• Ces jours qui disparaissent

    Timothé Le Boucher

    Que feriez-vous si d’un coup vous vous aperceviez que vous ne vivez plus qu’un jour sur deux ? C’est ce qui arrive à Lubin Maréchal, un jeune homme d’une vingtaine d’années qui, sans qu’il n’en ait le moindre souvenir, se réveille chaque matin alors qu’un jour entier vient de s’écouler. Il découvre alors que pendant ces absences, une autre personnalité prend possession de son corps. Un autre lui-même avec un caractère bien différent du sien, menant une vie qui n’a rien à voir. Pour organiser cette cohabitation corporelle et temporelle, Lubin se met en tête de communiquer avec son « autre », par caméra interposée. Mais petit à petit, l’alter ego prend le dessus et possède le corps de Lubin de plus en plus longtemps, ce dernier s’évaporant progressivement dans le temps... Qui sait combien de jours il lui reste à vivre avant de disparaître totalement ?

    --> Tel le temps qui s'accélère, je suis rentrée dans cette bande dessinée et je ne l'ai plus lâchée. Comme son héros Lubin, je me demandais combien de temps serait écoulé avant de tourner la page. Au delà de la fiction, ce livre nous interroge sur l'identité, l'ambivalence des personnalités, le passé et les expériences qui font ce que chacun devient. C'est aussi la folie qui est interrogée. C'est très astucieux. J'ai par ailleurs aimé le dessin auquel les fans de BD peuvent trouver quelque chose de trop simpliste. J'ai aimé aussi le ton en apparence naïf qui laisse la place aux bons sentiments: une amitié indéfectible, un amour fidèle, et même quand l'esprit de vengeance pointe, Lubin reste quelqu'un de très fréquentable! Bravo!


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  • Rose

      Rose 

    Rose

    Denis Lapière

    Emilie Alibert

    Valérie Vernay

    Un jour, le père de Rose Klein est abattu dans de mystérieuses circonstances et son corps, retrouvé sur la plage, comme pour une lugubre mise en scène. Livrée à elle-même, la jeune femme s'improvise détective et se lance en quête de réponses, sans se douter qu'elle va se heurter à des énigmes qui dépassent le simple domaine du naturel... Et si la vérité était liée à ce don étrange qu'elle a de se dédoubler et qu'elle ne s'explique pas, à cette "maladie" qui l'accompagne depuis sa naissance ?

    --> Coup de coeur pour le premier tome de cette série jeunesse. Pour les dessins et les couleurs, pour les textes juste suffisants. Pour un scénario astucieusement mis en images. Les auteurs mettent en scène le dédoublement de la personnalité, dont on ne sait pas s'il relève de quelque croyance occulte ou de psychiatrie, sous couvert d'enquête policière. Rose est une héroïne attachante et intrigante. Un démarrage fort prometteur...

    Son père abattu dans de mystérieuses circonstances. Des fantômes qui hantent l'immeuble paternel. Et une faculté à se dédoubler qu'elle croit être une maladie. Rose, détective malgré elle, va devoir enquêter sur des morts suspectes reliées à un tableau célèbre mais aussi une terrible malédiction vieille de 500 ans.
    Et si la clé de ces énigmes se trouvait dans le secret de sa naissance ?

    --> Fidèle au premier tome pour la mise en scène, l'histoire s'essouffle un peu. Pas réellement de nouveauté dans le scénario. Les dessins restent beaux, mais sans surprise.

    L'enquête de Rose Klein sur l'assassinat de son père arrive à sa fin. Les morceaux du puzzle se rassemblent pour désigner le coupable et le mobile... Pourtant, il reste de nombreuses interrogations au sujet des trois fantômes – Bob, Achille et Wanda –, des tableaux exposés au musée et des raisons de ce don étrange que Rose avait finalement apprivoisé. Est-elle vraiment qui elle croit être ?

    Troisième et dernier tome d'une trilogie sombre et élégante, ce récit conclut en beauté un triptyque fantastique écrit par Émilie Alibert et Denis Lapière, et dessiné par Valérie Vernay.

    --> Déception pour ce troisième tome qui clôt une série au début fort prometteur. Deux tomes voire un long aurait suffit. Les dialogues peu denses qui faisaient l'atout du premier tome rendent l'ensemble lent. C'est dommage.


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  • Un monde si tranquille   Un monde si tranquille   Un monde si tranquille

    Etienne Davodeau

    Albert Colin, individu effacé que sa femme méprise, milite sans vraiment savoir pourquoi pour un parti d'extrême droite dont il admire les dirigeants. Ayant assisté au meurtre d'un des leaders de ce parti, il suit les tueurs et parvient à les maîtriser : une occasion pour Albert d'avoir peut-être son heure de gloire Mais parfois il vaudrait mieux ne pas s'aventurer dans les coulisses du pouvoir.

    --> Une série un peu inégale à mon goût, dans ce premier tome (mon préféré) la chute n'est pas forcément attendue. Le suspens est particulièrement bien porté par le format bande dessinée: un scénario réussi. Davodeau nous interroge sur le modèle politique et économique d'un parc de loisirs bien connu. On retrouve son engagement!

    TOME 2

    Surnommée « Grande Gueule » par ses collègues techniciennes de surface aux Transports Doublet, Nina risque de perdre sa place. Chauffeur dans la même entreprise, Castor est poussé vers la porte par ses collègues. Mais ni Castor ni Nina ne peuvent envisager de se retrouver à la rue... C'est Samuel Faure, directeur des ressources humaines, qui va s'occuper de leurs cas à ses risques et périls.

    --> Deuxième tome de la série Un monde si tranquille. Regard porté sur Nina qui est enfermée dans un mensonge aux yeux de sa fille et son père (et d'elle même?). On ne sait pas pourquoi elle en est arrivée là. La colère et la rage l'habitent; subissant les railleries de ses collègues, les menaces de son employeur. Portrait original de la précarité par Davodeau.

    TOME 3

    À la sortie de lentraînement, Titou, la star du FCE, est une fois encore sollicité par une vieille femme qui lui réitère sa supplique : venir au repas danniversaire de son mari atteint dune grave maladie et fan inconditionnel du joueur. Surmontant ses réticences, il accepte et passe une agréable soirée jusquà larrivée dun invité surprise qui va faire basculer son destin de façon tragique

    --> On retrouve dans ce troisième tome une chute assez inattendue, bien qu'annoncé dès la première page. Pied de nez au football professionnel en restant dans la fiction, Davodeau se fait une nouvelle fois le porte parole des "petites gens", d'un monde si tranquille. Ces trois tomes rassemblent des histoires bien différentes et qui mettent la rage de l'humain au coeur des scénarios.


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  • Et si l'amour c'était aimer?

    de Fabcaro

    Henri et Sandrine forment un couple heureux et épanoui à qui tout réussit, jusqu'à ce qu'un jour apparaisse Michel, un brun ténébreux, qui va faire chavirer le coeur de Sandrine. Ensemble ils vont vivre une idylle aussi brûlante qu'interdite. Mais la vie est-elle toujours du côté de l'amour ? La passion n'est-elle pas qu'une feuille morte emportée par une brise d'automne ? L'Arc-en-ciel des sentiments ne finit-il pas toujours par disparaître derrière le nuage de la réalité ?

    --> Une parodie de roman photo à la Fabcaro, c'est très drôle, inattendu. Cela relève parfois du Vaudeville, c'est décalé, absurde.


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  • L'obsolessence programmée de nos sentiments

    De Zidrou / Aimée de Jongh

    " Le corps se résigne plus vite que l'âme.
    Le temps le ride, l'injurie, l'humilie...
    Il fait avec, le corps, beau joueur.

    L'esprit, lui, est mauvais perdant.
    Il ne conçoit que par à-coup,
    par révélations douloureuses,
    par effrois successifs. "

    --> Un album que j'ai apprécié à biens des égards, son regards partiellement pudique sur le corps vieillissant, la sexualité. Mais la grossesse à plus de 60 ans ... pourquoi?


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  • Appelez-moi Nathan

    De Cécile Castro

    Nathan est né Lila, dans un corps de fille. Un corps qui ne lui a jamais convenu, il décide alors de corriger cette erreur génétique avec le soutien indéfectible de sa famille, ses amis, ses profs et, à seize ans, des injections de testostérone de 0,8 mg par mois. Quitte à devenir quelqu'un, autant que ce soit vous-même.


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  • Nos yeux fermés

    De Akira Sasô

    Ouvrez les yeux sur les petits bonheurs de la vie !

    La vie n’est pas tendre avec Chihaya... Et elle le lui rend bien. Le bonheur ? Elle ne connaît pas. Son père alcoolique, sa mère partie, elle enchaîne les petits boulots pour pouvoir joindre les deux bouts. Un jour, son pied heurte accidentellement la canne d’Ichitarô, un non-voyant. À partir de cet instant, ce jeune homme à la joie de vivre communicative va tout faire pour entrer dans la vie de Chihaya et lui faire voir le monde autrement.

    Dans ce conte moderne touchant, Akira Sasô nous invite à voir le monde autrement qu’avec nos yeux, un vrai hymne à la tolérance, à l’acceptation des autres et de leurs différences, mais aussi un hymne à la vie, dans ce qu’elle a de plus simple et de plus beau.
    Les personnages s’animent sous le crayon de l’auteur, qui dépeint avec simplicité la vie quotidienne d’un trait doux qui invite à la réflexion et au calme.


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  • Zaï Zaï Zaï

    Fabcaldero

    Pour n'avoir pu présenté sa carte de fidélité au supermarché, un auteur de bandes dessinées est confronté à un vigile avec lequel il a une altercation. Il parvient à s'enfuir et sa traque par la police provoque une réaction en chaîne: les médias s'emballent, la sociétée se divise.

    --> Un jeune homme ne peut pas présenter sa carte de fidélité à la caisse d'un supermarché: il a changé de pantalon. Averti, l'agent de sécurité le menace d'une roulade arrière. Le jeune homme fuit, un poireau à la main. C'est un road movie qui part de là que nous Fabcaro raconte. Une fuite absurde, de l'humour décalé, un regard incisif sur notre société. C'est drôle! Mon bémol: c'est un auteur de BD qui raconte la vie d'un auteur de BD...


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  • La virginité passé 30 ans

    Atsuhiko Nakamura et Toshifumi Sakurai

    L'auteur du très remarqué Ladyboy vs Yakuzas revient en français. Adaptant en manga l'oeuvre d'un sociologue de renom, Sakuraichi nous livre une oeuvre déroutante, presque aux antipodes du titre qui l'a fait connaître. Dans ce recueil unique en son genre, l'artiste dresse le portrait de 8 japonais... vierges ! Toute ressemblance avec des personnes réelles ne serait pas fortuite.
    Au Japon, un quart des hommes entre trente et cinquante ans n'aurait jamais eu d'expérience sexuelle, ce qui représente donc plus de 4 millions d'individus... vierges ! Ce sont les vies de huit d'entre eux qui sont mises en scène dans ce manga sociologique. Des vies bien réelles, entre souffrances et désirs, espoir et fierté, honte et humiliations publiques... Avec un regard bizarrement tendre et sans jugement, mais aussi très acerbe sur la société, Sakuraichi nous dévoile leur intimité, dénonçant du même coup toute l'hypocrisie du système. Un système qui use les individus, les tue à petit feu. Malgré des situations humainement inacceptables, les auteurs se refusent à tout compromis, et nous offrent une vision sans fard d'un Japon bien réel. Victimes et bourreaux à la fois, les " puceaux tardifs " décrits dans ce recueil ne sont-ils pas, après tout, que le résultat des dérives d'une société trop déshumanisée ?

    --> Pas de concession, 8 portraits de japonais... Ce livre a provoqué chez moi un malaise, je ne connais pas la société japonaise, je ne me rends pas compte à quel point il peut être caricatural ou réaliste puisqu'il est présenté comme tel... C'est cru, direct, explicatif aussi.


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    Kobane Calling

    de Zero calcare

    Envoyé par l'Internationale (le «Courrier International» italien), Zerocalcare part aux confins de la Turquie, de l'Irak et du Kurdistan Syrien pour rejoindre la ville de Kobane, à la rencontre de l'armée des femmes kurdes, en lutte contre l'avancée de l'État Islamique.  À partir de ce voyage, Zerocalcare livre un reportage d'une sincérité poignante, un témoignage indispensable et bouleversant qui s'efforce de retranscrire la complexité et les contradictions d'une guerre si souvent simplifiée par les medias internationaux et le discours politique. Le tout avec l'inimitable ton, extrêmement drôle et touchant, le langage et l'univers d'un auteur qui sait interpréter comme personne, le quotidien, les craintes et les aspirations de sa génération. Blogueur, auteur de bandes dessinées dans une veine autobiographique, Zerocalcare suscite un phénomène éditorial au succès inédit dans l'histoire de la bande dessinée italienne.

    --> Pour mieux comprendre la situation des kurdes de Syrie, la présence du PKK.

     


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  • Lune de guerre

    ill. Hermann aut. Van Hamme

    Leur mariage devait être le plus beau jour de leur vie, mais la noce va rapidement se transformer en bataille rangée. Des crevettes pas fraîches que le restaurateur refuse de remplacer gratuitement, et tout dégénère : Jean Maillard, le tout-puissant "pater familias", quitte le restaurant sans payer, avec l'ensemble des convives... ou presque...

    À peine sortis, Franz Berger, le propriétaire du restaurant, s'y barricade avec la mariée et l'épouse de Maillard, qui étaient malheureusement aux toilettes. Dès lors, la guerre est déclarée le siège du restaurant commence et les coups de fusils deviennent les seules discussions possibles.

    La nuit va être longue, et seule la bêtise humaine en ressortira grandie. Hermann, le célèbre dessinateur de Jeremiah, Bernard Prince et Les Tours de Bois-Maury, et J.Van Hamme, le scénariste des séries à succès que sont XIII, Thorgal, Largo Winch, nous offrent un fait divers très réaliste servi par un graphisme et des couleurs qui rendent l'atmosphère presque palpable.

    --> Un huis clos, qui correspondrait bien à un scénario de film. Un roman aussi. Quelle bonne idée ce format BD pour cette histoire, un "one shot" souhaité par Van Hamme comme c'est expliqué dans la préface. J'ai aimé la présentation des personnages au début de l'album. Le scénario invraisemblable nous amène à une véritable scène de guerre à la fin. Les dessins sont parfaitement à la hauteur du scénario. Sans véritable surprise pour le dessin (Van Hamme). C'est une belle réussite cet album!

     


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  • Là où vont nos pères

    Shaun Tan

    Pourquoi tant d'hommes et de femmes sont-ils conduits à tout laisser derrière eux pour partir, seuls, vers un pays mystérieux, un endroit sans famille ni amis, où tout est inconnu et l'avenir incertain ?

    Cette bande dessinée silencieuse est l'histoire de tous les immigrés, tous les réfugies, tous les exilés, et un hommage à ceux qui ont fait le voyage...

    --> Quel talent de savoir dessiner des récits de vie, des idées. Dans cette BD muette place au dessin seul et seulement lui. Il faudra observer, les zooms, les détails, comprendre l'histoire des migrants, comprendre l'exil. Une vision propre à l'auteur qui nous emporte dans quelque chose qui est à la fois imaginaire et si concret. L'exil vers des terres et des habitudes inconnues. Une bel album.

     


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  • Les beaux étés    Les beaux étésLes beaux étés

     

    Zidrou

    Jordi Lafebre

    Août 1973. Zidrou et Lafebre nous font une place dans la 4L rouge Esterel de la famille Faldérault: entre les parents et les 4 enfants, nous voici en route vers le Midi pour de "beaux étés" ! Chaque année, les mêmes rituels: Pierre, le père, rend ses planches de B.D. en retard, les chansons de vacances, l'étape pique-nique... Un mois pour oublier le quotidien, le couple qui bat de l'aile, Tante Lili malade. Des souvenirs à engranger qui font que la vie est plus belle, des moments précieux pour se rappeler l'essentiel. Cap au sud !

     

    → Des 3 premiers tomes lus, le dernier est mon préféré, mais il peine à remonter mon appréciation globale. J'aime l'idée de faire connaissance avec cette famille à différentes dates (1973 pour le premier tome, 1969 et 1962 pour les suivants. 1980 récemment paru). On s'attache clairement à la famille belge et sa R4 rouge Esterel, ses vacances en France, ses frites au retour. La famille qui s'agrandit, les rapports avec la grand-mère, et le grand-père, la difficulté du couple. Mais cette famille nombreuse et dynamique ne m'a pas transporté, j'ai lu en diagonale. C'était bien, mais j'en attendais trop. Déception.

     


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  • Mia & co (1)

    de Vanyda et Hitori De

    Mia, Gauthier, Louka et Zouzou forment une bande de copains inséparables. Élèves en classe de 4e, ils préfèrent se réunir à la « maison des copains » pour jouer à des jeux vidéo ou faire de la musique plutôt que se concentrer sur leurs devoirs. Mia ne sent pas vraiment d'affinités avec les groupes de filles de sa classe. Très soudée, la petite bande va grandir ensemble, au rythme des années scolaires, et découvrir que les relations filles-garçons, en grandissant, ça n'est plus vraiment simple...

    --> J'ai aimé cette manière de montrer une vie d'ado, qui échappe en partie à la compréhension de la mère que je suis. Mais est-ce cela qui fait un scénario un peu fourre tout, où les relations entre personnage s'arrête et reprennent sans crier gare. Dans ce cas c'est une réussite à côté de laquelle je suis passée. Car je n'ai pas bien compris.


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  • Le grand méchant renard

    Benjamin Renner

    Face à un lapin idiot, un cochon jardinier, un chien paresseux et une poule caractérielle, un renard chétif tente de trouver sa place en tant que grand prédateur. Devant l'absence d'efficacité de ses méthodes, il développe une nouvelle stratégie. Sa solution : voler des oeufs, élever les poussins, les effrayer et les croquer. Mais le plan tourne au vinaigre lorsque le renard se découvre un instinct maternel...

    --> Comme c'est drôle, et tout la famille l'a lu!


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  • Mon ami Dahmer

    Derf Backderf

    Derf Backderf a passé son enfance à Richfield, petite ville de l’Ohio située non loin de Cleveland. En 1972, il entre au collège, où il fait la connaissance de Jeffrey Dahmer, un enfant solitaire au comportement un peu étrange. Les deux ados se lient d’amitié et font leur scolarité ensemble jusqu’à la fin du lycée. Jeffrey Dahmer deviendra par la suite l’un des pires serial killers de l’histoire des États-Unis. Son premier crime a lieu à l’été 1978, tout juste deux mois après la fin de leur année de terminale. Il sera suivi d’une série de seize meurtres commis entre 1987 et 1991. Arrêté en 1991, puis condamné à 957 ans de prison, Dahmer finira assassiné dans sa cellule en 1994.
    Mon Ami Dahmer est donc l’histoire de la jeunesse de ce tueur, à travers les yeux de l’un de ses camarades de classe. Précis et très documenté, le récit de Derf Backderf (journaliste de formation) décrit la personnalité décalée de Dahmer qui amuse les autres ados de cette banlieue déshumanisée typique de l’Amérique des années 1970. Dahmer enfant vit dans un monde à part, ses parent le délaissent, il est submergé par des pulsions morbides, fasciné par les animaux morts et mortifié par son attirance pour les hommes. Personnage fascinant, voire attachant car presque victime de son environnement, Dahmer vit une implacable descente aux enfers vers une folie irréversible.

    --> Oui pour le thème, saisissant... bien évidemment. Non pour les dessins. Si le graphisme ne m'a pas déplu, il est répétitif et de mon point de vue il sabre la narration.


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  • L'étranger

    Jacques Ferrandez

    Le jour où sa mère est morte, Meursault a remarqué qu’il faisait très chaud dans l’autobus qui le menait d’Alger à l’asile de vieillards, et il s’est assoupi. Plus tard, dans la chambre mortuaire, il a apprécié le café que lui offrait le concierge, a eu envie de fumer, a été gêné par la violente lumière des lampes électriques. Et c’est avec une conscience aiguë du soleil qui l’aveugle et le brûle que l’employé de bureau calme et réservé va commettre un acte irréparable.
    Camus présente un homme insaisissable amené à commettre un crime et qui assiste, indifférent, à son procès et à sa condamnation à mort.

    --> Cette adaptation respecte le texte initial. Quel défi de mettre en image un homme aussi ... particulier que Meursault (tourmenté? ou tourmenteur? !!) Cela semble un pari réussi. Bravo.

    L'étranger


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  • Charlotte Bousquet

    Jaypee

    Ca fait trois semaines, maintenant, que je chante dans le groupe. Je n'ai plus peur d'être regardée, moins qu'avant en tout cas et quand je me rends aux toilettes, j'arrive même à ne pas m'enfuir comme une voleuse lorsque d'autres filles y entrent.

    Je me dis que la vie est belle, que je ne devrais plus avoir peur des autres, que ce n'est qu'une question de mois, d'années - deux ans maximum avant d'être opérée, même si ce n'est pas obligé. Avant que mon vieux costume de garçon soit définitivement oublié, brûlé, anéanti.

    --> Une bande dessinée qui aborde la transexualité chez mon éditeur préféré, dans la lignée de "Mots rumeurs Mots cutters". Ce ne sont pas les mêmes auteurs, et le sujet est traité avec autant de finesse. Ils savent aborder des sujets délicats sans larmoyer, juste sensibiliser. Bravo !


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  • Vive la marée

    David Prudhomme et Pascal Rabaté

    Madame enfile son maillot à l’abri de sa serviette avant de se faire bronzer "seins nus ou pas seins nus ? Allez, seins nus." Monsieur prépare son matériel de pêche tel un guerrier conquérant. Les enfants sont déjà dans l’eau, le chien à leur trousse, au matin on pense au repas du soir sans oublier de prévoir une case apéro. La plage est un formidable terrain de jeux où "les adultes rêvent et restent les enfants qu’ils ont toujours été", un observatoire de la trivialité humaine dans son plus simple appareil – ou presque. Prudhomme et Rabaté sont allés eux aussi à la mer. Avec un grand souci du détail, ils orchestrent un ballet d’estivants en déroulant autant de figures typiques. Un portrait chorale drôle, tendre, qui gratte à peine. Comme du sable dans les sandales.

    --> C'est bourré d'humour, sarcastique c'est selon. Les gros ont envahi la BD. J'ai aimé!

    Vive la marée

    Vive la marée

     


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  • Tsunami

    Récit Stéphane Piatzszek

    Illustrations Jean-Denis Pendanx

    Neuf ans après le tsunami de 2004, Romain Mataresse, jeune électricien de 24 ans, débarque avec son seul à dos, à Bandah Aceh, au Nord de l’île de Sumatra. Il est bien décidé à comprendre ce qui est arrivé à sa sœur aînée disparue. Elsa était toubib, en mission humanitaire dans l’archipel dévasté. Le dernier mail qu’elle envoyé à sa famille en 2005, disait qu’elle souhaitait souffler un peu après ce qu’elle venait de voir et de vivre, en voyageant quelques temps en Asie. Depuis, plus rien, ni de la part de la police locale, ni via le détective embauché par la famille. Romain a décidé de partir sur ses traces pour répondre aux questions de leur mère qui ne s’est pas remise de cette disparition. D’île en île, de rencontre en rencontre, de drogue en hallucinations, le jeune homme mène une quête insolite et mystérieuse, jamais désespérée, mais où les morts ont leur mot à dire… C’est une enquête autant qu’une initiation pour Romain. En découvrant qui était sa sœur, de plus de 16 ans son aînée, les derniers mois de sa vie de sculptrice, les raisons de sa disparition, il apprend aussi à connaître une culture et une civilisation insoupçonnées, lui qui n’avait jamais mis les pieds hors de l’hexagone, grâce à une jeune Papoue en cavale dont il tombe malgré lui amoureux. Les rites vaudou, les morts qui marchent, lui permettront de se connaître et de devenir adulte, en aidant "un fantôme, il a gagné un ange-gardien à vie"…

    --> ++ pour les illustrations, travaillées qui nous plongent en Indonésie après le passage du Tsunami et qui sait rendre vivant et palpable un récit un peut trop paranormal sur la fin pour moi, mais un beau récit surprenant tout de même. Pourquoi pas.

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  • Le retour de la bondrée

    Aimée de Jongh

    L'histoire de Simon, jeune libraire au bord de la faillite, marqué par un événement dramatique, va devoir faire face à ses souvenirs. Entre rêve et réalité, entre passé et présent, un récit intimiste et touchant en noir et blanc, réalisé par une jeune et talentueuse auteure néerlandaise, Aimée de Jongh. Récompensée en 2015 par le Prix Saint-Michel (Bruxelles).

    --> Tiens, un auteur néerlandais. J'ai beaucoup aimé cette métaphore qui nous amène de l'hsitoire de ce libraire à la connaissance de la bondrée apivore cet oiseau qui peut être amené à recommencer sa vie s'il n'arrive pas à l'heure...


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  • Au revoir là-haut

    Christian De Metter

    Pierre Lemaître

    Albert et Edouard sont des survivants de la Grande Guerre. Encombrants pour cette société qui veut oublier l'horreur, ils tentent de survivre tant bien que mal. Las d'être laissés pour compte, ces deux héros trop vite oubliés imaginent une arnaque aussi cynique qu'audacieuse, défiant le patriotisme français.

    --> Une adaptation en BD du roman de Pierre Lemaître. Une histoire bouleversante mise en image. Un défi brillamment relevé!

     

     


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  • Le maître des crocodiles

    Auteur: Stéphane Piatzszek

    Illustrateur: Jean-Denis Pendanx

    les Banyak, Indonésie. Eté 1984. Un petit groupe de plongeurs débarque dans un minuscule archipel au large de l’île de Sumatra en Indonésie. Ils sont documentaristes et militants écologiques. Léo, sa femme Isabelle et leur ami Bernard. Venus du bout du monde au service d’une cause: l’écologie. ils veulent démontrer par le film qu’ils préparent comment l’homme en détruisant son environnement se détruit lui-même. Mais, le projet tourne à la tragédie quand Isabelle, enceinte, est dévorée par un crocodile géant sous les yeux de Léo. Avec le concours des habitants de l’île, Léo et Bernard partent en chasse du reptile géant… S’ils échouent à le tuer, ils le blessent à l’oeil dans un combat titanesque. Léo ressent un curieux lien avec l’animal. Secondé par Bernard et Sap, un jeune Indonésien, il plonge dans le repaire sous-marin du crocodile. Il échoue une fois de plus à le tuer. Mais, mystérieusement, le monstrueux animal le laisse emporter le cadavre de sa femme. Trente ans plus tard, Léo retrouve les îles Banyak, dans un territoire traumatisé depuis le tsunami survenu en 2004. Tel le capitaine Achab pourchassant jusqu’à la folie Moby Dick, Léo dit vouloir en finir avec celui que les autochtones appellent désormais "N’a-qu’un-oeil". Mais sa soif de vengeance n’a-t-elle pour objet que le seul crocodile tout à la fois fascinant et terrorisant?

    --> Léo est avec N'a qu'un oeil à l'image du Capitaine Achab avec Moby Dick. On comprend à la fin du récit que le crocodile cherche vengeance.


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  • Le jeu des hirondelles

    "En avril 2006, sur le site internet de l'Institut National de l'Audiovisuel (INA), je suis tombée sur un reportage tourné à Beyrouth en 1984. Les journalistes interrogeaient les habitants d'une rue située à proximité de la ligne de démarcation, qui coupait la ville en deux. Une femme, bloquée par les bombardements dans l'entrée de son appartement, a dit une phrase qui m'a bouleversé : " Vous savez, je pense qu'on est quand même, peut-être, plus ou moins, en sécurité, ici." Cette femme, c'était ma grand-mère. "

    Zeina Abirached est née à Beyrouth en 1981

    --> Un magnifique roman graphique, mais... trop répétitif: je me suis ennuyée dans les dessins comme dans le scénario. L'aspect répétitif des graphismes pouvait séduire, mais j'ai trouvé que c'était trop. J'aurais bien raccourci de moitié cette bande dessinée, qui évoque un contexte historique et local fort intéressant, une histoire qui aurait pu être poignante. Je comprends les longueurs qui nous plongent dans cette nuit d'attente, car il s'agit d'attendre dans cette histoire, mais ... Peut-être est-ce moi qui suis passée à côté. D'autant plus regrettable que j'ai vraiment apprécié les graphismes.


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  • Tome 1:

    Une petite ville de province pour un singulier trio composé de Rosalie, Aude et Vincent par l’auteur de la BD très remarquée Une araignée, des tagliatelles et au lit, tu parles d'une vie.
    Une rencontre inattendue pour trois personnages dont les modes de vie sont bien différents. Derrière l'intrigue, le portrait psychologique de trois solitaires un peu dépressifs : Vincent qui envisage après trente ans de couper le cordon ombilical, Rosalie Blum qui ne cesse de noyer un passé noir et douloureux dans le whisky et Aude qui se laisse aller aux hasards de la vie. Cette rencontre les aidera-t-ils à vaincre leurs démons ?
    Camille Jourdy suit ses trois héros pour lesquels elle ne cache pas son ironique tendresse.

    Tome 2:

    Une petite ville de province pour un singulier trio composé de Rosalie, Aude et Vincent par l’auteur de la BD très remarquée Une araignée, des tagliatelles et au lit, tu parles d'une vie.
    Une rencontre inattendue pour trois personnages dont les modes de vie sont bien différents. Derrière l'intrigue, le portrait psychologique de trois solitaires un peu dépressifs : Vincent qui envisage après trente ans de couper le cordon ombilical, Rosalie Blum qui ne cesse de noyer un passé noir et douloureux dans le whisky et Aude qui se laisse aller aux hasards de la vie. Cette rencontre les aidera-t-ils à vaincre leurs démons ?
    Camille Jourdy suit ses trois héros pour lesquels elle ne cache pas son ironique tendresse.

    Tome 3:

    Après plusieurs semaines de filature, Aude et Rosalie se sont attachées à Vincent et n'ont plus qu'une envie : le rencontrer. Mais avant, Rosalie décide de le taquiner un peu : Elle s'immisce dans la vie de Vincent comme par hasard. Vincent panique au grand bonheur des deux femmes. Elles finissent par tout lui révéler. Les trois personnages se revoient et petit à petit, de cette rencontre incongrue naît une forte amitié. Vincent coupera-t-il le cordon ? Quel passé noir et douloureux Rosalie noie-t-elle dans le whisky ? Aude passera-t-elle Noël en famille. Ces trois personnages se laisseront-ils aller aux hasard de la vie.

    --> Une lecture assez inégale, mais j'ai beaucoup aimé la fin et le scénario est plutôt original. La filature de Vincent prend son sens à la fin des trois tomes, alors qu'on acceptait qu'il n'y ait pas d'explication, juste une drôle de rencontre.


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  • Droit du sol

    Charles Masson

    Quatorze personnes ont péri et 7 étaient portées disparues vendredi après le naufrage, au large de Mayotte, d'une barque chargée de clandestins venus chercher fortune sur l'île française de l'océan Indien. Les recherches se poursuivaient vendredi après-midi pour tenter de retrouver des victimes de ce drame survenu jeudi vers 20h locales, à 10 km au large de Mayotte. Un premier bilan faisait état de 4 morts, 17 disparus et 12 rescapés. La préfecture l'a révisé à 16h locales après avoir retrouvé 10 corps supplémentaires. Selon les témoignages des rescapés, le "kwassa", une barque de pêche traditionnelle, transportait 33 personnes, dont 7 enfants. Il a sans doute heurté un platier, c'est-à-dire un haut-fond de corail découvrant à marée basse. Un précédent naufrage de "kwassa", le 24 juillet, avait fait 6 morts et 16 disparus à 1 km à peine des côtes. Des milliers de Comoriens clandestins venus d'Anjouan tentent chaque année de s'installer à Mayotte, distante de seulement 70 km. L'île française, dont le produit intérieur brut est neuf fois supérieur à celui des Comores, représente pour eux un eldorado économique. Vendredi 21 nov. 2008, 10 h 26. MAMOUDZOU (AFP)

    --> Un regard sur Mayotte, sa géographie et son économie si particulières. On s'attache au parcours de quelques blancs, autochtones et réfugiés. L'épreuve de l'enfant par dessus bord en fin de livre est assez insoutenable.


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  • Il était une fois en France Il était une fois en France

    Il était une fois en France

    Fabien Nury

    Série de 6 tomes.

    Personnage ambigu, Joseph Joanovici fut pour certains un criminel, pour d'autres un héros. Fabien Nury et Sylvain Vallée décrivent sans fards ni parti pris ces heures sombres de notre Histoire...

    Il était une fois en France conte l'histoire de JOSEPH JOANOVICI, juif roumain devenu l'homme le plus riche de France pendant l occupation. Ferrailleur, collabo, résistant, il fut pour certain un criminel, pour d'autres un héros. C est le cheminement de ce personnage ambigu baptisé le roi de Paris par ceux qui ont croisé sa route, que relate avec justesse cette saga au thème délicat. Monsieur JOSEPH se confie sur son lit de mort aux côtés de LUCIE-FER, celle qui fut sa plus fidèle compagne. Intelligence avec l'ennemi, corruption de fonctionnaires, contrebande, enrichissement personnel et même meurtre seront reprochés à la Libération à celui qui possédait pendant l'occupation un appartement en plein coeur de la préfecture de police. Portant fièrement la rosette de la résistance, JOSEPH reçoit les plus huppés du Tout-Paris, alors que de sombres nuages annoncent la fin de son règne...

    --> Autour d'un personnage qui a réellement existé et dont la biographie est sujette à caution, Joseph Joanovici; à la fois fiction et récit documentaire, cette bande dessinée nous emmène aux heures sombres de la collaboration en France.

    Le premier tome pose les jalons de l'histoire des 5 tomes qui suivront. Ce premier tome évoque chaque grande période de la vie de Joseph, de sa rencontre avec Eva à sa dernière habitation, dans un ordre qui n'est pas chronologique: difficile de s'y retrouver, mais il pose les questions indispensables qui nous permettent ensuite de nous plonger dans son histoire, en suivant un scénario haletant qui réserve des surprises, du suspens, des rebondissements. Une série à faire connaître!

     


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  • 7è étage

    de Asa Grennvall

    Quand elle arrive dans sa nouvelle école d’art, la jeune Åsa sent qu’elle va enfin prendre confiance en elle. Au cours d’une soirée, le beau Nils vient la séduire et elle en tombe aussitôt amoureuse. Nils devient son chevalier protecteur ; avec lui, Åsa n’a plus peur de se projeter dans l’avenir. Parfois, il a pourtant des réactions étranges : il se fâche si Åsa ferme les yeux quand il l’embrasse, et s’emporte dès qu’elle cesse de prêter attention à lui. Peu à peu, l’idylle se transforme insidieusement en cauchemar, sans qu’Åsa ne comprenne vraiment ce qui se passe. Elle aime tellement Nils qu’elle ferait tout pour qu’il soit heureux avec elle… Elle essaie donc de changer pour devenir celle qu’il voudrait qu’elle soit, mais les choses ne font qu’empirer. Nils l’insulte et l’humilie. Et plus Åsa se soumet, plus Nils devient violent, jusqu’à l’agresser physiquement. Un jour, il va trop loin et Åsa trouve enfin le courage de le quitter. Commence alors une nouvelle épreuve pour se reconstruire…

    7e étage nous raconte avec beaucoup de justesse et de simplicité l’histoire d’une relation abusive. Sorte de journal intime en bande dessinée, il nous fait ressentir, de l’intérieur, le mécanisme psychologique de déconstruction de soi, sans aucune démonstration ou didactisme. Une histoire forte et tragique, porté par un graphisme très expressif ; une autobiographie bouleversante et radicale !

    --> Emprunté "par hasard" en bibliothèque, je ne connaissais pas le thème de cette histoire, et j'attendais un récit/témoignage. Editée par Amnesty International, cette bande dessinée montre la spirale qui emporte une jeune femme dans une nouvelle vie de couple violente de laquelle elle se retrouve prisonnière. Un récit fort émouvant, très pédagogique.


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  • Lucille (suivi de Renée)

     de Ludovic Debeurme

    En choisissant de construire sa narration sur 500 pages, Ludovic Debeurme cherche à nous immerger totalement dans l'intimité de ses personnages comme jamais encore un récit de bande dessinée ne l'avait fait auparavant. Page après page, l'auteur nous invite à suivre au quotidien Lucille et Arthur, deux adolescents pour qui la vie n'est ni facile, ni douce. C'est avec justesse, émotion et pudeur qu'il va faire de nous des témoins, jamais des voyeurs, de ces deux vies chahutées. À travers ce récit âpre, rigoureux et sans concession, Ludovic Debeurme ne joue pas le jeu du pathos ou du désespoir, au contraire il sait avec grand talent mettre en lumière la subtilité des sentiments de ses personnages, faire surgir l'énergie, la tendresse et l'amour qui pourront permettre à ces deux êtres en perdition de renaître. En laissant au lecteur le temps d'appréhender ces personnages, en s'attachant à toutes les complexités de leur deux personnalités, Ludovic Debeurme réussit à nous amener à un troublant sentiment de proximité avec ceux-ci. Le livre refermé, Lucille et Arthur ne seront plus de simples personnages de papier mais bien des êtres qu'il vous semblera connaître.
    alapage.com

    -->

     

    Citation:

     


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  • Chroniques de Jerusalem

    Guy Delisle

    Guy Delisle et sa famille s'installent pour une année à Jérusalem. Mais pas évident de se repérer dans cette ville aux multiples visages, animée par les passions et les conflits depuis près de 4 000 ans. Au détour d'une ruelle, à la sortie d'un lieu saint, à la terrasse d'un café, le dessinateur laisse éclater des questions fondamentales et nous fait découvrir un Jérusalem comme on ne l'a jamais vu.

    Autre résumé:
    Comme il l'avait fait dans Chroniques birmanes, Guy Delisle a accompagné sa femme à Jérusalem pendant un an alors qu'elle travaillait comme coordonnatrice pour M.S.F.. Avec ses deux enfants, il raconte son quotidien de père de famille à la maison, ses visites, son travail de "croquiste" et la vie à Jérusalem en général.

    --> On ne peut que recommander la lecture de cette bande dessinée à qui souhaite découvrir par le témoignage simple la vie d'un expatrié dans cette ville complexe qu'est Jerusalem. Peu documentée sur le conflit israëlo-palestinien, j'y ai appris foule de détails surprenants car l'auteur nous livre un regard qui ressemblerait au notre, celui de ceux qui ne savent pas "comment c'est là-bas". En fermant le livre, l'envie de comprendre encore mieux domine.


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