•  

    Max Ducos


    J'ai découvert L'ange disparu avec le prix des incorruptibles 2010. J'ai été totalement séduite par le nombre d'oeuvres d'arts évoquées par Max Ducos.

    Mutualisant sur un forum enseignant, j'ai récupéré tous les noms des tableaux présents dans l'album, puis j'ai réalisé ce montage

     

     

    Max DucosVolubilis: pour continuer avec Max Ducos (au fait, il est né à Bordeaux...), voici un livre dans lequel encore une fois les références à l'art sont nombreuses: Miro, les mobiles de Calder, Magritte, Andy Wharol, Piet Mondrian... mais dans cet album, c'est l'architecture et le design (le Corbusier, Bang et Olufsen),  qui prédomine. On suit la jeunde narratrice dans un jeu de pistes en dix indices pour découvrir le secret de cette maison (car chaque maison en a un, on le sait bien).

     

     

     

     


    Vidéo privées (avec code) 

    Dans le digne héritage du précédent, il faut lire aussi Vert secret.

     


    votre commentaire
  • Voilà une collection que j'apprécie particulièrement: on y (re)découvre des titres dans leur version intégrale sur un papier de qualité. Ce qui fait leur charme et leur intérêt, ce sont par ailleurs les images documentaires qui accompagnent le récit. Des citations, des peintures, des commentaires qui replacent le récit dans le contexte de l'époque, qui enrichissent notre lecture par une ouverture culturelle vers d'autres lectures, vers des événement historiques...

    Le seul hic: il me semble que cette collection ne soit plus éditée. Je l'ai découverte en bibliothèque, puis j'ai eu la chance de trouver un représentant d'un maison d'édition qui avait racheté une fin de série. J'ai ainsi5 titres à la maison, que je compte bien compléter avec des achats d'occasion.

    J'ai commencé par le tour du monde en 80 jours / Jules Verne illustré par Jame's Prunier

    Vidéo privées (avec code)

     

     

     

     

     

     

     

     

    J'ai enchaîné avec Le chien des Baskerville / A.Conan Doyle illustré par Nicollet

    Vidéo privées (avec code)

     

     

     

     

     

     

     

     

     Et ils attendent d'être lus:

    Vidéo privées (avec code) Vidéo privées (avec code) Vidéo privées (avec code)

     

     

     

     

     

     

     

     
    Je cherche pour la suite, entre autres (occasion, pas trop cher...):

    Vidéo privées (avec code)     Vidéo privées (avec code)Vidéo privées (avec code)


    votre commentaire
  • François Roca est illustrateur. Il a publié plusieurs album avec Fred Bernard, mais aussi avec d'autres auteurs:

     François Roca, illustrateur

     Avec Tami Lewis Brown: L'incroyable exploit d'Elinor.

     

    L'histoire d'une fille, passionnée, ambitieuse qui va devenir une pionnière de l'aviation.

     

     


     Vidéo privées (avec code) avec April Jones Prince: 21 éléphants sur le pont de Brooklyn.

    Encore un magnifique album. Il raconte une véritable anecdote: peu après la construction du pont de Brooklyn, Phineas T. Barnum prouve la solidité du pont par le défilé sur l'ouvrage des éléphants de son cirque.

     

     

     Vidéo privées (avec code)Avec Jonah Winter: Mohamed Ali, Champion du monde.

     Mohamed Ali, sa gloire, ses rêves, ses combats, ses victoires. 

    --> séduite encore une fois par les illustrations, je le suis moins par le texte.




    Le site de l'illustrateur: http://www.francoisroca.com/


    3 commentaires
  • Qui veut botter les fesses du roi Lepou? / Benoît Debecker

    de Benoît Debecker

    Un petit article sur cet album, rapporté par fiston de la biblitohèque de l'école, où ils ont, décidément une belle sélection de livres jeunesse.

    Ce qui m'a plu dans cet album, c'est la référence à la fable La grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf, ainsi que le rôle joué par les naïves grenouilles qui doivent être instruites. Le roi Lepou, c'est peut-être un enfant tyrannique.

    L'histoire, c'est celle du Roi Lepou, méchant et grossier personnage qui déteste le bonheur et les rires. Il atterrit sur une jolie et gentille planète. Ils ne supporte pas les attentions qui lui sont faites et il va user de la flatterie pour utiliser les grenouilles à son dessein: reouvrir la jolie planète d'encre noire. La tricherie reconnue, on va botter les fesses du roi pour le renvoyer sur sa planète, et on va apprendre à lire, à écrire et à réfléchir un peu aux grenouilles pour qu'elles ne se laissent plus conter par le premier venu.

    Mon bémol: une histoire racontée au présent. J'aime bien l'usage de l'imparfait et du passé simple...


    votre commentaire
  •  Coup de coeur pour cet auteur de bande dessinée "engagée"
    Il est né le 19 octobre 1965 à Chaudron-en-Mauges (Maine-et-Loire). C'est un libraire caennais qui me l'a fait découvrir à l'occasion de la sortie de Ignorants. Mais ce sont les autres livres que j'ai préférés. Certaines de ses histoires sont "introspectives", d'autres sont des fictions. Son dessin est beau. J'admire sans me lasser quelques-unes de ses vignettes.

     BD commentées:

    - Le chien qui louche (2013)

    - Chute de vélo (2004)

    - Un homme est mort (2006)

    - Les ignorants (2011)

    - Lulu femme nue (2010)

    - Les mauvaises gens (2005)
    une histoire de militants

    - Rural! (2001)
    ou chronique d'une collision politique

    - Le constat (2004)

    - Quelques jours avec un menteur (1997)

     

     

    Etienne Davodeau

    Fabien, surveillant au Louvre, aime son métier. Depuis quelques semaines, il aime aussi Mathilde. Celle-ci vient présenter son ami à sa famille dans la vaste maison de campagne près d’Angers. Non sans appréhension : le clan Benion est un peu « particulier ». Après le dîner, on veut « montrer un truc » à Fabien. Au grenier, à l’occasion de travaux, on a trouvé récemment un coffre dans lequel un aïeul avait laissé une peinture, ou plutôt, une affreuse toile… Que vaut le tableau de l’ancêtre, demandent les Benion, est-ce une croûte ou un chef d’oeuvre ?

    Quiproquos pittoresques, malentendus drolatiques, intervention d’une mystérieuse République du Louvre composent une comédie alerte et hautement réjouissante qui pose les bases d’une question fondamentale: qui décide de ce qui est Beau ?

    --> Entrée au Musée du Louvre avec la fiction et les dessins d'Etienne Davodeau. J'ai tout aimé: retrouver le Louvre, le choix du point de vue d'un surveillant de salle, l'intrigue originale: faire entrer une médiocre toile d'un inconnu au Louvre.

     

    Etienne Davodeau

    Présentation de l'éditeur

    Avec son mari, ses enfants, son frère et un ami, Jeanne vient remettre en état la maison de sa mère pour en préparer la vente. La vieille dame, qui perd la mémoire, est hospitalisée. Mais les médecins ont accepté qu'elle revienne passer quelques jours en famille dans la maison. De l'autre côté de la rue, un maçon forme un apprenti sur un chantier. L'ambiance est rude. Fascinés par les rapports entre les deux hommes, les enfants vont, par accident, exacerber cette tension. C'est le moment que choisit la vieille dame pour disparaître. Elle demeure introuvable. C'est la panique. Mais heureusement, Toussaint est là. Toussaint est un ami, un pauvre type malchanceux que toute la famille aide depuis des années à ne pas sombrer dans la misère. Toussaint est quelqu'un d'étrange : rendre service le bouleverse, comme s'il cachait un secret dont ses amis ne sauront jamais rien.

    --> C'est un récit très proche de nos vies ordinaires, pas si ordinaires. Il y a une mère âgée et malade, un frère fâché avec la famille, des cousins qui se retrouvent dans la maison de famille, un dernier grand nettoyage de la dite maison.

    Il y a à côté un chantier et un patron odieux avec son "arpette" (son apprenti).

    Et enfin, il y un secret, caché par le bon ami de la famille, celui qui paye sa dette en cachette.

    Etienne Davodeau

    Présentation de l'éditeur

    1950. Brest est un immense chantier. De la ville fortifiée, aux ruelles étroites, une nouvelle ville va surgir, orthogonale, rectiligne, ordonnée, moderne. Ce sera Brest-la-Blanche, qui deviendra très vite Brest-la-Grise.

    Mais face aux revendications salariales des ouvriers travaillant à la reconstruction, les patrons refusent de céder. La grève générale est déclarée. Les chantiers sont immobilisés, les ouvriers de l'Arsenal rejoignent le mouvement.
    Et le 17 avril, le drame se produit. La police, dépassée par l'ampleur du mouvement, tire sur la foule, blessant plus de vingt personnes et tuant un homme. Édouard Mazé.
    Le lendemain, appelé par la CGT pour tourner un film sur le mouvement, René Vautier débarque clandestinement à Brest. Il est alors recherché par la police suite à un premier film documentaire, Afrique 50, témoignage sans concessions du système colonial français d'après guerre.
    René arrive dans une ville en état de siège. Le lendemain ont lieu les obsèques d'Édouard Mazé.
    Une foule immense, un peuple entier accompagnera son cercueil.
    En s'attachant à la véracité des événements, en respectant la parole des témoins, Kris et Étienne Davodeau nous redonnent l'espoir en l'homme et en sa faculté à lutter pour sa liberté.

    --> Un film engagé est tourné pendant les grèves ouvrières qui perturbent la reconstruction de Brest. Un militant meurt. Un poème de Paul Eluard est déclamé. 50 ans plus tard, Etienne Davodeau en fait une magnifique bande dessinée, associée à un dossier documentaire.

    Le poème de Paul Eluard, en hommage à Gabriel Péri:

    Un homme est mort
    Un homme est mort qui n’avait pour défense
    Que ses bras ouverts à la vie
    Un homme est mort qui n’avait d’autre route
    Que celle où l’on hait les fusils
    Un homme est mort qui continue la lutte
    Contre la mort contre l’oubli.
    Car tout ce qu’il voulait
    Nous le voulions aussi
    Nous le voulons aujourd’hui
    Que le bonheur soit la lumière
    Au fond des yeux au fond du coeur
    Et la justice sur la terre.
    Il y a des mots qui font vivre
    Et ce sont des mots innocents
    Le mot chaleur le mot confiance
    Amour justice et le mot liberté
    Le mot enfant et le mot gentillesse
    Et certains noms de fleurs et certains noms de fruits
    Le mot courage et le mot découvrir
    Et le mot frère et le mot camarade
    Et certains noms de pays de villages
    Et certains noms de femmes et d’amis
    Ajoutons-y Péri
    Péri est mort pour ce qui nous fait vivre
    Tutoyons-le sa poitrine est trouée
    Mais grâce à lui nous nous connaissons mieux
    Tutoyons-nous son espoir est vivant.

     

    Etienne Davodeau

     Présentation chez l'éditeur Futuroplis: Un vigneron chez Jean-Pierre Gibrat ou chez Emmanuel Guibert, et un auteur de bande dessinée dans la vigne : mais qui sont-ils ? Deux ignorants ! Comment, pourquoi, et pour qui faire des livres ou du vin ? Les réponses à ces questions forment le récit vivant et joyeux d’une initiation croisée.

    --> Je ne trouve pas ce récit si vivant, et encore moins joyeux. Cependant, j'admire les dessins, le dessinateur usent des gris avec finesse, en particulier pour les paysages et les outils de travail. Quant au récit, la moitié du livre aurait suffit. Mais en même temps, il faut du temps pour découvrir ce qu'est le travail et la passion d'un autre, alors peut-être qu'il a été judicieux de faire durer l'histoire. Je reste sur un sentiment mitigé: de beaux dessins, une histoire attirante mais trop longue qui me fait trop penser à une émission qui pourrait s'appeler "vis ma vie".

     

    Etienne Davodeau

     

    Présentation de l'éditeur

    Abandonnant provisoirement le documentaire et l'enquête dessinés, Étienne Davodeau renoue avec la fiction, à sa manière, c'est-à-dire au plus près des gens, ceux de la vie de tous les jours, ancrés à plein coeur dans le réel. En racontant l'étrange voyage de Lulu, Étienne Davodeau nous emplit du bonheur, retenu ici, explosif là, de connaître une femme simple et magnifique qui devient, définitivement, notre amie.
    « C est dans la proximité qu'une des grandes forces de la bande dessinée réside. On parle au creux de l'oreille du lecteur », écrit Étienne Davodeau. Et nous ne pouvons être que subjugués par cette élégance des mots, cette justesse graphique, cette sobriété expressive et joyeuse qui sont l'expression de son art, plus vivant que jamais : Lulu, femme nue, première partie d'une histoire qui en comptera deux, est à coup sûr l'un des récits phare de cette rentrée.
    De même que, après les succès des Mauvaises gens et d'Un homme est mort, avec Lulu, femme nue, Étienne Davodeau s affirme comme l'un des acteurs majeurs de la bande dessinée contemporaine.


    Lulu, mère de famille de quarante ans, sans histoire, a disparu depuis plus de deux semaines, abandonnant mari et enfants à ses amis désemparés.
    L'un d'eux, Xavier, a retrouvé sa trace. En une nuit, il entreprend de raconter aux autres ce qu'a vécu Lulu pendant cet étrange voyage : Lulu a quitté sa vie normale en sortant d'un énième entretien d'embauche. Elle n'avait rien prémédité. Ça s'est passé très simplement. Elle est partie avec une femme dont elle ne connaissait rien, et s'est octroyé quelques jours de liberté, seule, sur la côte, sans autre projet que de savourer pleinement, et sans culpabilité, cette vacance inédite.
    Presque surprise par sa propre audace, Lulu rencontre de drôles de gens, qui sont, d'une façon ou d'une autre, eux aussi au bord du monde.
    Grisante, joyeuse, dangereuse et cruelle, l'expérience improvisée de Lulu en fera une autre femme.

    --> voilà 2 tomes qu'on lit sans s'arrêter. Le scénario est bien construit. On suit Lulu en se demandant "et si c'était moi?" ou une Lulu que je connais? Une très belle bande dessinée.

     

    Etienne Davodeau

    Présentation de l'éditeur

    Les Mauges. Une région rurale, catholique et ouvrière de l'ouest français. Les années 50. Quittant l'école au seuil de l'adolescence, des centaines de jeunes gens découvrent l'usine et ses pénibles conditions de travail. Avec l'église, elle semble être l'horizon indépassable de leur quotidien. Sur ces terres longtemps considérées comme rétives aux changements, certains d'entre eux se lancent pourtant dans l'action militante. Pourquoi ? Comment ? De l'immédiat après-guerre à l'accession de la gauche au pouvoir en 1981, Les Mauvaises Gens raconte ce désir d'émancipation collective, ses difficultés, ses limites et ses espoirs. C'est à travers l'expérience de ses propres parents et de leurs amis militants qu'Etienne Davodeau dresse ce portrait passionnant du monde ouvrier et de ses combats. Au fil de ces pages, c'est non seulement l'histoire de toute une région qui se dessine, mais aussi celle d'une France en pleine mutation.

    --> Dans l'introspection, Etienne Davaudeau a interrogé ses parents, et quelques autres qui ont croisé leur chemin. Il se rapelle.

    C'est la place des Jeunesses Ouvrières Chrétiennes dans la vie de ses parents, puis du militantisme CGT / CFDT , l'engagement politique de son père, la motée d u socialisme  et l'élection deFrançois Mitterand.

    Etienne Davodeau

    Présentation de l'éditeur

    Ecrasé par la chaleur, le vieux break fonce sur l'autoroute. Vincent, trente ans, vient de tenter un gros coup de poker. Assis à côté de lui, un vieil homme, il a traversé le siècle, ses contradictions et ses errements.
    Ces deux types n'ont rien en commun, pourtant, ensemble, ils foncent vers des ennuis et des désillusions qu'ils n'auraient pas imaginés dans leurs pires cauchemars.
    Heureusement, sur leur route, il y a Rose, une jeune femme sans attache, si a priori...

    --> Etienne Davaudeau livre là une fiction. C'est une rencontre qui pourrait être qualifiée d'insolite, un bout de chemin partagé par 3 personnages que le hasard a fait se rencontrer.

     

    Etienne Davodeau

    --> E.Davaudeau a suivi 3 agriculteurs qui ont choisi de quitter l'agriculture conventionnelle pour choisir l'agriculture bio. Il s'immerge dans leur univvers et nous offre de beaux dessins, avec une description simple et clair du choix de ces hommes. Il décrit aussi les enjeux du passage d'une autoroute et la modifications du paysage rural.

     

    Etienne Davodeau

    Quatrième de couverture :
    C'est l'histoire de cinq vieux copains. Ils viennent de passer la trentaine, ils s'accordent huit jours de vacances au grand air pour faire le point sur leurs existences respectives. Bon, pour être franc, il s'agit surtout de passer une semaine à bâfrer et à rigoler. Mais ces vacances ne vont pas se dérouler comme prévu. Qui est le menteur ?

    --> Cinq copains, trentenaires, se retrouvent pour passer une semaine de vacances à la campagne, dans la maison d'un oncle. Des retrouvailles qui ressemblent à celles de mes 30 ans, presque trop sages. Heureusement que l'un d'eux porte une action mensongère, ce qui va donner l'occasion à chacun de dire que sa vie n'est ni plus ni moins ratée ou réussie que n'importe quelle vie. Dire aussi que trente ans est un âge où il ne faut pas hésiter à affirmer et faire ce qu'on désire de sa vie, si on ne l'a pas déjà fait avant. (comme à tout âge, non?) J'ai bien  sourit avec cette BD, parce que les actions "terroristes" décrites nous font un peu rêver quand même.


    votre commentaire
  • Beaucoup d'albums sont publiés sur le thème de la shoah

    Vidéo privées (avec code)

    Les arbres pleurent aussi / Irene Cohen-Janca (Rouergue)

     

    --> L'histoire d'Anne Franck, racontée par le marroniier situé en face de son grenier. Avant de mourir, l'arbre veut raconter l'hsitoire dont il a été témoin.

    Un très bel album, avec un point de vue narratif original (le marronnier) Les couleurs sont réparties avec parcimonie, judicieusement.

    (participation au prix des incorruptibles en 2009)

     

     

    Vidéo privées (avec code)

    Otto - Autobiographie d'un ours en peluche / Tomi Ungerer

     

    Cet album témoigne de la seconde guerre mondiale avec l'aventure d'un ours en peluche: il s'agit de son autobiographie.

    Il traverse la guerre et sera retrouvé par son propriétaire des années plus tard.

    Un bel album, une référence.

      Le tapuscrit d'Otto est diponible, avec d'autres, chez Loustics (clic)

     

    Seconde guerre mondiale: albums

     Le petit garçon étoile / Rachel Hausfater-Douïed, illustré par Olivier Latyk

     --> une métaphore. Un livre magnifique, dont le sens n'est pas directement accessible.

     (lecture proposée par Titouan-Isabelle)

     

     

     

     

    Seconde guerre mondiale: albums

     L'étoile d'Erika / Ruth Vander Zee et Roberto Innocenti

     La narrateur rencontre par hasard une vieille femme qui raconte qu'elle ne sait pas qui elle est, où elle est née. Elle a été recueilli près d'une voie de chemin de fer, jetée d'un train qui partait vers les camps.  Le texte est clair en restant pudique.  Les illustrations soutiennent efficacement le récit, la place accordée à la couleur y est intéressante.

     A lire. Trouvé en librairie en 2010


    votre commentaire
  •  Le grand sommeil

    de Raymond Chandler, traduit par Boris Vian

    L'honorable général Sternwood a des ennuis avec ses filles. Vivian, l'aînée, boit sec et perd beaucoup d'argent dans les salles de jeux. La cadette, Carmen, est nymphomane. Un libraire, Geiger, fait chanter le général au sujet des dettes de Vivian. Excédé, le riche vieillard fait appel au privé Philip Marlowe. En visitant la librairie de Geiger, le détective voit Carmen entrer chez lui. Trois coups de feu claquent. Dans une pièce aménagée en studio photo, il découvre la jeune fille nue et droguée, le maître chanteur mort à ses pieds.

    Dans ce chef-d'oeuvre du roman noir, Philip Marlowe, qui deviendra l'archétype du détective privé, apparaît pour la première fois. Son enquête contient une critique féroce de la corruption et de ceux qui en vivent. À travers Marlowe, c'est Chandler qui porte un regard sans concession sur la riche société californienne, un milieu dominé par des êtres dégénérés ou corrompus. L'adaptation cinématographique d'Howard Hawks, avec Humphrey Bogart et Lauren Bacall, est également un classique du genre. --Claude Mesplède

    --> La lecture du grand sommeil m'a demandé un effort de lecture. Je ne suis pas entrée dans l'intrigue, peut-être un peu trop complexe? ou beaucoup de détails? En revanche, j'ai été séduite par les descriptions de l'auteur, la manière de créer une ambiance. Il était aisé de s'imaginer chaque scène. On plonge littéralement dans une Amérique des années 30. C'est un récit structuré, qui me donne envie d'en lire d'autres du même auteur.


    votre commentaire
  • Quand souffle le vent du nord

    de Daniel Glattauer

    Présentation de l'éditeur

    En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d’adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s’excuse, et, peu à peu, un dialogue s’engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s’étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l’un pour l’autre une certaine fascination. Alors même qu’ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l’autre… De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d’un chagrin d’amour. Un jour, pourtant – enfin ! –, ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s’imposent une règle : reconnaître l’autre qu’ils n’ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler…
     

    Biographie de l'auteur

    Daniel Glattauer, né à Vienne en 1960, écrit depuis 1989 des chroniques politiques et judiciaires pour journal Der Standaard. Il est l’auteur entre autres de Quand souffle le vent du nor (Grasset, 2010), vendu à plus de 800.000 exemplaires en Allemagne, traduit dans le monde entier.

    --> -->  La correspondance entre Emmi et Léo est prenante, on ne veut pas la lâcher et le livre se lit très vite. Le courrier électronique est une forme de relation épistolaire nouvelle, dont on parle peu. Le rythme des messages est proche du dialogue, tandis que leur forme écrite leur donne leur persistance dans le temps : les écrits restent.

     

    La messagerie électronique devient parfois messagerie instantanée au gré de la volonté de chaque correspondant ou de ses impératifs quotidiens. C’est une des raisons qui fait le succès de ce mode de communication que j’affectionne, et qui a rendu la lecture encore plus attractive. La lecture de ce livre me donne envie de me pencher sur la correspondance dans la littérature classique, c’est un genre que je ne connais pas.

     

    C’est un roman ancré dans la vie actuelle, avec ses espérances, ses désillusions, ses acceptations.

    Il n'aurait pas fallu qu'ils soit plus long car je trouve qu'on tombe dans le répétition dans le dernier tiers du livre.

     

     

     


    votre commentaire
  • D'autres vies que la mienne

    d'Emmanuel Carrère

    à lire... ou à écouter sur France Culture

    Présentation de l'éditeur

    À quelques mois d'intervalle, la vie m'a rendu témoin des deux événements qui me font le plus peur au monde : la mort d'un enfant pour ses parents, celle d'une jeune femme pour ses enfants et son mari. Quelqu'un m'a dit alors : tu es écrivain, pourquoi n'écris-tu pas notre histoire? C'était une commande, je l'ai acceptée. C'est ainsi que je me suis retrouvé à raconter l'amitié entre un homme et une femme, tous deux rescapés d'un cancer, tous deux boiteux et tous deux juges, qui s'occupaient d'affaires de surendettement au tribunal d'instance de Vienne (Isère). Il est question dans ce livre de vie et de mort, de maladie, d'extrême pauvreté, de justice et surtout d'amour. Tout y est vrai

    --> L'auteur raconte des drames, mais il nous parle de vies pleines d'amour.

    La vague du tsunami qui emporte l'enfant d'un couple rencontré à l'hôtel, le cancer qui emporte la petite soeur de sa compagne, l'histoire d'un magistrat amputé sous chimiothérapie, les dossiers de surendettement gérés par des juges qui déplacent la culpabilité sur les sociétés de crédit.

     

    E.  E. Carrère raconte d'autres vies que la sienne: ce sont ces vies qui nous touchent, nous inspirent, nous poussent souvent à vivre le jour présent. Nous sommes témoins de ces vies, et on ne se donne pas toujours le droit d'en parler, par pudeur, je crois. 

    no L'auteur nous invite à regarder les autres vies, et si son regard m’a semblé comme naïf au début, au fil de la lecture j’ai trouvé la lecture de plus en plus forte . Il nous laisse la plupart du temps avec des faits. Et lorsqu’il livre ses sentiments, c’est pour nous dire que son bonheur n’existait pas avant de prendre conscience de la vie des autres, dans leur malheur. Le tout sans misérabilisme.

     

    è L La maladie et la mort sont omniprésentes, chaque histoire nous touche et nous rappelle les histoires qui nous entourent, et comme l’auteur, on peut fermer le livre avec la pleine conscience du bonheur que l’on vit.

     

       Comme E.Carrère il m'arrive de me nourrir d'autres vies que la mienne et malgré la mort, la maladie, de me sentir pleinement vivante.

     


    2 commentaires
  • Poulet aux prunes

    de Marjane Satrapi

    Présentation de l'éditeur

    Avec cette nouvelle Ciboulette, Marjane Satrapi comblera les lecteurs de Persepolis tout en en surprenant plus d'un.

    En effet, si l'Iran et la famille de l'auteur sont de nouveau les principaux sujets de Poulet aux prunes, l'auteur explore ici de nouvelles voies de narration qui en font probablement son meilleur livre. Ou comment entrer dans le for intérieur de Nasser Ali Khan, qui a décidé de se laisser mourir car sa femme lui a cassé son Tar, son instrument de musique inégalable

    --> après avoir lu Persépolis, j'avais dévoré Poulet aux prunes à sa sortie. Je n'en gardais pas un souvenir impérissable, mais la sortie au cinéma du film du même nom a ravivé positivement cette lecture.

    Dans Poulet aux prunes, on est touché par l'histoire d'amour de l'homme et son instrument (un tar dans le livre, un violon dans le film), son désespoir, son désir de mourir. Des faits qui nous lancent des interrogations métaphysique. La vie, destin ou choix?

    Poulet aux prunes

    Poulet aux prunes

    Poulet aux prunes


    votre commentaire
  • Poulet aux prunes (2011)

    de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud

    avc Matheiu Amalric, Edouard Baer, Maria de Medeiros...

    Synopsis : Téhéran, 1958. Depuis que son violon tant aimé a été brisé, Nasser Ali Khan, un des plus célèbres musiciens de son époque, a perdu le goût de vivre. Ne trouvant aucun instrument digne de le remplacer, il décide de se mettre au lit et d'attendre la mort. En espérant qu'elle vienne, il s'enfonce dans de profondes rêveries aussi mélancoliques que joyeuse, qui, tout à la fois, le ramènent à sa jeunesse, le conduisent à parler à Azraël, l'ange de la mort, et nous révèlent l'avenir de ses enfants... Au fur et à mesure que s'assemblent les pièces de ce puzzle, apparaît le secret bouleversant de sa vie : une magnifique histoire d'amour qui a nourri son génie et sa musique...

    --> une réalisation variée par ses techniques, un mélange de genre. J'ai trouvé une "longue longueur!" après la moitié du film, mais la fin est venue réhausser le tout: ouf.

    L'histoire est belle, celle de cet homme et de son violon. Cet artiste qui nous dit qu'on aime une fois et pour la vie, que la violon chante une triste histoire.

    Cet homme qui décide aussi de mourir, mais en prenant le temps, se laisser mourir.

     


    votre commentaire
  • Finca

    de Wolfgang Sentker

    Finca est un de mes jeux favoris:
    -le mécanisme du moulin renouvelle quelque peu les parties;
    - la durée d'une partie est tout à fait raisonnable;
    - l'explication des règles est rapide;
    - les interactions entre joueurs...
    Il n'est ni trop "lourd" ni trop "léger". Tout est bien dosé.


    votre commentaire
  • de Reiner Knizia

    Un jeu simple mais loin d'être simplet. Du hasard qui amène à quelques rebondissements. Un tas de variantes à imaginer. On peut commencer très tôt la course des tortues, on ne s'en lassera pas vieillard. Un indispensable de la ludothèque familiale et associative.

    Dans cette course, on joue toutes les tortues, sans dire quelle est la sienne. Une manière d'initier au bluff.


    votre commentaire
  •  

    Trésor des dragons

    De Reiner Knizia

    En vacances, s'il faut avoir 1 mémory, c'est celui-là que je choisis. Au mécanisme de la mémoire s'ajoute le "stop ou encore": est-ce que je prends le risque de continuer pour gagner plus gros ou je suis raisonnable et je m'arrête?

    Un très bon jeu rapide en famille, avec du matériel de qualité.


    votre commentaire
  • Un bonheur insoutenable

    de Ira Levin

    Présentation de l'éditeur

    Dans le futur, les nations ont aboli les guerres et la misère. Mais à quel prix ? Gouvernés par un ordinateur géant, les hommes sont - à l'aide d'un traitement hormonal mensuel adéquat - uniformisés, privés de toute pensée originale. Dans un univers où il n'existe que quatre prénoms différents pour chaque sexe, le jeune Li RM35M4419 va hériter de son grand-père d'un étrange cadeau : un surnom, Copeau. Ce sera le début pour lui d'une odyssée qui va l'amener d'abord à s'accepter en tant qu'individu, puis à la révolte. Il n'est heureusement pas seul, d'autres ont décidé de se rebeller. Mais seront-ils assez forts pour lutter contre Uni, le super-cerveau informatique de cette humanité déshumanisée ?
     

    Biographie de l'auteur

    Ira Levin. Né à New York en 1929, il est l'auteur de Ces garçons qui venaient du Brésil et de Les femmes de Stepford. Un bébé pour Rosemary, son chef-d'œuvre, a envahi le monde d'une inoubliable sensation de malaise et a été adapté au cinéma par Roman Polanski. Il a récemment donné une suite à ce best-seller, Le fils de Rosemary.

     --> "roman d'anticipation contre-utopique", oeuvre "dystopique" . Après avoir lu Farenheit 451 et L'oiseau d'Amérique, j'avais envie de continuer dans la science fiction. Dans ce roman, la réflexion est sur l'identité de chacun, le bonheur géré par les machines (on pense à l'oiseau d'Amérique), la dissimulation de l'histoire. La nécessité de lire (le thème est moins présent que dans les 2 autres romans, mais il existe).

    On peut lire l'article de ce blog : http://hyperbate.fr/dernier/?p=8331

    Je songe à relire Le meilleur des mondes / Aldous Huxley et 1984 / George Orwell.

    JE RECHERCHE LIMBO / Bernard Wolfe et LA KALLOCAÏNE / Karin Boye

    Citations:

    Une puissante Famille
    Une race parfaite
    Libérée de l'égoïsme
    De l'agressivité
    De l'avidité
    Chacun donnant tout ce qu'il a
    Et recevant tout ce qu'il lui faut

    Non, pensa-t-il. Ils ne forment pas une famille puissante, mais une famille faible et pitoyable, abêtie par des traitements chimiques et déshumanisée par des bracelets. Seul UNI est puissant.

     


    votre commentaire
  • Farenheit 451

    de Ray Bradbury

    Quatrième de couverture

     

    451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif.

    Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.

     

     

    L'auteur vu par l'éditeur

    Né en 1920, Ray Bradbury s'impose à la fin des années 40 comme un écrivain majeur, avec la parution d'une série de nouvelles oniriques et mélancoliques, plus tard réunies sous le titre de Chroniques martiennes. Publié en 1953, Fahrenheit 451, qui finit d'asseoir la réputation mondiale de l'auteur, sera porté à l'écran par François Truffaut.

    --> Un classique du genre science-fiction, qui met le livre et la lecture à l'honneur. Il a été écrit en 1953. Le héros vit à une époque où lire un livre est un crime. Il faut tous les détruire. François Truffaut a adapté le livre au cinéma en 1966.

    Un livre pour les plus jeunes (ados) se réfère à Farenheit 451: il s'agit de Virus LIV 3 ou la mort des livres de Christian Grenier.

    Citations:

    - "Nous ne naissons pas libres et égaux, comme le proclame la Constitution, on nous rend égaux. Chaque homme doit être à l'image de l'autre."

    "Bourrez les gens de données incombustibles, gorgez-les de «faits», qu'ils se sentent gavés, mais absolument «brillants» côté information. Ils auront l'impression de penser, ils auront le sentiment du mouvement tout en faisant du sur-place."

    "Il n'y a pas besoin de brûler des livres pour détruire une culture. Juste de faire en sorte que les gens arrêtent de les lire."

     

    Le résumé complet

    Première partie, Le Foyer et la Salamandre.

    Dans un futur indéterminé, Montag est un « pompier » dont le travail est de brûler toutes les œuvres écrites, sans exception. Lui et son escouade pyromane parcourent la ville à la recherche de toutes les bibliothèques illégales, et ont pour ordre strict d’en faire un autodafé. Le monde de Montag est un monde où posséder un livre, voire simplement lire une œuvre écrite, sont devenus des crimes. La littérature, répugnée par la société, n’existe plus. Jusque-là pleinement satisfait de son travail, Montag va un jour décider de soustraire des livres à leur destruction promise et de les lire. Il décide de cacher les œuvres chez lui, sans que personne ne soit au courant. Une nuit en revenant de son travail, au petit matin, en regagnant sa maison, il rencontre une jeune fille, au détour d'une rue. Elle s'appelle Clarisse McClellan, et a 17 ans. Elle est l'opposée en tous points de l'épouse de Guy Montag : Mildred, endoctrinée par la propagande télévisée.

    Deuxième partie, Le Tamis et le Sable.

    Découvrant les livres, il part en recherche d'une vieille connaissance qu'il n'a jamais dénoncée, sans vraiment savoir pourquoi. Il s'agit de Faber, un vieux professeur d'anglais retraité qui s'était fait licencier quarante ans plus tôt à la fermeture, par manque d'élèves et de crédits, de la dernière école d'arts libéraux. Une discussion a lieu entre les deux hommes, Montag proposant à Faber de réimprimer des livres. Finalement, Faber lui donnera une puce qui, introduite dans son oreille, lui permettra de communiquer avec lui en toute discrétion. Le but étant de découvrir les points faibles de l’univers des pompiers, et plus particulièrement du capitaine Beatty, le supérieur hiérarchique de Montag.

    Troisième partie, L'Éclat de la Flamme.

    Faber envoie Montag en mission de reconnaissance, mais Montag se fait démasquer et finit par brûler Beatty, lors d’une mission qui visait la maison même de Montag. En effet, sa femme, Mildred, avant de le quitter, avait averti les autorités de la présence de livres chez elle. Montag devient alors un dangereux criminel et est traqué sans merci par cette société pourtant au bord de la guerre. Il est alors poursuivi par le Limier (une machine robotisée programmée pour traquer, capturer et tuer tous ceux qui osent toucher aux livres. Le limier-robot est une machine qui ressemble à un chien-abeille avec ses huit pattes et sa trompe de laquelle sort un dard qui injecte des doses massives de morphine et de procaïne). Grâce à un ingénieux tour de passe-passe et surtout avec une chance incroyable, il parvient à s'échapper de la ville et se laisse porter le long du fleuve pour rencontrer les membres d'une communauté itinérante composée de vieux diplômés de Harvard qui habitent sur les routes, le long de vieux chemins de fer rouillés. Ils ont chacun appris un livre par cœur afin de le sauver de l'oubli auquel il était promis. Finalement, la guerre éclate et Montag voit la ville détruite, lui donnant une chance à un nouveau départ.

     


    votre commentaire
  •  

    Enfant 44

    de Tom Rob Smith

    Présentation de l'éditeur

     

    Un suspense inouï qui vous prend à la gorge, le portrait d'un homme en quête de vérité, ou péril de sa vie et de celle des siens, la restitution magistrale de cette implacable machine à broyer les hommes que fut le système soviétique. Le premier roman d'un jeune auteur qui fait une entrée fracassante sur la scène littéraire internationale. Hiver 1953, Moscou. Le corps d'un petit garçon est retrouvé sur une voie ferrée. Agent du MGB, la police d'Etat chargée du contre-espionnage, Léo est un officier particulièrement zélé. Alors que la famille de l'enfant croit à un assassinat, lui reste fidèle à la ligne du parti : le crime n'existe pas dons le parfait État socialiste, il s'agit d'un accident. L'affaire est classée mois le doute s'installe dans l'esprit de Léo. Tombé en disgrâce, soupçonné de trahison, Léo est contraint à l'exil avec sa femme, Raïssa, elle-même convaincue de dissidence. C'est là, dans une petite ville perdue des montagnes de l'Oural, qu'il va faire une troublante découverte : un autre enfant mort dans les mêmes conditions que l'" accident " de Moscou. Prenant tous les risques, Léo et Raïssa vont se lancer dans une terrible traque, qui fera d'eux des ennemis du peuple...
     

     

    Biographie de l'auteur

    Tom Rob Smith est né à Londres en 1979, d'une mère suédoise et d'un père anglais. Diplômé de l'université de Cambridge, il a passé un an en Italie dans un atelier d'écriture. Il a ensuite travaillé comme scénariste pendant cinq ans. Enfant 44, son premier roman, a été sélectionné pour le prestigieux Man Booker Prize et sera bientôt adapté au cinéma par Ridley Scott. Tom Rob Smith vit à Londres.

    --> Une lecture oppressante, dont on ne peut pas se détacher tellement le suspens est grand, mais il m'a fallu découper la lecture pour pouvoir la supporter. Le doute, le mensonge, la suspicion permanents des personnages les uns envers les autres témoignent d'un aspect de l'URSS stalinienne.


    votre commentaire
  • L'enfant-loup

    de Florence Reynaud

    Présentation de l'éditeur

    A partir de10 ans. En Lozère à la fin du XIX° siècle : des chasseurs ont tué un loup et capturé une étrange créature qui était avec eux : un enfant sauvage. L'auteur donne la parole à tous les acteurs de ce drame : le médecin, sa fille aînée et l'enfant-loup. Un roman sur la tolérance et l'humanité. Florence Reynaud s'est toujours passionnée pour les rapports entre l'homme et la Nature. Pour son dernier roman, elle s'est beaucoup documentée et a réfléchi à ce que représente l'éducation - mécanismes d'intégration sociale et d'apprentissage dans les prmières années de la vie - en s'intéressant à la figure d'un enfant privé de la compagnie des hommes dans sa petite enfance, à la suite d'une tragédie.

     


    votre commentaire
  • Le nom des gens (2010)

    réalisé par Michel Leclerc

    avec Jacques Gamblin, Sara Forestier, Zinedine Soualem...

    Synopsis : Bahia Benmahmoud, jeune femme extravertie, se fait une haute idée de l'engagement politique puisqu'elle n'hésite pas à coucher avec ses ennemis pour les convertir à sa cause - ce qui peut faire beaucoup de monde vu qu'en gros, tous les gens de droite sont concernés. En règle générale, elle obtient de bons résultats. Jusqu'au jour où elle rencontre Arthur Martin, comme celui des cuisines, quadragénaire discret, adepte du risque zéro. Elle se dit qu'avec un nom pareil, il est forcément un peu facho. Mais les noms sont fourbes et les apparences trompeuses...

    --> un film extra, que j'ai recommandé les yeux fermés pour tous ceux qui de près ou de loin pensent que nous héritons d'une histoire familiale. Mais, 9 mois après l'avoir vu, je suis bien incapable d'en dire plus que le synopsis ci-dessus... d'où l'utilité du blog!


    votre commentaire
  • The artist

    Réalisé par Michel Hazanavicius
    Avec Jean Dujardin, Berenice Bejo 

    Synopsis :

     Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L'arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l'oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l'histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l'orgueil et l'argent peuvent être autant d'obstacles à leur histoire d'amour.

    --> George Valentin a une brillante carrière sur le déclin avec l'arrivée du cinéma parlant. Peppy Miller est la star montante du cinéma parlant.

     

    Leurs prestations dans le cadre du cinéma muet est ambitieuse. La réalisation est magnifique, d'une très belle qualité esthétique. Le scénario/l'intrigue nous tient en haleine.

    J'étais septique de voir Jean Dujardin dans un rôle muet, lui qui a le verbe haut. Il crève l'écran. Un film à recommander et à mettre en réseau avec Chantons sous la pluie.


    votre commentaire
  •    

    L'oiseau d'Amérique

    de Walter Tevis

    Présentation de l'éditeur

     

    Au XXVe siècle, l'humanité s'éteint doucement, abreuvée de tranquillisants prescrits en masse par les robots qu'elle a elle-même programmés à cette fin. Le monde repose désormais sur les épaules de Robert Spofforth, l'androïde le plus perfectionné jamais conçu, qui possède des facultés inouïes... sauf, à son grand regret, celle de se suicider. Mais l'humanité moribonde se fend d'un dernier sursaut. Paul Bentley, petit fonctionnaire sans importance, découvre dans les vestiges d'une bibliothèque l'émerveillement de la lecture, depuis longtemps bannie, dont il partagera les joies avec Mary Lou, la jolie rebelle qui refuse ce monde mécanisé. Un robot capable de souffrir, un couple qui redécouvre l'amour à travers les mots, est-ce là que réside l'ultime espoir de l'homme ?
     

     

    Biographie de l'auteur

    Professeur de littérature à l'université de l'Ohio, Walter Tevis (1928-1984) publie L'homme tombé du ciel, son premier roman, en 1963. Après un long silence, il revient à l'écriture en 1980 avec L'oiseau d'Amérique, comparé à sa publication au Meilleur des Mondes d'Aldous Huxley et à Fahrenheit 451 de Ray Bradbury.

    --> Un petit coup de coeur pour ce livre. J'ai sélectioné quelques citations, mais le choix a été difficile. Publié en 1980. La société dans laquelle évolue Paul est régie par des robots conçus par les hommes pour leur faciliter la vie et pour leur bonheur. 

    C'est la lecture et les livres qui vont faire évoluer Paul vers une autre manière de vivre, une quête de Liberté. J'ai songé alors au siècle des Lumières. Mais j'ai surtout pensé que notre société d'aujourd'hui manquait parfois autant d'humanité que celle que nous présente Walter Tevis.

    "L'Enseignement de la Lecture est [également] un crime contre la Vie Privée et la Personnalité."

    " J'ai lu un livre sur l'accouchement et sur la façon de s'occuper des nouveaux-nés. Mais je n'ai pas la moindre idée de ce qu'on ressent à être mère. Je n'ai jamais vu de mères."

    "Je lis presque continuellement. Je ne prends plus de "sopors" et ne fume plus de marijuana. Je lis jusqu'à tomber de sommeil et je m'effondre sur mon lit, l'esprit en ébullition, hanté par la foule des visages, des gens et des idées jaillis du passé qui tourbillonent dans ma tête; et enfin, épuisé, je m'endors comme une masse.

    Et j'apprends de nouveaux mots. 30 à 40 par jour.

    Bien avant les robots, l'Intimité et la Vie Privée, l'histoire de l'humanité n'était faite que de violence. Je ne sais pas ce que je pense, ni ce que je ressens, face à tous ces morts et tous ces évènements. La Révolution russe, la Révolution française, le Grand Déluge de Feu, la Troisième Guerre Mondiale et l'Incident de Denver. On m'avait appris, lorsque j'étais enfant, qu'avant le Second Âge tout n'était que violence et destruction car à cette époque, nous disait-on sans autres précisions, les droits individuels n'étaieent pas respectés. Nous n'avons jamais développé le sens de l'histoire; tout ce que nous savions, et encore à condition de nous livrer à des déductions, c'était qu'il y avait eu d'autres gens avant nous et que nous étions meilleurs qu'ils ne l'avaient été. Mais on ne nous encourageait pas à penser, sauf à nous-mêmes."

    "(...) les Baleen ne se parlaient presque jamais. Après chacune de mes lectures du soir, on allumait l'immense écran de télévision. (...) Certians se levaient pour aller chercher un morceau de poulet, une boîte de bière ou quelques cacahuètes dans la cuisine, mais il n'y avait jamais la moindre conversation dans la cuisine; personne ne voulait briser l'ambiance des spectacles TV."

    " Et je commençai à comprendre, à imaginer cet incroyable phénomène qui avait débuté dans les temps immémoriaux à l'ombre des arbres, dans les grottes et dans les plaines de l'Afrique, l'homme, bipède et simiesque, s'étendant partout et fabriquant d'abord ses idoles, puis ses cités. Et l'homme aujourd'hui, drogué, s'avançant en titubant sur le chemin qui le menait au néant à cause d'une machine déréglée. Une minuscule pièce de machine. Et un robot plus qu'humain qui se refusait à essayer de la réparer."

     et puis: "PAS DE QUESTIONS, RELAX", "SEXE VITE FAIT, SEXE BIEN FAIT", "ABANDONNEZ-VOUS A L'ECRAN"


    votre commentaire
  • Oscar et la dame en rose

     

    d'Eric Emmanuel Schmitt

    Présentation de l'éditeur

    Voici les lettres adressées à Dieu par un enfant de dix ans. Elles ont été retrouvées par Marie Rose, la dame rose qui vient lui rendre visite à l'hôpital pour enfants. Elles décrivent douze jours de la vie d'Oscar, douze jours cocasses et poétiques, douze jours pleins de personnages drôles et émouvants. Ces douze jours seront peut-être les douze derniers. Mais, grâce à Mamie Rose qui noue avec Oscar un très fort lien d'amour, ces douze jours deviendront légende.

    L'auteur

    Après des études musicales au Conservatoire de Lyon, Eric-Emmanuel Schmitt a suivi un cursus l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm de 1980 à 1985.
    Agrégé de philosophie en 1983, il soutient en 1986 sa thèse de doctorat intitulée Diderot et la Métaphysique (Diderot ou la philosophie de la séduction, Albin Michel, 1997).

    --> Oscar est atteint d'une leucémie. "Mamie Rose" est une dame en rose qui visite les enfants malades à l'hôpital. Le livre témoigne de leur relation. Elle lui demande d'adresser des lettres à Dieu, et de vivre chaque jour comme s'il comptait pour 10 ans. Le roman nous livre donc 11 lettres des 11 derniers jours de la vie d'Oscar et quelques interrogations de tous les âges de la vie.

    Oscar et la dame en rose fait partie de ces petits livres qui se lisent facilement et rapidement, ponctué de nombreux passages porteurs d'interrogations ou d'espoir. Je n'aurais pas dû le lire après "Le bizarre incident du chien pendant la nuit", le narrateur étant aussi un enfant: j'avais hâte de changer de point de vue. Il reste un joli livre à lire, à offrir.


    4 commentaires
  • Le bizarre incident du chien pendant la nuit

    de Mark Haddon

    Présentation de l'éditeur

     

    Qui a tué Wellington, le grand caniche noir de Mme Shears, la voisine ? Christopher Boone, " quinze ans, trois mois et deux jours ", décide de mener l'enquête. Christopher aime les listes, les plans, la vérité. Il comprend les mathématiques et la théorie de la relativité. Mais Christopher ne s'est jamais aventuré plus loin que le bout de la rue. Il ne supporte pas qu'on le touche, et trouve les autres êtres humains... déconcertants. Quand son père lui demande d'arrêter ses investigations, Christopher refuse d'obéir. Au risque de bouleverser le délicat équilibre de l'univers qu'il s'est construit...
     

     

    Biographie de l'auteur

    Mark Haddon a écrit et illustré de nombreux livres pour enfants. Il est également l'auteur de scénarios pour la télévision et le cinéma. Le bizarre incident du chien pendant la nuit, son premier roman, a connu un succès retentissant et immédiat en Grande-Bretagne, puis dans le monde entier. Il a valu à son auteur de remporter le prestigieux Whitbread Prize en 2003, et ses droits ont été acquis par Brad Pitt en vue d'une adaptation cinématographique. Mark Haddon vit à Oxford avec sa femme et leurs deux enfants.

     --> Raconté à la première personne du singulier par un enfant de 15 ans qui est atteint de "troubles du comportement" proches de l'autisme. Son récit affiche sa logique permanente dans ses actes et ses relations aux autres. Le récit est porté par un mensonge fait par le père qui laisse penser à Christopher que sa mère est morte alors qu'elle a quitté le domicile. C'est cette intrigue qui nous pousse jusqu'au bout du livre parce que la logique de pensée de Christopher, on la cerne assez rapidement et le récit deviendrait assez vite répétitif.


    votre commentaire
  • BD commentées de Jirô Taniguchi:

    - L'orme du Caucase (2004)

    - Le journal de mon père (1999)

    - Un zoo en hiver (2009)

    - Quartier lointain (2002) (à venir)

    - Au temps de Botchan (2002)

    - La montagne magique

    - L'homme qui marche

    - Le sommet des Dieux (6 tomes)

     

    L'orme du Caucase

    de Jirô Tanigushi

    Présentation de l'éditeur

    " Comme s'il repoussait les nuages, l'orme dominait majestueusement, tel un géant attendant tranquillement sa dernière heure. "

    Résumé des quelques nouvelles sur un blog (Ponpokopon):

    - L'orme du Caucase
    Monsieur et Madame Harada ont acheté leur nouvelle maison car elle possédait un jardin hors du commun. Lors de leur aménagement, ils se rendent compte que les propriétaires ont emporté tous les arbustres et ont laissé l'orme encombrant.
    - Le cheval de bois
    Les Kinoshita se voient confier à la dernière minute leur petite fille Hiromi qu'ils ne voient qu'une fois par an. Celle-ci semble aussi gâtée que sa maman.
    - La petite fille à la poupée
    A la lecture du journal annonçant une exposition, Iwasaki se rappelle son premier mariage et son divorce.
    - La vie de mon frère
    Sakamoto s'inquiète pour son frère aîné : veuf et à l'âge de la retraite, celui-ci a décidé de quitter la maison de son fils pour habiter seul dans un hôtel bon marché.
    - Le parapluie
    Voici 12 ans qu'elle n'a plus vu son frère et pourtant ce dernier vient de recontacter Komaki pour lui annoncer sa venue. Elle va enfin pouvoir lui présenter sa petite famille.
    - Les environs du musée
    Tous les soirs, Madame Otami part faire une longue promenade près du musée et cela malgré les remarques inquiètes de ses enfants et de sa petite fille.
    - Dans la forêt
    Après avoir entendu plusieurs nuits de suite un chien aboyer, Hiroshi et Yôji, certains d'avoir reconnu la voix de la chienne dont ils avaient du se séparer lors de leur déménagement, décidèrent d'aller la voir de l'autre côté du bois.
    - Son pays natal
    C'est un beau jour pour Noémie : l'une de ses oeuvres a été retenue pour l'exposition annuelle des Beaux-Arts. Depuis 6 ans et la mort de son mari japonais, elle fait tout son possible pour s'intégrer à son pays d'adoption : le Japon.

     

    --> Toujours en Bande dessinée, c'est un petit recueil de nouvelles:

    Une relecture, 4 ans plus tard, me laisse dans une telle émotion que ce livre devient pour moi un incontournable.

    Je découvre dans la postface (un "essai") qui est Utsumi, fort connu au Japon. Un homme dont la bienveillance transparait dans son oeuvre. C'est bien le cas ici.

    - L'orme du Caucase: un couple déjà âgé achète une maison: celle dans laquelle ils veulent finir leur jours. Ce n'est pas la maison qui les attire mais le jardin, richement et harmonieusement planté. Lorsqu'ils prennnent possession de la maison, toutes les plantes ont été enlevées. Le jardin n'a plus le même charme. Seul reste un vieil orme. Encombrant peut-être, mais majestueux. Très vite les voisins viennent se plaindre des feuilles perdues par l'orme: elles bouchent les goutières, il faut balayer devant sa porte... Le couple qui ne veut pas créer d'ennuis décide de faire abattre l'arbre. Mais une année s'écoule, avec ses saisons. L'orme qui revit est magnifique. Et le précédent propriétaire de la maison leur rend visite.

    L'orme va porter toute la symbolique de la place de la nature dans nos vies. L'orme habitait là avant les hommes. Quel orgueil de ne pas supporter que les feuilles tombent.... C'est une très belle fable.

    J'aime chaque personnage de cette fable: les voisins qui râlent, les propriétaires qui ne veulent surtout pas causer de gêne, et le pouvoir de la nature et de la raison après la floraison. La réplique du jardinier aussi qui avoue qu'il ne souhaitait pas non plus voir abattre cet arbre.

    - Le cheval de bois: Yoshiko élevait seule sa fille Hiromi. Elle souhaite se remarier et le temps de parler de sa nouvelle vie avec son futur époux, elle confie son enfants aux grands-parents pour une durée indéterminée. Ils emmènent leur petite fille au parc d'attractions, l'observent sous toutes les coutures. Elle ne souhaite faire qu'un seul jeu: le cheval. Les grands-parents sont dans l'énigme, sous entendent des explications. Assez rapidement, le nouveau couple vient rechercher l'enfant. La maman sait pourquoi Hiromi ne veut pas monter dans les manèges: elle a peur d'être abandonnée.

    La scène dans le parc d'attraction, c'est une métaphore de la peur de l'abandon, des souvenirs qui laissent des marques en chacun de nous.

    Lecteur, nous échafaudons des explications quant au mutisme de cette petite fille, le jugement vient vite aussi contre cette mère qui semble abandonner son enfant à ses parents (ce qui se fait au Japon?). Et finalement le dénouement apporte une fin d'histoire heureuse et somme toute très banale!

    - La petite fille à la poupée: un graphiste d'une cinquantaine d'année a une vie bien établi, une épouse, 2 enfants, un travail florissant. Un matin comme tous les autres, il découvre une photographie dans le journal qui lui rappelle son "erreur" de jeunesse. Une première femme, un enfant qu'il a trompée(s) et qu'on lui a demandé d'oublier. Sa première fille a désormais 25 ans et va inaugurer une exposition de peinture dans la ville même où il vit. Il annule ses rendez-vous et se rend à la galerie où il achètera un tableau et croisera sa fille qui se réjouit que quelqu'un extérieur à la famille puisse s'intéresser à ses tableaux (...). Il croisera sa première épouse: reconnu ou pas ? Le temps a passé: pas un mot échangé.

    "et sans un mot il inclina profondément la tête"

    Dans cette fable, le père évoque les liens du sang. Il reconnait dans l'art de sa fille une transmission qui ne peut être que celle du sang. Dans cette histoire encore il est question de mémoire et d'oubli. De liens. De non-dits.

    Quelle émotion de voir ce père arpenter la galerie de sa fille, admirer ses peintures. Et ne rien dire.

     - La vie de mon frère: Seizô rend visite à son frère Sakamoto. Ce dernier a décidé de vivre seul, "nomade" dans un hôtel. A 69 ans, est-ce qu'il est raisonnable de vivre ainsi? C'est la question qu'il veut lui poser. Une entrevue, dans le lieu de vie de son frère. Le lecteur se demande finalement qui est le plus raisonnable des deux? Qui est le plus libre?

    "quoi! j'devrais supporter que ce métier de couvreur transmis de génération en génération fasse honte?"

    L'indépendance de Sakamoto nous renvoie à nos choix, à ce qu'on assume, ce qu'on subit, ce qu'on choisit. Il vie dans un lieu simple et épuré. Il n'a pas besoin de beaucoup. Mais il ne se passerait pas de son honneur.

    Le frère de Sakamoto, auquel on s'identifie plus facilement, nous paraît bien fade et triste et nous bouscule un peu!

     - Le parapluie: un frère et une soeur, abandonnés différemment par leur mère vont se revoir à 35 et 33 ans après 12 années passées sans se voir et après 17 ans de séparation. Nous ne savons pas ce qu'ils se diront mais ce jour là il pleut des cordes, comme il y a 12 ans, un jour où ils ont parlé et éclairé leurs vies, du moins celle de Mme Komaki

    "je prends un parapluie"

    Le lien, défaillant ou pas, entre un frère et une soeur. Une fois encore, il est question du temps qui passe.

    Des relations bien compliquées  entre ce frère et cette soeur qui ont subi la séparation de leurs parents de manière bien différente: alors que l'une partait avec sa mère, l'autre restait avec le père. Celui-ci dit des années plus tard s'être obligé à aimer une nouvelle maman alors que la soeur revenue vivre avec eux lui en voudra d'aimer cette maman là. De même le retour de la soeur est vécu par le frère comme le retour insupportable du souvenir de la mère. Toujours beaucoup d'émotions.

    - Les environs du musée: une dame âgée fait un court séjour chez son fils qui insiste pour qu'elle vienne vivre chez lui. Mais elle ne veut pas persuadée que l'intérêt de son fils serait de vendre la maison de sa mère pour acheter une autre maison, et trop attachée à une liberté qu'elle conserve en vivant seule. Elle rencontre un vieux monsieur sur un banc proche du musée et ils observent une ombre faite sur le mur du musée par les feuilles des arbres.

    Les sentiments renouvelés des personnes âgées sont souvent ignorés. Pourtant cette rencontre, avec peu de mots redonne le sourire à cette vieille dame triste.

    La rencontre des ces deux personnages nous donnent forcément le sourire, et la complicité devinée du vieil homme avec sa petite fille renforce ce sentiment. Comme c'est bon à lire!

    - Dans la forêt : Hiroshi et Yôji ont déménagé dans un appartement, abandonnant leur chienne Koro. Leur mère ne dit pas ce qu'elle a fait du chien. Lorsque chaque nuit ils entendents un aboiement, ils en sont sûrs, Koro doit être de l'autre côté de la ville, par delà la forêt.

    --> Les sentiments du grand frère pour son petite frère vont apparaitre plutôt ambigüs pendant leur expédition. Le chien retrouvé - ce  n'est pas le leur - il préfère cacher certaines vérités.

    Ce grand frère porte toute la sagesse et la maturité des plus âgés devant ce petit frère qu'il jalouse pourtant un peu.

    - Son pays natal: une française se marie à un japonais et part vivre au Japon. Son intégration y est difficile, et lorsqu le destin tragique entraîne la mort de son époux, la Française se retrouve bien seule.

    --> Peut-on aimer à en perdre racine?

    Quelle difficulté pour cette jeune française de se faire accepter par sa belle-famille avec a barrière de la langue et la barrière culturelle. Son jeune mari meurt prématurément et lors des obsèques, la jeune Noémie comprend bien qu'elle incarne une sorte de malédiction aux yeux de la belle-famille. Malgré cela elle reste et s'intègre à son nouveau pays, faisant des prouesses artistiques. Quelle plaisir d'assister à la fin de la nouvelle au pardon demandé par la belle-mère à sa belle-fille, quel chemin parcouru l'une vers l'autre pour se comprendre, s'accepter: c'est pour tout ça que j'aime cette bande dessinée.

     

    --> L'orme du Caucase, ce sont des chemins de pardons, d'acceptations, de tolérances, de compréhensions face à la différence, face à la difficulté, face à la vie ou la mort. C'est une oeuvre vibrante et vivante. Je l'emporterai sur une île déserte.

     

    Le journal de mon père

    de Jirô Tanigushi

    Présentation de l'éditeur

     

    Moi qui n'étais pas revenu dans ma ville natale depuis plus de dix ans, je découvrais peu à peu de facettes de mon père qui m'étaient inconnues. Je prenais conscience du fossé que j'avais creusé pour échapper à tout dialogue avec lui.
     

     

    Biographie de l'auteur

    Jirô Taniguchi est né le 12 août 1947 à Tottori. Il débute dans la bande dessinée en 1970 avec Un été desséché. De 1976 à 1979, il publie, avec le scénariste Natsuo Sekikawa, Ville sans défense, Le Vent d'Ouest est blanc et Lindo 3. Puis ils s'attaquent, toujours ensemble, aux cinq volumes que comte Au temps de Botchan (deux volumes parus en français au Seuil). A partir de 1991, Jirô Taniguchi signe seul ses albums : L'Homme qui marche, Le Chien Blanco, et Le Journal de mon père. Le premier volume de Quartier Lointain (chez Casterman) a remporté, lors du festival d'Angoulême 2003, l'Alph'Art du meilleur scénario. Il a également reçu le prix Canal BD des librairies spécialisées.

     

    --> Simpliste ou dépouillé? Les Bandes dessinées de Tanigushi se lisent vite. Proche du manga, le dessin est simple. Les dialogues sont à l'image des dessins.

    Ici, un homme découvre qui était son père lors de la veillée des morts. Victime d'une enfance dans le non-dit, des morceaux de son histoire s'éclairent à la lumière des témoignages de ceux qui sont venus dire un dernier au revoir à son père.

    Il s'arrête dans sa fuite en avant, comprend. Des faits qui nous font comprendre le personnage. Ce qu'il a été, ce qu'il est devenu. Une histoire somme toute banale.

     

    Jirô Taniguchi

    de Jirô Taniguchi

    Présentation de l'éditeur

     

    Kyôto, 1966. Le jeune Hamaguchi travaille chez un fabriquant de textile. Mais lassé de ne pouvoir y assouvir sa passion pour le dessin, il démissionne et part pour Tôkyô. Il y découvre, en même temps qu'un studio de mangas qui lui donne sa chance, la vie nocturne et les milieux artistiques de la capitale. Mais le travail d'assistant mangaka est éreintant et Hamaguchi comprend vite qu'on y trouve difficilement le temps et l'énergie pour se consacrer à des oeuvres personnelles. Pour la première fois, Jirô Taniguchi se remémore ses débuts de mangaka et sa jeunesse dans le Tôkyô des années 1960. Un magnifique récit d'apprentissage, où toute la finesse et l'élégance de l'auteur sont réunies pour illustrer les premiers émois de l'âge adulte.
     

     

    Biographie de l'auteur

    Jirô Taniguchi est né en 1947 à Tottori. Il débute dans la bande dessinée en 1970 avec Un été désséché. De 1976 à 1979, il publie notamment, avec le scénariste Natsuo Sekikawa, les cinq volumes d'Au temps de Botchan. A partir de 1991, Jirô Taniguchi signe seul de nombreux albums, dont L'Homme qui marche, Le Journal de mon père, Dans un ciel radieux, et plus récemment, Le Gourmet solitaire et Le Promeneur, en collaboration avec Masayuki Kusumi. Le premier volume de Quartier lointain, qui a remporté lors du Festival d'Angoulême 2003 l'Alph'Art du meilleur scénario, a également reçu le prix Canal BD des librairies spécialisées. Une adaptation cinématographique de cette oeuvre est en cours en France.

    --> Récit d'initiation dans lequel l'auteur semble raconter son histoire. On retrouve toujours la délicatesse du dessin et des faits. Les snetiments sont distillés mais forts. C'est le tome de Tanigushi que j'ai le moins aimé pour le moment.

     

    Jirô Taniguchi

     

    Présentation de l'éditeur

    Japon 1905. An 37 de l'ère Meiji. Natsume Soseki, l'un des plus grands écrivains japonais modernes, se coupe les ongles au soleil de la véranda de sa maison bucolique, pendant qu'un petit chaton noir se promène entre ses jambes. De retour d'Angleterre et passablement déprimé, Soseki se lance dans l'écriture de son œuvre majeure et jubilatoire : le célébrissime Botchan. C'est le point de départ choisi par le dessinateur Jiro Taniguchi et l'écrivain Natsuo Sekikawa pour dresser un panorama de la société japonaise, à travers les intellectuels et la littérature de cette époque. Au temps de Botchan est une gigantesque fresque romanesque qui couvre près de 1500 pages. Le temps semble s'y écouler paisiblement au moment même où le Japon, déjà fasciné par l'Occident, s'apprête à rentrer dans la modernité.
     

    Quatrième de couverture

    Japon 1905. An 37 de l'ère Meiji. Natsume Soseki, l'un des plus grands écrivains japonais modernes, se coupe les ongles au soleil de la véranda de sa maison bucolique, pendant qu'un petit chaton noir se promène entre ses jambes. De retour d'Angleterre et passablement déprimé, Soseki se lance dans l'écriture de son oeuvre majeure et jubilatoire : le célébrissime Botchan. C'est le point de départ choisi par le dessinateur Jiro Taniguchi et l'écrivain Natsuo Sekikawa pour dresser un panorama de la société japonaise, à travers les intellectuels et la littérature de cette époque. Au temps de Botchanest une gigantesque fresque romanesque qui couvre près de 1500 pages. Le temps semble s'y écouler paisiblement au moment même où le lapon, déjà fasciné par l'Occident, s'apprête à rentrer dans la modernité.

    Souvent comparé au cinéaste Ozu, Jiro Taniguchi est considéré comme l'un des pères de la manga d'auteur. Unanimement reconnu au lapon, Au temps de Botchan est son oeuvre la plus importante. Avec le romancier Natsuo Sekikawa, ils ont créé la première manga littéraire de l'histoire de la bande dessinée.

    --> Ce manga est une approche littéraire de l'histoire du Japon. Je n'en ai lu que la moitié, mais il a eu le mérite de m'apporter des informations et de susciter ma curiosité sur le Japon des années 1900.

    Jirô Taniguchi

    --> Dans un musée, une salamandre qui voudrait sortir qui va s'adresser à un enfant. L'enfant qui espère la guérison de sa mère, répond à la demande de la salamandre en échange de la guérison de sa maman.

    C'est un Taniguchi qui m'a beaucoup déçu. Peut-être que je n'était pas réceptive au moment où je l'ai lu. Je ne retrouve pas la poésie de ces autres livres, l'histoire, sorte de parabole est bien légère et même sans intérêt... je suis passée à côté!

    Jirô Taniguchi

    Qui prend encore le temps, aujourd'hui, de grimper à un arbre, en pleine ville ? D'observer les oiseaux, ou de jouer dans les flaques d'eau après la pluie ? D'aller jusqu'à la mer pour lui rendre un coquillage dont on ne sait comment il est arrivé chez soi ? L'homme qui marche, que l'on apprend à connaître à travers ses balades, souvent muettes et solitaires, rencontre parfois un autre promeneur avec qui partager, en silence, le bonheur de déambuler au hasard.
    La réédition, très attendue, de la première oeuvre de Taniguchi publiée par Casterman en 1995. Une histoire inédite, prépubliée dans la revue BANG! en juillet 2003, viendra compléter cet album.

    --> Je suis passé à côté. J'ai contemplé les dessins, j'ai aimé l'idée. Prendre son temps, en dire peu. Mais des nouvelles trop courtes et redondantes à mon goût m'ont donné l'impression d'une répétition trop longue. Les dessins restent magnifiques, mais sortant de la lecture de l'orme du caucase (dessiné par Tanigushi, mis en scène par Utsumi), j'ai trouvé l'homme qui marche bien fade. Dommage.

     

    Jirô Taniguchi

    Un manga à vous couper le souffle ! Dans une petite boutique népalaise, Fukamachi tombe sur un appareil photo qui pourrait bien être celui de George Mallory, le célèbre alpiniste qui fut le premier à essayer de vaincre l'Everest. Mallory disparût avec Andrew Irvine, lors de cette ascension en 1924, sans que l'on puisse savoir s'ils sont parvenus au sommet. Et si c'était seulement lors du chemin du retour qu'ils avaient eu cet accident fatal ? Cela changerait l'histoire de l'alpinisme ! C'est sur cette passionnante question que s'ouvre le chemin initiatique de Fukamachi qui sera amené à faire la rencontre de figures hautes en couleurs. Le dépassement de soi, l'aventure, la passion de la montagne sont les leitmotivs de cette formidable aventure signée Jirô Taniguchi !

     


    votre commentaire
  • Le journal de mon père

    de Jirô Tanigushi

    Présentation de l'éditeur

     

    Moi qui n'étais pas revenu dans ma ville natale depuis plus de dix ans, je découvrais peu à peu de facettes de mon père qui m'étaient inconnues. Je prenais conscience du fossé que j'avais creusé pour échapper à tout dialogue avec lui.
     

     

    Biographie de l'auteur

    Jirô Taniguchi est né le 12 août 1947 à Tottori. Il débute dans la bande dessinée en 1970 avec Un été desséché. De 1976 à 1979, il publie, avec le scénariste Natsuo Sekikawa, Ville sans défense, Le Vent d'Ouest est blanc et Lindo 3. Puis ils s'attaquent, toujours ensemble, aux cinq volumes que comte Au temps de Botchan (deux volumes parus en français au Seuil). A partir de 1991, Jirô Taniguchi signe seul ses albums : L'Homme qui marche, Le Chien Blanco, et Le Journal de mon père. Le premier volume de Quartier Lointain (chez Casterman) a remporté, lors du festival d'Angoulême 2003, l'Alph'Art du meilleur scénario. Il a également reçu le prix Canal BD des librairies spécialisées.

     

    --> Simpliste ou dépouillé? Les Bandes dessinées de Tanigushi se lisent vite. Proche du manga, le dessin est simple. Les dialogues sont à l'image des dessins.

    Ici, un homme découvre qui était son père lors de la veillée des morts. Victime d'une enfance dans le non-dit, des morceaux de son histoire s'éclairent à la lumière des témoignages de ceux qui sont venus dire un dernier au revoir à son père.

    Il s'arrête dans sa fuite en avant, comprend. Des faits qui nous font comprendre le personnage. Ce qu'il a été, ce qu'il est devenu. Une histoire somme toute banale.


    votre commentaire
  •  

    Les yeux ouverts (2010)


    Documentaire réalisé par Frédéric Chaudier (2010)

     

    Synopsis : En s’inscrivant dans la période particulière de la fin de l'existence, le réalisateur Frédéric Chaudier regarde, écoute, accompagne les patients, les bénévoles, les équipes soignantes de la maison médicalisée Jeanne Garnier, à l’heure où ces voyageurs particuliers qui séjournent dans l’établissement, sont appelés à s’éloigner.

     --> dans un établissement de soins palliatifs, le réalisateur a filmé, et réalisé un montage qui donne un regard sur ces séjours, ces malades, ces soignants si particuliers.

     La projection au Café des images était suivie d'une rencontre/débat autour du sujet: Euthanasie ou soins palliatifs?

     


    votre commentaire
  • Les autres

    d'Alice Ferney

    Présentation de l'éditeur:

    Théo fête ce soir ses vingt ans et rien ne devrait troubler ce moment de convivialité et de réjouissance. Rien sinon le jeu de société que son frère aîné lui offre, qui révélera à chaque participant la façon dont les autres le perçoivent, menaçant de remettre en cause l'idée qu'il se faisait de lui-même et des sentiments réciproques l'attachant à ses proches. Au fil de la partie, le jeu devient le révélateur de secrets de famille jusque-là soigneusement occultés par la honte, la déception ou la souffrance... et nul ne sortira indemne de la soirée. Evoquant les liens de la fratrie, de l'amitié ou de l'amour naissant, Les Autres est aux relations affectives ce que La Conversation amoureuse est à l'amour : un accomplissement romanesque d'une remarquable maîtrise polyphonique.  

     
    --> Le roman est présenté en trois parties. La troisième est selon moi trop redondante avec le les deux autres, je l'ai donc lue rapidement pour garder le plaisir des 2 deux premières. Chaque partie est racontée d'un point de vue différent. A partir d'un jue de société, Alice Ferney nous livre les relations psychologiques qui unissent les personnages. Un roman qui n'est pas sans me faire songer à un de mes films favoris: Un air de famille.

    Citation: "Sous prétexte de bien mélanger les cartes-questions, Niels fit ce qu'il avait prévu. Il choisit une première question qui ne causerait aucun dommage et avait le mérite de tomber à propos."

     


    votre commentaire
  •  

    La vie d'une autre

    de Frédérique Deghelt

    Présentation de l'éditeur

     

    Hier soir, nous étions encore en 1988. Jeudi 12 mai. Un jour de décalage. C'est noir sur blanc, et ça veut dire que douze années se sont écoulées. En 1988, où je crois être encore, je viens de rencontrer Pablo. Mais en 2000, où je viens d'arriver, nous avons deux enfants. Mais moi, où suis-je dans tout ça ?je ne me souviens de rien... Sinon du septième étage d'une rue de Montmartre. Je revois Pablo m'emmenant sur le balcon admirer le Sacré-Cœur. Pablo, la tête enfouie dans mon corsage, hurlant au milieu des fleurs qu'il me désire. Pablo qui, pour l'instant, est mon seul lien avec la veille. Que s'est-il passé pendant douze ans ? F. D.
     

     

    Biographie de l'auteur

    Journaliste et réalisatrice de télévision, voyageuse infatigable, avec Paris pour port d'attache, Frédérique Deghelt a publié en 1995, aux éditions Sauret, un premier roman, La valse renversante

     

      

     

    --> Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre , nuit d'amour et le lendemain... elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse... Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l'homme  dont elle est amoureuse depuis la veille vive avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée - car elle a choisi de ne rien dire. Chaque jour confrontée à de nouvelles découvertes , elle arpente ce quotidien oublié et devient l'enquêtrice de la vie d'une autre. Sa propre vie...  

     --> une lecture très facile, une histoire à laquelle on peut rester suspendu d'une page à l'autre. 

     


    2 commentaires
  • Windows on the world

    de Frédéric Beigbeder.

    Présentation de l'éditeur

     

    " Le seul moyen de savoir ce qui s'est passé dans le restaurant situé au 107e étage de la tour nord du World Trade Center, le 11 septembre 2001, entre 8 h 30 et 10 h 29, c'est de l'inventer. " F.B
     

     

    Biographie de l'auteur

    Frédéric Beigbeder est né en 1965. Il est l'auteur de quatre romans dont Vacances dans le coma (Grasset, 1994), L'Amour dure trois ans (Grasset, 1997) et 99 Francs (Grasset, 2000)

     

    --> 2 hommes, 2 histoires, 2 parallèles: L'un emmène ses 2 enfants prendre un petit déjeuner dans le restaurant le plus élevé de New-York, ce matin du 11 septembre. L'autre, le même jour déjeune en haut de la tour Montparnasse à Paris.

    L'idée est forte, je suis bien rentrée dans l'histoire. Mais à l'image de 99 francs, du même auteur, je passe difficilement le tiers du livre, et abandonne à la moitié. Je n'aime pas l'écriture. Et en même temps,  je reste sur ma faim (fin?), peut-être que j'y reviendrai!


    votre commentaire
  • Tom, petit homme, tout petit homme, Tom

    de Barbara Constantine

    Présentation de l'éditeur

     

    Tom a onze ans. Il vit dans un vieux mobil-home déglingué avec Joss, sa mère (plutôt jeune : elle l'a eu à treize ans et demi). Comme Joss aime beaucoup sortir tard le soir, tomber amoureuse et partir en week-end avec ses copains, Tom se retrouve souvent tout seul. Et il doit se débrouiller. Pour manger, il va dans les potagers de ses voisins, pique leurs carottes, leurs pommes de terre... Mais comme il a très peur de se faire prendre et d'être envoyé à la Ddass (c'est Joss qui lui a dit que ça pouvait arriver et qu'elle ne pourrait rien faire pour le récupérer), il fait très attention, efface soigneusement les traces de son passage, replante derrière lui, brouille les pistes. Un soir, en cherchant un nouveau jardin où faire ses courses, il tombe sur Madeleine (quatre-vingt-treize ans), couchée par terre au milieu de ses choux, en train de pleurer, toute seule, sans pouvoir se relever. Elle serait certainement morte, la pauvre vieille, si le petit Tom (petit homme) n'était pas passé par là...
     

     

    Biographie de l'auteur

    Barbara Constantine se partage entre le Berry (près Le Blanc, dans l'Indre), par amour de la campagne (entre autres), Biarritz (pour raisons familiales) et Paris (côté Ivry-sur-Seine), parce que la ville, c'est pas mal aussi (des fois). Elle est scripte et romancière. Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom est son troisième roman, après Allumer le chat et A Mélie, sans mélo, publies chez Calmann-Lévy.

     

    --> Un petit roman à savourer. Il m'a évoqué Tistou les pouces verts pour le rapport entre Tom et la nature. Et ce petit Tom, comme Tistou est un ange. C'est aussi un beau roman intergénérationnel: la relation entre Madeleine et Tom est touchante. C'est encore une belle leçon de tolérance entre les classes sociales: les voisins de Tom sont curieux, attentifs, tolérants. Plein d'amour. Ces voisins ont pris un virage à 360° dans leur vie, et cela nous interroge sur nos choix, soulève la question du développement durable. Enfin c'est une plongée dans un milieu défavorisé sans misérabilisme aucun. Une belle histoire à partager.

     

     


    1 commentaire