• Philippe de Dieuleveult

    Philippe de Dieuleveult

    La disparition de Philippe de Dieuleveult

    Affaires sensibles - Fabrice Drouelle - France Inter - Du lundi au vendredi 15h00

    Les grandes affaires, les aventures et les procès qui ont marqué les cinquante dernières années.

    Affaires Sensibles vous emmène en 1986, le 6 août. Ce jour-là, Philippe de Dieuleveult disparaissait au Zaïre dans des circonstances aujourd'hui encore mystérieuses

    Mercredi 19 octobre dernier, en République démocratique du Congo, des « journées villes mortes » étaient organisées à travers tout le pays. Une mobilisation lancée par l’opposition politique au président Joseph Kabila. Ce dernier, en poste depuis 2001, refuse de partir à la fin de son mandat, le 19 décembre prochain, comme l’y contraint la Constitution. Un mois auparavant, en septembre, les manifestations avaient fait au moins 53 morts selon l’ONU. De nouveau, la RDC, l’un des plus grands pays d’Afrique, surgit au cœur de l’actualité sur fond de crise politique et d’instabilité chronique.

    Il y a trente ans, c’est d’une toute autre manière que le pays s’est invité en Une des journaux français. Le 6 août 1985, Philippe de Dieuleveult, un journaliste rendu célèbre par le jeu télévisé la « Chasse au trésor » disparaît, avec six autres personnes, lors d’une aventure sur les rives du fleuve Zaïre. Pendant plusieurs semaines, la France se tourne vers ce pays qui s’appelle alors le Zaïre justement, pour suivre au jour le jour, la recherche des naufragés. Les investigations, infructueuses, concluent finalement à une noyade dans les terribles rapides du fleuve. Fermer le rideau.

    Oui, sauf que d’emblée, des témoignages troubles, des éléments incohérents et un contexte politique délicat laissent apparaître de nombreuses zones d’ombre. On évoque une possible bavure de l’armée zaïroise, voire une exécution, pour expliquer la disparition de de Dieuleveult et de ses six amis. C’est que cette affaire nous plonge au cœur d’un Zaïre alors dirigé par le Maréchal, et surtout dictateur, Mobutu, qui règne avec autorité sur ce pays depuis vingt ans.


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  • Renault

    Renault et le scandale des faux espions chinois

     

    Affaires sensibles - Fabrice Drouelle - France Inter - Du lundi au vendredi 15h00

     

    Les grandes affaires, les aventures et les procès qui ont marqué les cinquante dernières années.

    C'était en janvier 2011. Trois ingénieurs de Renault étaient brutalement mis à pied, accusés d'espionnage au profit de la Chine. Affaires Sensibles revient sur cette vraie-fausse histoire d'espionnage.

    … Lorsqu’elle éclate, en janvier 2011, la presse et les médias en font immédiatement leurs gros titres. Partout, on peut lire et entendre que le constructeur automobile, Renault, 4ème groupe mondial du secteur, fleuron de l’industrie et de l’ingénierie française, aurait été la cible d’espionnage industriel! Oui « espionnage » et qui plus est de la part de 3 de ses employés, 3 ingénieurs très hauts placés !!

     

    Au même moment, de nombreux responsables politiques montent au créneau et accusent publiquement un acteur étranger d’être derrière toute cette opération. Très vite, on pointe du doigt la Chine, réputée pour son usage et ses réseaux d’intelligence économique ! Sur les plateaux de télévision, le PDG de Renault, Carlos Ghosn prend même la parole et affirme détenir des « certitudes » dans toute cette affaire!

     

    … Tout laisse donc à penser que le dossier est grave et que l’enquête va révéler comment des « agents » à la solde des chinois ont réussi à piller les brevets technologiques de l’entreprise ! Or à la surprise générale, il n’en sera rien… Quelques semaines plus tard, on découvre en effet qu’il n’existe dans ce dossier aucune preuve… aucun témoignage… uniquement la lettre de dénonciation d’un corbeau !

     

    … L’affaire des espions chinois de Renault prend alors une toute autre tournure. Et de dossier d’espionnage international, elle se transforme en une gigantesque affaire d’escroquerie! De victime, la direction de Renault devient à son tour accusée ! Et le grand public découvre le visage de 3 hommes, 3 employés modèles du constructeur automobile : Michel Balthazard, Mathieu Tenenbaum et Bertrand Rochette. Accusés, blâmés et licenciés à tort, sur la base de simples suspicions ! Une honte dans un pays comme le notre où la présomption d’innocence est pourtant un droit fondamental !

    … Alors comment on en est arrivé là ? Comment cette affaire d’espionnage a-t-elle basculée en une rocambolesque affaire d’escroquerie ? Comment les responsables de Renault ont-ils pu se laisser berner et accuser à tort 3 de leurs ingénieurs ?


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    Watergate

    Watergate

    L'affaire du Watergate ou la chute du président Nixon

     

    Affaires sensibles - Fabrice Drouelle - France Inter - Du lundi au vendredi 15h00

     

    Les grandes affaires, les aventures et les procès qui ont marqué les cinquante dernières années.

    Ce soir dans Affaires Sensibles, le scandale du Watergate, une affaire d'espionnage politique qui aboutit, en 1974, à la démission de Richard Nixon, alors président des États-Unis.

    Dans la nuit du 17 juin 1972, le Président sortant, Richard Nixon, est en pleine campagne pour sa réélection. Mais on apprend dans la presse que cinq hommes ont tenté de mettre sur écoute les téléphones du QG du candidat démocrate installé dans l’immeuble du Watergate à Washington. L’affaire n’a aucune conséquence sur le résultat de l’élection, mais quelques mois plus tard, elle ressurgit et fait la Une de tous les journaux.

     

    Cette histoire est comme un jeu de dominos qui s’étale du 17 juin 1972 au 8 août 1974, jour de l’annonce de la démission de Richard Nixon de la présidence des Etats-Unis. Tel un fleuve qui sort de son lit, cette opération emporte tout sur son passage, un directeur du FBI, un ancien ministre de la justice, les plus proches conseillers du président et le président lui-même. Tous les ingrédients d’un scandale d’état sont réunis : une campagne pour l’élection présidentielle, des caisses noires, des anciens agents de la CIA et du FBI, des conseillers lâchés, des confidences télévisées et la découverte d’un incroyable secret.

     

    Il s’agit également d’une affaire de presse qui aujourd’hui encore fait école, grâce au travail de deux jeunes journalistes du Washington Post, Carl Berstein et Bob Woodward, dont vous entendrez les souvenirs extraits du livre Gorge profonde, la véritable histoire de l’homme du Watergate. Le président se défendra comme un lion mais sera emporté par l’affaire, deux ans plus tard, poussé à la démission, pour éviter l’humiliation d’une procédure d’impeachment, autrement dit « mise en accusation » : « Monsieur, vous n’êtes pas moralement à la hauteur de la fonction, vous devez partir ».


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  • Jean de Broglie

    Jean de Broglie

    "Un prince est mort à Paris": l'assassinat de Jean de Broglie

    Affaires sensibles - Fabrice Drouelle - France Inter - Du lundi au vendredi 15h00

    Les grandes affaires, les aventures et les procès qui ont marqué les cinquante dernières années.

    L’assassinat du prince Jean de Broglie, à Paris le 24 décembre 1976, est l’une des plus sombres affaires de la Ve République. Affaires Sensibles se pose des questions et tente d'y répondre.

    Aujourd’hui dans Affaires Sensibles, retour sur l’un des dossiers les plus sombres de la 5ème république et du septennat de Valéry Giscard d’Estaing : l’assassinat de Jean de Broglie (prononcez "breuil"), le 24 décembre 1976.

    « Un prince est mort » pouvait-t-on lire dans la presse au lendemain du meurtre de cet homme à l’illustre patronyme, député de son état et figure clé de la droite orléaniste… Immédiatement l’assassinat de Jean de Broglie fait la Une de toute la presse. Et très vite une seule et même question revient avec insistance : « Pourquoi l’a-t-on froidement assassiné de 3 balles de revolver, en pleine rue, à Paris ? »

    … Malgré une enquête judiciaire de longue haleine, un procès aux assises et 4 condamnations à de la prison ferme, cette même question continue d’alimenter, 40 ans après, les investigations de certains journalistes ! Car nombreux sont ceux qui considèrent que toute la lumière n’a pas été faite sur ce que l’on appelle depuis « l’affaire De Broglie » !

    D’abord, il y a ces rumeurs persistantes et troublantes sur le profil atypique de celui qui était alors un responsable politique de premier plan. Lui, Jean de Broglie, cet homme issu d’une des plus vieilles familles aristocratique de l’Hexagone, lui, dont a découvert par la suite le rôle de trésorier officieux du parti de Valéry Giscard d’Estaing… et qu’on a présenté, après sa mort, comme un « affairiste » aux relations troubles et dangereuses… Qui était-il vraiment ? Et sa mort résulte-t-elle de ses activités personnelles ou peut-elle être en lien avec ses activités politiques ?

    Ensuite, et c’est sans doute là, l’aspect le plus surprenant de ce dossier. Pourquoi dès le début, le pouvoir politique semble-t-il guider l’enquête de la police ? Et pourquoi le procès des criminels, présumés, fut-il reporté après l’élection présidentielle de 1981 ? Existait-il à l’époque quelque chose qu’il fallait cacher… Quelque chose qu’il ne fallait pas trouver derrière le meurtre de cet homme de 55 ans connu pour son ancienne proximité avec le président Giscard D’Estaing ?

    Après le récit, pour revenir avec nous sur cette étonnante et mystérieuse affaire, nous recevrons le réalisateur Francis Gillery. Il est l’auteur d’un documentaire exceptionnel qui revient sur les zones d’ombres de ce dossier. Pendant de longs mois, il a repris l’enquête et a recueilli, face caméra, le témoignage de plusieurs protagonistes clés, dont certains s’expriment pour la toute première fois!

    --> Jean de Breuil serait surtout un prête-nom. Prête-nom pour un compte en Suisse qui aurait mains prises avec des affaires espagnoles...

     


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  • Pompidou

    Pompidou

    Pompidou en mai

    Affaires sensibles - Fabrice Drouelle - France Inter - Du lundi au vendredi 15h00

    Les grandes affaires, les aventures et les procès qui ont marqué les cinquante dernières années.

    En ce début d’année 1968, personne ne peut prévoir ce qu’il va se passer quelques mois plus tard, ni que la fin de règne du général de Gaulle est en marche...

    Georges Pompidou dirige alors son quatrième gouvernement. Il est Premier Ministre depuis avril 1962. Il sait que sa majorité commence à se diviser, que l’opposition serre les rangs, mais ce n’est pas une fronde parlementaire qui va le faire vaciller et faire trembler le régime, c’est au contraire une véritable émeute populaire que personne n’a prévue.

    Tout commence durant les premiers mois de 68 par des manifestations estudiantines ... Georges Pompidou est encore très populaire. Mais rapidement, la situation va dégénérer. Une première nuit d’émeute a lieu dans le Quartier Latin la nuit du 3 au 4 mai. La réplique relativement ferme de la police et de la justice va amplifier le mécontentent et provoquer la fermeture de la Sorbonne. Si les syndicats et les hommes politiques de gauche sont encore sur la réserve, les Parisiens soutiennent plutôt les jeunes insurgés.

    Alors qu’il est en voyage en Afghanistan, le 10 mai, Georges Pompidou apprend que la situation s’aggrave et son directeur de Cabinet à Matignon, Michel Jobert, l’invite à rentrer rapidement. Dès son retour, Pompidou va s’opposer au Général de Gaulle qui demande de la fermeté avant tout, en proposant au contraire de la conciliation.

    Georges Pompidou fait réouvrir la Sorbonne et s’engage dans des discutions avec les syndicats. Mais rien n’y fait, le 13 mai un flot humain se déverse dans Paris, une grande manifestation qui réunira pour la première fois les étudiants, les syndicats et toute la gauche.

    Les usines commencent alors à débrayer. Lentement la paralysies et la grève générale s’installent. Pour Pompidou la situation devient explosive. D’autant qu’au parlement, il échappe de justesse le 22 mai à une motion de censure de la gauche soutenue par les libéraux et certains gaullistes. Le chef de l’état laisse percer sa mauvaise humeur. Georges Pompidou doute.

    C’est alors qu’a lieu l’un des épisodes les plus étranges de la Vème République, la disparition du Général De Gaulle.

     

     


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  • Fast Net 1979 

    Fast Net 1979

    Fast net 1979: la mer et les larmes

    Affaires sensibles - Fabrice Drouelle - France Inter - Du lundi au vendredi 15h00

    Les grandes affaires, les aventures et les procès qui ont marqué les cinquante dernières années.

    Le 6 novembre dernier, les vingt-neuf voiliers monocoques du Vendée Globe s’élançaient des Sables-d’Olonne, devant des centaines de milliers de spectateurs. Avec la Solitaire du Figaro, la Transat Jacques-Vabres ou la Route du Rhum… cette course autour du monde en solitaire est devenue familière du public. On assiste au départ de ces bateaux ultra-modernes, on suit l’avancée de la compétition en direct à la télévision ou sur internet, on retient le nom et le visage des grands vainqueurs. La voile s’est installée, depuis trente ans, parmi les événements sportifs qui comptent.

    Parmi les courses qui ont bâti la légende de ce sport, le Fastnet, entre l’Angleterre et l’Irlande, a longtemps été l’une des plus prestigieuses. Mais lors de l’édition 1979, une terrible tempête s’abat sur les concurrents, en plein milieu du parcours. Piégés dans une mer monstrueuse, rapidement, ces hommes et ces femmes ne se battent plus pour la victoire, mais pour leur vie. Avec dix-neuf marins décédés et plus de vingt bateaux coulés, c’est la plus tragique course en mer de l’ère de moderne. Ce terrible bilan ouvre alors un vaste débat dans le monde de la voile et rappelle avec force que face à la nature, l’homme est souvent vulnérable... Ce qu'il oublie souvent !

    Ce drame, un homme l’a vécu de l’intérieur, il s’appelle Nick Ward. Rescapé, il l'a raconté, trente ans après, dans un livre intitulé "Seuls face à l’ouragan", publié en 2008 aux éditions Glénat. Au cours du récit, vous entendrez des extraits de ce témoignage.

    En seconde partie d’émission, nous recevrons Bernard Rubinstein, journaliste et passionné de voile. Il a couvert sur place le Fastnet en 1979.

    Une émission préparée par Simon Maisonobe avec l'appui des documentalistes de Radio France et de l’INA.

    --> Où l'on évoque entre autre la qualité de marins des anglais: les Français auraient réagi différemment. L'édition suivante de la Fast net ne verra pas ses règles modifiées. On tirera avantage de certaines observation: en particulier la stabilité des bateaux retournés influencera la nouvelles architectures de coque.

     

     


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  • De Gaulle dit non... aux alliés

    6 juin 1944, quand De Gaulle a dit non... aux alliés

    Autant en emporte l'histoire - Stéphanie Ducan - France Inter - Le dimanche à 21h00

      Une fiction historique qui met en scène un personnage, connu ou pas, réel ou fictif, pris dans la tourmente d’un épisode de l’Histoire (de l’Antiquité à 1945).

    Jusqu’à la dernière minute avant le Débarquement, de Gaulle a été tenu à l’écart des décisions par Roosevelt et Churchill. Engueulades, coups de théâtre… C’est de ces quatre jours qui ont précédé le Débarquement, si décisifs pour le destin de la France, que nous allons parler ce soir.

    "La bataille de France est engagée ! Après tant de combats, de fureurs, de douleurs, voici venu le choc décisif, le choc tant espéré. » C’est par ces mots solennels et chargés d’émotion, que le général de Gaulle, le 6 juin 1944, après 4 ans d’occupation nazie, annonce aux Français par la BBC que le débarquement allié vient de commencer. 

    « C’est la bataille de France et c’est la bataille de la France » ajoute-t-il.  « … De la France… », il faut le dire vite ! Dans la plus grande armée du monde qui ce matin-là a débarqué sur les plages normandes (5000 navires, 156 000 hommes), il n’y a en effet que 177 malheureux Français ! Peu importe… Le message de de Gaulle est avant tout politique : il est urgent, vital, que la France se hisse dans le camp des vainqueurs et que lui-même, en soit reconnu enfin comme le chef légitime.

    --> Surprenant récit où on réalise la place de l'armée, de la politique, du rôle du gouvernement placé par De Gaulle à Alger et surtout.... ses mauvaises, méfiantes relations avec Churchill, sa mise à l'écart par Roosevelt. Où De Gaulle ne veut pas d'un pays occupé par les forces alliées.

     


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  • Night Call

    Réalisé par Dan Gilroy (2014)
     
    Avec Jake Gyllenhaal, Rene Russo, Riz Ahmed

     Un jeune homme découvre par hasard le monde confidentiel du journalisme de faits divers freelance à Los Angeles.

    --> Plutôt immoral et si utile! Louis Bloom (Lou) est prêt à tout pour obtenir des images chocs. Ce type lâche le vol pour cette nouvelle activité méprisant la vie privée, la pudeur. Rapide, il peut parfois être avant les secours, la police sur les scènes d'accident, de crime. Il déplace une victime près de sa voiture pour un meilleur plan. Il s'introduit dans une villa où de multiples meurtres ont été commis après avoir filmé la fuite des assassins. La profession se moque de la profession quand il filme un collègue accidenté. Lou est un rapide, qui apprend vite, veut arriver à ses fins. Autoritaire avec son jeune employé naïf et entreprenant avec la responsable des images. Aucune éthique, pas de décence pour ce type....quand même un peu machiavélique! Le paroxysme semble atteint lorsqu'on assiste en direct à la diffusion des images commentées par les journalistes à l'antenne, une mise en mot à vomir... La police le rencontre au sujet de ce dernier sujet, il retire du montage la fuite des assassins. Pire il met en scène l'arrestation (tuerie) en direct des assassins. Immoral jusqu'à la fin... il demeure impuni. Jake Gyllenhaal est assez époustouflant, dans un rôle très sûr de lui. A voir!


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  • L'affaire SK1 (2015)

    Réalisé par Frédéric Tellier (2015)
    Avec Raphaël Personnaz, Nathalie Baye, Olivier Gourmet

     

    Paris, 1991. Frank Magne, jeune inspecteur, enquête sur le meurtre d'une jeune femme. Pendant 8 ans, il va traquer un tueur en série auquel personne ne croit.

    --> SK1 pour Sérial Killer 1, un vrai polar, une enquête du 36 quai des orfèvres. L'inspecteur Magne est jeune, il enquête sur le meurtre d'une jeune fille et découvre rapidement des dossiers similaires. Des dossiers qui le hantent, qui l'obsèdent pour placer Guy Georges en suspect n°1. Des portraits psychologiques intéressants, on est proche du roman policier.


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  • THX 1138 (1971)

     

    Réalisé par Geroge Lucas (1971)
    Avec Robert Duvall, Maggie McOmie, Ian Wolfe

     

    Au XXVe siècle, dans une cité souterraine qui ressemble à une termitière humaine où chacun s'identifie par un code de 3 lettres et 4 chiffres, THX 1138 est un technicien tout à fait ordinaire travaillant sur une chaîne d'assemblage de policiers-robots. Un jour, il commet pourtant un acte irréparable : lui et sa compagne LUH 3147 font l'amour dans une société qui l'interdit formellement. Pour THX 1138, c'est désormais la prison qui l'attend...

    --> Les éléments d'une dystopie comme je les aime sont ici rassemblés: travail à la chaîne, nourriture normée, castration chimique, un Dieu informatique, des slogans de manipulation des masses, des agents robotisés... THX est emprisonné, reconditionné et parvient à s'évader... Tout cela réalisé par George Lucas au début des 70s, des décors assez minimalistes bien que futuristes, une musique originale pour laquelle je regrette ne pas être mélomane pour en parler: elle est en parfait accord avec les scènes du film. Pourquoi pas.


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  • Jesse Owens

    Jesse Owens, un champion noir défie Hitler

    Autant en emporte l'histoire - Stéphanie Ducan - France Inter - Le dimanche à 21h00

     

     Une fiction historique qui met en scène un personnage, connu ou pas, réel ou fictif, pris dans la tourmente d’un épisode de l’Histoire (de l’Antiquité à 1945).

    L’histoire que Stéphanie Duncan nous raconte est celle de l'athlète Jesse Owens, qui, par ses exploits aux Jeux olympiques de 1936, mais aussi par son amitié avec un Allemand, osa défier Hitler. Une fiction écrite par Renaud Meyer, réalisée par Michel Sidoroff. L'invitée est la journaliste Maryse Ewanjé-Epée.

    Premier août 1936. Dans le gigantesque Olympia Stadium de Berlin, la mise en scène est grandiose, jusqu’à la nausée : plus de 100 000 personnes réunies, pour l’ouverture des Jeux olympiques. Cent mille personnes, le bras tendu vers Adolf Hitler, le dictateur qui a pris le pouvoir en Allemagne trois ans plus tôt… quatre mille athlètes de 49 nations qui défilent devant la tribune et la foule en délire… Le Messie de Haendel dirigé par Richard Strauss… Le IIIe Reich doit impressionner le monde entier. Mais dans l’ombre du zeppelin qui plane au-dessus du stade, comment ne pas voir la guerre qui menace ? 

    Jesse Owens, lui, n’est pas dupe du régime nazi et de sa politique raciste, mais, comme tout participant aux Jeux, il est venu à Berlin pour le sport. Pour remporter des médailles. Et l’athlète noir américain, déjà recordman du monde du 100 mètres et de saut en longueur, dépassera les attentes en remportant quatre médailles d’or, et en devenant à Berlin une véritable star.

    L’histoire que Stéphanie Duncan nous raconte est celle de Jesse Owens, petit-fils d’esclave de l’Alabama qui, en 1936, par ses exploits, mais aussi par son amitié avec un Allemand, osa défier Hitler.

     


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  • Blaise Cendrars

    Blaise Cendrars, à feu et à sang

    Autant en emporte l'histoire - Stéphanie Ducan - France Inter - Le dimanche à 21h00

     Une fiction historique qui met en scène un personnage, connu ou pas, réel ou fictif, pris dans la tourmente d’un épisode de l’Histoire (de l’Antiquité à 1945).

    Le poète suisse Blaise Cendrars, engagé volontaire dans l'armée française dès le début de la Première Guerre mondiale, traverse une crise existentielle liée à l'horreur des combats. Cette période douloureuse de la vie de l'écrivain est évoquée dans la fiction avec, comme invité, Claude Leroy, spécialiste du poète.

     

    En ce temps-là, j’étais en mon adolescence. J’avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance… 

    Ainsi débute La Prose du Transsibérien et de la Petite Jehanne de France, le poème-fleuve, manifeste, écrit en 1913 par Blaise Cendrars.

    Blaise Cendrars, jeune poète génial de 26 ans, suisse, plongé dans le bouillonnement artistique de Montparnasse… Aucune frontière ne semble alors pouvoir arrêter le poète. Mais la guerre 1914-1918 va faire basculer le monde dans le chaos. Pour Blaise Cendrars, comme pour les autres soldats, rien ne sera jamais plus comme avant.  

    Parti la fleur au fusil, engagé volontaire dans la Légion étrangère pour sauver sa nouvelle patrie, la France…

    Toute hésitation serait un crime…

    Blaise Cendrars, l’amoureux fou de la vie, va rapidement perdre son innocence dans l’horreur des tranchées : 

    En moins de trois mois, mon cœur n’était plus qu’un petit tas de cendres. 

    La guerre qu’on lui demande de faire, Blaise Cendrars la fait pourtant. Jusqu’au bout. Même au corps-à-corps, un couteau à la main : 

    J’ai tué le Boche. J’étais plus vif et plus rapide que lui. Plus direct. J’ai frappé le premier. J’ai le sens de la réalité, moi poète. J’ai agi. J’ai tué. Comme celui qui veut vivre. 

    Mais Cendrars, le poète qui a tué, pourra-t-il à nouveau écrire ?

     


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  • Camus-Casares

    Camus-Casres: 1944, prélude à l'amour

    Autant en emporte l'histoire - Stéphanie Ducan - France Inter - Le dimanche à 21h00

     Une fiction historique qui met en scène un personnage, connu ou pas, réel ou fictif, pris dans la tourmente d’un épisode de l’Histoire (de l’Antiquité à 1945).

     

    L'actrice Maria Casarès a rencontré Albert Camus pendant la Seconde Guerre mondiale, à Paris. La fiction écrite par Jean-Benoît Patricot relate les premiers moments de leur histoire. L'invité de Stéphanie Duncan est Alban Cerisier, directeur des fonds patrimoniaux aux Éditions Gallimard.

    Le 30 décembre 1959, du sud de la France, Albert écrivait à Maria, restée à Paris : 

    Dernière lettre. Je téléphonerai à mon arrivée. Mais on pourrait convenir déjà de dîner ensemble mardi. Disons… en principe… pour faire la part des hasards de la route .

    Une lettre aux accents prophétiques puisque, cinq jours plus tard, Albert Camus trouvait la mort, à 46 ans, dans un accident de voiture. Et mettait ainsi un terme à son idylle avec la comédienne Maria Casarès.

    Leur histoire, mélange d’amour sensuel et de complicité artistique, avait débuté quinze ans plus tôt. En 1944 à Paris. Époque dangereuse de l’Occupation… Époque paradoxale aussi, où à côté des déportations de Juifs et de résistants, il y a des écrivains pour écrire des pièces, des théâtres pour les monter et des comédiens pour les jouer…  Albert Camus, le futur grand éditorialiste de la Libération et futur Prix Nobel, n’est encore qu’un jeune écrivain prometteur, à peine débarqué de son Alger natale… Elle, Maria Casarès, fille de républicains espagnols, n’a que 21 ans, mais tous voient déjà en elle la future tragédienne, incandescente et moderne.

    Ils se rencontrent un soir de printemps 1944. Ils sont beaux, seuls, exilés tous les deux. C’est la guerre. Il est urgent de s’aimer et de vivre. C’est l’histoire de cette idylle que je vais raconter ce soir.

    --> Camus et Casares ont en commun l'exil. Ils se rencontrent dans l'appartement de Michel Leiris pour une lecture à voix haute en l'honneur de Max Jacob, mort à Drancy., mais Maria Casares s'y ennuie terriblement. Elle jouera plus tard un texte de Camus: l'intrigue du malentendu. L'émoi est partagé entre les deux personnages. Bien que marié, Camus accepte les avance de Casares, le temps de la guerre. Il n'a pas revu sa femme qui est à Oran depuis plus de 2 ans.


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  • Casque d'or

    1902 Casque d'or, la reine des Apaches

    Autant en emporte l'histoire - Stéphanie Ducan - France Inter - Le dimanche à 21h00

     Une fiction historique qui met en scène un personnage, connu ou pas, réel ou fictif, pris dans la tourmente d’un épisode de l’Histoire (de l’Antiquité à 1945).

    La fiction de Patric Nottret, réalisée par Laurence Courtois, raconte la véritable histoire de Casque d'Or, dans les quartiers pauvres de Paris à la Belle Époque. Stéphanie Duncan reçoit l'historien Dominique Kalifa, spécialiste de l’histoire du crime de toute cette période.

    C’est dans le Paris de la Belle Époque que nous partons ce soir… pas celui des beaux quartiers, des soirées à l’Opéra, ou des promenades au Bois de Boulogne… non, celui, plus rude, de l’Est parisien : Belleville, Ménilmontant ou Charonne...

    Dans ces faubourgs où vit et travaille le petit peuple de Paris, ouvriers, blanchisseuses, chiffonniers, vendeurs ambulants… Mais aussi : voyous et prostituées.

    Il est rare que ces gens de peu, comme on disait, accèdent à la notoriété publique. C’est pourtant ce qui arrive en 1902 : la presse parisienne tout à coup ne parle que d’eux : les Apaches ! C’est ainsi qu’elle surnomme les bandes de faquins à poignard, de rôdeurs de barrière, qui tuent, volent et sèment la terreur dans Paris.

    Une histoire violente qui prendra même des accents tragiques, quand Manda et Leca, chefs de bande et souteneurs, s’entretueront pour la belle Amélie Élie : sans doute la seule pierreuse à avoir atteint l’immortalité… sous le nom de Casque d’Or.   

     

    --> IIIème République, pas de hausse particulière du crime, mais les Apaches font cependant la une des journaux.


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  • 17 août 1661: la nuit fatale de Nicolas Fouquet

     

    Autant en emporte l'histoire - Stéphanie Ducan - France Inter - Le dimanche à 21h00

     

    Une fiction historique qui met en scène un personnage, connu ou pas, réel ou fictif, pris dans la tourmente d’un épisode de l’Histoire (de l’Antiquité à 1945).

    Le surintendant du roi Louis XIV, Nicolas Fouquet, a connu un singulier destin, décrit par l'auteur Jean-Benoît Patricot et le réalisateur Benjamin Abitan ; une fiction commentée par l'historien Jean-Christian Petitfils, spécialiste des 17e et 18e siècles en France, invité par Stéphanie Duncan.

    À quoi pouvait penser Nicolas Fouquet, pendant les vingt ans qu’il vécut, emprisonné dans la sinistre forteresse de Pignerol ? Sans doute à cette nuit du 17 août 1661 où sa vie bascula...

     

    Comment n’avait-il pas vu venir sa chute ? Mais cette fête dans son château de Vaux, après tout, ne fut peut-être qu’un rêve ou un enchantement ? 

    Ce soir-là, Fouquet, le surintendant du roi, était si fier, si sûr de lui, en descendant les marches de son château pour accueillir Louis XIV et la cour.  Les jardins, les jeux d’eau, la musique de Lully, les vers de Molière et de La Fontaine… Fouquet avait fait appel aux plus grands artistes, avait tout mis en œuvre, jusqu’au moindre détail des ballets et des feux d’artifices… Des chariots entiers de meubles, de tapisseries, de linge et de vaisselle d’argent avaient été apportés…. La fête à Vaux, ce soir-là, devait être somptueuse, surprenante, unique, pour éblouir la Cour et honorer Louis XIV.

    Mais aussi pour convaincre le jeune souverain que lui, Nicolas Fouquet, était le bras droit dont il ne pouvait se passer. Ce même jeune souverain qui, trois semaines plus tard, allait ordonner son arrestation…  C’est donc cette nuit qui allait sceller le destin de Fouquet, que je vais raconter ce soir.

    --> Nicolas Fouquet vit-il au dessus de ses moyens, veut-il trop épater? il n'a peur de rien et le récit de cette soirée montre un homme qui n'entend pas les mises en garde que ses amis lui font. Des ennemis, il n'en manque pas. Dernière réception avant sa chute, avant son arrestation.


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  • Marcel Duchamp

    New-York, 1915, Marcel Duchamp révolutionne l'art

    Autant en emporte l'histoire - Stéphanie Ducan - France Inter - Le dimanche à 21h00

    Une fiction historique qui met en scène un personnage, connu ou pas, réel ou fictif, pris dans la tourmente d’un épisode de l’Histoire (de l’Antiquité à 1945).

    Marcel Duchamp, incompris par les critiques d'art en France, s'est exilé aux États-Unis dès 1913, où il a enfin rencontré son public. Cet épisode de sa vie qui concerne aussi toute l'Histoire de l'Art nous est narré à travers la fiction de Camille Azaïs, une fiction commentée par l'historien Bernard Marcadé.

    Marcel Duchamp, l’artiste qui, dès 1913, eut la drôle d’idée d’exposer une roue de bicyclette posée sur un tabouret de cuisine…  Ou un porte-bouteilles vides acheté dans un grand magasin…

     

    À New-York, Duchamp poussera l’audace jusqu’à proposer à un salon d’artiste un urinoir en porcelaine… Comment ! Un objet aussi trivial élevé au rang d’œuvre d’art ! Est-ce un coup de génie ou une blague de potache ? Toujours est-il que l’urinoir, dont l’original a depuis longtemps disparu, est aujourd’hui pour beaucoup « l’œuvre d‘art la plus influente du XXe siècle ».

    Depuis, sans doute malgré lui, l’artiste Duchamp a été enfermé sous le label intellectuel, conceptuel. Et pourtant, si l’art est bien une chose mentale, il est aussi affaire de corps, de rencontres, d’époques. L’histoire que je vais raconter ce soir a des faux airs de Jules et Jim : Marcel Duchamp, Francis Picabia et Gabrielle Buffet… Un trio amoureux et fantasque, en quête d’autre chose. 

    Une histoire aussi assez immorale : Pendant qu’en France, la grand-mère s’occupe des gosses et qu’à Verdun les poilus meurent dans les tranchées, Gabrielle, Francis et Marcel, eux, font la bringue à New York et réinventent l’art. 

     

     

    --> Autour de Marcel Duchamp ( 1887-1968) gravite Picabia le maniaco dépressif, deux figures mêlées. Ils fuient la guerre aux Etats-Unis, l'un pour insuffisance cardiaque. L'autre en se soustrayant à ses obligations militaires à Cuba.

    Duchamp ne vit pas réellement de son art, ne passe pas de contrat, il jouit plutôt d'un succès presque malgré lui, organise des expositions, vit de l'art sans grands besoins financiers. Il jouit de la vie tout court. Les Etats-Unis le sortiront de l'ombre, ce que Paris n'avait pas su faire: trop d'artiste à Paris? Aujourd'hui, c'est à Philadelphie qu'on peut voir le plus grand nombre de ses oeuvres.

    Gabrielle Buffet-Picabia est l'épouse du second, deviendra après son divorce sa maîtresse, mais le guide bien avant, telle une muse.


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    Réalisé par Didier Le Pêcheur (2014)
    Avec Mathilde Seigner, Marc Lavoine, Virginie Hocq

     

    La petite mercière d’Arras découvre qu’elle a gagné 18 millions à la loterie. Elle n’a qu’une crainte : que son bonheur tourne au drame...

    --> Dans la suite des films "adaptation littéraire sur grand écran": le roman adapté de Grégoire Delacourt. Une adaptation réussie: j'y a trouvé le même début lent. En revanche la sorte de nonchalance de Mathilde Seigner ne correspond pas à l'image plus souriante de Jocelyne que je m'étais forgée. Il n'en reste pas moins que c'est plutôt agréable de reconvoquer cette histoire. Comment réagirions-nous en gagnant des millions au loto?

    Ici Jocelyne décide de ne pas en parler, ou du moins lorsqu'elle décide de le faire, elle repousse le moment. Elle donne ce sentiment de ne vouloir rien changer. Pourtant l'argent est là, sur un chèque et rien que ça... ça change. On s'en rend compte que elle découvre que le chèque a disparu. Ce n'est pas seulement le chèque qui a disparu, mais son mari avec: une grande trahison....

     


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  • Coline Promeyrat

    Dans son bateau en coquille de noix, monsieur Zouglouglou accueille la souris, la reinette, le lapin et le chat. Oui mais voilà ! Dans une noix, il n'y a pas tant de place que cela !
    Coline Promeyrat a écrit avec beaucoup de vivacité cette histoire chavirante, conte répandu surtout dans le bassin méditerranéen. Stefany Devaux a farfouillé dans ses tiroirs pour trouver les mille et une matières (papiers, cartons, feutrines, tissus...) qui composent ses paysages et personnages...

    --> C'est un conte de randonnée que j'ai lu des dizaines de fois à des groupes d'enfants de classes maternelle avec toujours à la clé un gros succès. J'ai réussi à ne pas m'en lasser. ça ne peut être qu'un album très réussi! Par ailleurs l'éditeur a eu la bonne idée de l'imprimer en grand format carton: il n'a plus quitté mon sac de professionnelle. (accompagné de véritable noix!) A lire pour le récit, simplement, à lire pour créer inspiré des illustrations.


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  • La couleur des émotions

    Anna Llenas

    Le monstre des couleurs se sent tout barbouillé aujourd'hui. Ses émotions sont sens dessus dessous ! Il ne comprend pas ce qui lui arrive. Réussira-t-il à mettre de l'ordre dans son cœur et à retrouver son équilibre ?
    Un livre tout animé pour découvrir ses émotions.

    --> Ce n'est pas facile de poser de mettre en mots les émotions. A l'image du film animé Vice Versa, cet album met des mots sur les émotions. On débute l'album avec nos émotions toutes mélangées, un monstre gribouillé. C'est un peu comme ça qu'on peut parfois démarrer la journée... et on apprend à y voir plus clair entre la colère, la tristesse, la sérénité... L'auteur pose des couleurs différentes pour distinguer les émotions. Superbe album pour aborder ce sujet de manière très positive. Un coup de coeur. A noter qu'il existe en version pop up ou pas. Je préfère la version non pop up.


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  • De tes nouvelles

    d'Agnes Ledig

    Anna-Nina, pétillante et légère, est une petite fille en forme de trait d'union. Entre Eric, son père, et Valentine, qui les a accueillis quelques mois plus tôt par un soir d'orage et détresse. maintenant qu'Eric et Anna-Nina sont revenus chez Valentine, une famille se construite jour après jour, au rythme des saisons. Un grain de sable pourrait cependant enrayer les rouages de cet avenir harmonieux et longtemps désiré.

    --> Les histoires d'Agnés Ledig sont -très- chargées de bons sentiments. Comme pour son précédent roman lu : jusqu'à l'overdose. J'aurai eu enive d'écrire qu'on retrouve avec délectation ses personnages : Valentine, Eric, Anna Lilla, Gustave. On retrouve l'odeur des tartines, des confitures, de la terre modelée, des promenades en forêt, des cabanes et des repas sains. Mais trop de petites métaphores tuent le récit, alimentent l'écriture en rendant l'ensemble assez indigeste. On est pourtant heureux (le mot est choisi) d'évoluer avec Eric qui ressort ses guitares, dit au revoir à Hélène après 7 ans de deuil, d'accompagner de manière thérapeutique le régime de Gaël et accueillir Sébastien et Yann, son père, intrigant bûcheron. Thérapeutique voilà... c'est peut-être ce que se veut -trop- ce livre. Place à la parole : c'est bien. Mais à toutes les pages, plusieurs fois par page, le livre en devient même moralisant, trop parfait. Chaque personnage est parfait : jusqu'à la gestion de l'attaque cardiaque de Gustave ou la confusion des sentiments de Valentine entre ce que son corps crie et ce que sa conscience lui dicte. Alors si Juste avant le bonheur avait été une magnifique découverte, rester avec les mêmes formules au fil des romans de l'auteur ne me convient plus, cela m'est devenu d'une certaine manière indigeste. L'histoire a un goût suranné, too much. Dommage : car ce sont des livres qui peuvent faire du bien. Par ailleurs, j'arrive toujours à la fin sans difficulté. Alors... un avis mitigé!

     


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  • Dans la forêt

    de Jean Hegland

    Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’éléctricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses.

    Considéré depuis sa sortie comme un véritable choc littéraire aux Etats-Unis, Dans la forêt, roman sensuel et puissant, met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.

    Traduit de l'américain par Josette Chicheportiche

    --> Le thème de la pénurie d'énergie est sciemment choisi. La narration passe du présent (la rédaction d'une journal par Nell) à des flashbacks qui permettent de comprendre comment les deux sœurs en sont arrivées là. On aurait pu aller droit au but : sans électricité, sans essence, des jeunes filles accomplissent un retour à la nature choisi et s'épanouissent. Non, l'auteur fait le choix d'une histoire à suspens, où ce retour à la nature est loin d'être d'emblée une évidence. Les sœurs vont faire front à des changements de vie dramatiques. Leur relation accomplit une sorte « yoyo » passionnant. La psychologie de ces deux sœurs est intéressante (l'une est passionnée de danse et dansera longtemps au rythme d'un métronome, l'autre se cultive, lit l'encyclopédie lettre après lettre et rêve d'entrer à Havard). A découvrir.

    Citations:

    - Depuis que tout a commencé, nous avons attendu d'être sauvées, attendu comme de stupides princesses que nos vies légitimes nous soient rendues. Mais nous n'avons fait que nous berner nous-mêmes, que jouer un autre conte de fées.

    - Quand je pense à la façon dont nous vivions, à la désinvolture avec laquelle nous usions les choses, je suis à la fois atterrée et pleine de nostalgie.

    - Eva est en train de mourir, et l’encyclopédie parle d’insticnt. Même maintenant il faut qu’elle fasse de longs discours, posés, pédants, distants, réduisant le monde à des faits – mais sans livrer les connaissances dont j’ai besoin pour sauver la vie de ma soeur. Qu’est-ce que l’encyclopédie sait de l’instinct?
    L’instinct est plus vieux que le papier, plus naturel que les mots. L’instinct est plus sage que n’importe quel article sur les trois étapes de l’accouchement, que n’importe quel article sur les interventions obstétricales. Mais d’où vient l’instinct? Et où est-ce que je peux le trouver en ce moment, après avoir vécu sans lui pendant si longtemps?

    - Petit à petit, la forêt que je parcours devient mienne, non parce que je la possède, mais parce que je finis par la connaître. Je la vois différemment maintenant. Je commence à saisir sa diversité – dans la forme des feuilles, l’organisation des pétales, le million de nuances de vert. Je commence à comprendre sa logique et à percevoir son mystère. 

    - Il y a une lucidité qui nous vient parfois dans ces moments là, quand on se surprend à regarder le monde à travers ses larmes, comme si elles servaient de lentilles pour rendre plus net ce que l'on regarde.

    - Mais j'ai appris quelque chose que l'encyclopédie ne sait pas — quand la lune est croissante, on peut l'atteindre et tenir délicatement sa courbe externe dans la paume de la main droite. Quand elle est décroissante, elle remplit la paume de la main gauche.


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  • Point break 1991

    Réalisé par Kathryn Bigelow (1991)
     
    Avec Patrick Swayze, Keanu Reeves, Gary Busey

     

    Johnny est un agent du FBI aux trousses d'un fameux gang de braqueurs. Il découvre que ce sont des surfeurs, il doit alors infiltrer leur milieu.

    --> Le jeune agent du FBI Johnny Utha rejoins le vieux briscard Papass .Ils enquêtent sur une bande de 4 braqueurs nommés « Les anciens Présidents »  (menés par Bodhi) en raison des masques qu'ils utilisent lors de leurs braquages de banques répétés.Toujours rapides, 90 secondes, ils n'ont jamais été attrapés. Une certitude pourtant : ce sont des surfeurs. L'agent Utha infiltre le milieu du surf. Film culte sur le surf, son way of life.

     


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  • de Laetitia Colombani

    Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

    Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.

    Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.

    Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.

    Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

    -->Ce sont les histoires parallèles de Smita l'Indienne, Giulia la Sicilienne et Sarah la Canadienne, volontairement entrecroisées par l'auteure. Chacun d'elle vit un sursis, l'une fuit avec sa fille la caste des intouchables, l'autre subit l'attaque d'un cancer du sein tandis que la troisième dans le deuil de son père reprend l'entreprise familiale du père vouée à la faillite. Un fil, un cheveu, des cheveux relient le destin de ces trois femmes que l'auteure entremêle. Ecrit au présent, la syntaxe courte, on n'a pas vraiment le temps de respirer : ces femmes nous emportent dans le feu de leur vie, dans leurs décisions vitales, rapides et on lit le roman rapidement d'un bout à l'autre.

     

    Spoiler : Sarah coiffera une perruque fabriqué avec des cheveux authentiques en Sicile avec des cheveux importés d'Inde.

     

     

    → Ces sont les histoires parallèles de Smita l'Indienne, Giulia la Sicilienne et Sarah la Canadienne, volontairement entrecroisées par l'auteure. Chacun d'elle vit un sursis, l'une fuit avec sa fille la caste des intouchables, l'autre subit l'attaque d'un cancer du sein tandis que la troisième dans le deuil de son père reprend l'entreprise familiale du père vouée à la faillite. Un fil, un cheveu, des cheveux relient le destin de ces trois femmes que l'auteure entremêle. Ecrit au présent, la syntaxe courte, on n'a pas vraiment le temps de respirer : ces femmes nous emportent dans le feu de leur vie, dans leurs décisions vitales, rapides et on lit le roman rapidement d'un bout à l'autre.

     

    Spoiler : Sarah coiffera une perruque fabriqué avec des cheveux authentiques en Sicile avec des cheveux importés d'Inde.

     

    → Ces sont les histoires parallèles de Smita l'Indienne, Giulia la Sicilienne et Sarah la Canadienne, volontairement entrecroisées par l'auteure. Chacun d'elle vit un sursis, l'une fuit avec sa fille la caste des intouchables, l'autre subit l'attaque d'un cancer du sein tandis que la troisième dans le deuil de son père reprend l'entreprise familiale du père vouée à la faillite. Un fil, un cheveu, des cheveux relient le destin de ces trois femmes que l'auteure entremêle. Ecrit au présent, la syntaxe courte, on n'a pas vraiment le temps de respirer : ces femmes nous emportent dans le feu de leur vie, dans leurs décisions vitales, rapides et on lit le roman rapidement d'un bout à l'autre.

     

    Spoiler : Sarah coiffera une perruque fabriqué avec des cheveux authentiques en Sicile avec des cheveux importés d'Inde.

     


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  • Les délices de Tokyo

    Réalisé par Naomi Kawase (2016)
     
    Avec Kirin Kiki, Masatoshi Nagase, Kyara Uchida

     

    Les dorayakis sont des pâtisseries traditionnelles japonaise qui se composent de deux pancakes fourrés de pâte de haricots rouges confits, « AN ». Tokue, une femme de 70 ans, va tenter de convaincre Sentaro, le vendeur de dorayakis, de l’embaucher. Tokue a le secret d’une pâte exquise et la petite échoppe devient un endroit incontournable...

     

     


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  • L'apparition

     

    Réalisé par Xavier Giannoli
     
    Avec Vincent Lindon, Anatole Taubman, Galatea Bellugi

    Jacques est journaliste pour un grand quotidien régional en France. Sa réputation de reporter d'investigation talentueux et impartial attire l'attention du Vatican qui l'engage pour une mission très particulière : faire partie d'un comité chargé d'enquêter sur la véracité d'une sainte apparition dans un petit village français.

    --> Passionnante enquête sur la possible canonisation d'une supposée sainte. Une enquête qui soulève des questions, qui n'affirment pas de vérité toute faite. Que croire... C'est un polar qui propose une réflexion sur la foi, des mises en scène réelles qui agitent le spirituel.

    Comme dans à l'origine, du même réalisateur avec V.Lindon, on s'interroge sur les mensonges et la quête de vérité.


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  • Ce qui n'a pas de nom

    de Piedad Bonnett

    Dans ce court récit, Piedad Bonnett raconte à la première personne le suicide de son fils Daniel, vingt-huit ans, qui s'est jeté du toit de son immeuble à New York. Il était schizophrène. Dans un milieu bourgeois, corseté par des conventions en tout genre, il n'est pas de bon ton de parler crûment de la mort et de la folie ; c'est pourtant ce que fait l'auteur, dans une langue sobre et sans effets de manche, avec une sincérité bouleversante. Elle raconte la stupéfaction du deuil, les formalités de la mort occidentale, mais aussi et surtout le combat inégal d'un jeune homme contre la folie qui le cerne. Une plongée dans la douleur qui ne verse jamais dans l'apitoiement ou l'impudeur : l'écrivain n'a que les mots pour dire l'absence, pour contrer l'absence, pour continuer à vivre.

    --> Ce récit débute par le suicide de Daniel, le fils de l'auteure. Au désoeuvrement dans lequel peut plonger une mère, le récit apporte une explication sur le geste désespéré du suicide : la maladie, celle qui n'a pas toujours de nom. Daniel était schizophrène. le livre témoigne du parcours de Daniel. Au travers des yeux de sa mère. le début de la maladie, l'origine de la maladie, les relations sociales affectées, la difficulté de trouver des soins qui conviennent. Un récit fort sur la schizophrénie, le suicide, la mort d'un enfant.


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  • Sur la route de Madison

    Réalisé par Clint Eastwood (1995)
     
    Avec Clint Eastwood, Meryl Streep, Annie Corley

    La vie de Francesca se réduit aux tâches ménagères. Alors que son mari et ses enfants sont partis, elle fait la rencontre d'un photographe de passage.

    --> Il est des films qu'il faut revoir à un âge différent, sous un nouveau jour. Sur la route de Madison en est un!

    Inutile de montrer l'érotisme, l'évoquer suffit. L'Amérique puribonde  est le théâtre parfait de cette rencontre.


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  • A bras ouverts

    Réalisé par Philippe de Chauveron
     
    Avec Christian Clavier, Elsa Zylberstein, Ary Abittan

     

    Figure de la scène littéraire et médiatique française, Jean-Etienne Fougerole est un intellectuel humaniste marié à une riche héritière déconnectée des réalités. Alors que Fougerole fait la promotion dans un débat télévisé de son nouveau roman « A bras ouverts », invitant les plus aisés à accueillir chez eux les personnes dans le besoin, son opposant le met au défi d'appliquer ce qu'il préconise dans son ouvrage. Coincé et piqué au vif, Fougerole prend au mot son adversaire et accepte le challenge pour ne pas perdre la face. Mais dès le soir-même, on sonne à la porte de sa somptueuse maison de Marnes-la-coquette… Les convictions des Fougerole vont être mises à rude épreuve !

    --> Film revu (ou écouté), que j'avais oublié avoir déjà vu. Une bien vilaine note sur sens critique  pas méritée...(3,2), parce qu'après tout, cette comédie est criante de vérité, et ça fait du bien!


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  • Le joueur d'échecs

    Stefan Zweig

    Czentowic, champion d'échecs arrogant, esprit borné à outrance, inculte et étonnamment stupide, occupe le premier plan jusqu'à l'entrée en scène de Monsieur B. Dès lors que cet aristocrate autrichien s'intéresse à la partie livrée entre le champion et les passagers amateurs, la direction du texte bascule.

    Par un effet de symétrie, la narration se transforme en un face à face tendu entre un esprit brillant et rapide à l'intelligence abstraite et un cerveau au pragmatisme brutal, incapable de projection véritable. Mise en scène percutante de la résurrection de la folie, cette nouvelle oscille entre ouverture et enfermement.

    Dans cette avancée implacable de la stupidité destructrice, allégorie de la victoire du nazisme mais aussi chef-d’œuvre de composition, Zweig s'intéresse peu à la survie du corps, préférant montrer les réactions de l'esprit, qui trouve un symbole parfait dans ce jeu éminemment intelligent mais désespérément stérile.

    Publié en 1943, un an après le suicide de son auteur, Le Joueur d'échecs fait figure de testament dans l’œuvre de Zweig.

    --> Comment être passé à côté de ce court roman, cette petite nouvelle aussi longtemps? A lire, sans aucun doute. Pour la nouvelle elle-même et l'auteur, auteur qui se suicide en 1942, en exil, dénonçant une Europe meurtrissante.

    Le récit se déroule en croisière, sur un paquebot qui relie NY au Brésil. A bord, Mirko le champion du monde d'échec, issu d'un petit milieu, son histoire est dressé dès le début, il est devenu maître à ce jeu sans savoir lire, c'est un personnage arrogant. Un groupe de passagers le défie, mené par Mc Connor. La psychologie de ce personnage est intéressante, mais ce n'est rien par rapport au personnage que nous allons ensuite découvrir en la personnalité de M. B. : il passe par là, voit la partie en cours et s'en mêle. Sans prétention, il s'avère être redoutable et met le champion en difficulté. Le narrateur va retrouver ce M.B. pour comprendre qui il est et d'où lui vient cette maîtrise du jeu d'échecs et la seconde moitié du livre nous décrit comment M.B., détenu par la gestapo allemande meurt d'ennui et de folie dans une cellule jusqu'à ce qu'il subtilise un livre. Un livre! Voilà qui va pouvoir le sortir de l'ennui de sa cellule. Le livre dérobé s'avère être un manuel d'échec avec la description des grandes parties. M.B. va apprendre seul à jouer, seul il va construire un échiquier imaginaire (au départ avec de la mie de pain et un quadrillage imaginé sur sa couverture). Avec la force de la mobilisation de son imagination il jouera et rejouera les grandes parties du manuel, les connaitra par coeur. Il en créera de nouvelles, jouant les deux adversaires, virant à des situations schizophréniques. On comprend trop bien comment ce manuel d'échec constitue à la fois une libération et une prison pour son esprit. C'est fascinant.


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  • Une longue impatience

    Gaëlle Josse (2018)

    Ce soir-là, Louis, seize ans, n’est pas rentré à la maison. Anne, sa mère, dans ce village de Bretagne, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, voit sa vie dévorée par l’attente, par l’absence qui questionne la vie du couple et redessine celle de toute la famille.
    Chaque jour, aux bords de la folie, aux limites de la douleur, Anne attend le bateau qui lui ramènera son fils. Pour survivre, elle lui écrit la fête insensée qu’elle offrira pour son retour. Telle une tragédie implacable, l’histoire se resserre sur un amour maternel infini.
    Avec Une longue impatience, Gaëlle Josse signe un roman d’une grande retenue et d’une humanité rare, et un bouleversant portrait de femme, secrète, généreuse et fière. Anne incarne toutes les mères qui tiennent debout contre vents et marées.
    « C’est une nuit interminable. En mer le vent s’est levé, il secoue les volets jusqu’ici, il mugit sous les portes, on croirait entendre une voix humaine, une longue plainte, et je m’efforce de ne pas penser aux vieilles légendes de mer de mon enfance, qui me font encore frémir. Je suis seule, au milieu de la nuit, au milieu du vent. Je devine que désormais, ce sera chaque jour tempête. »

    --> Est-ce que cet adjectif, long, collé à ce ce nom, impatience, porte un nom en figure de style littéraire ? Dès le titre, ce livre nous emporte. Pourtant, après les deux premières pages, on peut se dire que tout a été dit ! Le fils de la narratrice, Louis, 16 ans, n'est pas rentré (on le sait déjà avec la quatrième de couverture). Gaëlle Josse arrive à nous transporter dans l'attente avec elle, l'attente d'une mère, d'une femme qui suivait son destin. Un remariage avec Etienne, deux enfants avec ce deuxième homme. Une nouvelle vie de riche au sens propre. Mais où se trouve la place de Louis ? Quelles relations pour Louis et ce nouveau père. Il n'en est pas question directement mais on comprend au fil du récit tout ce qui a échappé à Anne. Elle attend désormais l'irrattrapable. Elle remplit toutes ses tâches d'épouse et de mère pour ses deux enfants, et dans tous les moments qu'il lui reste, elle coud : on le découvrira à la fin. Ses lettres qui ponctuent le récit ne seraient en fait qu'une toile, un tableau qui malheureusement s'achève. J'ai lu ce roman d'une traite, les vacances me laissant le temps de ne pas le lâcher.

    N'est ce pas Pénélope qui coud en attendant le retour d'Ulysse?


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