• Nuala O'Faolain     Nuala O'Faolain

    L'écriture de Nuala O'Faolain, en compagnie d'Emmanuelle Devos

     

    Ca peut pas faire de mal - Guillaume Gallienne - France Inter - Du lundi au vendredi 15h00

    Quand j’avais vingt ou trente ans, je ne connaissais pas la peur. On ne peut pas dire que j’avais tous les hommes que je voulais, loin de là. Mais les gens remarquaient toujours ma présence. Puis j’étais entrée dans la quarantaine. Le jeu – le jeu de la séduction – occupait une place si centrale dans ma vie que j’avais de la peine à croire qu’il touchait à sa fin. Et, à l’approche de la cinquantaine, ç’avait été comme si les gradins se vidaient et que je me retrouvais seule au milieu d’une arène déserte. Et maintenant ? Maintenant ?

    Nuala O'Faolain

    Ce regard émouvant et lucide sur les différents âges de la féminité, est celui d’une grande dame de la littérature irlandaise, hélas disparue il y a tout juste dix ans, en 2008 : il s’agit de Nuala O’Faolain.

    Journaliste radio, puis chroniqueuse dans la presse écrite, Nuala O’Faolain s’est mise à écrire précisément à l’âge où elle s’interroge : « Et maintenant ? et maintenant ?». En 1996, à 56 ans, elle publie son premier livre, une autobiographie intitulée On s’est déjà vu quelque part ?, qui devient un best-seller aux Etats-Unis.  

    En France, où toute son œuvre est éditée chez Sabine Wespieser, elle connaît la consécration en 2006, lorsque son 4e livre, L’Histoire de Chicago May, un western haletant sur les traces d’une « Calamity Jane » irlandaise, est récompensé par le Prix Femina Etranger. 

    Cette écriture, audacieuse et féministe, est à l’image de mon invitée de ce soir, une magnifique comédienne qui s’empare avec autant de talent des grands textes de théâtre, que des grands sujets de société au cinéma : Emmanuelle Devos.

     

    Avec les extraits suivants :

    1. Best Love Rosie, traduction de Judith Roze (2008)

    2. L'histoire de Chicago May, traduction de Vitalie Lemerre (2006)

    3. Chimères, traduction de Stéphane Camille (2001)

    4. et 5. On s’est déjà vu quelque part ? traduction de Julia Schmidt et Valérie Lermite (2005) : portrait de la mère et mort du père

    6. J’y suis presque, traduction de Stéphane Camille (2003)

    7. Le mot de la fin avec Rosie 

    Toute l'oeuvre de Nuala O'Faolain est actuellement rééditée en collection poche aux éditions Sabine Wespieser.

     

     


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  • Laëtitia, mon étoile!

    Affaires sensibles - Fabrice Drouelle - France Inter - Du lundi au vendredi 15h00

    Aujourd’hui Affaires sensibles vous propose "Laëtitia, mon étoile !" une fiction écrite par François Luciani et réalisée par Michel Sidoroff. Jean Lafourcade travaillait à la banque mais sa place été prise par un robot dénommé Laëtitia. Invité Ariel Kyrou, journaliste spécialiste de l’Intelligence Artificielle.

     

    C'est l’histoire de Jean Lafourcade, cadre d’une cinquantaine d’années qui travaillait dans la banque. 

    Aujourd’hui il a rendez-vous avec Marlène Rocca, adjointe aux Relations Humaines, pour envisager son licenciement.

    Ça, c’était il y a deux ans. 

    Entre temps les bureaux de l’agence ont fermé. Les conseillers clientèle ont été remplacés par des robots. Lui le premier. 

    En l’espace de dix-huit mois, la banque a licencié 950 personnes et fermé 3.000 agences sur le territoire. Il y eut des manifestations, des grèves, des heurts avec la police. 

    Jean n’aime pas la violence. Alors, il a  fait comme tout le monde, il a accepté l’ordre nouveau… Voilà pour le début de la fiction….

    Mais dans le monde réel nous en sommes déjà là : en cherchant dans la presse et sur Internet des informations, des explications à cette nouvelle révolution portée par l’intelligence artificielle nous avons découvert cette publicité d’une banque française, un vrai scénario de fiction et pourtant bien réel ! Cet article de communication institutionnelle commence ainsi :

    « Notre banque est l’une des premières banques françaises. Ses 5 000 caisses et agences reçoivent chaque jour plus de 350 000 demandes en ligne. Traiter un tel flux, tout en maintenant la qualité de la relation client, était un défi majeur. Il fallait réinventer le rôle de conseiller, faute de quoi la banque risquait de perdre son atout concurrentiel. Après étude, La banque a alors sollicité IBM pour réfléchir à une solution capable de libérer les conseillers des tâches répétitives pour leur permettre de se consacrer davantage aux conseils à forte valeur ajoutée. Puis nous avons appris que l’application cognitive Watson était en cours de développement et nous avons saisi cette opportunité. Grâce à l’intelligence artificielle et aux robots nos conseillers ont pu se consacrer à d’autres tâches… »

    Alors fiction ou réalité ? Progrès ou Cauchemar ? 

    Certains s’inquiètent de l’arrivée de robots intelligents destructeurs d’emplois, voire d’une Intelligence Artificielle consciente qui remplacerait l’humanité. D’autres y voient au contraire un nouveau champ de progrès pour l’Homme !

    Qu’en pense Jean Lafourcade le personnage de notre fiction dont la place à la banque où il travaillait a été prise par un robot dénommé Laetitia ?

    Extrait du scénario

    Scène N°2 Watson, Jean et Laetitia

    Watson : Bonjour, Jean. Bienvenue sur Watson.com. Vous êtes connecté sous le système d’exploitation  Mac OS Sierra 10.12.6. adresse IP 194.28.12.1 D’accord, Jean?

    Jean Lafourcade : Oui. Sans aucun doute.

    Watson : Oui ou non ? Répondez d’une voix claire et bien en face de l’écran, s’il vous plaît, Jean.

    Jean Lafourcade : Ok.

    Watson : D’accord, Jean. Je vais vous accompagner dans le paramétrage du profil de compte. Souhaitez-vous ouvrir un compte sur Watson.com?

    Jean Lafourcade : OUI.

    Watson : D’accord, Jean. Acceptez-vous les conditions générales en annexe  au lien suivant : http.deux points.double slash.point.watson.point.conditions.tiret.point.générales.point?

    Jean Lafourcade : Ok.

    Watson : Pour la gestion de vos avoirs, choisissez-vous l’optimisation des placements prévue au contrat ?

    Jean Lafourcade : Oui.

    Watson : D’accord, Jean. On se dit « tu » ou « vous » ?

    Jean Lafourcade : Pardon ?

    J’ai compris assez vite que Watson validait mes réponses au fur et à mesure qu’il répétait « d’accord, Jean » comme on appuie sur la touche « enter ».  C’était un moyen rapide d’alimenter l’algorithme et de croiser mes données personnelles avec la basse de données IBM et les profils voisins. Je lui répondais calmement, au fil de l’eau…

    Watson : Je répète. Préférez-vous conserver le vouvoiement ?

    Jean Lafourcade : Tu. C’est plus simple.

    Watson : D’accord, Jean. Pour un conseiller en ligne, quelle est ta préférence, un homme ou une femme ?

    Jean Lafourcade : Une femme.

    Watson : D’accord, Jean. Tu peux choisir un prénom dans cette liste de femmes: Amanda, Christina, Nawel, Ursula, Laetitia, Patricia, Ornella…

    Jean Lafourcade : Laetitia.


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  • Françoise Dolto

    Françoise Dolto

    Françoise Dolto, une révolution?

    Affaires sensibles - Fabrice Drouelle - France Inter - Du lundi au vendredi 15h00

    Les grandes affaires, les aventures et les procès qui ont marqué les cinquante dernières années.

    Son idée que l’enfant n’est pas la propriété des parents a été révolutionnaire. Ce soir, Affaires Sensibles tentera de comprendre comment, à travers cette trajectoire singulière et à contre-courant, Françoise Dolto a révolutionné notre regard et notre rapport à l’enfant.

    Aujourd’hui, dans ce premier volet, nous reviendrons sur le parcours, les travaux et la présence médiatique de Françoise Dolto. Il s'agit de comprendre comment, à travers cette trajectoire singulière et à contre-courant, elle a révolutionné notre regard et notre rapport à l’enfant. Demain, dans la fiction, nous nous intéresserons à ses années de jeunesse. Deux émissions chronologiquement inversée, comme le reflet de Françoise Dolto elle-même, qui, vers la fin de sa vie, est revenue sur sa propre enfance pour éclairer ses travaux d’un jour nouveau.

    Prendre en compte les souffrances et les désirs de l'enfant, l’écouter et lui parler comme une personne à part entière... Aujourd’hui, ces considérations paraissent évidentes et tenant du bon sens. Pourtant, il a fallu que Françoise Dolto mette cette thèse en pratique, l’explique, l’écrive, pour que ce regard sur l’enfant change et qu’une révolution se mette en marche. Ce qui ne fût pas sans conséquence, bien sûr. Objet d’un véritable culte, vénérée par les uns, honnie par les autres, Françoise Dolto laisse un héritage contrarié, sur lequel s’affrontent médecins, psychanalystes et éducateurs. Car Françoise Dolto tient une place à part dans l’histoire de la psychanalyse : reconnue pour son génie clinique, elle n’a pas fait « œuvre » théorique.... Un hiatus qui a ouvert la voie à diverses interprétations et critiques.

    Se pencher sur le parcours de Françoise Dolto, c’est donc traverser cinquante ans d’histoire de la psychanalyse française, et c'est ausculter une méthode qui elle-même s’est construite sur le scandale, le débat et la rupture.

    Pour nous accompagner au cours de ces deux émissions, nous recevons Elisabeth Roudinesco, historienne et psychanalyste, auteur d’une Histoire de la psychanalyse en France (Fayard) et de plusieurs biographies sur Jacques Lacan ou Sigmund Freud, et qui a connu Françoise Dolto.


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    Marguerite Duras

    Marguerite Duras et le Goncourt: une histoire en deux temps

    Affaires sensibles - Fabrice Drouelle - France Inter - Du lundi au vendredi 15h00

    Les grandes affaires, les aventures et les procès qui ont marqué les cinquante dernières années.

    Marguerite Donnadieu, dite Duras, est née le 4 avril 1914 en Indochine, où ses parents sont enseignants. Son père est natif du Lot-et-Garonne, sa mère est fille de fermiers du Pas-de-Calais. Elle a déjà deux grands frères, Pierre, cinq ans, qui restera toujours le préféré de la mère et Paul, deux ans, celui que Marguerite appellera le petit frère. La famille a pu croire quelque temps aux mirages de la vie coloniale (belle maison de fonction, belle situation) mais, malade, le père est rapatrié en urgence en France où il meurt seul. La mère de Marguerite est envoyée comme simple institutrice dans un village du delta du Mékong.

    La fin de ses économies est emportée par le projet insensé de contenir la mer avec des barrages faits de sacs de sable et de rondins. Ruinée, elle n’est plus que le fantôme d’elle-même. Marguerite, qui a 15 ans, est envoyée au lycée à Saigon. C’est là que son chemin croise celui d’un jeune homme de 27 ans, un Chinois, fils d’un homme immensément riche. La mère est favorable à cette relation, d’autant que le Chinois participe financièrement à la vie de la famille. Marguerite ramène l’argent de son amant à la maison et récolte en échange les coups de sa mère dépressive et de son frère aîné.

    L’idéal serait le mariage. La mère est prête à s’y résoudre malgré la mésalliance que cela représente, mais le père du Chinois, lui, s’y oppose. La rupture, moyennant finance, est inévitable. Toute la communauté de Saigon étant au courant du scandale, Marguerite doit quitter l’Indochine pour la France.

     C’est l’histoire de cette liaison que Marguerite Duras racontera une première fois dans Un barrage contre le Pacifique , puis, trente-cinq ans plus tard, dans L’Amant.

    Née Donnadieu en Indochine. Le père meurt et le début d'une vie difficile avec seulement sa mère institutrice dans le delta du Mékong. Deux grands frères de 5 et 2 ans ses aînés.

    C'est aussi un bout de l'histoire de la colonisation de l'Indochine.


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  •  Marcel Proust

    1915 - Une journée dans la vie de Marcel Proust

    Émouvante évocation de la belle relation du grand écrivain avec sa gouvernante Céleste Albaret

    Avril 1915 à Paris. L’Europe est en guerre depuis huit mois, une guerre qui s’enlise ; quoique qu’en disent les journaux et leurs communiqués patriotiques. L’atmosphère est étrange dans la capitale : on ne voit plus d’hommes jeunes dans les rues ; ils sont tous au front. Tous, sauf un : cet homme de 43 ans, qui a été réformé en raison de son asthme et vit cloîtré dans son appartement du 102 boulevard Haussmann. 

    La nuit, alors que le ciel s’illumine des projecteurs de la défense antiaérienne, Marcel Proust écrit. Il écrit pendant des heures, assis dans son lit, éclairé par une petite lampe à l’abat-jour vert. L’écrivain est un homme pressé. Aura-t-il le temps d’achever son œuvre, sa « cathédrale » comme il l’appelle ?

    --> 1871-1922 (51 ans) Juif, homosexuel, malade (asthme). Parents morts en 1903 et 1905. Journée du 13 avril 1915, où les réformés doivent se présenter à un contrôle. La fiction présente les sentiments de Marcel Proust et l'attitude de sa "gouvernante" Céleste (épouse d'Odilon, qui avait été embauché comme chauffeur par M.Proust avant la guerre). Surprenant témoignage de Céleste en 1949 qui parle d'un personnage gentil et tyrannique! La maladie de Proust était effective, il mourra des suites d'une pneumonie, mais on peut noter au passage que les artistes de renommé, engagés dans la guerre était généralement protégés du front.


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  • Philippe de Dieuleveult

    Philippe de Dieuleveult

    La disparition de Philippe de Dieuleveult

    Affaires sensibles - Fabrice Drouelle - France Inter - Du lundi au vendredi 15h00

    Les grandes affaires, les aventures et les procès qui ont marqué les cinquante dernières années.

    Affaires Sensibles vous emmène en 1986, le 6 août. Ce jour-là, Philippe de Dieuleveult disparaissait au Zaïre dans des circonstances aujourd'hui encore mystérieuses

    Mercredi 19 octobre dernier, en République démocratique du Congo, des « journées villes mortes » étaient organisées à travers tout le pays. Une mobilisation lancée par l’opposition politique au président Joseph Kabila. Ce dernier, en poste depuis 2001, refuse de partir à la fin de son mandat, le 19 décembre prochain, comme l’y contraint la Constitution. Un mois auparavant, en septembre, les manifestations avaient fait au moins 53 morts selon l’ONU. De nouveau, la RDC, l’un des plus grands pays d’Afrique, surgit au cœur de l’actualité sur fond de crise politique et d’instabilité chronique.

    Il y a trente ans, c’est d’une toute autre manière que le pays s’est invité en Une des journaux français. Le 6 août 1985, Philippe de Dieuleveult, un journaliste rendu célèbre par le jeu télévisé la « Chasse au trésor » disparaît, avec six autres personnes, lors d’une aventure sur les rives du fleuve Zaïre. Pendant plusieurs semaines, la France se tourne vers ce pays qui s’appelle alors le Zaïre justement, pour suivre au jour le jour, la recherche des naufragés. Les investigations, infructueuses, concluent finalement à une noyade dans les terribles rapides du fleuve. Fermer le rideau.

    Oui, sauf que d’emblée, des témoignages troubles, des éléments incohérents et un contexte politique délicat laissent apparaître de nombreuses zones d’ombre. On évoque une possible bavure de l’armée zaïroise, voire une exécution, pour expliquer la disparition de de Dieuleveult et de ses six amis. C’est que cette affaire nous plonge au cœur d’un Zaïre alors dirigé par le Maréchal, et surtout dictateur, Mobutu, qui règne avec autorité sur ce pays depuis vingt ans.


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  • Renault

    Renault et le scandale des faux espions chinois

     

    Affaires sensibles - Fabrice Drouelle - France Inter - Du lundi au vendredi 15h00

     

    Les grandes affaires, les aventures et les procès qui ont marqué les cinquante dernières années.

    C'était en janvier 2011. Trois ingénieurs de Renault étaient brutalement mis à pied, accusés d'espionnage au profit de la Chine. Affaires Sensibles revient sur cette vraie-fausse histoire d'espionnage.

    … Lorsqu’elle éclate, en janvier 2011, la presse et les médias en font immédiatement leurs gros titres. Partout, on peut lire et entendre que le constructeur automobile, Renault, 4ème groupe mondial du secteur, fleuron de l’industrie et de l’ingénierie française, aurait été la cible d’espionnage industriel! Oui « espionnage » et qui plus est de la part de 3 de ses employés, 3 ingénieurs très hauts placés !!

     

    Au même moment, de nombreux responsables politiques montent au créneau et accusent publiquement un acteur étranger d’être derrière toute cette opération. Très vite, on pointe du doigt la Chine, réputée pour son usage et ses réseaux d’intelligence économique ! Sur les plateaux de télévision, le PDG de Renault, Carlos Ghosn prend même la parole et affirme détenir des « certitudes » dans toute cette affaire!

     

    … Tout laisse donc à penser que le dossier est grave et que l’enquête va révéler comment des « agents » à la solde des chinois ont réussi à piller les brevets technologiques de l’entreprise ! Or à la surprise générale, il n’en sera rien… Quelques semaines plus tard, on découvre en effet qu’il n’existe dans ce dossier aucune preuve… aucun témoignage… uniquement la lettre de dénonciation d’un corbeau !

     

    … L’affaire des espions chinois de Renault prend alors une toute autre tournure. Et de dossier d’espionnage international, elle se transforme en une gigantesque affaire d’escroquerie! De victime, la direction de Renault devient à son tour accusée ! Et le grand public découvre le visage de 3 hommes, 3 employés modèles du constructeur automobile : Michel Balthazard, Mathieu Tenenbaum et Bertrand Rochette. Accusés, blâmés et licenciés à tort, sur la base de simples suspicions ! Une honte dans un pays comme le notre où la présomption d’innocence est pourtant un droit fondamental !

    … Alors comment on en est arrivé là ? Comment cette affaire d’espionnage a-t-elle basculée en une rocambolesque affaire d’escroquerie ? Comment les responsables de Renault ont-ils pu se laisser berner et accuser à tort 3 de leurs ingénieurs ?


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    Watergate

    Watergate

    L'affaire du Watergate ou la chute du président Nixon

     

    Affaires sensibles - Fabrice Drouelle - France Inter - Du lundi au vendredi 15h00

     

    Les grandes affaires, les aventures et les procès qui ont marqué les cinquante dernières années.

    Ce soir dans Affaires Sensibles, le scandale du Watergate, une affaire d'espionnage politique qui aboutit, en 1974, à la démission de Richard Nixon, alors président des États-Unis.

    Dans la nuit du 17 juin 1972, le Président sortant, Richard Nixon, est en pleine campagne pour sa réélection. Mais on apprend dans la presse que cinq hommes ont tenté de mettre sur écoute les téléphones du QG du candidat démocrate installé dans l’immeuble du Watergate à Washington. L’affaire n’a aucune conséquence sur le résultat de l’élection, mais quelques mois plus tard, elle ressurgit et fait la Une de tous les journaux.

     

    Cette histoire est comme un jeu de dominos qui s’étale du 17 juin 1972 au 8 août 1974, jour de l’annonce de la démission de Richard Nixon de la présidence des Etats-Unis. Tel un fleuve qui sort de son lit, cette opération emporte tout sur son passage, un directeur du FBI, un ancien ministre de la justice, les plus proches conseillers du président et le président lui-même. Tous les ingrédients d’un scandale d’état sont réunis : une campagne pour l’élection présidentielle, des caisses noires, des anciens agents de la CIA et du FBI, des conseillers lâchés, des confidences télévisées et la découverte d’un incroyable secret.

     

    Il s’agit également d’une affaire de presse qui aujourd’hui encore fait école, grâce au travail de deux jeunes journalistes du Washington Post, Carl Berstein et Bob Woodward, dont vous entendrez les souvenirs extraits du livre Gorge profonde, la véritable histoire de l’homme du Watergate. Le président se défendra comme un lion mais sera emporté par l’affaire, deux ans plus tard, poussé à la démission, pour éviter l’humiliation d’une procédure d’impeachment, autrement dit « mise en accusation » : « Monsieur, vous n’êtes pas moralement à la hauteur de la fonction, vous devez partir ».


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  • Jean de Broglie

    Jean de Broglie

    "Un prince est mort à Paris": l'assassinat de Jean de Broglie

    Affaires sensibles - Fabrice Drouelle - France Inter - Du lundi au vendredi 15h00

    Les grandes affaires, les aventures et les procès qui ont marqué les cinquante dernières années.

    L’assassinat du prince Jean de Broglie, à Paris le 24 décembre 1976, est l’une des plus sombres affaires de la Ve République. Affaires Sensibles se pose des questions et tente d'y répondre.

    Aujourd’hui dans Affaires Sensibles, retour sur l’un des dossiers les plus sombres de la 5ème république et du septennat de Valéry Giscard d’Estaing : l’assassinat de Jean de Broglie (prononcez "breuil"), le 24 décembre 1976.

    « Un prince est mort » pouvait-t-on lire dans la presse au lendemain du meurtre de cet homme à l’illustre patronyme, député de son état et figure clé de la droite orléaniste… Immédiatement l’assassinat de Jean de Broglie fait la Une de toute la presse. Et très vite une seule et même question revient avec insistance : « Pourquoi l’a-t-on froidement assassiné de 3 balles de revolver, en pleine rue, à Paris ? »

    … Malgré une enquête judiciaire de longue haleine, un procès aux assises et 4 condamnations à de la prison ferme, cette même question continue d’alimenter, 40 ans après, les investigations de certains journalistes ! Car nombreux sont ceux qui considèrent que toute la lumière n’a pas été faite sur ce que l’on appelle depuis « l’affaire De Broglie » !

    D’abord, il y a ces rumeurs persistantes et troublantes sur le profil atypique de celui qui était alors un responsable politique de premier plan. Lui, Jean de Broglie, cet homme issu d’une des plus vieilles familles aristocratique de l’Hexagone, lui, dont a découvert par la suite le rôle de trésorier officieux du parti de Valéry Giscard d’Estaing… et qu’on a présenté, après sa mort, comme un « affairiste » aux relations troubles et dangereuses… Qui était-il vraiment ? Et sa mort résulte-t-elle de ses activités personnelles ou peut-elle être en lien avec ses activités politiques ?

    Ensuite, et c’est sans doute là, l’aspect le plus surprenant de ce dossier. Pourquoi dès le début, le pouvoir politique semble-t-il guider l’enquête de la police ? Et pourquoi le procès des criminels, présumés, fut-il reporté après l’élection présidentielle de 1981 ? Existait-il à l’époque quelque chose qu’il fallait cacher… Quelque chose qu’il ne fallait pas trouver derrière le meurtre de cet homme de 55 ans connu pour son ancienne proximité avec le président Giscard D’Estaing ?

    Après le récit, pour revenir avec nous sur cette étonnante et mystérieuse affaire, nous recevrons le réalisateur Francis Gillery. Il est l’auteur d’un documentaire exceptionnel qui revient sur les zones d’ombres de ce dossier. Pendant de longs mois, il a repris l’enquête et a recueilli, face caméra, le témoignage de plusieurs protagonistes clés, dont certains s’expriment pour la toute première fois!

    --> Jean de Breuil serait surtout un prête-nom. Prête-nom pour un compte en Suisse qui aurait mains prises avec des affaires espagnoles...

     


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  • Pompidou

    Pompidou

    Pompidou en mai

    Affaires sensibles - Fabrice Drouelle - France Inter - Du lundi au vendredi 15h00

    Les grandes affaires, les aventures et les procès qui ont marqué les cinquante dernières années.

    En ce début d’année 1968, personne ne peut prévoir ce qu’il va se passer quelques mois plus tard, ni que la fin de règne du général de Gaulle est en marche...

    Georges Pompidou dirige alors son quatrième gouvernement. Il est Premier Ministre depuis avril 1962. Il sait que sa majorité commence à se diviser, que l’opposition serre les rangs, mais ce n’est pas une fronde parlementaire qui va le faire vaciller et faire trembler le régime, c’est au contraire une véritable émeute populaire que personne n’a prévue.

    Tout commence durant les premiers mois de 68 par des manifestations estudiantines ... Georges Pompidou est encore très populaire. Mais rapidement, la situation va dégénérer. Une première nuit d’émeute a lieu dans le Quartier Latin la nuit du 3 au 4 mai. La réplique relativement ferme de la police et de la justice va amplifier le mécontentent et provoquer la fermeture de la Sorbonne. Si les syndicats et les hommes politiques de gauche sont encore sur la réserve, les Parisiens soutiennent plutôt les jeunes insurgés.

    Alors qu’il est en voyage en Afghanistan, le 10 mai, Georges Pompidou apprend que la situation s’aggrave et son directeur de Cabinet à Matignon, Michel Jobert, l’invite à rentrer rapidement. Dès son retour, Pompidou va s’opposer au Général de Gaulle qui demande de la fermeté avant tout, en proposant au contraire de la conciliation.

    Georges Pompidou fait réouvrir la Sorbonne et s’engage dans des discutions avec les syndicats. Mais rien n’y fait, le 13 mai un flot humain se déverse dans Paris, une grande manifestation qui réunira pour la première fois les étudiants, les syndicats et toute la gauche.

    Les usines commencent alors à débrayer. Lentement la paralysies et la grève générale s’installent. Pour Pompidou la situation devient explosive. D’autant qu’au parlement, il échappe de justesse le 22 mai à une motion de censure de la gauche soutenue par les libéraux et certains gaullistes. Le chef de l’état laisse percer sa mauvaise humeur. Georges Pompidou doute.

    C’est alors qu’a lieu l’un des épisodes les plus étranges de la Vème République, la disparition du Général De Gaulle.

     

     


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  • Fast Net 1979 

    Fast Net 1979

    Fast net 1979: la mer et les larmes

    Affaires sensibles - Fabrice Drouelle - France Inter - Du lundi au vendredi 15h00

    Les grandes affaires, les aventures et les procès qui ont marqué les cinquante dernières années.

    Le 6 novembre dernier, les vingt-neuf voiliers monocoques du Vendée Globe s’élançaient des Sables-d’Olonne, devant des centaines de milliers de spectateurs. Avec la Solitaire du Figaro, la Transat Jacques-Vabres ou la Route du Rhum… cette course autour du monde en solitaire est devenue familière du public. On assiste au départ de ces bateaux ultra-modernes, on suit l’avancée de la compétition en direct à la télévision ou sur internet, on retient le nom et le visage des grands vainqueurs. La voile s’est installée, depuis trente ans, parmi les événements sportifs qui comptent.

    Parmi les courses qui ont bâti la légende de ce sport, le Fastnet, entre l’Angleterre et l’Irlande, a longtemps été l’une des plus prestigieuses. Mais lors de l’édition 1979, une terrible tempête s’abat sur les concurrents, en plein milieu du parcours. Piégés dans une mer monstrueuse, rapidement, ces hommes et ces femmes ne se battent plus pour la victoire, mais pour leur vie. Avec dix-neuf marins décédés et plus de vingt bateaux coulés, c’est la plus tragique course en mer de l’ère de moderne. Ce terrible bilan ouvre alors un vaste débat dans le monde de la voile et rappelle avec force que face à la nature, l’homme est souvent vulnérable... Ce qu'il oublie souvent !

    Ce drame, un homme l’a vécu de l’intérieur, il s’appelle Nick Ward. Rescapé, il l'a raconté, trente ans après, dans un livre intitulé "Seuls face à l’ouragan", publié en 2008 aux éditions Glénat. Au cours du récit, vous entendrez des extraits de ce témoignage.

    En seconde partie d’émission, nous recevrons Bernard Rubinstein, journaliste et passionné de voile. Il a couvert sur place le Fastnet en 1979.

    Une émission préparée par Simon Maisonobe avec l'appui des documentalistes de Radio France et de l’INA.

    --> Où l'on évoque entre autre la qualité de marins des anglais: les Français auraient réagi différemment. L'édition suivante de la Fast net ne verra pas ses règles modifiées. On tirera avantage de certaines observation: en particulier la stabilité des bateaux retournés influencera la nouvelles architectures de coque.

     

     


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  • De Gaulle dit non... aux alliés

    6 juin 1944, quand De Gaulle a dit non... aux alliés

    Autant en emporte l'histoire - Stéphanie Ducan - France Inter - Le dimanche à 21h00

      Une fiction historique qui met en scène un personnage, connu ou pas, réel ou fictif, pris dans la tourmente d’un épisode de l’Histoire (de l’Antiquité à 1945).

    Jusqu’à la dernière minute avant le Débarquement, de Gaulle a été tenu à l’écart des décisions par Roosevelt et Churchill. Engueulades, coups de théâtre… C’est de ces quatre jours qui ont précédé le Débarquement, si décisifs pour le destin de la France, que nous allons parler ce soir.

    "La bataille de France est engagée ! Après tant de combats, de fureurs, de douleurs, voici venu le choc décisif, le choc tant espéré. » C’est par ces mots solennels et chargés d’émotion, que le général de Gaulle, le 6 juin 1944, après 4 ans d’occupation nazie, annonce aux Français par la BBC que le débarquement allié vient de commencer. 

    « C’est la bataille de France et c’est la bataille de la France » ajoute-t-il.  « … De la France… », il faut le dire vite ! Dans la plus grande armée du monde qui ce matin-là a débarqué sur les plages normandes (5000 navires, 156 000 hommes), il n’y a en effet que 177 malheureux Français ! Peu importe… Le message de de Gaulle est avant tout politique : il est urgent, vital, que la France se hisse dans le camp des vainqueurs et que lui-même, en soit reconnu enfin comme le chef légitime.

    --> Surprenant récit où on réalise la place de l'armée, de la politique, du rôle du gouvernement placé par De Gaulle à Alger et surtout.... ses mauvaises, méfiantes relations avec Churchill, sa mise à l'écart par Roosevelt. Où De Gaulle ne veut pas d'un pays occupé par les forces alliées.

     


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  • Jesse Owens

    Jesse Owens, un champion noir défie Hitler

    Autant en emporte l'histoire - Stéphanie Ducan - France Inter - Le dimanche à 21h00

     

     Une fiction historique qui met en scène un personnage, connu ou pas, réel ou fictif, pris dans la tourmente d’un épisode de l’Histoire (de l’Antiquité à 1945).

    L’histoire que Stéphanie Duncan nous raconte est celle de l'athlète Jesse Owens, qui, par ses exploits aux Jeux olympiques de 1936, mais aussi par son amitié avec un Allemand, osa défier Hitler. Une fiction écrite par Renaud Meyer, réalisée par Michel Sidoroff. L'invitée est la journaliste Maryse Ewanjé-Epée.

    Premier août 1936. Dans le gigantesque Olympia Stadium de Berlin, la mise en scène est grandiose, jusqu’à la nausée : plus de 100 000 personnes réunies, pour l’ouverture des Jeux olympiques. Cent mille personnes, le bras tendu vers Adolf Hitler, le dictateur qui a pris le pouvoir en Allemagne trois ans plus tôt… quatre mille athlètes de 49 nations qui défilent devant la tribune et la foule en délire… Le Messie de Haendel dirigé par Richard Strauss… Le IIIe Reich doit impressionner le monde entier. Mais dans l’ombre du zeppelin qui plane au-dessus du stade, comment ne pas voir la guerre qui menace ? 

    Jesse Owens, lui, n’est pas dupe du régime nazi et de sa politique raciste, mais, comme tout participant aux Jeux, il est venu à Berlin pour le sport. Pour remporter des médailles. Et l’athlète noir américain, déjà recordman du monde du 100 mètres et de saut en longueur, dépassera les attentes en remportant quatre médailles d’or, et en devenant à Berlin une véritable star.

    L’histoire que Stéphanie Duncan nous raconte est celle de Jesse Owens, petit-fils d’esclave de l’Alabama qui, en 1936, par ses exploits, mais aussi par son amitié avec un Allemand, osa défier Hitler.

     


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  • Blaise Cendrars

    Blaise Cendrars, à feu et à sang

    Autant en emporte l'histoire - Stéphanie Ducan - France Inter - Le dimanche à 21h00

     Une fiction historique qui met en scène un personnage, connu ou pas, réel ou fictif, pris dans la tourmente d’un épisode de l’Histoire (de l’Antiquité à 1945).

    Le poète suisse Blaise Cendrars, engagé volontaire dans l'armée française dès le début de la Première Guerre mondiale, traverse une crise existentielle liée à l'horreur des combats. Cette période douloureuse de la vie de l'écrivain est évoquée dans la fiction avec, comme invité, Claude Leroy, spécialiste du poète.

     

    En ce temps-là, j’étais en mon adolescence. J’avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance… 

    Ainsi débute La Prose du Transsibérien et de la Petite Jehanne de France, le poème-fleuve, manifeste, écrit en 1913 par Blaise Cendrars.

    Blaise Cendrars, jeune poète génial de 26 ans, suisse, plongé dans le bouillonnement artistique de Montparnasse… Aucune frontière ne semble alors pouvoir arrêter le poète. Mais la guerre 1914-1918 va faire basculer le monde dans le chaos. Pour Blaise Cendrars, comme pour les autres soldats, rien ne sera jamais plus comme avant.  

    Parti la fleur au fusil, engagé volontaire dans la Légion étrangère pour sauver sa nouvelle patrie, la France…

    Toute hésitation serait un crime…

    Blaise Cendrars, l’amoureux fou de la vie, va rapidement perdre son innocence dans l’horreur des tranchées : 

    En moins de trois mois, mon cœur n’était plus qu’un petit tas de cendres. 

    La guerre qu’on lui demande de faire, Blaise Cendrars la fait pourtant. Jusqu’au bout. Même au corps-à-corps, un couteau à la main : 

    J’ai tué le Boche. J’étais plus vif et plus rapide que lui. Plus direct. J’ai frappé le premier. J’ai le sens de la réalité, moi poète. J’ai agi. J’ai tué. Comme celui qui veut vivre. 

    Mais Cendrars, le poète qui a tué, pourra-t-il à nouveau écrire ?

     


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  • Camus-Casares

    Camus-Casres: 1944, prélude à l'amour

    Autant en emporte l'histoire - Stéphanie Ducan - France Inter - Le dimanche à 21h00

     Une fiction historique qui met en scène un personnage, connu ou pas, réel ou fictif, pris dans la tourmente d’un épisode de l’Histoire (de l’Antiquité à 1945).

     

    L'actrice Maria Casarès a rencontré Albert Camus pendant la Seconde Guerre mondiale, à Paris. La fiction écrite par Jean-Benoît Patricot relate les premiers moments de leur histoire. L'invité de Stéphanie Duncan est Alban Cerisier, directeur des fonds patrimoniaux aux Éditions Gallimard.

    Le 30 décembre 1959, du sud de la France, Albert écrivait à Maria, restée à Paris : 

    Dernière lettre. Je téléphonerai à mon arrivée. Mais on pourrait convenir déjà de dîner ensemble mardi. Disons… en principe… pour faire la part des hasards de la route .

    Une lettre aux accents prophétiques puisque, cinq jours plus tard, Albert Camus trouvait la mort, à 46 ans, dans un accident de voiture. Et mettait ainsi un terme à son idylle avec la comédienne Maria Casarès.

    Leur histoire, mélange d’amour sensuel et de complicité artistique, avait débuté quinze ans plus tôt. En 1944 à Paris. Époque dangereuse de l’Occupation… Époque paradoxale aussi, où à côté des déportations de Juifs et de résistants, il y a des écrivains pour écrire des pièces, des théâtres pour les monter et des comédiens pour les jouer…  Albert Camus, le futur grand éditorialiste de la Libération et futur Prix Nobel, n’est encore qu’un jeune écrivain prometteur, à peine débarqué de son Alger natale… Elle, Maria Casarès, fille de républicains espagnols, n’a que 21 ans, mais tous voient déjà en elle la future tragédienne, incandescente et moderne.

    Ils se rencontrent un soir de printemps 1944. Ils sont beaux, seuls, exilés tous les deux. C’est la guerre. Il est urgent de s’aimer et de vivre. C’est l’histoire de cette idylle que je vais raconter ce soir.

    --> Camus et Casares ont en commun l'exil. Ils se rencontrent dans l'appartement de Michel Leiris pour une lecture à voix haute en l'honneur de Max Jacob, mort à Drancy., mais Maria Casares s'y ennuie terriblement. Elle jouera plus tard un texte de Camus: l'intrigue du malentendu. L'émoi est partagé entre les deux personnages. Bien que marié, Camus accepte les avance de Casares, le temps de la guerre. Il n'a pas revu sa femme qui est à Oran depuis plus de 2 ans.


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  • Casque d'or

    1902 Casque d'or, la reine des Apaches

    Autant en emporte l'histoire - Stéphanie Ducan - France Inter - Le dimanche à 21h00

     Une fiction historique qui met en scène un personnage, connu ou pas, réel ou fictif, pris dans la tourmente d’un épisode de l’Histoire (de l’Antiquité à 1945).

    La fiction de Patric Nottret, réalisée par Laurence Courtois, raconte la véritable histoire de Casque d'Or, dans les quartiers pauvres de Paris à la Belle Époque. Stéphanie Duncan reçoit l'historien Dominique Kalifa, spécialiste de l’histoire du crime de toute cette période.

    C’est dans le Paris de la Belle Époque que nous partons ce soir… pas celui des beaux quartiers, des soirées à l’Opéra, ou des promenades au Bois de Boulogne… non, celui, plus rude, de l’Est parisien : Belleville, Ménilmontant ou Charonne...

    Dans ces faubourgs où vit et travaille le petit peuple de Paris, ouvriers, blanchisseuses, chiffonniers, vendeurs ambulants… Mais aussi : voyous et prostituées.

    Il est rare que ces gens de peu, comme on disait, accèdent à la notoriété publique. C’est pourtant ce qui arrive en 1902 : la presse parisienne tout à coup ne parle que d’eux : les Apaches ! C’est ainsi qu’elle surnomme les bandes de faquins à poignard, de rôdeurs de barrière, qui tuent, volent et sèment la terreur dans Paris.

    Une histoire violente qui prendra même des accents tragiques, quand Manda et Leca, chefs de bande et souteneurs, s’entretueront pour la belle Amélie Élie : sans doute la seule pierreuse à avoir atteint l’immortalité… sous le nom de Casque d’Or.   

     

    --> IIIème République, pas de hausse particulière du crime, mais les Apaches font cependant la une des journaux.


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  • 17 août 1661: la nuit fatale de Nicolas Fouquet

     

    Autant en emporte l'histoire - Stéphanie Ducan - France Inter - Le dimanche à 21h00

     

    Une fiction historique qui met en scène un personnage, connu ou pas, réel ou fictif, pris dans la tourmente d’un épisode de l’Histoire (de l’Antiquité à 1945).

    Le surintendant du roi Louis XIV, Nicolas Fouquet, a connu un singulier destin, décrit par l'auteur Jean-Benoît Patricot et le réalisateur Benjamin Abitan ; une fiction commentée par l'historien Jean-Christian Petitfils, spécialiste des 17e et 18e siècles en France, invité par Stéphanie Duncan.

    À quoi pouvait penser Nicolas Fouquet, pendant les vingt ans qu’il vécut, emprisonné dans la sinistre forteresse de Pignerol ? Sans doute à cette nuit du 17 août 1661 où sa vie bascula...

     

    Comment n’avait-il pas vu venir sa chute ? Mais cette fête dans son château de Vaux, après tout, ne fut peut-être qu’un rêve ou un enchantement ? 

    Ce soir-là, Fouquet, le surintendant du roi, était si fier, si sûr de lui, en descendant les marches de son château pour accueillir Louis XIV et la cour.  Les jardins, les jeux d’eau, la musique de Lully, les vers de Molière et de La Fontaine… Fouquet avait fait appel aux plus grands artistes, avait tout mis en œuvre, jusqu’au moindre détail des ballets et des feux d’artifices… Des chariots entiers de meubles, de tapisseries, de linge et de vaisselle d’argent avaient été apportés…. La fête à Vaux, ce soir-là, devait être somptueuse, surprenante, unique, pour éblouir la Cour et honorer Louis XIV.

    Mais aussi pour convaincre le jeune souverain que lui, Nicolas Fouquet, était le bras droit dont il ne pouvait se passer. Ce même jeune souverain qui, trois semaines plus tard, allait ordonner son arrestation…  C’est donc cette nuit qui allait sceller le destin de Fouquet, que je vais raconter ce soir.

    --> Nicolas Fouquet vit-il au dessus de ses moyens, veut-il trop épater? il n'a peur de rien et le récit de cette soirée montre un homme qui n'entend pas les mises en garde que ses amis lui font. Des ennemis, il n'en manque pas. Dernière réception avant sa chute, avant son arrestation.


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  • Marcel Duchamp

    New-York, 1915, Marcel Duchamp révolutionne l'art

    Autant en emporte l'histoire - Stéphanie Ducan - France Inter - Le dimanche à 21h00

    Une fiction historique qui met en scène un personnage, connu ou pas, réel ou fictif, pris dans la tourmente d’un épisode de l’Histoire (de l’Antiquité à 1945).

    Marcel Duchamp, incompris par les critiques d'art en France, s'est exilé aux États-Unis dès 1913, où il a enfin rencontré son public. Cet épisode de sa vie qui concerne aussi toute l'Histoire de l'Art nous est narré à travers la fiction de Camille Azaïs, une fiction commentée par l'historien Bernard Marcadé.

    Marcel Duchamp, l’artiste qui, dès 1913, eut la drôle d’idée d’exposer une roue de bicyclette posée sur un tabouret de cuisine…  Ou un porte-bouteilles vides acheté dans un grand magasin…

     

    À New-York, Duchamp poussera l’audace jusqu’à proposer à un salon d’artiste un urinoir en porcelaine… Comment ! Un objet aussi trivial élevé au rang d’œuvre d’art ! Est-ce un coup de génie ou une blague de potache ? Toujours est-il que l’urinoir, dont l’original a depuis longtemps disparu, est aujourd’hui pour beaucoup « l’œuvre d‘art la plus influente du XXe siècle ».

    Depuis, sans doute malgré lui, l’artiste Duchamp a été enfermé sous le label intellectuel, conceptuel. Et pourtant, si l’art est bien une chose mentale, il est aussi affaire de corps, de rencontres, d’époques. L’histoire que je vais raconter ce soir a des faux airs de Jules et Jim : Marcel Duchamp, Francis Picabia et Gabrielle Buffet… Un trio amoureux et fantasque, en quête d’autre chose. 

    Une histoire aussi assez immorale : Pendant qu’en France, la grand-mère s’occupe des gosses et qu’à Verdun les poilus meurent dans les tranchées, Gabrielle, Francis et Marcel, eux, font la bringue à New York et réinventent l’art. 

     

     

    --> Autour de Marcel Duchamp ( 1887-1968) gravite Picabia le maniaco dépressif, deux figures mêlées. Ils fuient la guerre aux Etats-Unis, l'un pour insuffisance cardiaque. L'autre en se soustrayant à ses obligations militaires à Cuba.

    Duchamp ne vit pas réellement de son art, ne passe pas de contrat, il jouit plutôt d'un succès presque malgré lui, organise des expositions, vit de l'art sans grands besoins financiers. Il jouit de la vie tout court. Les Etats-Unis le sortiront de l'ombre, ce que Paris n'avait pas su faire: trop d'artiste à Paris? Aujourd'hui, c'est à Philadelphie qu'on peut voir le plus grand nombre de ses oeuvres.

    Gabrielle Buffet-Picabia est l'épouse du second, deviendra après son divorce sa maîtresse, mais le guide bien avant, telle une muse.


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