• Pompidou

    Pompidou

    Pompidou en mai

    Affaires sensibles - Fabrice Drouelle - France Inter - Du lundi au vendredi 15h00

    Les grandes affaires, les aventures et les procès qui ont marqué les cinquante dernières années.

    En ce début d’année 1968, personne ne peut prévoir ce qu’il va se passer quelques mois plus tard, ni que la fin de règne du général de Gaulle est en marche...

    Georges Pompidou dirige alors son quatrième gouvernement. Il est Premier Ministre depuis avril 1962. Il sait que sa majorité commence à se diviser, que l’opposition serre les rangs, mais ce n’est pas une fronde parlementaire qui va le faire vaciller et faire trembler le régime, c’est au contraire une véritable émeute populaire que personne n’a prévue.

    Tout commence durant les premiers mois de 68 par des manifestations estudiantines ... Georges Pompidou est encore très populaire. Mais rapidement, la situation va dégénérer. Une première nuit d’émeute a lieu dans le Quartier Latin la nuit du 3 au 4 mai. La réplique relativement ferme de la police et de la justice va amplifier le mécontentent et provoquer la fermeture de la Sorbonne. Si les syndicats et les hommes politiques de gauche sont encore sur la réserve, les Parisiens soutiennent plutôt les jeunes insurgés.

    Alors qu’il est en voyage en Afghanistan, le 10 mai, Georges Pompidou apprend que la situation s’aggrave et son directeur de Cabinet à Matignon, Michel Jobert, l’invite à rentrer rapidement. Dès son retour, Pompidou va s’opposer au Général de Gaulle qui demande de la fermeté avant tout, en proposant au contraire de la conciliation.

    Georges Pompidou fait réouvrir la Sorbonne et s’engage dans des discutions avec les syndicats. Mais rien n’y fait, le 13 mai un flot humain se déverse dans Paris, une grande manifestation qui réunira pour la première fois les étudiants, les syndicats et toute la gauche.

    Les usines commencent alors à débrayer. Lentement la paralysies et la grève générale s’installent. Pour Pompidou la situation devient explosive. D’autant qu’au parlement, il échappe de justesse le 22 mai à une motion de censure de la gauche soutenue par les libéraux et certains gaullistes. Le chef de l’état laisse percer sa mauvaise humeur. Georges Pompidou doute.

    C’est alors qu’a lieu l’un des épisodes les plus étranges de la Vème République, la disparition du Général De Gaulle.

     

     


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  • Fast Net 1979 

    Fast Net 1979

    Fast net 1979: la mer et les larmes

    Affaires sensibles - Fabrice Drouelle - France Inter - Du lundi au vendredi 15h00

    Les grandes affaires, les aventures et les procès qui ont marqué les cinquante dernières années.

    Le 6 novembre dernier, les vingt-neuf voiliers monocoques du Vendée Globe s’élançaient des Sables-d’Olonne, devant des centaines de milliers de spectateurs. Avec la Solitaire du Figaro, la Transat Jacques-Vabres ou la Route du Rhum… cette course autour du monde en solitaire est devenue familière du public. On assiste au départ de ces bateaux ultra-modernes, on suit l’avancée de la compétition en direct à la télévision ou sur internet, on retient le nom et le visage des grands vainqueurs. La voile s’est installée, depuis trente ans, parmi les événements sportifs qui comptent.

    Parmi les courses qui ont bâti la légende de ce sport, le Fastnet, entre l’Angleterre et l’Irlande, a longtemps été l’une des plus prestigieuses. Mais lors de l’édition 1979, une terrible tempête s’abat sur les concurrents, en plein milieu du parcours. Piégés dans une mer monstrueuse, rapidement, ces hommes et ces femmes ne se battent plus pour la victoire, mais pour leur vie. Avec dix-neuf marins décédés et plus de vingt bateaux coulés, c’est la plus tragique course en mer de l’ère de moderne. Ce terrible bilan ouvre alors un vaste débat dans le monde de la voile et rappelle avec force que face à la nature, l’homme est souvent vulnérable... Ce qu'il oublie souvent !

    Ce drame, un homme l’a vécu de l’intérieur, il s’appelle Nick Ward. Rescapé, il l'a raconté, trente ans après, dans un livre intitulé "Seuls face à l’ouragan", publié en 2008 aux éditions Glénat. Au cours du récit, vous entendrez des extraits de ce témoignage.

    En seconde partie d’émission, nous recevrons Bernard Rubinstein, journaliste et passionné de voile. Il a couvert sur place le Fastnet en 1979.

    Une émission préparée par Simon Maisonobe avec l'appui des documentalistes de Radio France et de l’INA.

    --> Où l'on évoque entre autre la qualité de marins des anglais: les Français auraient réagi différemment. L'édition suivante de la Fast net ne verra pas ses règles modifiées. On tirera avantage de certaines observation: en particulier la stabilité des bateaux retournés influencera la nouvelles architectures de coque.

     

     


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  • De Gaulle dit non... aux alliés

    6 juin 1944, quand De Gaulle a dit non... aux alliés

    Autant en emporte l'histoire - Stéphanie Ducan - France Inter - Le dimanche à 21h00

      Une fiction historique qui met en scène un personnage, connu ou pas, réel ou fictif, pris dans la tourmente d’un épisode de l’Histoire (de l’Antiquité à 1945).

    Jusqu’à la dernière minute avant le Débarquement, de Gaulle a été tenu à l’écart des décisions par Roosevelt et Churchill. Engueulades, coups de théâtre… C’est de ces quatre jours qui ont précédé le Débarquement, si décisifs pour le destin de la France, que nous allons parler ce soir.

    "La bataille de France est engagée ! Après tant de combats, de fureurs, de douleurs, voici venu le choc décisif, le choc tant espéré. » C’est par ces mots solennels et chargés d’émotion, que le général de Gaulle, le 6 juin 1944, après 4 ans d’occupation nazie, annonce aux Français par la BBC que le débarquement allié vient de commencer. 

    « C’est la bataille de France et c’est la bataille de la France » ajoute-t-il.  « … De la France… », il faut le dire vite ! Dans la plus grande armée du monde qui ce matin-là a débarqué sur les plages normandes (5000 navires, 156 000 hommes), il n’y a en effet que 177 malheureux Français ! Peu importe… Le message de de Gaulle est avant tout politique : il est urgent, vital, que la France se hisse dans le camp des vainqueurs et que lui-même, en soit reconnu enfin comme le chef légitime.

    --> Surprenant récit où on réalise la place de l'armée, de la politique, du rôle du gouvernement placé par De Gaulle à Alger et surtout.... ses mauvaises, méfiantes relations avec Churchill, sa mise à l'écart par Roosevelt. Où De Gaulle ne veut pas d'un pays occupé par les forces alliées.

     


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  • Jesse Owens

    Jesse Owens, un champion noir défie Hitler

    Autant en emporte l'histoire - Stéphanie Ducan - France Inter - Le dimanche à 21h00

     

     Une fiction historique qui met en scène un personnage, connu ou pas, réel ou fictif, pris dans la tourmente d’un épisode de l’Histoire (de l’Antiquité à 1945).

    L’histoire que Stéphanie Duncan nous raconte est celle de l'athlète Jesse Owens, qui, par ses exploits aux Jeux olympiques de 1936, mais aussi par son amitié avec un Allemand, osa défier Hitler. Une fiction écrite par Renaud Meyer, réalisée par Michel Sidoroff. L'invitée est la journaliste Maryse Ewanjé-Epée.

    Premier août 1936. Dans le gigantesque Olympia Stadium de Berlin, la mise en scène est grandiose, jusqu’à la nausée : plus de 100 000 personnes réunies, pour l’ouverture des Jeux olympiques. Cent mille personnes, le bras tendu vers Adolf Hitler, le dictateur qui a pris le pouvoir en Allemagne trois ans plus tôt… quatre mille athlètes de 49 nations qui défilent devant la tribune et la foule en délire… Le Messie de Haendel dirigé par Richard Strauss… Le IIIe Reich doit impressionner le monde entier. Mais dans l’ombre du zeppelin qui plane au-dessus du stade, comment ne pas voir la guerre qui menace ? 

    Jesse Owens, lui, n’est pas dupe du régime nazi et de sa politique raciste, mais, comme tout participant aux Jeux, il est venu à Berlin pour le sport. Pour remporter des médailles. Et l’athlète noir américain, déjà recordman du monde du 100 mètres et de saut en longueur, dépassera les attentes en remportant quatre médailles d’or, et en devenant à Berlin une véritable star.

    L’histoire que Stéphanie Duncan nous raconte est celle de Jesse Owens, petit-fils d’esclave de l’Alabama qui, en 1936, par ses exploits, mais aussi par son amitié avec un Allemand, osa défier Hitler.

     


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  • Blaise Cendrars

    Blaise Cendrars, à feu et à sang

    Autant en emporte l'histoire - Stéphanie Ducan - France Inter - Le dimanche à 21h00

     Une fiction historique qui met en scène un personnage, connu ou pas, réel ou fictif, pris dans la tourmente d’un épisode de l’Histoire (de l’Antiquité à 1945).

    Le poète suisse Blaise Cendrars, engagé volontaire dans l'armée française dès le début de la Première Guerre mondiale, traverse une crise existentielle liée à l'horreur des combats. Cette période douloureuse de la vie de l'écrivain est évoquée dans la fiction avec, comme invité, Claude Leroy, spécialiste du poète.

     

    En ce temps-là, j’étais en mon adolescence. J’avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance… 

    Ainsi débute La Prose du Transsibérien et de la Petite Jehanne de France, le poème-fleuve, manifeste, écrit en 1913 par Blaise Cendrars.

    Blaise Cendrars, jeune poète génial de 26 ans, suisse, plongé dans le bouillonnement artistique de Montparnasse… Aucune frontière ne semble alors pouvoir arrêter le poète. Mais la guerre 1914-1918 va faire basculer le monde dans le chaos. Pour Blaise Cendrars, comme pour les autres soldats, rien ne sera jamais plus comme avant.  

    Parti la fleur au fusil, engagé volontaire dans la Légion étrangère pour sauver sa nouvelle patrie, la France…

    Toute hésitation serait un crime…

    Blaise Cendrars, l’amoureux fou de la vie, va rapidement perdre son innocence dans l’horreur des tranchées : 

    En moins de trois mois, mon cœur n’était plus qu’un petit tas de cendres. 

    La guerre qu’on lui demande de faire, Blaise Cendrars la fait pourtant. Jusqu’au bout. Même au corps-à-corps, un couteau à la main : 

    J’ai tué le Boche. J’étais plus vif et plus rapide que lui. Plus direct. J’ai frappé le premier. J’ai le sens de la réalité, moi poète. J’ai agi. J’ai tué. Comme celui qui veut vivre. 

    Mais Cendrars, le poète qui a tué, pourra-t-il à nouveau écrire ?

     


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  • Camus-Casares

    Camus-Casres: 1944, prélude à l'amour

    Autant en emporte l'histoire - Stéphanie Ducan - France Inter - Le dimanche à 21h00

     Une fiction historique qui met en scène un personnage, connu ou pas, réel ou fictif, pris dans la tourmente d’un épisode de l’Histoire (de l’Antiquité à 1945).

     

    L'actrice Maria Casarès a rencontré Albert Camus pendant la Seconde Guerre mondiale, à Paris. La fiction écrite par Jean-Benoît Patricot relate les premiers moments de leur histoire. L'invité de Stéphanie Duncan est Alban Cerisier, directeur des fonds patrimoniaux aux Éditions Gallimard.

    Le 30 décembre 1959, du sud de la France, Albert écrivait à Maria, restée à Paris : 

    Dernière lettre. Je téléphonerai à mon arrivée. Mais on pourrait convenir déjà de dîner ensemble mardi. Disons… en principe… pour faire la part des hasards de la route .

    Une lettre aux accents prophétiques puisque, cinq jours plus tard, Albert Camus trouvait la mort, à 46 ans, dans un accident de voiture. Et mettait ainsi un terme à son idylle avec la comédienne Maria Casarès.

    Leur histoire, mélange d’amour sensuel et de complicité artistique, avait débuté quinze ans plus tôt. En 1944 à Paris. Époque dangereuse de l’Occupation… Époque paradoxale aussi, où à côté des déportations de Juifs et de résistants, il y a des écrivains pour écrire des pièces, des théâtres pour les monter et des comédiens pour les jouer…  Albert Camus, le futur grand éditorialiste de la Libération et futur Prix Nobel, n’est encore qu’un jeune écrivain prometteur, à peine débarqué de son Alger natale… Elle, Maria Casarès, fille de républicains espagnols, n’a que 21 ans, mais tous voient déjà en elle la future tragédienne, incandescente et moderne.

    Ils se rencontrent un soir de printemps 1944. Ils sont beaux, seuls, exilés tous les deux. C’est la guerre. Il est urgent de s’aimer et de vivre. C’est l’histoire de cette idylle que je vais raconter ce soir.

    --> Camus et Casares ont en commun l'exil. Ils se rencontrent dans l'appartement de Michel Leiris pour une lecture à voix haute en l'honneur de Max Jacob, mort à Drancy., mais Maria Casares s'y ennuie terriblement. Elle jouera plus tard un texte de Camus: l'intrigue du malentendu. L'émoi est partagé entre les deux personnages. Bien que marié, Camus accepte les avance de Casares, le temps de la guerre. Il n'a pas revu sa femme qui est à Oran depuis plus de 2 ans.


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  • Casque d'or

    1902 Casque d'or, la reine des Apaches

    Autant en emporte l'histoire - Stéphanie Ducan - France Inter - Le dimanche à 21h00

     Une fiction historique qui met en scène un personnage, connu ou pas, réel ou fictif, pris dans la tourmente d’un épisode de l’Histoire (de l’Antiquité à 1945).

    La fiction de Patric Nottret, réalisée par Laurence Courtois, raconte la véritable histoire de Casque d'Or, dans les quartiers pauvres de Paris à la Belle Époque. Stéphanie Duncan reçoit l'historien Dominique Kalifa, spécialiste de l’histoire du crime de toute cette période.

    C’est dans le Paris de la Belle Époque que nous partons ce soir… pas celui des beaux quartiers, des soirées à l’Opéra, ou des promenades au Bois de Boulogne… non, celui, plus rude, de l’Est parisien : Belleville, Ménilmontant ou Charonne...

    Dans ces faubourgs où vit et travaille le petit peuple de Paris, ouvriers, blanchisseuses, chiffonniers, vendeurs ambulants… Mais aussi : voyous et prostituées.

    Il est rare que ces gens de peu, comme on disait, accèdent à la notoriété publique. C’est pourtant ce qui arrive en 1902 : la presse parisienne tout à coup ne parle que d’eux : les Apaches ! C’est ainsi qu’elle surnomme les bandes de faquins à poignard, de rôdeurs de barrière, qui tuent, volent et sèment la terreur dans Paris.

    Une histoire violente qui prendra même des accents tragiques, quand Manda et Leca, chefs de bande et souteneurs, s’entretueront pour la belle Amélie Élie : sans doute la seule pierreuse à avoir atteint l’immortalité… sous le nom de Casque d’Or.   

     

    --> IIIème République, pas de hausse particulière du crime, mais les Apaches font cependant la une des journaux.


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  • 17 août 1661: la nuit fatale de Nicolas Fouquet

     

    Autant en emporte l'histoire - Stéphanie Ducan - France Inter - Le dimanche à 21h00

     

    Une fiction historique qui met en scène un personnage, connu ou pas, réel ou fictif, pris dans la tourmente d’un épisode de l’Histoire (de l’Antiquité à 1945).

    Le surintendant du roi Louis XIV, Nicolas Fouquet, a connu un singulier destin, décrit par l'auteur Jean-Benoît Patricot et le réalisateur Benjamin Abitan ; une fiction commentée par l'historien Jean-Christian Petitfils, spécialiste des 17e et 18e siècles en France, invité par Stéphanie Duncan.

    À quoi pouvait penser Nicolas Fouquet, pendant les vingt ans qu’il vécut, emprisonné dans la sinistre forteresse de Pignerol ? Sans doute à cette nuit du 17 août 1661 où sa vie bascula...

     

    Comment n’avait-il pas vu venir sa chute ? Mais cette fête dans son château de Vaux, après tout, ne fut peut-être qu’un rêve ou un enchantement ? 

    Ce soir-là, Fouquet, le surintendant du roi, était si fier, si sûr de lui, en descendant les marches de son château pour accueillir Louis XIV et la cour.  Les jardins, les jeux d’eau, la musique de Lully, les vers de Molière et de La Fontaine… Fouquet avait fait appel aux plus grands artistes, avait tout mis en œuvre, jusqu’au moindre détail des ballets et des feux d’artifices… Des chariots entiers de meubles, de tapisseries, de linge et de vaisselle d’argent avaient été apportés…. La fête à Vaux, ce soir-là, devait être somptueuse, surprenante, unique, pour éblouir la Cour et honorer Louis XIV.

    Mais aussi pour convaincre le jeune souverain que lui, Nicolas Fouquet, était le bras droit dont il ne pouvait se passer. Ce même jeune souverain qui, trois semaines plus tard, allait ordonner son arrestation…  C’est donc cette nuit qui allait sceller le destin de Fouquet, que je vais raconter ce soir.

    --> Nicolas Fouquet vit-il au dessus de ses moyens, veut-il trop épater? il n'a peur de rien et le récit de cette soirée montre un homme qui n'entend pas les mises en garde que ses amis lui font. Des ennemis, il n'en manque pas. Dernière réception avant sa chute, avant son arrestation.


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  • Marcel Duchamp

    New-York, 1915, Marcel Duchamp révolutionne l'art

    Autant en emporte l'histoire - Stéphanie Ducan - France Inter - Le dimanche à 21h00

    Une fiction historique qui met en scène un personnage, connu ou pas, réel ou fictif, pris dans la tourmente d’un épisode de l’Histoire (de l’Antiquité à 1945).

    Marcel Duchamp, incompris par les critiques d'art en France, s'est exilé aux États-Unis dès 1913, où il a enfin rencontré son public. Cet épisode de sa vie qui concerne aussi toute l'Histoire de l'Art nous est narré à travers la fiction de Camille Azaïs, une fiction commentée par l'historien Bernard Marcadé.

    Marcel Duchamp, l’artiste qui, dès 1913, eut la drôle d’idée d’exposer une roue de bicyclette posée sur un tabouret de cuisine…  Ou un porte-bouteilles vides acheté dans un grand magasin…

     

    À New-York, Duchamp poussera l’audace jusqu’à proposer à un salon d’artiste un urinoir en porcelaine… Comment ! Un objet aussi trivial élevé au rang d’œuvre d’art ! Est-ce un coup de génie ou une blague de potache ? Toujours est-il que l’urinoir, dont l’original a depuis longtemps disparu, est aujourd’hui pour beaucoup « l’œuvre d‘art la plus influente du XXe siècle ».

    Depuis, sans doute malgré lui, l’artiste Duchamp a été enfermé sous le label intellectuel, conceptuel. Et pourtant, si l’art est bien une chose mentale, il est aussi affaire de corps, de rencontres, d’époques. L’histoire que je vais raconter ce soir a des faux airs de Jules et Jim : Marcel Duchamp, Francis Picabia et Gabrielle Buffet… Un trio amoureux et fantasque, en quête d’autre chose. 

    Une histoire aussi assez immorale : Pendant qu’en France, la grand-mère s’occupe des gosses et qu’à Verdun les poilus meurent dans les tranchées, Gabrielle, Francis et Marcel, eux, font la bringue à New York et réinventent l’art. 

     

     

    --> Autour de Marcel Duchamp ( 1887-1968) gravite Picabia le maniaco dépressif, deux figures mêlées. Ils fuient la guerre aux Etats-Unis, l'un pour insuffisance cardiaque. L'autre en se soustrayant à ses obligations militaires à Cuba.

    Duchamp ne vit pas réellement de son art, ne passe pas de contrat, il jouit plutôt d'un succès presque malgré lui, organise des expositions, vit de l'art sans grands besoins financiers. Il jouit de la vie tout court. Les Etats-Unis le sortiront de l'ombre, ce que Paris n'avait pas su faire: trop d'artiste à Paris? Aujourd'hui, c'est à Philadelphie qu'on peut voir le plus grand nombre de ses oeuvres.

    Gabrielle Buffet-Picabia est l'épouse du second, deviendra après son divorce sa maîtresse, mais le guide bien avant, telle une muse.


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