• L'attentat

    Réalisé par Ziad Doueiri (2013)
    Avec Ali Suliman, Evgenia Dodena, Reymond Amsalem

    Amin Jaafari est un chirurgien d’origine palestinienne totalement intégré dans la société israélienne de Tel Aviv. Il a une femme aimante, une carrière exemplaire et beaucoup d’amis juifs. Mais cette vie en apparence idyllique vole en éclats le jour où la police israélienne lui apprend que sa femme Sihem est impliquée dans l’attentat suicide à la bombe dans lequel elle vient de succomber. Convaincu de l’innocence de son épouse, Amin rejette en bloc ces accusations, mais sa certitude est ébranlée lorsqu’il reçoit la lettre posthume écrite par Sihem qui confirme son rôle dans le carnage. Il décide alors de s’aventurer en territoire palestinien dans l’espoir de rencontrer ceux qui l’auraient recrutée...

    --> L'adaptation du roman éponyme de Yasmina Khadra, une bonne mise en image. On suit le point de vue de Amin, de sa colère, son refus, son enquête jusqu'à l'inévitable preuve : c'est bien sa femme qui est la kamikaze. Une icône en Palestine...


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  • Le Havre

    Réalisé par Aki Kaurismaki (2011)
    Avec André Wilms, Kati Outinen, Jean-Pierre Darroussin

    Marcel Marx, ex-écrivain et bohème renommé, s'est exilé volontairement dans la ville portuaire du Havre où son métier honorable mais non rémunérateur de cireur de chaussures lui donne le sentiment d'être plus proche du peuple en le servant. Il a fait le deuil de son ambition littéraire et mène une vie satisfaisante dans le triangle constitué par le bistrot du coin, son travail et sa femme Arletty, quand le destin met brusquement sur son chemin un enfant immigré originaire d'Afrique noire. Quand au même moment, Arletty tombe gravement malade et doit s'aliter, Marcel doit à nouveau combattre le mur froid de l'indifférence humaine avec pour seules armes, son optimisme inné et la solidarité têtue des habitants de son quartier. Il affronte la mécanique aveugle d'un Etat de droit occidental, représenté par l'étau de la police qui se resserre de plus en plus sur le jeune garçon refugié. Il est temps pour Marcel de cirer ses chaussures et de montrer les dents.


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  • Les passeurs de livres de Daraya

    -Une bibliothèque secrète en Syrie-

    De Delphine Mninoui

    De 2012 à 2016, la banlieue rebelle de Daraya a subi un siège implacable imposé par Damas. Quatre années de descente aux enfers, rythmées par les bombardements au baril d’explosifs, les attaques au gaz chimique, la soumission par la faim. Face à la violence du régime de Bachar al-Assad, une quarantaine de jeunes révolutionnaires syriens a fait le pari insolite d’exhumer des milliers d’ouvrages ensevelis sous les ruines pour les rassembler dans une bibliothèque clandestine, calfeutrée dans un sous-sol de la ville.

    Leur résistance par les livres est une allégorie : celle du refus absolu de toute forme de domination politique ou religieuse. Elle incarne cette troisième voix, entre Damas et Daech, née des manifestations pacifiques du début du soulèvement anti-Assad de 2011, que la guerre menace aujourd'hui d'étouffer. Ce récit, fruit d'une correspondance menée par Skype entre une journaliste française et ces activistes insoumis, est un hymne à la liberté individuelle, à la tolérance et au pouvoir de la littérature.

    Delphine Minoui est grande reporter au Figaro, spécialiste du Moyen-Orient. Prix Albert Londres 2006 pour ses reportages en Iran et en Irak, elle sillonne le monde arabo-musulman depuis 20 ans. Après Téhéran, Beyrouth et Le Caire, elle vit aujourd'hui à Istanbul, où elle continue à suivre de près l’actualité syrienne. Elle est également l'auteur des Pintades à Téhéran (Jacob-Duvernet), de Moi, Nojoud, dix ans, divorcée (Michel Lafon), de Tripoliwood (Grasset) et de Je vous écris de Téhéran (Seuil).

    --> Le livre de Delphine Minoui est autant un essai journalistique qu'un roman. Son découpage est parfaitement clair, elle enquête, recueille les témoignages, les recoupe. Elle s'assure que les jeunes auxquels elles parlent sont des anti-assad et non des djihadistes. Son ambition : laisser un livre qui raconte la lutte de jeunes gens pour constituer et faire vivre une bibliothèque dans une ville assiégée par l'armée de l'état syrien. La difficulté de son travail : elle ne peut pas se rendre sur place. A l'heure d'internet, si le blocus est efficace pour les vivres, il ne l'est pas pour dialoguer avec l'extérieur, il ne l'est pas avec les idées. La communication est souvent difficile, mais D. Minoui parvient à communiquer au plus près des jeunes de Daraya. Elle construit au delà de son travail de journaliste un roman qui rend grandement hommage aux livres, à leur portée libertaire, à leur capacité à donner de l'espérance. Ce roman est un témoignage précieux, il appartient à l'histoire de Daraya, à l'histoire d'une lutte contre un état autoritaire. Il est une porte d'entrée pour comprendre la singularité de cette banlieue Damas.


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  • Le grand bain

    Réalisé par Gilles Lellouch (2018)
    Avec Guillaume Canet, Mathieu Amalric, Virginie Efira

     

    C’est dans les couloirs de leur piscine municipale que Bertrand, Marcus, Simon, Laurent, Thierry et les autres s’entraînent sous l’autorité de Delphine, ancienne gloire des bassins. Ensemble, ils vont se lancer dans une discipline jusque-là propriété de la gent féminine : la natation synchronisée.

    --> Un film à revoir... parce qu'on passe sûrement à côté de quelques perles dans les dialogues. Une comédie qui m'a évoqué La part des anges de Ken Loach. Probablement pour son regard sur la société et une bande de gars un peu décalés.


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  • Le journal d'une femme de chambre

     

    Réalisé par Luis Bunuel (1964)
    Avec Jeanne Moreau, Georges Géret, Michel Piccoli

     

    Dans les années 30, Célestine, une jeune femme de chambre de 32 ans, arrive de Paris pour entrer au service d'une famille de notables.

    -->

     


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  • Le jeu de la mort

    Réalisé par Christophe Nick (2010)

    Le Jeu de la mort est un documentaire coproduit par France Télévisions et la Radio Télévision Suisse1 en 2009 et mettant en scène un faux jeu télévisé (La Zone Xtrême) durant lequel un candidat doit envoyer des décharges électriques de plus en plus fortes à un autre candidat, jusqu'à des tensions pouvant entraîner la mort. La mise en scène reproduit l'expérience de Milgram réalisée initialement aux États-Unis dans les années 1960 pour étudier l'influence de l'autorité sur l'obéissance : les décharges électriques sont fictives, un acteur feignant de les subir, et l'objectif est de tester la capacité à désobéir du candidat qui inflige ce traitement et qui n'est pas au courant de l'expérience. La différence notable avec l'expérience originelle est que l'autorité scientifique est remplacée par une présentatrice de télévision, Tania Young.

    --> L'expérience de Milgram dans un contexte contemporain, où on observe des comportements face à l'autorité et la force de la télévision sur les comportements. A faire connaître, à montrer à nos jeunes.


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  • Le paradoxe d'Anderson

    Pascal Manoukian

    Plus rien n'est acquis. Plus rien ne protège. Pas même les diplômes. À 17 ans, Léa ne s'en doute pas encore. À 42 ans, ses parents vont le découvrir.
    La famille habite dans le nord de l'Oise, où la crise malmène le monde ouvrier. Aline, la mère, travaille dans une fabrique de textile, Christophe, le père, dans une manufacture de bouteilles.
    Cette année-là, en septembre, coup de tonnerre, les deux usines qui les emploient délocalisent. Ironie du sort, leur fille se prépare à passer le bac, section « économique et social ». Pour protéger Léa et son petit frère, Aline et Christophe vont redoubler d'imagination et faire semblant de vivre comme avant, tout en révisant avec Léa ce qui a fait la grandeur du monde ouvrier et ce qui aujourd'hui le détruit. Comme le paradoxe d'Anderson, par exemple.
    « C'est quoi, le paradoxe d'Anderson ? » demande Aline. Léa hésite. « Quelque chose qui ne va pas te plaire », prévient-elle. Léon, dit Staline, le grand-père communiste, les avait pourtant alertés : « Les usines ne poussent qu'une fois et n'engraissent que ceux qui les possèdent. »

    Citations

     

    Elle valait mieux, pourtant. Il y a peu de temps encore on se disputait sa compagnie. Elle encombrait ses journées de rendez-vous inutiles, d'apéros, de déjeuners du week-end, de mèches chez le coiffeur, de sorties ciné/pizza quatre-fromages entre copines au multiplexe de la zone industrielle. Son téléphone sonnait, on comptait sur elle, on lui faisait promettre « à demain » ou « à très vite », elle embrassait, lançait des « ciao » avec la main, textotait des « merci » et des « je t'aime ». Depuis, comme un cyclone, le chômage a déforesté sa vie, plus un de ses arbres ne tient de bout, on dirait les montagnes pelées d'Haïti, rien pour arrêter l'érosion, personne, un Sahel affectif.

     

    p.133

     

     

    Elle ne parle plus qu'à des guichets et des hygiaphones, n'appelle plus que des numéros à quatre chiffres, surtout le 3949, ne s'adresse plus qu'à des répondeurs et à des voix numériques, articulant lentement son identifiant à sept chiffres et ses mots de passe, punie, bannie, coupable d'avoir simplement la quarantaine juste à la pliure entre l'économie d'hier et celle de demain.

     

     

    Elle se demande ce que vont devenir tous ceux qui travaillent avec leurs mains. Où vont disparaître leurs gestes, dans quels musées ? Les terrils et les mines sont déjà classés au Patrimoine de l'Unesco. Quel avenir pur toutes ces usines mortes ? Des cars scolaire y emmèneront peut-être les enfants pour observer des ouvriers faisant semblant de travailler en tournant en rond autour de machines débranchées comme les singes des zoos font semblant de vivre libres.

     


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  • Nuala O'Faolain     Nuala O'Faolain

    L'écriture de Nuala O'Faolain, en compagnie d'Emmanuelle Devos

     

    Ca peut pas faire de mal - Guillaume Gallienne - France Inter - Du lundi au vendredi 15h00

    Quand j’avais vingt ou trente ans, je ne connaissais pas la peur. On ne peut pas dire que j’avais tous les hommes que je voulais, loin de là. Mais les gens remarquaient toujours ma présence. Puis j’étais entrée dans la quarantaine. Le jeu – le jeu de la séduction – occupait une place si centrale dans ma vie que j’avais de la peine à croire qu’il touchait à sa fin. Et, à l’approche de la cinquantaine, ç’avait été comme si les gradins se vidaient et que je me retrouvais seule au milieu d’une arène déserte. Et maintenant ? Maintenant ?

    Nuala O'Faolain

    Ce regard émouvant et lucide sur les différents âges de la féminité, est celui d’une grande dame de la littérature irlandaise, hélas disparue il y a tout juste dix ans, en 2008 : il s’agit de Nuala O’Faolain.

    Journaliste radio, puis chroniqueuse dans la presse écrite, Nuala O’Faolain s’est mise à écrire précisément à l’âge où elle s’interroge : « Et maintenant ? et maintenant ?». En 1996, à 56 ans, elle publie son premier livre, une autobiographie intitulée On s’est déjà vu quelque part ?, qui devient un best-seller aux Etats-Unis.  

    En France, où toute son œuvre est éditée chez Sabine Wespieser, elle connaît la consécration en 2006, lorsque son 4e livre, L’Histoire de Chicago May, un western haletant sur les traces d’une « Calamity Jane » irlandaise, est récompensé par le Prix Femina Etranger. 

    Cette écriture, audacieuse et féministe, est à l’image de mon invitée de ce soir, une magnifique comédienne qui s’empare avec autant de talent des grands textes de théâtre, que des grands sujets de société au cinéma : Emmanuelle Devos.

     

    Avec les extraits suivants :

    1. Best Love Rosie, traduction de Judith Roze (2008)

    2. L'histoire de Chicago May, traduction de Vitalie Lemerre (2006)

    3. Chimères, traduction de Stéphane Camille (2001)

    4. et 5. On s’est déjà vu quelque part ? traduction de Julia Schmidt et Valérie Lermite (2005) : portrait de la mère et mort du père

    6. J’y suis presque, traduction de Stéphane Camille (2003)

    7. Le mot de la fin avec Rosie 

    Toute l'oeuvre de Nuala O'Faolain est actuellement rééditée en collection poche aux éditions Sabine Wespieser.

     

     


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  • Anaïs s'en va-t-en guerre

     

    Réalisé par Marion Gervais (2014)

    Anaïs vit au milieu d’un champ en Bretagne. Rien ne l’arrête. Elle veut être agricultrice et faire pousser des plantes aromatiques et médicinales.


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  • Khalil

    Yasmina Khadra

    Vendredi 13 novembre 2015. L'air est encore doux pour un soir d'hiver. Tandis que les Bleus électrisent le Stade de France, aux terrasses des brasseries parisiennes on trinque aux retrouvailles et aux rencontres heureuses. Une ceinture d'explosifs autour de la taille, Khalil attend de passer à l'acte. Il fait partie du commando qui s'apprête à ensanglanter la capitale.
    Qui est Khalil ? Comment en est-il arrivé là ?
    Dans ce nouveau roman, Yasmina Khadra nous livre une approche inédite du terrorisme, d'un réalisme et d'une justesse époustouflants, une plongée vertigineuse dans l'esprit d'un kamikaze qu'il suit à la trace, jusque dans ses derniers retranchements, pour nous éveiller à notre époque suspendue entre la fragile lucidité de la conscience et l'insoutenable brutalité de la folie.

    --> Dans ce nouveau tome sur l'islamisme montant, Yasmina Khadra prend la voix d'un terroriste qui a grandi à Mollenbeck. Directement inspiré de l'actualité des dernières années, il nous fait entrer dans la peau puis dans la tête de Khalil, kamikaze du stade de France dont la ceinture d'explosifs ne se déclenchera pas. On suit alors son désœuvrement, on doute, mais on mesure la détermination qui l'anime, ses fondements pseudo-philosophiques. On mesure son isolement familial et amical. Il n'y a plus que dans son réseau qu'il trouve une place. Restant déterminé, il est candidat à un autre attentat et attend le jour où il sera élu. Son entourage familial et amical lui exprime son désaccord sur ses postures extrémistes, mais rien n'y fait: Khalil est désormais radicalisé et c'est le sens de sa vie. Rien ne semble pouvoir le faire changer d'avis. Sauf s'il commence à se poser des questions. Des questions, justement, il ne faut pas en poser au sein du réseau. Mais il ne peut plus les retenir lorsqu'il s'agira d'affronter la mort de sa soeur jumelle victime d'un attentat dans le métro.

    Citations:

    - Un pays ne se construit pas sur l’identité, mais sur la citoyenneté.

    - Pourquoi ? hurla-t-il. Pour le paradis ? Il est autour de toi, en vrai. Regarde comme la campagne est belle. Il y a des oiseaux dans les arbres et tu peux courir dans les champs jusqu’à tomber dans les pommes. Si tu n’es pas content, attends le printemps. Mais qu’est-ce que tu as dans le crâne ?

    - Rayan n’avait même pas de camp. Il n’était rien d’autre qu’un figurant relégué au fond des coulisses, sans idéal et sans cause. Que savait-il de la religion, du devoir sacré du croyant, du véritable exercice de la foi ? Il ne savait même pas pourquoi il était sur terre. Parce qu’il avait réussi à l’école, il était persuadé de triompher dans la vie. Trimer dans une entreprise ne lui suffisait pas, il devait en plus s’imposer des heures sup’ pour joindre les deux bouts, sans se rendre compte qu’il n’était qu’un galérien banalisé. Son monde n’était qu’illusions, ses rêves des pièges mortels, ses ambitions des carottes en carton.

     


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  • Millénium

    Réalisé par Daniel Alfredson (2009)
    Avec Per Oscarsson, Micke Spreitz, Annika Hallin

     

    Traquée, prise au piège d'une manipulation manifestement très planifiée... Lisbeth va devoir affronter son passé. Elle pourra compter sur l'amitié infaillible de Mikael Blomkvist, qui fera tout pour prouver qu'elle n'est pas la tueuse en série que les médias et la police dépeignent.

    Millénium

     

    Réalisé par Daniel Alfredson (2009)
    Avec Sofia Ledarp, Michalis Koutsogiannakis, Annika Hallin

     

    Abattue et laissée pour morte par son père, Lisbeth Salander est soignée dans un hôpital de Stockholm en attendant son procès pour tentative de meurtre. En parallèle, Mikael Blomkvist prépare un numéro choc de la revue Millénium qui mettra au jour un scandale politique de dissimulation qui devrait la disculper entièrement, mais qui mettra en danger tous les collaborateurs de la revue, incluant Erika. Car les autorités, menées en coulisses par une organisation secrète, n'ont pas l'intention de le laisser faire. Quoi qu'il fasse cependant, Lisbeth devra retourner dans ses souvenirs afin de prouver à la cours qu'elle n'est pas sociopathe, malgré les recommandations du Dr. Teleborian


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  • Millénium

     

    Réalisé par Niels Arden Oplev (2009)
    Avec Noomi Rapace, Lena Endre, Michael Nygvist

     

    Mikael, journaliste au mensuel suédois Millennium, enquête à la demande de l'ancien industriel Henrik Vanger sur la disparition de sa nièce, Harriet.

    --> Il est question de crimes violents, sur des femmes aux prénoms juifs. De violences sexuelles. Mikael est aidé par l'étrange hackeuse Lisbeth...


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  • Lune de guerre

    ill. Hermann aut. Van Hamme

    Leur mariage devait être le plus beau jour de leur vie, mais la noce va rapidement se transformer en bataille rangée. Des crevettes pas fraîches que le restaurateur refuse de remplacer gratuitement, et tout dégénère : Jean Maillard, le tout-puissant "pater familias", quitte le restaurant sans payer, avec l'ensemble des convives... ou presque...

    À peine sortis, Franz Berger, le propriétaire du restaurant, s'y barricade avec la mariée et l'épouse de Maillard, qui étaient malheureusement aux toilettes. Dès lors, la guerre est déclarée le siège du restaurant commence et les coups de fusils deviennent les seules discussions possibles.

    La nuit va être longue, et seule la bêtise humaine en ressortira grandie. Hermann, le célèbre dessinateur de Jeremiah, Bernard Prince et Les Tours de Bois-Maury, et J.Van Hamme, le scénariste des séries à succès que sont XIII, Thorgal, Largo Winch, nous offrent un fait divers très réaliste servi par un graphisme et des couleurs qui rendent l'atmosphère presque palpable.

    --> Un huis clos, qui correspondrait bien à un scénario de film. Un roman aussi. Quelle bonne idée ce format BD pour cette histoire, un "one shot" souhaité par Van Hamme comme c'est expliqué dans la préface. J'ai aimé la présentation des personnages au début de l'album. Le scénario invraisemblable nous amène à une véritabel scène de guerre à la fin. Les dessins sont parfaitement à la hauteur du scénario. C'est une belle réussite cet album!

     


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  • Laëtitia, mon étoile!

    Affaires sensibles - Fabrice Drouelle - France Inter - Du lundi au vendredi 15h00

    Aujourd’hui Affaires sensibles vous propose "Laëtitia, mon étoile !" une fiction écrite par François Luciani et réalisée par Michel Sidoroff. Jean Lafourcade travaillait à la banque mais sa place été prise par un robot dénommé Laëtitia. Invité Ariel Kyrou, journaliste spécialiste de l’Intelligence Artificielle.

     

    C'est l’histoire de Jean Lafourcade, cadre d’une cinquantaine d’années qui travaillait dans la banque. 

    Aujourd’hui il a rendez-vous avec Marlène Rocca, adjointe aux Relations Humaines, pour envisager son licenciement.

    Ça, c’était il y a deux ans. 

    Entre temps les bureaux de l’agence ont fermé. Les conseillers clientèle ont été remplacés par des robots. Lui le premier. 

    En l’espace de dix-huit mois, la banque a licencié 950 personnes et fermé 3.000 agences sur le territoire. Il y eut des manifestations, des grèves, des heurts avec la police. 

    Jean n’aime pas la violence. Alors, il a  fait comme tout le monde, il a accepté l’ordre nouveau… Voilà pour le début de la fiction….

    Mais dans le monde réel nous en sommes déjà là : en cherchant dans la presse et sur Internet des informations, des explications à cette nouvelle révolution portée par l’intelligence artificielle nous avons découvert cette publicité d’une banque française, un vrai scénario de fiction et pourtant bien réel ! Cet article de communication institutionnelle commence ainsi :

    « Notre banque est l’une des premières banques françaises. Ses 5 000 caisses et agences reçoivent chaque jour plus de 350 000 demandes en ligne. Traiter un tel flux, tout en maintenant la qualité de la relation client, était un défi majeur. Il fallait réinventer le rôle de conseiller, faute de quoi la banque risquait de perdre son atout concurrentiel. Après étude, La banque a alors sollicité IBM pour réfléchir à une solution capable de libérer les conseillers des tâches répétitives pour leur permettre de se consacrer davantage aux conseils à forte valeur ajoutée. Puis nous avons appris que l’application cognitive Watson était en cours de développement et nous avons saisi cette opportunité. Grâce à l’intelligence artificielle et aux robots nos conseillers ont pu se consacrer à d’autres tâches… »

    Alors fiction ou réalité ? Progrès ou Cauchemar ? 

    Certains s’inquiètent de l’arrivée de robots intelligents destructeurs d’emplois, voire d’une Intelligence Artificielle consciente qui remplacerait l’humanité. D’autres y voient au contraire un nouveau champ de progrès pour l’Homme !

    Qu’en pense Jean Lafourcade le personnage de notre fiction dont la place à la banque où il travaillait a été prise par un robot dénommé Laetitia ?

    Extrait du scénario

    Scène N°2 Watson, Jean et Laetitia

    Watson : Bonjour, Jean. Bienvenue sur Watson.com. Vous êtes connecté sous le système d’exploitation  Mac OS Sierra 10.12.6. adresse IP 194.28.12.1 D’accord, Jean?

    Jean Lafourcade : Oui. Sans aucun doute.

    Watson : Oui ou non ? Répondez d’une voix claire et bien en face de l’écran, s’il vous plaît, Jean.

    Jean Lafourcade : Ok.

    Watson : D’accord, Jean. Je vais vous accompagner dans le paramétrage du profil de compte. Souhaitez-vous ouvrir un compte sur Watson.com?

    Jean Lafourcade : OUI.

    Watson : D’accord, Jean. Acceptez-vous les conditions générales en annexe  au lien suivant : http.deux points.double slash.point.watson.point.conditions.tiret.point.générales.point?

    Jean Lafourcade : Ok.

    Watson : Pour la gestion de vos avoirs, choisissez-vous l’optimisation des placements prévue au contrat ?

    Jean Lafourcade : Oui.

    Watson : D’accord, Jean. On se dit « tu » ou « vous » ?

    Jean Lafourcade : Pardon ?

    J’ai compris assez vite que Watson validait mes réponses au fur et à mesure qu’il répétait « d’accord, Jean » comme on appuie sur la touche « enter ».  C’était un moyen rapide d’alimenter l’algorithme et de croiser mes données personnelles avec la basse de données IBM et les profils voisins. Je lui répondais calmement, au fil de l’eau…

    Watson : Je répète. Préférez-vous conserver le vouvoiement ?

    Jean Lafourcade : Tu. C’est plus simple.

    Watson : D’accord, Jean. Pour un conseiller en ligne, quelle est ta préférence, un homme ou une femme ?

    Jean Lafourcade : Une femme.

    Watson : D’accord, Jean. Tu peux choisir un prénom dans cette liste de femmes: Amanda, Christina, Nawel, Ursula, Laetitia, Patricia, Ornella…

    Jean Lafourcade : Laetitia.


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  • Vipère au poing

     

    Réalisé par Philippe de Broca (2004)
     
    Avec Catherine Frot, Jacques Villeret, Jules Sitruk

    Premier volet d'une trilogie autobiographique, Vipère au poing raconte l'enfance de Jean Rezeau. En 1922, après le décès de leur grand-mère paternelle qui en avait la charge, le jeune garçon et son frère Ferdinand retrouvent leurs parents revenus d'Indochine. Mais les relations avec la mère, vite surnommée "Folcoche", association de "folle" et de "cochonne", vont prendre une tournure cauchemardesque. Celle-ci n'hésitera pas à tondre les deux enfants, à mal les nourrir et à leur planter sa fourchette dans leurs mains.

     


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  • Françoise Dolto

    Françoise Dolto

    Françoise Dolto, une révolution?

    Affaires sensibles - Fabrice Drouelle - France Inter - Du lundi au vendredi 15h00

    Les grandes affaires, les aventures et les procès qui ont marqué les cinquante dernières années.

    Son idée que l’enfant n’est pas la propriété des parents a été révolutionnaire. Ce soir, Affaires Sensibles tentera de comprendre comment, à travers cette trajectoire singulière et à contre-courant, Françoise Dolto a révolutionné notre regard et notre rapport à l’enfant.

    Aujourd’hui, dans ce premier volet, nous reviendrons sur le parcours, les travaux et la présence médiatique de Françoise Dolto. Il s'agit de comprendre comment, à travers cette trajectoire singulière et à contre-courant, elle a révolutionné notre regard et notre rapport à l’enfant. Demain, dans la fiction, nous nous intéresserons à ses années de jeunesse. Deux émissions chronologiquement inversée, comme le reflet de Françoise Dolto elle-même, qui, vers la fin de sa vie, est revenue sur sa propre enfance pour éclairer ses travaux d’un jour nouveau.

    Prendre en compte les souffrances et les désirs de l'enfant, l’écouter et lui parler comme une personne à part entière... Aujourd’hui, ces considérations paraissent évidentes et tenant du bon sens. Pourtant, il a fallu que Françoise Dolto mette cette thèse en pratique, l’explique, l’écrive, pour que ce regard sur l’enfant change et qu’une révolution se mette en marche. Ce qui ne fût pas sans conséquence, bien sûr. Objet d’un véritable culte, vénérée par les uns, honnie par les autres, Françoise Dolto laisse un héritage contrarié, sur lequel s’affrontent médecins, psychanalystes et éducateurs. Car Françoise Dolto tient une place à part dans l’histoire de la psychanalyse : reconnue pour son génie clinique, elle n’a pas fait « œuvre » théorique.... Un hiatus qui a ouvert la voie à diverses interprétations et critiques.

    Se pencher sur le parcours de Françoise Dolto, c’est donc traverser cinquante ans d’histoire de la psychanalyse française, et c'est ausculter une méthode qui elle-même s’est construite sur le scandale, le débat et la rupture.

    Pour nous accompagner au cours de ces deux émissions, nous recevons Elisabeth Roudinesco, historienne et psychanalyste, auteur d’une Histoire de la psychanalyse en France (Fayard) et de plusieurs biographies sur Jacques Lacan ou Sigmund Freud, et qui a connu Françoise Dolto.


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  • Un grand coup de coeur et coup de chapeau à l'un pour ses textes, et à l'autre pour ses illustrations. Ces albums ont adopté un grand format qui les met parfaitement en valeur.

    Duo Fred Bernard et François Roca

     La fille du Samouraï

    Résumé: - Je suis Masumi Musashi, mais tu m'appelleras Maître. Quel est ton nom ?
    - Tomé Dias.
    - C'est drôle ! Ma fille s'appelle Tomo, lança le vieux samouraï aveugle. Tomé et Tomo !

    Sur cette île déserte du Japon, Tomé apprit la tactique des samouraïs. Tout était paisible et les jours s'égrenaient au rythme des entraînements, de la pêche et des promenades amoureuses.
    Jusqu'au jour où les Guerriers-Démons se manifestèrent... 

    --> Les auteurs nous emmènent à la frontière de la réalité et de la fiction. Entre récit narratif et scène de théâtre. Encore une histoire EXTRAordinaire du duo Bernard/Roca.

    Duo Fred Bernard et François RocaL'homme-Bonsaï

    Résumé: 'Le capitaine O’Murphy raconte aux buveurs d’une taverne son extraordinaire rencontre, lors d’un périple en mer, avec l’homme bonsaï, cette créature mi-homme, mi-arbre au destin tragique.
    Lors d’un voyage en mer, deux cents ans plus tôt, Amédée le potier fut enrôlé de force sur le navire du capitaine Stroke. Devenu son souffre-douleur, Amédée est finalement abandonné sur une île déserte. Sur cette île, il sent une graine lui tomber sur la tête. Très lentement, il sent qu’il est en train de se transformer en arbre… Recueilli par des pirates chinois, il est soigné, et devient leur arme la plus meurtrière. Un jour, Amédée devenu homme bonsaï reconnaît le pavillon du capitaine Stroke. Sa vengeance est terrible. Mais les Chinois abandonnent ensuite en pleine mer, à son triste sort, l’homme devenu arbre. Aussi, lorsqu’il croise le capitaine O’Murphy, Amédée lui demande de mettre fin à ses jours.

     

    Duo Fred Bernard et François RocaLe fantôme du cirque d'hiver

    Résumé: Spirit le singe et Dino le perroquet vivent au Cirque d'Hiver. À eux deux, ils en ont vu, des choses, mais pas forcément les mêmes ! Dino est sûr de lui : un fantôme hante les lieux… Les deux amis n'ont en commun que l'affection qu'ils éprouvent l'un pour l'autre : Spirit est taquin, lecteur et terre à terre, Dino est superstitieux et boudeur. Ils vont mener l'enquête (le fantôme existe-t-il ?) auprès des animaux du cirque, corroborant les rumeurs et les pistes. La narration est alternée, Dino puis Spirit racontant chacun leur tour les étapes de l'enquête. Ils nous entraînent dans une visite du prestigieux Cirque d'Hiver, jusqu'à la représentation du soir avec le clou du spectacle : Marina Ants, la dresseuse de fourmis… 

     --> Le fantôme du cirque d'hiver fait partie de ces albums précieux qui peuvent plaire aux petits comme aux grands pour des raisons différentes : le duo Bernard/Roca y parvient une nouvelle fois. On peut aimer le grand format, la qualité des illustrations qui soutiennent un texte qui dévoile juste ce qu'il faut pour nous tenir en haleine et avoir envie de tourner la page. J'ai trouvé difficile de savoir qui parlait (Dino, Spirit?) et cela peut gêner la première découverte de l'album, en gêner aussi sa lecture à voix haute qui devra être absolument préparée. Mais cela fait aussi la richesse des albums qui gagnent à être relus. Une double page en fin d'album retrace une courte histoire du cirque Bouglione. L'histoire en elle-même ? Dino, un perroquet du cirque tient à prouver à Spirit le singe intellectuel que les fantômes existent et l'entraîne à la rencontre des acteurs du cirque pour les interroger, jusqu'à découvrir le spectacle de Marina Ants et ses fourmis...

     Liens Ecole 

    Le pompier de Lilliputia

    Résumé: 'Si vous venez un jour à New-York... si vous passez devant la porte ouverte de la grande caserne des pompiers... Vous risquez de remarquer parmi les tenues de soldats du feu suspendues là une toute petite veste de cuir noir, un petit casque et une petite paire de bottes perdue au milieu des grandes paires de bottes réglementaires.' Vous êtes à Lilliputia. Venez vite, le spectacle commence ! Vous allez suivre la compagnie des mini-pompiers ! Vous pourrez admirer Henry, leur chef, qui a du feu dans le ventre et dans les mains. Le Pompier de Lilliputia raconte l'extraordinaire destinée de Henry, garçon lilliputien, devenu pompier à Dreamland, le plus gran parc d'attractions du monde. Approchez, approchez messieurs, mesdames, les héros du feu vont vous faire frémir...

    --> offert par sa tante à mon fils... il a autant plu à maman qu'à lui. Cet album a participé  au prix des incorruptibles 2010/2011 dans la catégorie CE2/CM1

     

    indien de la tour eiffel

    L'indien de la tour Eiffel

    Paris, printemps 1889. La tour de 300 mètres est achevée. Gustave Eiffel est content. Billy Powona n'a vécu que pour ça et pour la beauté et la douceur de La Garenne pendant deux ans. Ah, La Garenne, le cabaret de la Bête à Bon Dieu, Montmartre et ses artistes ! Billy était heureux. Mais Nicéphore Palamas, un homme d'argent qui sent la mort, est de retour. Il veut La Garenne, rien de moins. Et il est prêt à tout pour l'avoir, et surtout au pire.
    Quand l'amour soulève des montagnes, il écrase tout sur son passage !

    --> Cette fois, c'est moi qui l'ai choisi celui-ci à la bibliothèque municipale. Une belle et dramatique histoire qui nous tient en haleine. A réserver pour des plus grands.

     jesus betzJesus Betz

    Présentation de l'éditeur

    Sous la forme d'une lettre adressée à sa mère, Jésus Betz raconte son histoire. Pour cet homme tronc, la vie ne s'annonce pas aussi paisible que celle de ses frères et soeurs. Confié à un curé, puis à un pirate, Jésus Betz s'embarque sur un bateau et découvre les océans, en débusquant les baleines. De retour sur la terre ferme, il est enrôlé dans le monde du spectacle où il finit par faire fureur avec sa mémoire d'éléphant et sa voix de Soprano. Jésus Betz trouvera le bonheur malgré son handicap, auprès d'une ravissante acrobate muette. Illustré par François Roca, ce destin hors du commun est raconté d'une manière à la fois touchante et pudique car le narrateur, au milieu de tous ses malheurs, ne livre à sa mère que le meilleur.

    --> Celui-ci est arrivé à l'école dans une malle "cirque".

    reine des fourmisLa reine des fourmis a disparu

    Présentation de l'éditeur

    " On a enlevé notre reine ! " Ce cri résonne dans ma tête comme dans celle de milliers de fourmis. Notre reine a disparu dans l'épaisse forêt tropicale qui nous entoure. Et c'est moi, Mandibule de Savon, qui suis chargé de l'enquête. Ma mission : mettre la patte sur celui ou celle qui a enlevé notre très chère reine pendant la nuit. Un indice m'a déjà mis la puce à l'oreille. Il s'agit d'un poil, un poil perdu par l'agresseur, sans nul doute. Mais à qui peut appartenir ce fameux poil ?

    --> encore un livre rapporté par fiston de la bibliothèque de l'école. Ils ont une belle sélection à l'école! On apprend dans cet album quelques détails sur les bêtes à poils et pas à poils en suivant l'enquête d'Elie accompagné de son assistante Elytre de Lait.


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  • La machine de Michel

    Dorothée de Monfreid

    Son truc, à Michel, c’est le bricolage et l’invention. Il a un talent fou pour concevoir des machines extraordinaires, des machines démentes, des machines qui n’existaient pas avant. Aussi, le jour où il reçoit une invitation pour se rendre à l’anniversaire d’Alice, il a une idée de cadeau très originale… Une machine à fêter les anniversaires ! Ses amis Marcus et Darius ne font que se moquer de lui et critiquer ses premiers prototypes. Mais Michel tient bon. Et c’est lui qui a raison.

    --> Un sympathique garçon qui fabrique une machine pour l'anniversaire de son amie Alice. Ses camarades sont décourageants, affirmant que les créations successives de Michel ne répondent pas aux aspirations d'Alice. C'est pourtant une erreur, et Alice va trouver un usage formidable pour la machine Michel: "une machine à embrasser les garçons"!


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  • Le naufragé du rond-point

    Au cœur d'une grande ville il y avait un rond-point. Ce rond-point abritait un arbre bien isolé. Chaque jour l'arbre regardait les voitures défiler. Or, un beau matin, un conducteur vient à s'échouer au pied de l'arbre tout étonné. Commence alors pour l'arbre et l'homme pressé une incroyable journée...

    --> C'est une belle surprise que cet album qui tient de la fable écologique moderne. L'arbre témoigne de la transformation des paysages. Il va aider l'homme en panne d'une manière plutôt inattendue. La fin, implicite, laisse penser au lecteur que l'homme reconnaissant perpétuera la vie de l'arbre en semant des graines, des glands. A lire en réseau avec la fabuleuse nouvelle de Jean Giono: L'homme qui platait des arbres.


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  • Monsieur William

    Monsieur William est un poisson rouge qui sort de son bocal lorsque personne ne le regarde pour explorer l'univers de la vie quotidienne. Un renouvellement complet de la notion d'imagier. Avec Monsieur William les enfants apprennent à regarder, à nommer... C'est drôle, c'est passionnant la vie de tous les jours avec Monsieur William !

    --> De belles illustrations colorées soutiennent ce qui pourraient être comme l'annonce l'éditeur un imagier renouvelé. Pourquoi pas, mais je m'en suis vite lassée.


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  • Jumanji

    Chris Van Allsburg

    Que se passe-t-il lorsque deux enfants qui s'ennuient tombent soudain, au pied d'un arbre, sur un jeu dont les règles sortent de l'ordinaire ? Des événements extraordinaires, c'est le moins que l'on puisse dire !"Jumanji, une aventure dans la jungle, pour la jeunesse, spécialement conçue pour les désoeuvrés et les agités" n'est pas un jeu comme les autres. Chaque coup de dés peut entraîner une catastrophe et il n'y a aucune possibilité d'abandonner le jeu avant d'atteindre la case finale, la Ville d'Or. Comment cela finira-t-il ?Pierre et Judith, les deux jeunes héros de cette aventure, sont entraînés dans un univers fantastique, où le quotidien se trouve soudain envahi de rhinocéros, et autres créatures de la jungle. Les grandes illustrations monochromes de l'auteur permettent aux plus jeunes lecteurs de suivre l'histoire plus facilement et aux plus avertis d'accompagner agréablement leur lecture.

    --> Un vrai plaisir de découvrir l'album qui a inspiré le film. Il y a ce qu'il faut de texte et d'illustration pour rendre l'univers de Jumanji immersif, même sans le cinéma: cet album y suffit. Une réussite. Un poil désuet, mais pas tant que ça!


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     Hatufim

    Réalisé par Gideon Raff

    Ils sont 1500 en Israël à avoir été prisonniers de guerre et à être revenus au pays. Hatufim ("prisonniers") explore le retour de deux d'entre eux dans leur famille, et les traumatismes qu'ils doivent gérer.

    Nemrod, Uri et Amiel, trois soldats israéliens, sont capturés lors d'une opération au Liban puis maintenus en détention en Syrie par un groupe d'islamistes, les Enfants du Djihad. Libérés et de retour au pays dix-sept ans plus tard, les deux premiers doivent non seulement apprendre à se réintégrer et surmonter le traumatisme dû aux mauvais traitements infligés durant leur captivité mais découvrir avec surprise le rôle joué par les services secrets durant toutes ces années.

    L'histoire est ponctuée de multiples rebondissements, l'essentiel du scénario étant centré sur le sort du troisième homme (est-il mort ? est-il encore en captivité ?) et sur les réactions des femmes, Talia, l'épouse de Nemrod, Nurit, la fiancée d'Uri et Yael, la sœur d'Amiel.

    Sur cette trason enfance.

    --> 2 saisons "seulement". 2 otages, prisonniers de guerre sont libérés après 17 ans de détention. Le troisième otage est déclaré mort, des funérailles sont organisées. MAis le doute s'installe. Les deux otages retrouvent leur "famille". Pour Nemrod: une épouse qui l'a attendu en menant de grands combats médiatisées, des marches, des sittings, des coloques, en élevant leurs deux enfants: une fille toute puissante, manipulatrice, un garçon fragile. Pour Ouri, sa fiancée s'est mariée avec son frère et a eu 2 enfants, mais elle reste l'amoureuse qu'elle a été et quitte le frère pour retrouver son amour de jeunesse. Amiel, lui, était attendu par sa soeur. Difficile de faire son deuil sans corps, et pour cause....A leur libération les ex-otages subissent des interrogatoires poussés. On y découvre le langage codé qu'ils ont construit pour communiquer dans le silence. Au fil des épisodes on découvre que Nouri puis Amiel seront les professeurs d'Ismaïl le fils du ravisseur qui s'avèrera être orphelin de mère depuis le jour de l'enlèvement. Le père et ravisseur, Jamal, mourra au début de la saison 2. On a alors compris qu'Amiel est en vie, il semble être désormais du côté de l'ennemi répondant au nom de Youssef et prendrait la suite de Jamal, mais c'est sans compter sur la libération d'Abdallah, prisonnier du côté israëlien pour une prise d'otages dans une école maternelle. Lors de cette prise d'otage un garçon de 6 ans voit son père se faire abattre, après son institutrice. Il est aujourd'hui un jeune homme de 20 ans surentraîné et entré dans les services secrets. Il s'est rapproché de la soeur d'Amiel....


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  • Les chèvres du pentagone

     

    Réalisé par Grant Heslov (2009)
     
    Avec George Clooney, Ewan McGregor, Jeff Bridges

     

    Bob Wilton, un journaliste désespéré, fait l'heureuse rencontre de Lyn Cassady, un soldat aux pouvoirs paranormaux combattant le terrorisme.

    --> Dans le genre décalé, loufoque... que je n'aime pas.


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  • The revenant

     

    Réalisé par Aleiandro Gonzalez Inarritu (2016)
    Avec Leonardo DiCaprio, Tom Hardy, Will Poulter

    Dans une Amérique profondément sauvage, le trappeur Hugh Glass est sévèrement blessé et laissé pour mort par un traître de son équipe, John Fitzgerald. Avec sa seule volonté pour unique arme, Glass doit affronter un environnement hostile, un hiver brutal et des tribus guerrières, dans une inexorable lutte pour sa survie, portée par un intense désir de vengeance.

    --> Focus sur Glass, alias Leonardo di Caprio. Un film qui monte en pression, le réalisateur nous entraîne dans une traque à l'homme dans un environnement hostile que Glass surmonte avec une volonté hors du commun. Un beau film.


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    Marguerite Duras

    Marguerite Duras et le Goncourt: une histoire en deux temps

    Affaires sensibles - Fabrice Drouelle - France Inter - Du lundi au vendredi 15h00

    Les grandes affaires, les aventures et les procès qui ont marqué les cinquante dernières années.

    Marguerite Donnadieu, dite Duras, est née le 4 avril 1914 en Indochine, où ses parents sont enseignants. Son père est natif du Lot-et-Garonne, sa mère est fille de fermiers du Pas-de-Calais. Elle a déjà deux grands frères, Pierre, cinq ans, qui restera toujours le préféré de la mère et Paul, deux ans, celui que Marguerite appellera le petit frère. La famille a pu croire quelque temps aux mirages de la vie coloniale (belle maison de fonction, belle situation) mais, malade, le père est rapatrié en urgence en France où il meurt seul. La mère de Marguerite est envoyée comme simple institutrice dans un village du delta du Mékong.

    La fin de ses économies est emportée par le projet insensé de contenir la mer avec des barrages faits de sacs de sable et de rondins. Ruinée, elle n’est plus que le fantôme d’elle-même. Marguerite, qui a 15 ans, est envoyée au lycée à Saigon. C’est là que son chemin croise celui d’un jeune homme de 27 ans, un Chinois, fils d’un homme immensément riche. La mère est favorable à cette relation, d’autant que le Chinois participe financièrement à la vie de la famille. Marguerite ramène l’argent de son amant à la maison et récolte en échange les coups de sa mère dépressive et de son frère aîné.

    L’idéal serait le mariage. La mère est prête à s’y résoudre malgré la mésalliance que cela représente, mais le père du Chinois, lui, s’y oppose. La rupture, moyennant finance, est inévitable. Toute la communauté de Saigon étant au courant du scandale, Marguerite doit quitter l’Indochine pour la France.

     C’est l’histoire de cette liaison que Marguerite Duras racontera une première fois dans Un barrage contre le Pacifique , puis, trente-cinq ans plus tard, dans L’Amant.

    Née Donnadieu en Indochine. Le père meurt et le début d'une vie difficile avec seulement sa mère institutrice dans le delta du Mékong. Deux grands frères de 5 et 2 ans ses aînés.

    C'est aussi un bout de l'histoire de la colonisation de l'Indochine.


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  •  Marcel Proust

    1915 - Une journée dans la vie de Marcel Proust

    Émouvante évocation de la belle relation du grand écrivain avec sa gouvernante Céleste Albaret

    Avril 1915 à Paris. L’Europe est en guerre depuis huit mois, une guerre qui s’enlise ; quoique qu’en disent les journaux et leurs communiqués patriotiques. L’atmosphère est étrange dans la capitale : on ne voit plus d’hommes jeunes dans les rues ; ils sont tous au front. Tous, sauf un : cet homme de 43 ans, qui a été réformé en raison de son asthme et vit cloîtré dans son appartement du 102 boulevard Haussmann. 

    La nuit, alors que le ciel s’illumine des projecteurs de la défense antiaérienne, Marcel Proust écrit. Il écrit pendant des heures, assis dans son lit, éclairé par une petite lampe à l’abat-jour vert. L’écrivain est un homme pressé. Aura-t-il le temps d’achever son œuvre, sa « cathédrale » comme il l’appelle ?

    --> 1871-1922 (51 ans) Juif, homosexuel, malade (asthme). Parents morts en 1903 et 1905. Journée du 13 avril 1915, où les réformés doivent se présenter à un contrôle. La fiction présente les sentiments de Marcel Proust et l'attitude de sa "gouvernante" Céleste (épouse d'Odilon, qui avait été embauché comme chauffeur par M.Proust avant la guerre). Surprenant témoignage de Céleste en 1949 qui parle d'un personnage gentil et tyrannique! La maladie de Proust était effective, il mourra des suites d'une pneumonie, mais on peut noter au passage que les artistes de renommé, engagés dans la guerre était généralement protégés du front.


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  • La porte de la salle de bain

    Sandrine Beau

    Ce matin, Mia pourrait le jurer, ses seins ont commencé à pousser. La joie qu’elle éprouve devant sa métamorphose ne dure pas : le regard des autres change, en particulier celui de son beau-père qui prend l’habitude de franchir la porte de la salle de bain lorsqu’elle se douche.

    --> Un roman court qui utilise un ton plutôt léger au départ et qui sans tomber dans la dramatisation montre comment Mia voit bien ce qui n'est pas normal dans le comportement du compagnon de sa maman et quelques autres hommes anonymes. On lit comme il est difficile pour Mia d'en parler, de tirer la sonnette d'alarme. On lit aussi comme sa maman ne voit rien. Mia parviendra finalement à se protéger et l'issu du récit est positive: on évite le drame, on ne pleure pas, il met les jeunes en état de vigilance: juste ce qu'il faut.

    - Moi, je n'arrivais toujours pas à sortir les mots qui auraient mis fin à tout ça. J'avais la tête et le coeur prêts à exploser, mais rien ne réussissait à franchir mes lèvres. J'écoutais maman se mettre en colère, j'avais envie de pleurer et la seule chose que j'arrivais à faire, c'était la regarder avec des yeux noirs, lourds de reproches. J'aurais tellement voulu qu'elle comprenne sans que j'ai besoin de raconter ce qui m'arrivait...

    - La vie humaine est une rosée passagère. J'ai lu cette phrase un jour, c'est un poète japonais qui a dit ça. Ça veut dire, en gros, (enfin, je crois !) que toutes les bonnes choses ont une fin. Et il a drôlement raison, le poète japonais...

    - Moi qui adorais passer des heures dans la salle de bain, à partir de ce moment-là, cette pièce est devenue mon cauchemar…

    - Y'a un moment, je ne sais pas à quoi c'est dû, mais les adultes se croient autorisés à parler de votre corps, comme si vous étiez absent.

    - Plusieurs fois, j'ai essayé d'imaginer que je parlais. Que je racontais ce qui se passait dans la salle de bain, depuis quelques temps... Mais je n'arrivais pas à trouver les mots. Je ne savais pas par quoi commencer . « Le copain de ma mère entre dans la salle de bain quand je prends ma douche... » ça me semblait ridicule comme phrase. On aurait dit une petite fille qui couine. Et puis, ça n'avait pas vraiment l'air grave dit comme ça.

    - A la fin de la journée, je n'avais plus une seule petite peau autour des ongles.
    Ca brûlait un peu.
    Mais ce n'était rien, comparé à ce qui se passait dans mon ventre.

    - J’ai senti son souffle dans mon cou et ça m’a fait un frisson jusqu’en bas de la colonne vertébrale. C’est la première fois que je ressentais ça. J’ai sautillé jusqu’à mon arrêt de bus, tellement j’avais de la joie qui débordait de partout.

     


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  • Slumdog millionnaire

    Réalisé par Danny Boyle et Loveleen Tandan (2008)
    Avec Dev Patel, Saurabh Shukla, Anil Kapoor

     

    Depuis son enfance dans les bidonvilles de Mumbai, Jamal poursuit son rêve : retrouver Latika, une jeune orpheline dont il est amoureux.

    --> Un film déjà vu et revu. Une sympathique parodie du jeu "Qui veut gagner des millions", où Jamal donne les bonnes réponses, question après question. Il en est suspecté de tricherie, mais le spectateur assiste à chaque fois à des flashbacks de sa vie qui expliquent la réponse à la question. On connait son adolescence avec Latika et on découvre que sa participation à l'émission vise à être vu et à retrouver Latika. Un film pétillant.

     

     


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  • Là où vont nos pères

    Shaun Tan

    Pourquoi tant d'hommes et de femmes sont-ils conduits à tout laisser derrière eux pour partir, seuls, vers un pays mystérieux, un endroit sans famille ni amis, où tout est inconnu et l'avenir incertain ?

    Cette bande dessinée silencieuse est l'histoire de tous les immigrés, tous les réfugies, tous les exilés, et un hommage à ceux qui ont fait le voyage...

    --> Quel talent de savoir dessiner des récits de vie, des idées. Dans cette BD muette place au dessin seul et seulement lui. Il faudra observer, les zooms, les détails, comprendre l'histoire des migrants, comprendre l'exil. Une vision propre à l'auteur qui nous emporte dans quelque chose qui est à la fois imaginaire et si concret. L'exil vers des terres et des habitudes inconnues. Une bel album.

     


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  • ... une étrange correspondance

    de Nick Bantock

    Un jeune médecin reçoit une étrange carte postale signée d'une inconnue...
    Où l'on retrouve les personnages de Sabine & Griffon - une correspondance passionnée entre Alexandrie, Paris et Paolo, mystérieuse adresse du couple réuni.
    Où l'on savoure un texte poétique et des images oniriques.
    Où l'on découvre deux nouvelles voix, Matthew et Isabella, amants séparés, qui croisent le destin de Sabine et Griffon pour se lier à eux... peut-être à jamais.
    Nick Bantock reprend le mode épistolaire pour la quatrième fois après le succès de sa trilogie (Sabine & Griffon, les Carnets de Sabine et Le Nombre d'or). Et toujours des enveloppes, des lettres manuscrites, des cartes postales qui font de ce livre un étonnement permanent.

    --> C'est un album petit format de 1993 (réédité en 1997 pour l'exemplaire que je détiens). Il tient une place particulière dans mon coeur: offert par mon ancienne institutrice de CM, je venais de passer 2 années dans son école comme aide-éducatrice. Je quittais cet emploi après avoir été reçue au concours de porf. des écoles.

    Il s'agit d'une correspondance imaginaire entre Sabine, qui habite les îles Salomon et Grifon Moss, artiste peintre en Angleterre. La première contacte le second pour lui révéler que depuis bien longtemps elle est capable de le voir peindre. Elle a vu tous ses dessins se créer. Griffon semble accepter ces révélations, les détails de Sabine prouvent ses visions. Cependant il ne reste pas indemne de cette révélation et sombre dans la dépression...

    C'est un joli album sur la forme: et même parfait pour le genre épistolaire. L'histoire, elle, s'arrête brutalement. L'auteur a certainement une intention en rompant ainsi le récit, intention que je n'ai pas comprise et qui laisse finalement cette correspondance sans queue ni tête. Un avis mitigé,donc.


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