• Le jeu

     

    Réalisé par Fred Cavayé (2018)
    Avec Bérénice Bejo, Suzanne Clément, Stéphane de Groodt

     

    Un groupe d'amis se lance un défi : chaque appel, SMS, mail ou message Facebook doit être partagé. Un jeu qui tourne vite au piège.

    --> ça c'est une chouette idée de film. Un huis-clos pour un bon moment.


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  • Les invisibles

     

    Réalisé par Louis-Julien Petit (2019)
    Avec Audrey Lamy, Corinne Masiero, Noémie Lvovsky

     

    Suite à une décision municipale, l’Envol, centre d’accueil pour femmes SDF, va fermer. Il ne reste plus que trois mois aux travailleuses sociales pour réinsérer coûte que coûte les femmes dont elles s’occupent : falsifications, pistons, mensonges… Désormais, tout est permis !

    --> Un film très féminin sur les invisbles d'aujourd'hui, les en marge. Un film vivant.


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  • Photo de famille

    Réalisé par Cecilia Rouaud (2018)

     

    Gabrielle, Elsa et Mao sont frères et sœurs, mais ne se côtoient pas. Surtout pas. La première est « statue » pour touristes, au grand dam de son fils ado. Elsa, elle, est en colère contre la terre entière et désespère de tomber enceinte. Et Mao, game designer de génie chroniquement dépressif, noie sa mélancolie dans l’alcool et la psychanalyse. Quant à leurs parents, Pierre et Claudine, séparés de longue date, ils n’ont jamais rien fait pour resserrer les liens de la famille. Pourtant, au moment de l’enterrement du grand-père, ils vont devoir se réunir, et répondre, ensemble, à la question qui fâche : « Que faire de Mamie"

     

    --> Ah... la famille. Un décès, une fratrie, le temps des obsèques, que devient mamie? Et les enfants, les petits enfants... Quelle place pour l'avenir, pour la nostalgie. Les rancoeurs, comprendre sa vie. Ce que l'on montre, qu'on affirme, nons doutes, ce que l'on garde pour soi... avec de l'humour et juste ce qu'il faut d'analyse.


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  • Une année en Provence

    Peter Mayle

    Installé près de Ménerbes, l'écrivain Peter Mayle a visité les arrière-salles de Provence, à l'heure où le vin semble plus clair ; tracé le portrait d'Amédée, fermier et vigneron pour qui «Vous aimez le lapin ?» signifie généralement : «Puis-je emprunter le pré du bas pour y planter de la luzerne ?» ; écouté avec le sérieux d'un profane et l'ironie d'un Londonien les pourparlers, les mots, les marques d'affection d'un village du Lubéron, et fini par comprendre la formule chantante - mais combien mystérieuse - lâchée au milieu des repas : Encoredupaingue ?.Cette chronique quotidienne et malicieuse a fait le tour du monde. Elle connaît en France un succès sans précédent.

    --> L'auteur anglais vient s'installer en Provence. En 12 chapitres pour une année il porte un regard londonien. Le couple a bien l'intention de s'intégrer dans sa nouvelle vie.


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  • Aïe-ça-meurt

    Dominique Pénide

    Au pays d'Alzheimer, les moments burlesques malmènent " le devoir de mémoire ". Personne n'en sort intact, ni le patient, ni son entourage. Trois femmes, la mère, le fille, la garde-malade, font face chacune à sa manière au temps qui se déglingue. Avec une franchise bouleversante et déterminée Dominique Pénide dit cette épreuve, entre abattement et haine, compassion et découragement. ...Je t'ai fixée d'un air hagard, en songeant que désormais tu allais oublier et oublier encore. Jusquà la signification des gestes les plus simples de la vie courante. Bientôt, tu ne te rappelleras plus à quoi sert une fourchette, tu essaieras de couper ta viande avec un peigne, comme dans les histoires de fous, et un jour, tu ne sauras plus que je suis ta fille. J'ai si peur de ne plus te connaître, le jour où tu ne me reconnaîtras plus.


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  • La maladie de Sachs

    Alors ça fait mal là, et puis là ça tire, et quand je fais ça j'ai comme une douleur de l'autre côté, alors vous comprenez, Docteur, j'ai préféré vous appeler pour vous en parler, des fois que... Tu les écoutes dix fois, cent fois de suite. Tu as de la patience, docteur Sachs, tu rassures toutes leurs angoisses, tu écoutes leurs mots pour mieux soigner leurs maux. À toi, on peut tout dire, d'ailleurs on te dit tout. Et tout ce qu'on te dit, tu en feras un roman : parce que tu ne peux pas tout garder pour toi, parce que toi aussi, tu as des maux à dire. C'est ça, La Maladie de Sachs : une succession de récits apparemment anodins, qui se rejoignent, se complètent et finissent par trouver un sens : l'histoire d'une vocation mêlée à un trop-plein de sentiments. Roman singulier, roman exceptionnel : l'ouvrage de Martin Winckler rencontra un accueil enthousiaste et reçut le prix du Livre Inter 1999, avant qu'Albert Dupontel ne vienne incarner le docteur Sachs dans l'adaptation cinématographique de Michel Deville : La maladie de sachs. --Karla Manuele

    --> Dans la salle d'attente du Docteur Sachs les patients souffrent en silence. Dans son cabinet, les plaintes se dévident, les douleurs se répandent. Qui soigne la maladie de Sachs? En 1999 Michel Delville en tire un film (Alberts Dupontel, Valérie Dréville)


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  • Le pigeon

    Patrick Süskind

    "Lorsque lui arriva cette histoire de pigeon qui, du jour au lendemain, bouleversa son existence, Jonathan Noël avait déjà dépassé la cinquantaine, il avait derrière lui une période d'une bonne vingtaine d'années qui n'avait pas été marquée par le moindre événement, et jamais il n'aurait escompté que pût lui arriver rien de notable sauf de mourir un jour. Et cela lui convenait tout à fait. Car il n'aimait pas les événements, et il avait une véritable horreur de ceux qui ébranlaient son équilibre intérieur et chamboulaient l'ordonnance de sa vie."

    Qu'est-ce qu'un "événement" ?
    Que se passe-t-il, en somme, quand "il se passe quelque chose" dans la vie d'un homme ?
    Tel est au fond le sujet, étonnamment simple et profond, de ce nouveau conte philosophique et cocasse de l'auteur du "Parfum".

    Patrick Süskind est né en 1949 à Ambach, en Bavière. Il a fait des études littéraires à Munich et à Aix-en-Provence et exerce le métier de scénariste. Outre "Le parfum", best-seller mondial, il a écrit une pièce de théâtre à un personnage, "La contrebasse".


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  • Le vieux qui lisait des romans d'amour

    Luis Sepulveda

    Antonio José Bolivar connaît les profondeurs de la forêt amazonienne et ses habitants, le noble peuple des Shuars. Lorsque les villageois d'El Idilio les accusent à tort du meurtre d'un chasseur blanc, le vieil homme quitte ses romans d'amour - seule échappatoire à la barbarie des hommes - pour chasser le vrai coupable, une panthère majestueuse...

    "Il possédait l'antidote contre le redoutable venin de la vieillesse. Il savait lire. "

    "Il ne lui faut pas vingt lignes pour qu'on tombe sous le charme de cette feinte candeur, de cette fausse légèreté, de cette innocence rusée. Ensuite, on file sans pouvoir s'arrêter jusqu'à une fin que notre plaisir juge trop rapide." Pierre Lepape, Le Monde


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  • Le vieil homme et la mer

    Ernest Hemingway

    Tu veux ma mort, poisson pensa le vieux. C'est ton droit. Camarade, j'ai jamais rien vu de plus grand, ni de plus noble, ni de plus calme, ni de plus beau que toi. Allez, vas-y, tue-moi. Ca m'est égal le quel de nous deux tue l'autre. Qu'est-ce que je raconte ? pensa-t-il. Voilà que je déraille. Faut garder la tête froide. Garde la tête froide et endure ton mal comme un homme. Ou comme un poisson. Le vieil homme et la mer a pour héros Santiago, un vieux pêcheur cubain très pauvre. Il n'a qu'une affection dans sa vie : un gamin qui l'accompagne à la pêche. Mais la pêche est depuis longtemps mauvaise, et les parents du gamin ne veulent plus qu'il aille avec ce trop vieil homme qui n'a pas rapporté un poisson depuis si longtemps- depuis quatre-vingt-quatre jours exactement. Alors, le quatre-vingt-cinquième jour, le vieux prend son bateau et part tout seul sur la mer. Un énorme espadon mord à son hameçon. Après une lutte terrible qui dure trois jours, il a enfin raison du grand poisson et peut l'amarrer mort dans sa barque. Mais, comme le vieux, enfin, met le cap sur la terre, les requins arrivent et, malgré ses efforts pour les chasser, ils dévorent peu à peu l'espadon tout entier. Quand Santiago rentre au port, complètement épuisé, il ne reste de l'espadon que la tête et l'arête. Il faut voir dans ce poème épique, aux résonances bibliques et homériques, une parabole : celle de la victoire dans la défaite. C'est un thème cher à Hemingway. L'homme ne triomphe jamais tout à fait - et ici l'échec est total. Mais ce qui importe c'est l'effort pour braver le destin - et ici l'effort est immense. Ce récit est écrit dans une langue familière et grandiose à la fois. Hemingway y réussit, avec une aisance admirable, la synthèse difficile entre une vision réaliste de la vie et une mystique du courage et de l'espoir indestructibles de l'homme. On a vu avec raison dans Le vieil homme et la mer un des chefs-d'œuvre de Hemingway.

    Autre résumé:
    À Cuba, le vieux Santiago ne remonte plus grand-chose dans ses filets, à peine de quoi survivre. La chance l’a déserté depuis longtemps. Seul Manolin, un jeune garçon, croit encore en lui. Désespéré, Santiago décide de partir pêcher en pleine mer. Un marlin magnifique et gigantesque mord à l’hameçon. Débute alors le plus âpre des duels… Combat de l’homme et de la nature, roman du courage et de l’espoir, Le vieil homme et la mer est un des plus grands livres de la littérature américaine.

    --> Il était une fois un vieil hoome tout seul dans son bateau qui pêchai au milieu du Gulf Stream. En qauatre-vingt-quatre jours, il n'avait pas pris un poisson. Les quarante premiers jours, un jeune garçon l'accompagna; mais au bout de ce temps, les parents du jeune garçon déclarèrent que le vieux était décidément sans remède et Salao ce qui veut dire aussi guignard qu'on peut l'être. On embarqua donc le gamin sur un autre bateau, lequel, en une semaine, ramena trois superbes poissons."...

     


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  • Comme un roman

    Daniel Pennac

    LES DROITS IMPRESCRIPTIBLES DU LECTEUR :

    1- Le droit de ne pas lire.

    2- Le doit de sauter des pages.

    3- Le droit de ne pas finir un livre.

    4- Le droit de relire.

    5- Le droit de lire n’importe quoi.

    6- Le droit au bovarysme ( maladie textuellement transmissible ) .

    7- Le droit de lire n’importe où.

    8- Le droit de grappiller.

    9- Le droit de lire à haute voix.

    10- Le droit de nous taire.

    --> Le verbe lire ne supporte pas l'impératif. p.48 Il n'ose compter les heures passées à atteindre cette 48ème page. Lui (...) qui, finalement, s'est levé sans attendre le dessert "excusez-moi, il faut que je lise!"


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  • Amkoullel, l'enfant Peul

    Amadou Hampâté Bâ

    En 1991, Théodore Monod écrivait à propos d'Amadou Hampâté Bâ : Puissent ceux qui le découvriront... se sentir moralement enrichis et fortifiés par la découverte de celui qui fut à la fois un sage, un savant et un spirituel... Hampâté Bâ venait de mourir.

    Et à travers lui, le formidable témoignage d'un penseur et conteur du Mali qui avait su reprendre à son compte les traditions d'oralité de son pays.


    Dès l'enfance, nous étions entraînés à observer, à regarder, à écouter, si bien que tout événement s'inscrivait dans notre mémoire comme dans une cire vierge.

    Pour raconter l'enfance en son pays, l'auteur choisit d'évoquer la savane ouest-africaine, la brousse dévorée par le soleil, battue par les tornades, griffée par le fleuve Niger qui traverse le pays.


    Au centre de son récit : le royaume de Bandiagra au début du siècle, régi par un islam sévère qui encadre la vie des jeunes enfants.

    L'auteur y grandit dans le respect de deux principes fondamentaux : l'honneur et le respect maternel. Un enfant peut désobéir à son père mais jamais à sa mère.

    Il faut souligner le talent narratif de l'auteur qui explose littéralement à travers ce récit de son enfance et de son adolescence malienne. Amadou Hampâté Bâ, qui demeure avant tout un magnifique conteur, y décrit avec force humour (mais aussi horreur) les événements drôles ou terribles qui ont façonné son pays... et sa personnalité.

    --> Un vieillard qui meurt, c'est une bibliothèque qui brûle". Je me répète souvent cette phrase qui mêle la tradition orale à l'écriture, toutes deux mémoires des hommes. Ce, depuis que j'ai lu ce livre... il y à 20 (?) ans.


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  • La guerre à la politesse est un combat sans merci !

    Gaspard de Lalune

    Jeux de mots, jeux de vilains ?

    Ce livre réjouissant combine avec panache humour et graphisme.
    Entre pop culture et esthétique Belle Époque, il présente de vraies / fausses planches encyclopédiques, publicités et gravures anciennes malicieusement détournées au service de jeux de mots pas toujours polis.
    Alors imposteur ou génie méconnu ? Suivez Gaspard De Lalune, artiste Dada prolifique, dans ses très visuels calembours délicieusement absurdes et franchement impertinents.

    --> Tout est à prendre au second degré ici. En héritier des dadaïstes. Jeux de mots et calembours sont de rigueur. On y revient parce que des détails nous échappent. Une imposture, une réussite.


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  • L'île Louvre

    De Florent Chavouet

    Le musée du Louvre est devenu île, sous les crayons de couleurs de Florent Chavouet. Muni d’un pass délivré par les autorités du musée, il se rend sur ce territoire insulaire à la rencontre de ses habitants (ceux qui travaillent dans cette institution), de ses visiteurs (les touristes du monde entier) et de ses paysages (l’ensemble des salles et des oeuvres exposées). Carnet de voyage en main, l’auteur s’amuse à nous décrire cette île-musée et ses traditions. Au fur et à mesure de ses déambulations, il nous plonge ainsi dans la vie quotidienne du Louvre, restituant avec un sens du détail digne des plus grands enlumineurs les lieux les plus courus comme d’autres bien moins connus. Les Editions du Louvre et Futuropolis poursuivent avec Florent Chavouet leurs parutions où carte blanche est donnée aux artistes.

    --> "Je vais parler du lieu, c'est pas sur que ça fasse une histoire": l'auteur nous prévient. On déambule dans le Louvre, ses visiteurs, ses surveillants ses coulisses un peu aussi. C'est bourré d'anecdotes, assez drôles. Les dessins sont vraiment plaisants. "Ca me rappelle Game of thrones" "En plus balaise je trouve".


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  • La fille de Vercingétorix

    Jean-Yves Ferri / Didier Conrad

    Escortée par deux chefs arvernes, une mystérieuse adolescente vient d'arriver au village. César et ses légionnaires la recherchent, et pour cause : au village, on murmure que le père de la visiteuse ne serait autre que... le grand Vercingétorix lui-même, jadis vaincu à Alésia !

    --> Cap clap, Bravo! Ce nouvel opus des aventures d'Asterix est dans la respect de l'héritage de Gosciny et Uderzo. Point d'ombre au tableau. Une version modernisée, qui peut donner goût à nos ados de ce plonger dedans, comme une potion. Mon fils a aimé aussi c'est dire.


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  • Neuilly sa mère, sa mère

     

    Réalisé par Gabriel Julien-Laferière et Djamel Bensalah (2018)
    Avec Denis Podalydès, Samy Seghir, Jérémy Denisty

    En 2008, Sami Benboudaoud découvrait l’enfer de Neuilly-sur-seine ! Dix ans plus tard, alors que tout va pour le mieux pour Sami qui termine brillamment ses études de sciences politiques, plus rien ne va pour son cousin Charles de Chazelle. Depuis la défaite de son idole Sarkozy aux présidentielles, il a sombré dans une profonde dépression quand sa famille perd toute sa fortune et doit quitter Neuilly. Rejetés de tous, les Chazelle trouvent refuge chez Sami, cité Picasso, à Nanterre ! Dès lors, pour Sami et les habitants de sa cité, la vie ne sera plus jamais un long fleuve tranquille.


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  •  

    Réalisé par Edouard Bergeon (2019)
    Avec Guillaume Canet, Veerle Baetens, Anthony Baion

    Pierre a 25 ans quand il rentre du Wyoming pour retrouver Claire sa fiancée et reprendre la ferme familiale. Vingt ans plus tard, l'exploitation s’est agrandie, la famille aussi. C’est le temps des jours heureux, du moins au début… Les dettes s’accumulent et Pierre s’épuise au travail. Malgré l’amour de sa femme et ses enfants, il sombre peu à peu… Construit comme une saga familiale, et d’après la propre histoire du réalisateur, le film porte un regard humain sur l’évolution du monde agricole de ces 40 dernières années.

     


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  • Les héritiers

     

    Réalisé par Marie-Castille Mention-Schaar (2014)
    Avec Ariane Ascaride, Ahmed Dramé, Noémie Merlant

     

    Une prof d'histoire décide de faire passer à sa classe le Concours sur la Résistance et la Déportation. Cette rencontre va les transformer.


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  • Nahid

     

    Réalisé par Ida Panahandeh (2015)
    Avec Sareh Bayat, Pejman Bazeghi, Milad HasanPour

    Nahid, jeune divorcée, vit seule avec son fils de 10 ans dans une petite ville au bord de la mer Caspienne. Selon la loi iranienne, la garde de l’enfant revient au père mais ce dernier a accepté de la céder à son ex femme à condition qu'elle ne se remarie pas. La rencontre de Nahid avec un nouvel homme qui l'aime passionnément et veut l’épouser va bouleverser sa vie de femme et de mère.

    --> Regard sur la société Iranienne, plus particulièrement la condition d'une femme divorcée.


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  • La délicatesse

     

    Réalisé par David Foenkinos et Stéphane Foenkinos (2011)
    Avec Audrey Tautou, François Damiens, Bruno Todeschini

    Nathalie a tout pour être heureuse. Elle est jeune, belle, et file le parfait amour. La mort accidentelle de son mari va couper son élan. Pendant des années, elle va s'investir dans son travail, se sentir en parenthèse de sa vie sensuelle. Mais subitement, sans qu'elle comprenne vraiment pourquoi, elle embrasse un de ses collègues. Markus, un homme très atypique. S'ensuit alors la valse sentimentale de ce couple hautement improbable qui va susciter interrogation et agressivité au sein de l'entreprise. Choisit-on vraiment par quel moyen on renaît à la vie ? Nathalie et Markus vont finir par fuir pour vivre leur histoire et leur émerveillement à l'abri de tout. Cette histoire de renaissance est aussi celle de l'étrangeté amoureuse.

    --> Ce film est tombé à point nommé. Du livre, que j'avais lu, je n'en gardais aucun souvenir. Léger, agréable, une tranche de vie, voilà ce que j'aurais pu en dire. Regard neuf sur l'histoire donc. Avec Audrey Tautou (je kiffe!) Pio Marmaï, François Damiens... j'ai passé un vraiment bon moment, plein de sensibilté et non dénué d'humour.


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  • C.RA.Z.Y

     

    Réalisé par Jean-Marc Vallée (2005)
    Avec Marc-André Grondin, Michel Côté, Danielle Proulx 
     

     

    Zach est le 4eme fils d'un père plein d'amour filial et d'une mère aux petits soins pour ses 5 fils. L'enfant voue une grande admiration à son père.

    --> Un film Québécois, qui sort des sentier battus. On rebondit d'une situation à l'autre, dans une famille plus vraie que nature, avec son lot de mécontents, l'aîné qui sombre dans la drogue, le 4ème (personnage principal) qui n'avoue - ne s'avoue pas- son hoomsexualité. On ne tombe jamais dans le pathos, la vie continue avec son flot d'évènements. Et le film se termine. Ce n'est pas triste, ni drôle. C'est la vie.


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  • Lacombe Lucien

     

    Réalisé par Louis Malle (1974)
    Avec Pierre Blaise, Aurore Clément, Holger Löwenadler

    Lucien Lacombe, un jeune paysan du Sud-Ouest travaillant à la ville, retourne pour quelques jours chez ses parents en juin 1944. Son père a été arrêté par les Allemands et sa mère vit avec un autre homme. Il rencontre son instituteur, devenu résistant, à qui il confie son désir d'entrer dans le maquis. Il essuie un refus. De retour en ville, il est arrêté par la police et après un habile interrogatoire dénonce son instituteur. Il est engagé par la Gestapo.

    --> Scénario de Patrick Modiano, on retrouve dans le film ses chemins tortueux du souvenir de la collaboration qu'il n'a pas vécu.

    Lucien est un jeune adulte, plutôt adolescent, prêt à rentrer dans le maquis, mais se retrouvant par hasard et naïvement dans la police allemande. Découvrant la dénonciation, associée aux plaisirs de la vie. On ne sait pas réellement ce qu'il pense. Il n'agit pas en fonction du bien. Il agit dans le moment, presque naïvement, mais sans ignorer la conséquence de ses actes. Il teste son influence, sa maitrise sur une famille juive. Il assume ses sentiments pour une jeune fille juive, sentiments ou désir de possession? Une vie, un récit qui interroge de manière sur la collaboration, sur une époque sombre où tout n'était peut être pas noir ou blanc, mais plutôt gris.


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  • Le client

    Réalisé par Asghar Farhadi (2016)
    Avec Shahab Hosseini, Taraneh Alidousti, Babak Karimi

     

    Contraints de quitter leur appartement du centre de Téhéran en raison d'importants travaux menaçant l'immeuble, Emad et Rana emménagent dans un nouveau logement. Un incident en rapport avec l’ancienne locataire va bouleverser la vie du jeune couple.

    --> On rentre avec pudeur dans la vie de ce couple et les tabous d'une société iranienne. C'est subtil, douloureux, fort. Rana est agressée dans le nouveau logement que le couple occupe. De l'agression, on ne verra rien, on restera dans des suppositions car Rana préfère se taire tout en disant qu'elle souffre. Pour Emad, la seule solution pour se rendre utile, c'est de chercher le coupable. Chacun est bouleversé, de manière différente, sans pouvoir réellement se rejoindre. A cela s'ajoute une mise en scène du suspens. Aux limites du thriller parfois. C'est excellent.


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  • Le Havre

    Jacques habite un havre de paix. Tout roule pour lui, sa nana, son job, qu'est ce qui pourrait bien perturber cette tranquillité ? Bien sûr, barman dans un bar de nuit ce n'est pas toujours tout rose… La clientèle n'est pas de premier choix, mais cela met un peu d'originalité dans une vie grise… Et pourtant, en cette période proche de Noël c'est le rouge qui va faire basculer sa vie. Le rouge sang, le rouge de la trahison… Le Havre, Au buveur d'étoiles, est un polar ayant pour principal acteur un barman de nuit. Ce bar où se rencontre toute une faune de noctambule, fournit une source inépuisable d'histoires sordides. Le deuxième personnage c'est la ville du Havre. Sombre et propice aux aventures nocturnes, cette grande ville portuaire offre tous les ingrédients du polar. Le style réaliste, le dessin en noir et blanc de Jay rehausse le côté sombre de l'histoire. Enfin le mélange savamment dosé du texte et de la bande dessinée donne une ambiance toute particulière où l'amertume du héros mêlée à ses rêves enfuis dégage comme une noire poésie.

    Le Havre

    Sur le port du havre, il y a un barman de nuit… Il s’appelle Jacques Daniel, et le cent quatre-vingt degrés de son horizon est en train de sombrer comme le mercure dans le thermomètre. Un peu comme la courbe du moral des français face à la crise mondiale… Sa Mimi a disparu et le froid hante les rues. Certains lâcheraient prise et se laisseraient glisser sur la ligne du toboggan des statistiques, mais les fêtes de fin d’année pointent le bout de leur nez…
    Et puis il y a ce flic qui a besoin de lui mais qui prend sans jamais rien donner en échange. Jacques Daniel s’en méfie… mais il l‘aime bien aussi. Quelque part, il le considère comme son allié. Mais la vérité de chaque jour n’a désormais plus grand-chose à voir avec celle de la veille, et la parano guette… Notre homme a déjà pas mal trinqué… Cette fois, on est dans le dur : Le béton et la neige, et Jacques fait des rencontres qui vont changer sa perception de l’urbain et de son malheur. D’événements en rencontres, des pièces du puzzle vont apparaître, il faudra juste les mettre en place… Mais que pèse un barman de nuit quand sur l’autre plateau de la balance se trouvent un notable et le plus gros fournisseur d’emploi régional ?

    --> Une bande dessinée qui mêle la narration aux cases. C'est limpide, pas trop de texte à lire, mais il n'en faut pas plus. Des cadrages originaux et des dessins en noir et blanc très sympa. Une intrigue qui tient en haleine... on enchaîne  vite sur le tome 2.

    --> Toujours des cadrages variés, une pointe d'humanité qui vient se glisser dans le scénario, un suspens tranquille entretenu jusqu'au bout, des vue sympas du Havre une BD découverte par hasard que je recommande.


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  • EHPAD une honte française

    Anne-Sophie Pelletier ouvre les portes vers une humanité qu'on oublie voire met de côté, et dévoile les secrets des EHPAD, lieux où souvent les mots " humain ", " dignité " sont sacrifiés sur l'autel de la rentabilité et du profit.

    " Je me souviens des chansons désuètes que me chantait ma grand-mère quand nous marchions dans les montagnes du Jura. De Ray Ventura à Georges Guétary, je les connais par cœur. Cette grand-mère je l'adorais. Et j'ai pris soin d'elle, sur la fin de sa vie. Ainsi que de nombreuses autres personnes âgées, à domicile ou en EHPAD. C'est cette vérité-là, ce lien unique avec nos aînés comme les coulisses de lieux pas toujours humains les accueillant, que ce livre vérité raconte.
    " Vieillir ", " le troisième âge ", " le quatrième âge ", pourquoi ces mots font-ils si peur ? Pour certains de nos " vieux ", ils sont synonymes d'une indépendance sans faille, d'une autonomie qui permet de profiter des années de labeur en partant en croisières, en voyages organisés, que sais-je encore. Mais pour tant d'autres, c'est la dure réalité d'une existence fragilisée qui s'impose, avec perte de l'autonomie, maladie, dépendance. Dans cet ouvrage, c'est de ceux-là que je souhaite narrer le quotidien, un quotidien dur, touchant, terrible vu par une soignante ayant décidé de les accompagner au mieux. Petits bonheurs, grandes tristesses face à l'institution qui ne met pas les moyens en place en fonction des véritables besoins, j'ai tout vécu et dévoile tout.
    Avec ce livre, j'ouvre les portes vers une humanité qu'on oublie voire met de côté, et dévoile les secrets des EHPAD, lieux où souvent les mots " humain ", " dignité " sont sacrifiés sur l'autel de la rentabilité et du profit. "

    --> Un titre trop accrocheur et choc, une couverture dans la même veine, tellement moche... mais un récit qui doit exister. Le témoignage de l'auteure doit être entendu.

    Je n'ai pas aimé les regards sur d'autres qu'elle-même: les juges des tutelles, les infirmières (p. 78-79) qui montrent une colère brute, humaniste et légitime mais ignore les personnes et le système qui se cachent derrière. Nous pourrions écrire de même sur les aides ménagères... cela reste un récit sans analyse, ce sont ses limites.


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  • Les filles de Montparnasse

    Premier volet d'une tétralogie, ce livre suit les destins mêlés d'un groupe d'amies partageant le même appartement, dans le Montparnasse des années 1870. Amélie sera écrivain, Garance voudrait être un grand peintre, Elise rêve d'être chanteuse et Rose-Aymée est modèle. A la manière d'un feuilleton (ou d'une " série"), le récit entrelace les épisodes de leurs destins respectifs : carrières, amours, amitiés, coups de théâtre, ruptures. Avec ses couleurs flamboyantes, son érotisme, Les filles de Montparnasse est un roman somptueux et baroque, en Technicolor. Au fil de ces trois volumes, c'est toute une époque qui revit sous nos yeux, celle des années qui suivent la Commune de Paris.

    --> On retrouve bien Nadja, de Chien bleu. Des couleurs au service d'un graphisme séduisant. Mais quelle déception sur le scénario. Je ne suis pas rentrée dedans. Des histoires de femmes placées les unes à côté des autres.


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  • La saga de Grimr

    de Jérémie Moreau

    La Saga de Grimr est une quête d’identité tragique dans un décor grandiose. Le héros y est confronté à chacun des piliers de la culture islandaise : le prestige de la généalogie, le culte de la loi et la superstition.
    1783. L’Islande, accablée par la misère, doit encore subir le joug du Danemark. Et le sort de Grimr, devenu orphelin, est plus cruel encore dans ce pays où l’homme se définit d’abord par son lignage. Doté d’une force impressionnante, il se sait capable de rivaliser avec les plus fameux héros de saga même s’il n’est le fils de personne. Il ne lui manque que l’opportunité de prouver sa valeur…

    --> L'Islande, ses sagas. Ici l'histoire d'un homme dont on devine que transformée en légende, en saga elle viendra alimenter les soirées d'hiver. Encore faut-il quelqu'un pour témoigner de la vie de cette homme "né de personne". J'ai tout aimé dans cette BD, avant tout la simplicité et par dessus tout la bonne surprise ; mais aussi le graphisme: ça foisonne, ça bouillonne, ça explose, tant dans les paysages que pour le personnage de grimr; tout en étant maintenu dans les ton pastels.
    Belle surprise au détour d'un emprunt hasardeux.


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  • Comme un avion

     

    Réalisé par Bruno Podalydès (2015)
    Avec Sandrine Kiberlain, Agnes Jaoui, Bruno Podalydès

     

    Michel, en pleine crise de la cinquantaine, cherche à fuir son quotidien. Soutenu par sa femme, il entreprend seul la traversée d’une rivière en kayak.

    --> Un film original, assez inattendu qui fait du bien.


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  • Les petits ruisseaux

     

    Réalisé par Pascal Rabaté (2010)
    Avec Daniel Prévost, Bulle Ogier, Hélène Vincent

    Emile, retraité et veuf, coule des jours paisibles ponctués par des parties de pêche sur les bords de Loire et les discussions avec les copains au bar du village. Pendant ce temps, son camarade Edmond, lui aussi vieux gars solitaire, n'oublie pas de rester vivant et multiplie les rencontres amoureuses en toute discrétion. Quand ce dernier meurt, Emile se retrouve face à lui même, face à des envies et des désirs qu'il croyait oubliés.

    --> Charmant film autour d'un tabou: le céliabat et la sexualité après 60 ans. Il ne reste plus qu'à lire la bande dessinée.


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  • Jacques Damour

    Alors qu'il arpente les boulevards d'un Paris transformé, Jacques Damour se souvient de son ancienne vie à Ménilmontant... Ciseleur sur métaux, marié à Félicie, il était pauvre mais heureux avec ses deux enfants, Eugène et Louise. Tout a basculé pendant le siège des Prussiens... C'est le début de la Commune, Berru, un peintre en bâtiment affamé, qui mange bientôt matin et soir chez les Damour, tient des propos enflammés, prône la république, la justice et l'égalité et convainc le père et le fils d aller se battre sur les barricades. Mais Eugène est touché par une balle en pleine poitrine et meurt. Peu de temps après, Jacques Damour est fait prisonnier et est déporté au bagne de Nouméa. Berru, lui, a filé trois jours avant l arrivée des troupes...
    C'est cet « ami » justement que Damour retrouve par hasard sur le pont Notre-Dame. Berru lui apprend alors que Félicie s'est remariée avec un riche boucher des Batignolles. Les deux hommes, grisés par le vin, partent pour la boucherie... Quelle sera la réaction de Félicie en voyant Damour qu'elle croit mort depuis dix ans ? Eugène va-t-il être vengé ? Et Louise, qu'est-elle devenue ?

    --> Adaptation d'une nouvelle de Zola, c'est limpide, l'histoire nous tient en haleine, le contexte politique de l'époque est bien présent. On est bien dans l'univers de Zola. A cela près que les dessins sont pastels, frais et rendent les récits sombres plus soutenables. J'ai beaucoup aimé. Il ne reste plus qu'à lire la nouvelle d'Emile maintenant. Mention spéciale pour le personnage de Félicie dont la vie de femme semble appartenir aux hommes... j'ai hâte de lire comment Zola traitait le personnage dans sa nouvelle.


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  • Le goût d'Emma

    À 30 ans, sur une simple candidature spontanée, Emma réalise son rêve d’enfant en rejoignant l’équipe des inspecteurs du prestigieux et mystérieux guide Michelin. Ses tournées d’inspection vont la mener sur les routes de France pour découvrir non pas les grandes tables étoilées qui la faisaient rêver – privilège des inspecteurs les plus anciens – mais des hôtels et des restaurants qui ne paient pas de mine.

    --> 4 années inspectrice au guide Michelin. Ce roman graphique se lit d'une traite. Pas de suspens, il ne tient pas en haleine, mais il déborde de passion, ne fait pas dans les détails ennuyeux, j'ai passé un bon moment avec Emma et dans les coulisses du guide rouge.


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