• Sympathie pour le diable

     

    Réalisé par Guillaume de Fontenay (2019)
    Avec Niels Schneider, Elle Rumpf, Vincent Rottiers

    Sarajevo, novembre 92, sept mois après le début du siège. Le reporter de guerre Paul Marchand nous plonge dans les entrailles d’un conflit fratricide, sous le regard impassible de la communauté internationale. Entre son objectivité journalistique, le sentiment d’impuissance et un certain sens du devoir face à l’horreur, il devra prendre parti.

    --> Une plongée au coeur du siège de Sarajevo avec le journaliste Paul Marchand. Une guerre dont on parlait, beaucoup, une ville lointaine. Presque trente ans ont passé, est-ce l'âge? : ce drame me semble plus proche aujourd'hui.


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  • Pupille

     

    Réalisé par Jeannne Herry (2018)
    Avec Sandrine Kiberlain, Gilles Lellouche, Elodie Bouchez

    Théo est remis à l’adoption par sa mère biologique le jour de sa naissance. C’est un accouchement sous X. La mère à deux mois pour revenir sur sa décision…ou pas. Les services de l’aide sociale à l’enfance et le service adoption se mettent en mouvement. Les uns doivent s’occuper du bébé, le porter (au sens plein du terme) dans ce temps suspendu, cette phase d’incertitude. Les autres doivent trouver celle qui deviendra sa mère adoptante. Elle s’appelle Alice et cela fait dix ans qu’elle se bat pour avoir un enfant. PUPILLE est l’histoire de la rencontre entre Alice, 41 ans, et Théo, trois mois.

    --> Voilà un film qui m'aura fait pleurer... et passer du rire aux larmes. Violemment. Le rire était-il là pour détendre? Une histoire qui vous arrache les tripes, qui fait surgir des émotions venues de notre chair.


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  • Marius et Jeannette

     

    Réalisé par Robert Guédiguian (1997)
    Avec Ariane Ascaride, Gérard Meylan, Pascale Roberts

     

    À l’Estaque, un quartier populaire de Marseille, Jeannette élève seule ses deux enfants et parvient à garder le sourire grâce à la complicité de ses voisins. C’est alors qu’elle rencontre Marius à qui la vie n’a pas fait de cadeau.

     


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  • L'ordre des médecins

     

    Réalisé par David Roux (2019)
    Avec Jérémie Renier, Marthe Keller, Zita Hanrot

    Simon, 37 ans, est un médecin aguerri. L’hôpital, c’est sa vie. Il côtoie la maladie et la mort tous les jours dans son service de pneumologie et a appris à s’en protéger. Mais quand sa mère est hospitalisée dans une unité voisine, la frontière entre l’intime et le professionnel se brouille. L’univers de Simon, ses certitudes et ses convictions vacillent...

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  •  Réalisé par Robert Guédiguian (2011)

    Avec Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Gérard Meylan, Robinson Stevenson

    Bien qu'ayant perdu son travail, Michel vit heureux avec Marie-Claire. Ces deux-là s'aiment depuis trente ans... Leurs enfants et leurs petits-enfants les comblent... Ils ont des amis très proches... Ils sont fiers de leurs combats syndicaux et politiques... Leurs consciences sont aussi transparentes que leurs regards. Ce bonheur va voler en éclats avec leur porte-fenêtre devant deux jeunes hommes armés et masqués qui les frappent, les attachent, leur arrachent leurs alliances, et s'enfuient avec leurs cartes de crédit... Leur désarroi sera d'autant plus violent lorsqu'ils apprennent que cette brutale agression a été organisée par l'un des jeunes ouvriers licenciés avec Michel.


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  • La villa

    Réalisé par Robert Guédiguian (2017)

     

    Avec Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Gérard Meylan

    Dans une calanque près de Marseille, au creux de l’hiver, Angèle, Joseph et Armand, se rassemblent autour de leur père vieillissant. C’est le moment pour eux de mesurer ce qu’ils ont conservé de l’idéal qu’il leur a transmis, du monde de fraternité qu’il avait bâti dans ce lieu magique, autour d’un restaurant ouvrier dont Armand, le fils ainé, continue de s’occuper. Lorsque de nouveaux arrivants venus de la mer vont bouleverser leurs réflexions…


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  • Gloria Mundi

     

    Réalisé par Robert Guédiguian (2019)
    Avec Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Gérard Meylan

    Daniel sort de prison où il était incarcéré depuis de longues années et retourne à Marseille. Sylvie, son ex-femme, l’a prévenu qu’il était grand-père : leur fille Mathilda vient de donner naissance à une petite Gloria. Le temps a passé, chacun a fait ou refait sa vie… En venant à la rencontre du bébé, Daniel découvre une famille recomposée qui lutte par tous les moyens pour rester debout. Quand un coup du sort fait voler en éclats ce fragile équilibre, Daniel, qui n’a plus rien à perdre, va tout tenter pour les aider.


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  • Les éblouis

     

    Réalisé par Sarah Suco (2019)
    Avec Céleste Brunnquell, Camille Cottin, Jean-Pierre Darroussin, Eric Caravera

    Camille, 12 ans, passionnée de cirque, est l’aînée d’une famille nombreuse. Un jour, ses parents intègrent une communauté religieuse basée sur le partage et la solidarité dans laquelle ils s’investissent pleinement. La jeune fille doit accepter un mode de vie qui remet en question ses envies et ses propres tourments. Peu à peu, l’embrigadement devient sectaire. Camille va devoir se battre pour affirmer sa liberté et sauver ses frères et sœurs.

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  • Dans les hautes herbes

     

    Réalisé par Vincenzo Natali (2019)
    Avec Lavsla De Oliveira, Avery Whitted, Patrick Wilson

     Après avoir entendu les appels au secours d'un jeune garçon, une soeur et un frère s'aventurent dans un vaste champ d'herbes hautes du Texas mais découvrent rapidement qu'il n'y a pas de sortie possible et que quelque chose de mal se cache dans les hautes herbes.

    --> Adaptation d'un roman de Stephen King, diffusé sur netflix. Le contexte est excellent. Un champ d'herbes hautes, sur les bords d'une route désertique, aux abords d'une église. Une voix qui appelle à l'aide. Pour la suite... de l'épouvante,  du fantastique, la voie de la rédemption... trop peu pour moi. Dommange. Le suspens était prenant.


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  • Rien où poser la tête

    Françoise Frenkel

    En 1921, Françoise Frenkel, jeune juive polonaise passionnée par la langue et la culture françaises, fonde la première librairie française de Berlin "La Maison du Livre".

    Rien où poser sa tête raconte son itinéraire : contrainte, en raison de ses origines juives, de fuir l'Allemagne en 1939 après la prise de pouvoir d'Hitler, elle gagne la France où elle espère trouver refuge.

    C'est en réalité une vie de fugitive qui l'attend, jusqu'à ce qu'elle réussisse à passer clandestinement la frontière suisse en 1943.

    Le récit qu'elle en tire aussitôt et qu'elle choisit d'écrire en français dresse un portrait saisissant de la France du début années quarante.

    De Paris à Nice, Françoise Frenkel est témoin de la violence des rafles et vit sans cesse menacée. Tantôt dénoncée, tantôt secourue, incarcérée puis libérée, elle découvre une population divisée par la guerre dont elle narre le quotidien avec objectivité.

    Rien où poser sa tête, soixante-dix ans après sa publication en 1945 à Genève, conserve, miraculeusement intactes, la voix, le regard, l'émotion d'une femme, presque une inconnue, qui réussit à échapper à un destin tragique.

    --> Récit autobiographique de l'exil de Françoise Frankel pour échapper à la déportation. Pas de misérabilisme, des faits. Polonaise passionnée de langue française, elle ouvre une librairie francophone à Berlin qu'elle fuira en 1939 pour la France. De paris à Nice en passant par Vichy et Avignon. Puis la Savoie pour gagner la Suisse. Elle écrira publiera son livre en 1945, à peine 2 ans après avoir rejoint la Suisse. Son récit sera ensuite redécouvert dans un vide grenier de Nice et republié, préfacé par Patrick Modiano. Un livre que me fait découvrir une dame âgée de 85 ans, amie d'enfance de ma maman et juive, enfant cachée de nice...


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  • Un petit boulot

    Réalisé par Pascal Chaumeil (2016)
    Avec Romain Duris, Michel Blanc, Alice Belaïdi

     

    Jacques habite une petite ville dont tous les habitants ont été mis sur la paille suite à un licenciement boursier. L'usine a fermé, sa copine est partie et les dettes s’accumulent. Alors quand le bookmaker mafieux du coin, lui propose de tuer sa femme, Jacques accepte volontiers...

    --> 6,3 sur sens critique... je voulais mettre 8, je mets 9. J'ai vraiment beaucoup aimé. Du cyninsme comme il en faut: un peu mais pas trop. Romain Duris prévisible à l'écran, parfait dans son rôle. On retrouve ses monologue hors champ qu'on connait dans l'Auberge espagnole. Mon apprécié Gustave Kervern, juste comme il faut. Une situation tout à fait immoral qui prête à rire. Un film décalé... mais pas trop. Finalement j'ai adoré!

    Pascal Chaumeil, le réalisateur est décédé d'un cancer après le tournage et le film est sorti en salle ensuite. Adaptation du roman éponyme de Iain Levison (auteur de Arrêtez-moi là!)


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  • Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre. qui donc lui reprisait ses chaussettes ?

    Par Zidrou et Roger

    Un duo inédit pour un album plein d'humanité et de tendresse : Zidrou et Roger, le dessinateur de Jazz Maynard, signent le one-shot Pendant que le Roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait ses chaussettes ? Eh bien, c'est sa maman ! Madame Hubeau, elle, s'occupe seule de son grand enfant de 40 ans, Michel, handicapé. Un quotidien certes difficile, mais joyeux et qu'elle assume avec courage et générosité. Un magnifique hommage à toutes ces personnes admirables qui se battent dans l'ombre.


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  • Nos embellies

    Par Gwénola Morizur et Marie Duvoisin

    Lily apprend qu’elle est enceinte, au moment où son compagnon lui annonce qu’il va partir en tournée avec son groupe et lui demande de s’occuper de Balthazar, son neveu, qui arrive du Canada. Lily tente d’apprivoiser ce gamin qu’elle n’a jamais vu et qui traîne avec lui la tristesse de la séparation de ses parents.

    Sur un coup de tête, elle quitte Paris avec Balthazar. Sur la route, ils rencontrent Jimmy, un jeune homme en marge. Leur périple les mène jusqu’à Pierrot, un berger qui élève seul ses brebis avec son chien. Ensemble, ces âmes déboussolées vont retrouver un souffle de vie.

    --> Chacun des personnages est attachant, comme le dessin. Pierrot est un personnage qui réchauffe les coeurs. Une bd qui fait du bien.


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  •  Coupures irlandaises

    Par Kris et Vincent Bailly

    À l’occasion d’un voyage linguistique à Belfast, deux jeunes bretons, Nicolas et Chris, découvrent la dure réalité du conflit Nord Irlandais.
    Le voyage est long pour les apprentis polyglottes et l’arrivée en Ulster les surprend: pluie, grisaille, douaniers nerveux, pluie, militaires, barrages, pluie…
    Autre déconvenue: nos deux amis n’habiteront pas sous le même toit, Nicolas restera dans une famille ouvrière catholique alors que Chris doit se rendre chez une famille protestante nettement plus aisée. Chris sent peu d’affinités avec eux. Trop gentils pour être honnêtes.
    Mais pour les deux jeunes gens, la découverte de l’Irlande passera également par la découverte des filles…
    "Ce récit est en grande partie autobiographique. Je dirais même que tout est vrai… sauf la chute ! explique Kris, c’est-à-dire, la fin de l’histoire et le drame vers lequel se dirige inexorablement tout le récit.
    Mais l’important, c’est que cette chute était plausible et, qu’à l’époque déjà, cela aurait pu arriver et, surtout, cela a failli arriver… En fait, je suis parti à Belfast durant l’été de mes 14 ans, invité par mon meilleur ami de l’époque. Cet ami prenait des cours particuliers en anglais et c’est son professeur qui, ayant des relations en Ulster, nous avait organisé ces vacances. C’était en 1987. Avec le recul, je me demande encore comment nos parents ont pu nous laisser partir là-bas, vu notre âge et ce qui s’y passait, questions toujours sans réponses d’ailleurs.
    On est forcément obligé de se dire qu’on ignorait tout de la situation réelle en Irlande du Nord."

    --> Cette bande dessinée met en lumière le conflit en Irlande du Nord dans les années 80. De l'âge de Kris, je me souviens de ce que je savais du conflit, c'est à dire peu de choses. Partant de son histoire vécue, un séjour linguistique à 14  ou 15 ans, il donne des éléments pour comprendre la société irlandaise. Comme pour Un homme est mort, une partie documentaire en fin d'ouvrage complète la fiction. A recommander.


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  • Detox

    Par Jim et Antonin Gallo

    Se retrouver face à face avec soi-même. La pire compagnie qui puisse exister… Matthias vit à 200 à l’heure. Jusqu’à ce que son médecin lui conseille de mettre le pied sur le frein. Sans ça, Mathias risque gros. Il décide alors de suivre un stage un peu particulier. Pendant dix jours, pas d’ordinateur, pas de téléphone. La nature à perte de vue. Un séjour pour retrouver ce qu’il est vraiment au fond de lui. Mais avec quoi occupe-t-on son cerveau quand on n’a pas à checker ses mails toutes les dix minutes ? Y a-t-il une vie sans la 4G ? Sans l’urgence, sans le trop-plein de tout qui nous prouve qu’on existe ?

    --> Une belle surprise. Au niveau graphique, comme le scénario, c'est une bd assez épurée, simple. Le faisceau d'éléments qui amène Matthias dans ce "stage" semble logique et surtout colle au personnage. Matthias veut couper brutalement, faire le point alors que jusque là il ne prenait pas le temps de regarder où il en était. Un retour au vert avec un personnage qu'on n'attendait peut-être pas là. Caricaturale, drôle et sensée, cette BD m'a donnée envie de découvrir cet auteur.


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  • J'accuse

    Réalisé par Roman Polanski (2019)

     

    Avec Jean Dujardin, Louis Garrel, Emmanuelle Seigner
     
    Pendant les 12 années qu’elle dura, l’Affaire Dreyfus déchira la France, provoquant un véritable séisme dans le monde entier. Elle apparaît toujours comme un symbole de l'iniquité dont sont capables les autorités politiques au nom de la raison d’état. Dans cet immense scandale, le plus grand sans doute de la fin du XIXe siècle, se mêlent erreur judiciaire, déni de justice et antisémitisme. L’affaire est racontée du point de vue du Colonel Picquart, véritable héros oublié de l’Affaire Dreyfus. Une fois nommé à la tête du contre-espionnage, le Colonel Picquart finit par découvrir que les preuves contre le Capitaine Alfred Dreyfus avaient été fabriquées. A partir de cet instant, au péril de sa carrière puis de sa vie, il n’aura de cesse d’identifier les vrais coupables et de réhabiliter Alfred Dreyfus.

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  • Une affaire de famille

    Réalisé par Hirozaku Kore-eda (2018)
    Avec Lily Fransky, Sakura Andô, Mayu Matsuoaka

    Osamu travaille comme journalier. Lui et son fils Shota aiment voler à l'étalage. Sur le chemin de la maison, Osamu trouve un soir, après une session de vol, la petite Yuri qu'il ramène chez lui, où vivent déjà sa femme Nobuyo, sa belle-sœur Aki et la grand-mère Hatsue. Ils forment ensemble une famille pauvre mais heureuse.

     

    --> Qu'est qui fait du lien? A quoi tient la confiance d'un enfant? Un film troublant .

     

     


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  • Sorry We Missed You

     

    Réalisé par Ken Loach (2019)
    Avec Kris Hitchen, Debbie Honeywod, Rhys Stone

    Ricky, Abby et leurs deux enfants vivent à Newcastle. Leur famille est soudée et les parents travaillent dur. Alors qu’Abby travaille avec dévouement pour des personnes âgées à domicile, Ricky enchaîne les jobs mal payés ; ils réalisent que jamais ils ne pourront devenir indépendants ni propriétaires de leur maison. C’est maintenant ou jamais ! Une réelle opportunité semble leur être offerte par la révolution numérique : Abby vend alors sa voiture pour que Ricky puisse acheter une camionnette afin de devenir chauffeur-livreur à son compte. Mais les dérives de ce nouveau monde moderne auront des répercussions majeures sur toute la famille…

    --> Un film de Ken Loach à n'en pas douter. La protection des salariés au début du XXIeme siècle: une vraie question.


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  • Dreyfus ou l'incroyable vérité

    Réalisé par Jean Chérasse (1975)
    Avec Georges Conchon, Michel de Lombares, Henri Guillemin
     
    --> Documentaire sur l'affaire Dreyfus. Très bien, éclairant. Un bémol sur le dernier tiers qui porte sur l'affaire Estherazy, complexe et inégalement traitée.

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  • La servante écarlate

    de Margareth Atwood

    Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d'esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d'autres, à qui l'on a ôté jusqu'à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l'austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.

    Paru pour la première fois en 1985, La Servante écarlate s'est vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman, qui n'est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell, décrit un quotidien glaçant qui n'a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés. La série adaptée de ce chef-d’oeuvre de Margaret Atwood, avec Elisabeth Moss dans le rôle principal, a été unanimement saluée par la critique.


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  • Mar Adentro

     

    Réalisé par Alejandro Amenabar (2004)
    Avec Javier Bardem, Belen Rued, Lola Duenas

    A la suite d'un accident dont il a été victime dans sa jeunesse, Ramón ne peut plus bouger que la tête. "Enfermé dans son corps", il vit depuis presque trente ans prostré dans un lit. Sa seule ouverture sur le monde est la fenêtre de sa chambre à travers laquelle il "voyage" jusqu'à la mer toute proche ; cette mer qui lui a tant donné et tout repris. Pourtant très entouré par sa famille, Ramón n'a plus qu'un seul désir : pouvoir décider de sa propre mort et terminer sa vie dans la dignité...


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    Hors normes

    Réalisé par Olivier Nakache et Eric Toledano (2019)
    Avec Vincent Cassel, Reda Kateh, Hélène Vincent

    Bruno et Malik vivent depuis 20 ans dans un monde à part, celui des enfants et adolescents autistes. Au sein de leurs deux associations respectives, ils forment des jeunes issus des quartiers difficiles pour encadrer ces cas qualifiés d’hyper complexes. Une alliance hors du commun pour des personnalités hors normes.

    --> C'est aussi une association hors norme qui oeuvre. Loin des cadres institutionnels, ils agissent avec leur coeur. Un pour un. Beaucoup de bon sens, de la patience et pas de découragements. Ouverture provisoire autorisée à titre exceptionnel.


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  • American sniper

     

    Réalisé par Clint Eastwood (2014)
    Avec Bradley Cooper, Sienna Miller, Luke Grimes

     

    Le destin de Chris Kyle, tireur d’élite d’exception qui officia à la Navy de 1999 à 2009. On compte plus de 150 personnes tombées sous ses balles...

    --> Inspiré d'une histoire vraie. Regard sur ce qui porte ce soldat dans sa mission. Rien n'est expliqué, tout est donné à voir. Mais c'est bien plus qu'un film d'action. Un regard sur les traumatismes de guerre. Un film américain, mais pas que. Je retiens particulièrement le rôle de Mustapha, le sniper d'Al Qaïda.


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  • Yol

    Yol

    Réalisé par Serif Goren et Yilmaz Gunev (1982)
    Avec Tarik Akan, Serif Sezer, Halil Eroun

     

    Cinq prisonniers turcs bénéficiant d'une permission rejoignent leurs familles. Dans un pays répressif soumis aux coutumes archaïques, cette liberté éphémère n'engendrera que le drame. Seyit rend visite à sa mère mourante qui lui apprend que son père a pris une seconde épouse et que sa femme, Zine, l’a trompé en se prostituant. Seyit se rend dans les montagnes reculées où son épouse est séquestrée par sa famille depuis huit mois. Sa femme devra traverser à pied le col enneigé qui sépare son village de celui de son époux. Sa femme s’effondre et meurt dans la neige. Mehmet, a été arrêté après un hold-up lors duquel, pris de panique, il a abandonné son beau-frère aux balles de la police. Lors de son retour, sa belle-famille ne lui pardonne pas et demande à sa femme, Emine et ses enfants de l’oublier. L’amour d’Emine est cependant plus fort que l’interdit familial et elle s’enfuit avec Mehmet. Caché dans les toilettes d’un train, le couple fait l’amour mais est surpris par des voyageurs. Les contrôleurs les enferment dans une cellule qui les protège de la foule de voyageurs en colère. Un frère d’Emine qui les avait suivis à bord du train tire sur Mehmet et Emine et les tue. Ömer, prisonnier politique, retourne dans son village à la frontière entre la Turquie et la Syrie. Il retrouve son village aux mains de l’armée. Son frère meurt, tué au combat par des soldats Turcs. Selon la tradition, Ömer doit épouser la femme de son frère.  Il préfère finalement partir et franchit à cheval la frontière avec la Syrie. Yusuf, est arrêté lors d’une vérification d’identité. Il a égaré sa feuille de route et passe donc sa semaine de permission dans une cellule en rêvant devant la photo de sa fiancée à qui il voulait offrir un oiseau en cage. Mevlüt va voir sa fiancée mais ne parvient jamais à la rencontrer seule. Il s’agace de cette situation mais s’en accommode.

    --> Un film éminemment politique dans la Turquie du début des années 80. Cinq prisonniers ont une permission. Les 5 chemins se séparent et les 5 récits alternent. Un film à visionner pour sa valeur de témoignage, il a obtenu la palme d'or à Cannes avec Mission. Pour mieux comprendre un bout d'histoire de la Turquie, des Kurdes. Mieux comprendre le monde.


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  • La maison du Docteur Edwardes

     

    Réalisé par Alfred Hitchcock (1945)
    Avec Ingrid Bergman, Gregory Peck, Michael Chekhov

    Constance Petersen est psychiatre dans un asile d'aliénés, Green Manor, dans le Vermont. Le directeur de l'établissement, le docteur Murchinson, vient d'être mis à la retraite et doit être remplacé par le docteur Edwardes. Dès son arrivée, ce dernier manifeste un comportement anormal. Après plusieurs incidents, Constance s'aperçoit qu'il s'agit d'un amnésique, qui s'imagine avoir assassiné Edwardes et s'identifie à lui. Le «docteur» ayant fait une fugue, Constance, amoureuse de lui, parvient à le rejoindre. Elle le cache de la police et décide de l'aider en l'accompagnant chez un de ses anciens professeurs.


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  • Algues vertes

    Inès Léraud et Pierre van Hove

    Des échantillons qui disparaissent dans les laboratoires, des corps enterrés avant d'être autopsiés, des jeux d'influence, des pressions et un silence de plomb. L'intrigue a pour décor le littoral breton et elle se joue depuis des dizaines d'années. Inès Léraud et Pierre van Hove proposent une enquête sans précédent, faisant intervenir lanceurs d'alerte, scientifiques, agriculteurs et politiques.

    --> Une BD documentaire fort bien faite, révoltante. La puissance médiatique des canaux d'information générale nous perdent dans le vrai du faux... les marées vertes on a en vu des traces et même plus (Finistère nord), on en a senti l'odeur. Bah, c'est naturel cette mauvaise odeur... les vent vont la dissiper. Les marées vertes existent, ont toujours existé, mais pas à cette fréquence. Des animaux sont morts, un homme est mort, les affaires étouffées au nom du tourisme. Maintenant on nettoie à grands renforts de protection... Cette enquête reprend de manière éclaircissante les acteurs autour des raisons de ces marées et de leur nettoyage. Parce qu'il ne s'agit pas de nier les marées, mais reconnaître leur fréquence, ce qu'on en fait. Pour décider de changer... Révéler ce qui est étouffé. Pour ma part, j'ai découvert l'affaire Thierry Morfoisse dans cette BD.  Je serai désormais plus en alerte sur ce sujet, dont le livre a le mérite de citer un grand nombre d'acteurs qui créent l'immobilisme "bien malgré eux" voudrait-on penser...


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  • L'homme qui ne disait jamais non

    Olivier Balez et Didier Tronchet

    Violette est hôtesse de l’air. Elle prépare le concours pour devenir profiler. Depuis les attentats du 11 septembre, les aéroports recrutent ces professionnels pour repérer les comportements dits « à risque ». Violette s’est tout de suite lancée dans l’aventure. Dans l’avion, à l’approche de l’aéroport de Lyon, elle remarque un homme qui semble perdu. L’homme ne se souvient de rien. Ni pourquoi il a pris l’avion, ni de la date du jour, et pas même de sa propre identité. Violette décide de venir en aide à celui qui, selon son passeport, s’appelle Étienne Rambert et vit à Lyon. Dès lors, traînant Étienne comme un boulet, Violette va mener l’enquête tambour battant et percer, peu à peu, le secret de la véritable personnalité d’Étienne. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle ne sera pas au bout de ses surprises. La moindre étant celle qui conduira Étienne, toujours flanqué de Violette, à Quito, en Amérique du Sud… précisément là d’où il venait deux jours plus tôt !

    --> Cette BD aurait pu être un coup de coeur. Je l'ai avalée: le sujet de l'amnésie a de quoi plaire, ajoutez à cela une pincée de suspens et un peu de temps devant soi, on ne décroche pas. Mais... le personnage de Violette est too much, et la fin trop...éclairante. Après nous avoir laissé dans un semblant d'ombre, on nous prend par la main pour tout nous expliquer. C'est cela cette BD, une comparaison qui souffre de son inspiration hitchkockienne géniale (La maison du docteur Edwardes).L'homme qui ne disait jamais non


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  • Le jardin de minuit

    par Edith

    Été. Angleterre, XXe siècle. Tom Long est contraint de passer ses vacances chez son oncle et sa tante, car son frère a la rougeole. Ils habitent un appartement, situé dans un immeuble sur cour. L'ennui s'installe... Quand soudain, une nuit, un événement étrange se produit : l'horloge du hall sonne treize coups ! La cour a laissé place à un immense jardin... Tom s'y risque, il y devient invisible sauf aux yeux d'une petite fille de son âge, Hatty, vêtue d'une tenue du siècle dernier. Elle semble vivre dans un temps qui n'obéit pas aux lois chronologiques... Quel mystère se dissimule derrière ce bouleversement temporel ?...

    --> Adaptation d'un roman jeunesse, cette bande dessinée a beaucoup pour plaire. Des dessins Un crayon frais, détaillé tout en restant simple. Le scénario joue avec le fantastique, le merveilleux de l'enfance. Agréable.


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  • Monsieur Je-sais-tout

     

    Réalisé par François Prévôt-Levgonie et Stéphan Archinard (2018)
    Avec Arnaud Ducret, Max Baissette de Malglaive, Alice David

    Vincent Barteau, un homme solitaire et très sûr de lui, entraîne une équipe de jeunes footballeurs au centre de formation de La Rochelle. Les enfants, ce n'est pas sa tasse de thé. Or, un soir, rentre dans sa vie son neveu Léonard, atteint du syndrome d'Asperger. Ils vont d'abord se jauger, se fuir, avant de s'épauler pour avoir une vie meilleure.

    --> Le contexte général est assez sympa: un ancien footballeur pro qui encadre des jeunes dans un centre de formation, en province (charente maritime vraisemblablement). A. Ducret joue bien le gros footballeur brut de décoffrage, jusqu'au bout. Léonard est bien évidemment attachant. ça se laisse bien regarder.


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  • Mercredi, folle journée!

     

    Réalisé par Pascal Thomas (2001)
    Avec Vincent Lindon, Catherine Frot, Olivier Gourmet, Anne Le Ny, Isabelle Carré
     
    Le mercredi est le jour où les enfants n'ont pas école et restent à la maison. C'est aussi celui où les parents n'y sont pas. A Nantes, au printemps, une vingtaine de mioches âgés de trois à onze ans, insouciants et turbulents, profitent de cette journée pour sévir et faire tourner leurs parents en bourrique. Emma, 9 ans, d'un naturel romanesque, décide que Roland, le petit garçon rencontré dans la rue, est malheureux et persuade ses amies de l'adopter. Victoria passe la journée avec Martin Socoa, un père souvent lointain qu'elle apprend à aimer. Il y a aussi Muriel, Bruno, Colette et Henri qui prennent le large et créent la panique chez leurs parents, tandis que Marylin vit le drame fondateur de son enfance auprès d'une mère d'une douceur irréelle. Au fil de ces petites histoires, on s'aperçoit que le monde des enfants a sa propre logique, totalement différente de celle des adultes.
     
    --> Le casting, le réalisateur et l'idée étaient alléchants. Quel ennui. Quel loooonggggg mercredi!

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