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    Renault et le scandale des faux espions chinois

     

    Affaires sensibles - Fabrice Drouelle - France Inter - Du lundi au vendredi 15h00

     

    Les grandes affaires, les aventures et les procès qui ont marqué les cinquante dernières années.

    C'était en janvier 2011. Trois ingénieurs de Renault étaient brutalement mis à pied, accusés d'espionnage au profit de la Chine. Affaires Sensibles revient sur cette vraie-fausse histoire d'espionnage.

    … Lorsqu’elle éclate, en janvier 2011, la presse et les médias en font immédiatement leurs gros titres. Partout, on peut lire et entendre que le constructeur automobile, Renault, 4ème groupe mondial du secteur, fleuron de l’industrie et de l’ingénierie française, aurait été la cible d’espionnage industriel! Oui « espionnage » et qui plus est de la part de 3 de ses employés, 3 ingénieurs très hauts placés !!

     

    Au même moment, de nombreux responsables politiques montent au créneau et accusent publiquement un acteur étranger d’être derrière toute cette opération. Très vite, on pointe du doigt la Chine, réputée pour son usage et ses réseaux d’intelligence économique ! Sur les plateaux de télévision, le PDG de Renault, Carlos Ghosn prend même la parole et affirme détenir des « certitudes » dans toute cette affaire!

     

    … Tout laisse donc à penser que le dossier est grave et que l’enquête va révéler comment des « agents » à la solde des chinois ont réussi à piller les brevets technologiques de l’entreprise ! Or à la surprise générale, il n’en sera rien… Quelques semaines plus tard, on découvre en effet qu’il n’existe dans ce dossier aucune preuve… aucun témoignage… uniquement la lettre de dénonciation d’un corbeau !

     

    … L’affaire des espions chinois de Renault prend alors une toute autre tournure. Et de dossier d’espionnage international, elle se transforme en une gigantesque affaire d’escroquerie! De victime, la direction de Renault devient à son tour accusée ! Et le grand public découvre le visage de 3 hommes, 3 employés modèles du constructeur automobile : Michel Balthazard, Mathieu Tenenbaum et Bertrand Rochette. Accusés, blâmés et licenciés à tort, sur la base de simples suspicions ! Une honte dans un pays comme le notre où la présomption d’innocence est pourtant un droit fondamental !

    … Alors comment on en est arrivé là ? Comment cette affaire d’espionnage a-t-elle basculée en une rocambolesque affaire d’escroquerie ? Comment les responsables de Renault ont-ils pu se laisser berner et accuser à tort 3 de leurs ingénieurs ?


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