver Sophie Marceau et Christophe Lambert dans ce film. Ce film m'a touché, et j'y ai trouvé plus de finesse que je n'en ai lu dans les critiques. A voir éventuellement en réseau avec Intouchables - sorti après -

     

    La critique de Télérama:

    Une fière et belle tétraplégique, recluse dans une maison de Carthagène avec sa gouvernante héroïnomane, réapprend la vie grâce à un ex-boxeur alcoolique qu'elle a pris comme homme de compagnie. Un vieux film de John Huston adaptant Tennessee Williams ? Non, un premier film français qui ne craint pas de la jouer à l'ancienne, avec exotisme moite, dialogues très écrits et sentiments « bigger than life ». Bien sûr, certains riront : ils ne croiront pas une minute à la double rédemption de la battante au corps brisé et du loser à la gueule cassée. Pourtant, la force de ce mélo aux couleurs violentes est d'oser le romanesque, le vrai, celui qui peut, oui, être sur le fil du ridicule, dans un cinéma français qui se spécialise de plus en plus dans la demi-teinte et le minimalisme des sentiments. En gros, L'Homme de chevet est l'anti-Mademoiselle Chambon, alors que les deux films sont adaptés du même auteur, Eric Holder. On se réjouit de retrouver Christophe Lambert, notre Mickey Rourke à nous, dans un rôle qui lui va comme un gant : un mec largué, qui a pris des gnons, mais a encore le ressort du désespoir. Face à lui, Sophie Marceau irradie, hollywoodienne, teint de porcelaine et verbe haut. Du cinoche, quoi.


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  • Lulu femme nue

    Réalisé par : Solveig Anspach
    Avec : Karin Viard, Bouli Lanners, Claude Gensar, Pascal Demolon, Philippe Rebbot.

    À la suite d'un entretien d'embauche qui se passe mal, lulu décide de ne pas rentrer chez elle et part en laissant son mari et ses trois enfants.

    elle n'a rien prémédité, ça se passe très simplement.

    elle s'octroie quelques jours de liberté, seule, sur la côte, sans autre projet que d'en profiter pleinement et sans culpabilité.

    en chemin, elle va croiser des gens qui sont, eux aussi, au bord du monde : un drôle d'oiseau couvé par ses frères, une vieille qui s'ennuie à mourir et une employée harcelée par sa patronne.

    trois rencontres décisives qui vont aider lulu à retrouver une ancienne connaissance qu'elle a perdu de vue : elle-même.

     

    --> le film inspiré de la BD d'Etienne Davodeau; je ne pouvais pas louper ça!

    Je l'ai trouvé plutôt fidèle. Quelques longueurs à l'écran, mais beaucoup d'humanité dans les relations de chaque personnage. Un chouette film, mais qui ne me laissera pas de souvenir impérissable.


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  • Tomboy (2011)

     

    Laure, une gamine de dix ans, « garçon manqué » (tomboy en anglais), s’installe à Paris avec ses parents et sa sœur Jeanne au cours des vacances d'été, mais elle se sent exclue. Un jour elle rencontre Lisa qui la prend pour un garçon, trompée par ses cheveux courts, sa façon de s'habiller et ses allures garçonnières. Laure la laisse croire et dit qu’elle s’appelle Mickaël. Lisa introduit alors ce « Mickaël » auprès des enfants de son groupe d'immeubles et « il » fait rapidement partie de la bande.

    Elle a encore si peu de poitrine qu’elle peut, torse nu, jouer avec eux au football et nager : pour rendre la chose vraisemblable, elle a pris soin de couper le haut de son maillot de bain et de ne garder que le slip. Le gros ennui c’est qu’elle doit à la différence des garçons, s’isoler dans les buissons pour uriner sans être vue. Elle met un morceau de pâte à modeler dans sa culotte pour faire croire qu’elle a quelque chose. La situation se complique quand Lisa tombe amoureuse de « son copain » et que pour la première fois de leur vie les deux s'embrassent. Par ailleurs les autres enfants s'étonnent que Mickaël ne figure pas sur la liste des élèves pour la prochaine année scolaire.

    En l’absence de Laure Lisa vient chez elle, c’est Jeanne qui lui ouvre et elle lui demande Mickaël. Jeanne ne vend pas la mèche mais, au retour de Laure, elle menace sa sœur de tout raconter à leurs parents, cependant elles conviennent qu'elle jouera le jeu et qu’en échange « Mickaël » l'emmènera avec elle quand elle ira jouer avec les autres enfants.

    Bientôt cependant la supercherie se découvre après que, pour protéger sa petite sœur, Laure (c’est-à-dire Mickaël) s'est battue avec un copain, la mère de ce dernier vient se plaindre à celle de Laure. La mère de Laure comprend ce qui s’est passé et joue d’abord le jeu, mais ensuite force Laure à enfiler une robe et, ainsi habillée, l’emmène pour qu’elle avoue son secret à son copain et à Lisa, laquelle est très choquée d'être tombée amoureuse d'une autre fille et de l'avoir embrassée. Quelques jours plus tard le groupe des enfants décide de savoir quel est le vrai sexe de Mickaël et ils demandent à Lisa de l'examiner publiquement. Laure reste quelques jours enfermée chez elle, mais elle finit par sortir et tombe sur Lisa qui lui demande, comme la première fois, comment elle s'appelle et cette fois-ci Laure lui donne son véritable nom.

     


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  • Les sentiers de la gloire (1957)

     

    de Stanley Kubrick

    En 1916, la guerre s'est enlisée dans les tranchées. Le général Broulard, commandant de la division, fait miroiter un avancement et incite le général de brigade Mireau à lancer un de ses régiments à l'assaut d'une très solide position allemande, la Cote 110 et ce, sans renforts ni préparatifs, et avec un bombardement préalable très court, de quinze minutes. Le régiment, emmené par le colonel Dax, est repoussé par le feu ennemi et doit se replier avec de lourdes pertes. Observant la scène, le général Mireau s'aperçoit qu'une partie des hommes n'a pas quitté les tranchées et, de rage, ordonne de faire tirer au canon sur ses propres troupes pour les forcer à attaquer. Mais son ordre, transmis oralement, est refusé par l'officier responsable de l'artillerie.

    Devant cet échec personnel, le général Mireau décide alors de traduire le régiment en conseil de guerre pour « lâcheté ». Il souhaite qu'une centaine de ses hommes soient passés par les armes. Le colonel Dax s'insurge contre cette initiative qu'il juge révoltante. Finalement, le général Broulard décide d'un compromis : seuls trois hommes, un par compagnie, seront jugés.

    Écœuré, le colonel Dax, brillant avocat pénaliste, demande alors l'autorisation au général Broulard de défendre les trois hommes qui seront désignés. Mais tout son talent ne réussira pas à infléchir les juges pour qui la sentence ne fait aucun doute : les soldats seront fusillés le lendemain.

    En dernier recours, le colonel Dax décide de retrouver le général Broulard, pour lui apporter les preuves que le général Mireau a ordonné à son artillerie de tirer sur ses propres troupes. Cela n'empêchera pas l'exécution des trois soldats, mais le général Broulard utilisera cette carte pour ordonner une enquête sur les agissements du général Mireau et offrir ainsi son poste au colonel Dax, croyant que celui-ci a agi par pure ambition. Dax refuse de façon véhémente cet avancement, écœuré par le cynisme du général, et s'empresse de retourner auprès de ses hommes. La scène finale montre la violence et la bêtise des soldats, moquant une prisonnière allemande (interprétée par Christiane Kubrick), puis leur humanité et leur émotivité, quand celle-ci se met à chanter.

    Ce film de Stranley Kubrick, tout comme un autre de ses films, Docteur Folamour, semble résolument antimilitariste, et montre une tragédie.

    --> Un commandement glacial, un film qui ne peut pas laisser indifférent, non censuré, mais pas distribué, il n'arrivera en France qu'après 18 ans!


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  • Le vent se lève

    de Hayao Miyasaki

    Inspiré par le fameux concepteur d’avions Giovanni Caproni, Jiro rêve de voler et de dessiner de magnifiques avions. Mais sa mauvaise vue l’empêche de devenir pilote, et il se fait engager dans le département aéronautique d’une importante entreprise d’ingénierie en 1927. Son génie l’impose rapidement comme l’un des plus grands ingénieurs du monde.
    Le Vent se lève raconte une grande partie de sa vie et dépeint les événements historiques clés qui ont profondément influencé le cours de son existence, dont le séisme de Kanto en 1923, la Grande Dépression, l’épidémie de tuberculose et l’entrée en guerre du Japon. Jiro connaîtra l’amour avec Nahoko et l’amitié avec son collègue Honjo. Inventeur extraordinaire, il fera entrer l’aviation dans une ère nouvelle.

    --> Attention... lent miyasaki, et contrairement à ce qui est diffusé "à partir de 6 ans", je n'en vois pas l'intérêt avant 10/12 ans selon maturité, intérêt de l'enfant. Aucune scène pouvant heurter la sensibilité des jeunes spectateurs, mais ils passeraient largement à côté du film. La musique est magnifique et avec les fauteuils confortables d'un cinéma il ne faut pas manquer de sommeil en venant voir ce film animé car en vous endormant vous manqueriez quelque chose. La poésie du réalisateur est omniprésente. J'ai particulièrement trouvé marquant les scènes du tremblement de terre. Une animation japonaise qui me donne toujours plus envie de connaitre l'histoire singulière de ce pays.


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  • La source des femmes

    Leila est témoin de la chute d'une jeune femme enceinte, en revenant de la source et qui fait une fausse couche. Cet événement lui fait réfléchir à la condition des femmes et Leila s'évertuera dès lors de persuader les autres femmes du village que c'est aux hommes qu'incombe la pénible tâche de chercher l'eau à la source dans la montagne. Pour arriver à leur fin, les femmes décident de faire la grève de l'amour.

    --> A voir, à réfléchir. A couper le souffle.

    Thèmes du film (source wikipédia):

    Si, au départ, le thème traite de la condition féminine dans un village montagnard, d'autres thèmes sont abordés comme :

    • les mariages arrangés, surtout pour les très jeunes filles, la virginité avant le mariage (Leila s’est fait « recoudre »), la répudation et la contraception la violence conjugale, y compris le viol par le mari
    • l'extrémisme musulman, la montée du fondamentalisme religieux, l'interprétation du Coran et le port du hijab (le voile)
    • l'accès à l'eau et les conséquences de son manque sur la biodiversité
    • la scolarisation et l'éducation

    La venue des touristes occidentaux et la présence d’une administration lourde et corrompue est également illustrée dans le film.


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  • Le loup de wall street (2013)

    De Martin Scorsese

    Avec Leonardo di Caprio, Jonah Hill, Matthew McConaughey.

    L’argent. Le pouvoir. Les femmes. La drogue. Les tentations étaient là, à portée de main, et les autorités n’avaient aucune prise. Aux yeux de Jordan et de sa meute, la modestie était devenue complètement inutile. Trop n’était jamais assez…

    --> 2h59, sans ennui. Un thème qui me dépasse. Deviendra probablement un film culte. (l'est déjà?). A voir!

     


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  • Duel au soleil (1946)

     

    Scott Chavez est condamné à la pendaison pour avoir assassiné sa femme et l'amant de sa femme, qui multipliait les aventures extra-conjugales. Avant de mourir, il confie sa fille, Pearl (Jennifer Jones), à une ancienne amie, Laura Belle McCanless (Lillian Gish), installée dans un ranch texan avec son mari, Jackson, sénateur infirme, et ses deux fils, Jesse (Joseph Cotten) et Lewt (Gregory Peck). Pearl est fort mal accueillie par le père, mais plaît immédiatement aux deux frères. Jesse, un gentleman, garde ses sentiments pour lui alors que son cadet, Lewt, un voyou sans scrupules, cherche aussitôt à séduire la jeune fille. Pearl, qui a promis à son père de devenir une jeune fille honorable, résistera autant qu'elle peut avant de céder à Lewt, dont elle devient physiquement dependante, mais qui ne veut en aucune façon, l'épouser. Elle choisit alors d'épouser un autre homme, Sam Pierce. Elle ne l'aime pas, il est pauvre et plus âgé qu'elle mais se propose de la rendre heureuse. Ne pouvant supporter cette nouvelle, Lewt le retrouve et le tue. Désormais recherché pour meurtre, il fuit. Une nuit, de passage au ranch, il retrouve Pearl, qui l'éconduit tout d'abord, mais qu'il parvient à charmer. Il se cache dans la chambre de Pearl pour éviter le shérif qui le cherche. Pearl dans un élan de passion, se propose de suivre Lewt. Mais égoïstement, il la rejette, préférant de très loin sa liberté. Il part, laissant Pearl en pleurs. À la mort de Laura-Belle, Pearl est effondrée. Jesse la prend sous son aile. Lewt, ayant eu vent de cette nouvelle, retrouve Jesse et tire sur lui. Il envoie ensuite l'un de ses complices faire dire à Pearl de le retrouver pour un dernier baiser avant sa fuite. Craignant pour la vie de Jesse, elle le rejoint dans les montagnes burinées et brûlantes sans avoir aucunement l'intention de l'embrasser. Sur place, elle lui tire dessus . Elle atteint son objectif, il est touché par une balle, s'écroule. Il agonise. Pearl, également touchée à la poitrine, rassemble ses dernières forces pour le rejoindre. Lewt ne veut pas mourir solitaire lui dit qu'il l'aime. Ils meurent ainsi, dans les bras l'un de l'autre.


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  • En solitaire

    Yann Kermadec doit remplacer au pied levé le navigateur principal de DCNS au départ du Vendée Globe. Après quelques jours de course, Yann alors en tête, est contraint de faire une halte forcée pour réparer son safran endommagé. Son tour du monde va en être bouleversé…

    --> Si on aime la voile et le Vendée Globe, il faut le voir, sinon, passer son chemin.


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  • Sur le chemin de l'école

    Les destins de quatre enfants, prêts à relever tous les défis pour aller à l’école et ainsi changer de vie. Parmi ces héros du quotidien, il y a Zahira, une jeune marocaine, qui chaque semaine, emprunte un chemin long, sinueux et dangereux pour quitter les monts de l’Atlas où vivent ses parents et pour rejoindre l’école. Trois enfants comme elle tentent l'aventure, bravent mille difficultés, car chacun est conscient que l'éducation leur assurera un avenir meilleur. Certains se déplacent à pied, à vélo ou à cheval, d’autres en pirogues, en bus, en train ou en traîneau...

    --> 4 enfants qui nous surprennent, un film qui est un hymne à l'école, à l'instruction. A voir en VO: les dialogues en français sonnent faux. C'est bien d'une docufiction qu'il s'agit pourtant.


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    Le tambour (1979)

    L'histoire du Tambour est racontée sous la forme d'un long monologue, dont le narrateur n'est autre que le héros lui-même, Oskar Matzerath, un bien étrange personnage. Doté d'une intelligence innée hors du commun, il reçoit en cadeau, pour son troisième anniversaire vers la fin des années 1920, un tambour de fer-blanc laqué rouge et blanc. Ce jour-là, il décide de ne jamais rejoindre le monde des adultes et de cesser de grandir. Il va ainsi conserver sur le monde un regard d'enfant implacable et inflexible. Niant toutes les convenances sociales et espérances, il se sert de son tambour pour éprouver le monde et pour battre la mesure de l'humeur ambiante. Ainsi, figé dans son corps de petit garçon de trois ans, son tambour en permanence rivé à son cou, le narrateur raconte sur un mode épique et très noir sa traversée des années 1930, de la Seconde guerre mondiale et de la revitalisation économique qui s'ensuit.

    --> un film chef d'oeuvre, riche en métaphores. Un film initiatique dans lequel un enfant décide de ne plus grandir à l'âge de 3 ans. On parcourt avec son monologue 20 années à Dantzig.


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  • Les raisins de la colère

    Réalisé par John Ford

    Avec Henry Fonda, Jane Darwell

    Ce film fort raconte l'histoire de la famille Joad, lors de la grande dépression  américaine marquée par les séquelles de la crise économique et le Dust Bowl dans le sud du pays. Il raconte la vie des Américains poussés sur les routes et plongés dans la misère pendant la crise économique de 1929 lorsqu'ils sont chassés de leurs terres par les banques qui prennent possession de leurs biens fonciers.

    Ce sont d'honnêtes gens, qui ne cherchent ni la richesse ni la facilité, mais seulement un endroit pour vivre de leur travail et gagner honnêtement leur vie.

     

    --> Film à deux oscars, en ce moment, nous regardons des monuments du cinéma. Je découvre cette catastrophe américaine liée au "dust bowl", juste après la crise économique, qui mit des milliers de migrants sur les routes. Un film poignant, qui donne envie de lire le livre, ou d'autres romans de Steinbeck.


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    Star wars, ce sont deux trilogies. Certains discutent pour savoir quelle trilogie il faut regarder en premier (dans l'hypothèqe où vous n'ayiez vue aucun épisode).

    Nous aovns donc regardé les épisodes 4, 5 et 6 qui correpondent à la première trilogie réalisée.

    L'autre trilogie viendra apporter des explications à cette première trilogie.


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  • Farenheit 451

    Réalisé par François Truffaut

    Avec Oskar Werner, Julie Christie, Cyril Cusak

    Après avoir lu le roman de Ray Bradbury - coup de coeur - j'ai cherché l'adaptation de Truffaut. Il fallait la commander à l'étrnager.

    Et ce midi, à la fnac, dans les offres "5 CD pour 25 euros", le titre tnat recherché. Il fallait le regarder immédiatement. Le livre est fidèle aux souvenirs que j'ai du roman, il a été à la hauteur de mes espérances. à diuffuser.

    L'histoire:

    Dans un pays indéfini, à une époque indéterminée, la lecture est rigoureusement interdite : elle empêcherait les
    gens d'être heureux. La brigade des pompiers a pour seule mission de traquer les gens qui possèdent des livres et
    de réduire ces objets en cendres.
    Guy Montag, pompier zélé et citoyen respectueux des institutions, fait la connaissance de Clarisse, une jeune institutrice qui le fait douter de sa fonction. Peu à peu, il est à son tour gagné par l'amour des livres.

     


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  • Mille milliards de dollards (1982)

    de Henri Verneuil

    Avec Patrick Dewaere (Paul Kerjean), Caroline Cellier (Hélène Kerjean), Charles Denner (Walter), Anny Duperey (Laura Weber), Jeanne Moreau (Mme Benoît-Lambert)

    Paul Kerjean, journaliste « grand reporter », reçoit un jour un coup de téléphone anonyme. Son interlocuteur accuse Jacques Benoît-Lambert, un industriel, d'avoir reçu un pot-de-vin, pour céder à une société multinationale une usine française. L'enquête de Kerjean confirme cette accusation.

    Il publie un article retentissant sur l'affaire et un scandale éclate. Le lendemain, on retrouve le cadavre de Jacques Benoît-Lambert qui semble s'être tiré une balle dans la tête. Kerjean approfondit alors ses recherches et découvre qu'une organisation secrète est impliquée dans l'affaire. Sa vie est elle-même en danger.


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  • Le samouraï (1967)

    Réalisé par Jean-Pierre Melville

    Avec Alain Delon (Jef Costello), François Périer (le comissaire), Nathalie Delon (Jane Lagrange, maîtresse de Costello), Cathy Rosier (Valérie, la pianiste)

    Le film est l'histoire de Jef Costello (Alain Delon), un tueur professionnel extrêmement solitaire, et de sa lutte silencieuse pour survivre.

    Jef Costello est chargé de tuer le patron d'une boîte de jazz, ce qu'il fait au début du film. En sortant du bureau où git le cadavre de Martey, sa victime, il croise la pianiste du club, Valérie. Malgré un alibi très bien conçu, il est suspecté par le commissaire chargé de l'enquête ; la pianiste de la boîte de nuit nie le reconnaître, ce qui est faux, et lui permet d'être relâché. Jef ne comprend pas pourquoi elle agit ainsi. Il va ensuite au point de rendez-vous convenu avec son employeur pour récupérer l'argent du contrat.

    Un homme blond, qui fait office d'intermédiaire, tente de le payer d'une balle dans le cœur mais, grâce aux réflexes de Costello, ne l'atteint qu'au bras. Jef doit maintenant remonter à la source et trouver ceux qui ont cherché à le tuer, tout en échappant à la police qui guette ses faits et gestes. S'ensuit alors une traque dans Paris, dans le métro, de laquelle Jef se tire indemne. Cependant, une fois rentré chez lui, il est accueilli revolver au poing par l'homme qui déjà auparavant l'avait blessé. Celui-ci n'a cependant aucune intention meurtrière, il le paye en fait pour l'assassinat de Martey et lui fait une avance pour une nouvelle mission.

    De par son sang-froid et son calme, Costello arrive à pousser son adversaire à ranger son arme, puis lui saute dessus, le maîtrise et lui fait dire qui l'envoie, et l'adresse où le trouver.

    Il se rend à cette adresse et constate qu'il s'agit de l'endroit où vit la pianiste. Il y retrouve néanmoins celui qu'il cherchait, son commanditaire, qu'il assassine. Après cela, il retourne dans la boîte de nuit, sort son revolver et le pointe sur la pianiste : elle est la nouvelle cible. La police l'attendait et l'abat sur place avant de découvrir que son revolver n'était pas chargé.

    --> Dans la série des films de qualité, Le samouraï a toute sa place. Le personnage de Jef Costello, est incroyablement solitaire, il parle peu. Un beau jeu d'acteur.


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  • La fille de Ryan

    de David Lean

    Avec Robert Mitchum, Trevor Howard, Chritopher Jones... 

    Pendant la Première Guerre mondiale, à Kirrary, petit village irlandais isolé. Rosy Ryan, la fille du cabaretier, romantique et discrète, est secrètement amoureuse de l'instituteur Charles Shaughnessy, un veuf d'une quarantaine d'années. Un secret qui ne dure guère : Rosy et Charles finissent par convoler en justes noces. La déception guette pourtant la jeune épouse. Son mari est certes irréprochable, mais il est aussi redoutablement ennuyeux. Cette existence terne précipite bientôt Rosy dans une nouvelle passion. Elle s'éprend de Randolph Doryan, un jeune officier anglais qui, après avoir été grièvement blessé au combat, a pris le commandement de la petite garnison du village...

    --> Un film que j'ai pris malheureusement en route. Splendides: les paysages, la réalisation. Epouse insatisfaite, sorte de Madame Bovary irlandaise, Rosy commet l'adultère avec un chef de garnison anglaise.


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    Réalisé par Claire Simon

    Gare du nord (2013)

    Avec Nicole Garcia, Reda Kateb, François Damiens

    Paris, Gare du Nord, tout peut y arriver, même des trains. On aimerait y rester, mais il faut se dépêcher... Comme des milliers de vies qui s’y croisent, Ismaël, Mathilde, Sacha et Joan vont s’y rencontrer. Chaque jour, Ismaël est ébloui, fasciné, épuisé par ce lieu. C’est sur le quai du RER qu’il voit Mathilde pour la première fois. Peu à peu, ils tombent amoureux. Ils croisent Sacha et Joan. Sacha est à la recherche de sa fille disparue, Joan passe sa vie dans cette gare entre Lille, Londres et Paris. La gare est comme une bulle que tous traversent, Français, immigrés, émigrés, voyageurs, fantômes... C’est un carrefour où chaque vie passe vite et disparait.

    --> Quelques histoires de fantômes sont en trop; l'idée de s'arrêter sur un lieu de passage était séduisante. Malheureusement j'ai somnolé à plusieurs repirses, et me suis carrément edormi pendant la rencontre débat avec la réalisatrice...


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  • Ariane (1957)

    réalisé par Billy Wilder

    avec  Gary Cooper, Audrey Hepburn, Maurice Chevalier

    Claude Chavasse, veuf et détective privé, habite un appartement du 5ème arrondissement de Paris avec sa fille Ariane, élève au conservatoire de musique. Claude reçoit Monsieur X, un nouveau client qui lui a confié la mission d'épier les faits et gestes de sa femme qu'il soupçonne d'avoir une liaison extraconjugale. Lorsque Claude lui confirme l'adultère de son épouse avec Frank Flannagan, célèbre homme d'affaires américain mûrissant, mais fameux don Juan, qui loue toujours la même suite au Ritz lors de ses séjours parisiens, Monsieur X prend un coup de sang et menace d'aller tuer son rival sur-le-champ. Ariane, séduite par la prestance de Flannagan qu'elle voit fréquemment en photo dans les magazines, veut le prévenir et opte pour la solution radicale : elle se rend au Ritz. Comme le mari est déjà sur les lieux, un stratagème s'impose dans l'urgence : Ariane prend la place de Madame X qui n'a que le temps de s'échapper par la fenêtre quand son mari fait irruption dans la suite avec son révolver à la main. Lorsqu'il découvre Ariane au lieu de sa femme dans les bras de Flannagan, Monsieur X est apaisé et confus. Cependant, Ariane est tombée sous le charme du don Juan qui lui propose un rendez-vous. Pour se mettre au diapason du cynique séducteur, elle s'invente un personnage d'aventurière collectionnant les amants sans jamais s'attacher, ce qui intrigue Frank d’autant plus qu’elle refuse de lui dévoiler son identité (mais sachant que son prénom commence par la lettre « A », il la surnomme « Adolphe » ou « Brindille ») et ils se retrouvent régulièrement l'après-midi lorsque celui-ci est à Paris. La supercherie d'Ariane est éventée par son père alerté par de nombreux indices semés par les mensonges de sa fille. Comprenant qu'Ariane est profondément amoureuse de Flannagan, Claude révèle la vérité à ce dernier qui réalise alors qu'il est sincèrement épris et épouse la jolie menteuse parisienne.

    --> un coup de coeur pour la mise en scène, et les pointes d'humour.


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  • Les enfants terribles

    Réalisé par Jean-Pierre Melville d'après Jean Cocteau

    Après la mort de leur mère, Élisabeth et Paul, frère et sœur orphelins livrés à eux-mêmes et liés par une affection exclusive, vivent ensemble dans leur grand appartement parisien. Ils se sont construits un univers chimérique régi par de sibyllins symboles. Leur chambre est un véritable sanctuaire où trône un « trésor » chargé d'une signification également connue d'eux seuls. Élisabeth rencontre Michaël et l'épouse, mais, le jour suivant, il meurt lors d'un accident sans que leur mariage ait été consommé. Elle hérite de la fortune de Michaël, dont un vaste hôtel particulier où Paul vient la rejoindre avec leur fameux trésor. Gérard, un camarade de Paul et son amie Agathe, qui ressemble étrangement à Dargelos (un collégien que Paul idolâtre), viennent bientôt habiter avec eux. Mais lorsqu'Élisabeth comprend que l'amour naît entre son frère et Agathe, telle une divinité grecque, une sorte de Parque, elle tisse une toile machiavélique afin que son frère ne puisse lui échapper. Comme dans toutes les tragédies antiques, l'issue ne pourra être que fatale.

    --> Une impression mitigée, un film qui demande à être revu. De l'implicite, de la poésie et du machiavélisme... je n'ai pas tout compris du premier coup. Le sujet est aussi surprenant: on aborde la fin de l'enfance, une adolescence en passe d'achèvment, mais on ne sait pas trop: les us et coutumes des années 2000 ne sont plus ceux des années 50. C'est d'ailleurs pe coeur du film. Plus vraiment enfant mais pas déjà adulte. L'ambigüité (normal, nécessaire ?) des sentiments entre le frère et sa soeur. Avec tout la pudeur d'un film des années 50: des sous entendus, mais rien de très clair... est-ce volontaire pour mettre en exergue la complexité de leur âge (ici amplifié par le deuil de la mère).

    Le récit de Cocteau relève aussi de quelque chose de fontastique qui amène le film sur une réalisation tout particulière.

    lire ici: http://culture-et-debats.over-blog.com/article-5375921.html  (note: site d'un mouvement homophile)

     


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