• Comment dire à son fils tant désiré qu'il est le plus formidable des petits garçons malgré le terrible diagnostic qui tombe comme un couperet : autisme, troubles psychomoteurs, inadaptation sociale...
    C'est le combat que va mener ce père, resté uni à sa femme malgré leur séparation, pour transformer ensemble une défaite annoncée en formidables petites victoires.

    --> Des graphismes déjà vus, mais capables de "porter des propos intimistes" comme l'exprime l'auteur Yvon Roy. Cette bande dessinée apporte un nouveau regard sur l'autisme. J'ai aimé le témoignage de l'auteur qui ne s'est pas toujours plié aux recommandations des "fonctionnaires" spécialistes et bienveillants sans pour autant les rejeter. Il a éduqué, suivant son intime conviction, et vient témoigner sans donner de préceptes absolus. A découvrir.


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  • Sacrées sorcières

    Attention ! Les vraies sorcières sont habillées de façon ordinaire et ressemblent à n'importe qui. Mais elles ne sont pas ordinaires. Elles passent leur temps à dresser les plans les plus démoniaques et elles détestent les enfants. La Grandissime Sorcière compte bien les faire tous disparaître. Seuls un jeune garçon et son extravagante grand-mère semblent capables de l'en empêcher...

    Pénélope Bagieu, l'autrice de Culottées, met son talent au service du géant de la littérature jeunesse en adaptant le conte merveilleusement noir de Roald Dahl.

    --> Je n'ai pas lu ce classique jeunesse. J'ai passé un moment agréable avec son adaptation BD, mais surtout cela a déclenché en moi l'immense envie de parcourir l'oeuvre de Roald Dahl, pour les petits... et les grands!

     


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  • Les brigades immunitaires

    Akane Shimizu

    Savez-vous ce qui se passe dans votre organisme quand de terribles microbes débarquent ? Des brigades immunitaires d’élite, toutes plus impitoyables les unes que les autres, sont chargées de les éradiquer pour protéger les autres cellules et les globules rouges…
    Pneumocoque, allergie, grippe, éraflure…
    Les batailles pour votre santé ne font que commencer !

    --> Un voyage original et éducatif dans le corps humain plutôt réussi. Ca vaut le coup de faire découvrir ce manga au plus grand nombre, lecteurs de mangas ou non.


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  • Le grand A

    Xavier Bétaucourt - Jean-Luc Loyer

    L'Hypermarché est-il un ogre qui dévore et détruit tout sur son passage ou est-il source de développement ? Comment fonctionnent les filières d'approvisionnement ? Les producteurs locaux sont-ils les laissés-pour-compte de ce gigantisme ? Les clients sont-ils les victimes de la guerre économique liée au modèle de consommation ou en sont-ils les bénéficiaires ? Les hypermarchés sont-ils responsables de la malbouffe ? Le petit commerce et la vie des centres-villes sont-ils victimes ou coupables de ne pas s'être adaptés ?

     

    Citation:

    Mon oncle dit toujours que si on veut se faire une idée du genre humain...Ben c'est ici, dans les hypermarchés qu'il faut venir. Tout le monde y est représenté.

     


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  • Dans les bois

    Emily Carroll

    Une cabane perdue dans la neige et des jeunes filles qui disparaissent tour à tour la nuit venue...
    Des monstres parasites cachés au fond des bois qui attendent la proie idéale pour faire ... leur nid.
    Emily Caroll nous livre un florilège de contes horrifiques à l’ambiguïté grinçante, et nous rappelle cette délicieuse sensation d'avoir peur, confortablement installé sous les couvertures, en toute sécurité.
    A moins que...

    --> J'aurais aimé être à la hauteur du travail de l'auteur, car à n'en pas douter il y en a. J'aime beaucoup l'univers graphique. En revanche, je ne suis pas du tout rentrée dans le scénario... au point d'abandonner, ce qui m'arrive rarement!


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  • A 4 mètres du sol

    Scénario: Charlotte Erlih

    Raoul, beau gosse, look de bad boy, sort d'un petit pavillon moderne et sans âme. Il pousse un scooter flambant neuf que son père, entrepreneur en bâtiment, vient de lui offrir. Il part retrouver sa bande de potes : Jessica la punkette révoltée, Ludo le bon vivant et Aurélie la ravissante métisse que Raoul courtise un peu. L'arrivée d'un nouveau, Yohann, va bouleverser le groupe et remettre en question la suprématie de Raoul.
    Yohann est funambule, il tend des fils dans la forêt et marche à plusieurs mètres de hauteur, puis filme ses exploits : il se prépare à entrer dans une école de cirque. D'un tempérament doux, visage délicat et fin, Yohann ne s'oppose pas frontalement à Raoul… mais son caractère aérien et ses exploits de funambule suffisent à l'imposer dans le groupe. Raoul va tout faire pour le contrer… Finira-t-il par accepter qu'un autre le dépasse ?

    --> Raoul est fougueux et fier, il a sa bande et ses admirateurs. Son mépris est imposé et joue avec le cynisme. L'arrivée de Yohann va perturber cet équilibre et révéler toute la rage de Raoul. Cette bande dessinée est intéressante à bien des égards et mérite qu'on s'y intéresse. Le personnage de Raoul qui glisse sur la pente de la délinquance n'est pas du tout jugé sur cette voie. La bande de copain (collégiens) montre plutôt bien ce qu'on peut vivre à cette âge. Le père de Raoul est aussi un personnage intéressant: bienveillant mais pas laxiste. Bref, je trouve que le scénario de cette BD est plutôt fin sans en faire des tonnes. La couverture n'est pas représentative du graphisme général mais prend sens avec l'ensemble de l'histoire. On est proche de la pépite selon moi. 


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  • La tristesse de l'éléphant

    Nicolas Antona - Nina Jacqmin

    "La vie, c'est des étapes...
    La plus douce, c'est l'amour,
    La plus dure, c'est la séparation,
    La plus pénible, c'est les adieux
    La plus belle, c'est les retrouvailles."

    L'histoire se passe en France au début des années 60. Elle met en scène Louis, un jeune homme un peu rondouillard, pas le style de garçon qui plait aux femmes. Orphelin, il grandira jusqu'à sa majorité dans un orphelinat, élevé par les frères jésuites. Son embonpoint naturel et ses problèmes de vue ne plaident pas en sa faveur lors de l’adoption, il verra ses camarades partir les uns après les autres. De toute façon, il n’a pas vraiment d’amis, Louis est le souffre-douleur de tous.
    Les seuls bons moments que connait Louis, sont ceux qu'il passe dans le cirque Marcos qui vient planter son chapiteau dans un terrain vague de la ville. Là, tout s'illumine en lui, il sourit, il s'égaie, et puis il y Clara, la dompteuse d'éléphants. Clara, magnifique, qui au gré des retours du cirque dans la ville devient sa confidente, son amie, son amante...
    Clara s’éprend de Louis et quittera sa famille et son cirque pour vivre avec lui.
    Ils connaîtront des jours heureux et insouciants...

    --> Il est des histoires, simples, qui vous tirent une larme. La tristesse de l'éléphant est de celles-là. Les dessins (au pastel, crayons?) emmènent notre imaginaire à croire à cette tendre bien que douloureuse histoire de Louis. A l'image de l'histoire de Louis, les couleurs suivent parfaitement le récit et le renforcent. Un complément texte/image qui m'a particulièrement marqué.


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  • Strange fruit

    Chatterlee,1927. Le fleuve Mississipi est en crue et menace de dévaster des villes entières. Des villes qui ont vécu il n'y a pas si longtemps encore de la richesse des plantations de coton où l'esclavage était de mise. Un être venu d'ailleurs aux pouvoirs extraordinaires descend littéralement du ciel et fait irruption au milieu de cette catastrophe naturelle. Sa peau est noire...

    --> Quels dessins! Je ne lis habituellement pas de comics et j'ai été littéralement séduite par le travail de J.G.Jones, mis en valeur dans la postface par une gallerie d'illustrations. Le thème est accrocheur: la grande crue de 1927 dans le Mississipi et le témoignage des tensions raciales qui régnaient. Pas sûr que l'histoire soit représentative de ce que l'on trouve dan les comics, mais ce fut pour moi une excellente manière d'entrer dans le genre.


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  • Les vermeilles

    Camille Jourdy

    Beau temps pour un pique-nique ! Pas pour Jo, la cadette, qui fuit sa famille recomposée le temps de se perdre dans une forêt mystérieuse, loufoque et pleine de vermeilles.

    Camille Jourdy offre aux jeunes lecteurs un récit initiatique de haute voltige.

    Ouvrage récompensé pour ses illustrations de la Mention prix BolognaRagazzi 2020, à la Foire du livre de jeunesse de Bologne. (catégorie Comics - Middle Grade)

    --> Cette bande dessinée aux couleurs douces m'a fait pensé à la nostalgie du goût sucré des sucres d'orge. C'est une plongée dans les jeux d'enfants, "et si on faisait comme si...". Je me suis laissée surprendre et c'est objectivement un petit bijou. Mais... je n'ai pas envie de sucre d'orge en ce moment. Ma note est totalement subjective: laissez-vous tenter par un voyage en enfance!


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  • Le retour d'Antoinette

    Antoinette s’est fait sa place sous le soleil de Los Angeles. Elle cache à ses collègues sa nationalité. Bien qu’elle ne veuille jamais remettre les pieds en Allemagne, elle a pour habitude d’observer son village natal via une webcam. Quelle n’est pas sa surprise quand elle se voit passer nue sur l’écran. Est-ce un sosie ? Une hallucination ? Un retour au pays s’impose pour élucider cette apparition rocambolesque. Le malaise s’installe lorsqu’elle rejoint les lieux de son enfance où elle a été le souffre douleur de l’école. Elle revient et ils vont devoir payer pour tout le mal qu’ils lui ont fait.

    --> Bd prise au hasard du catalogue de la bibliothèque pour cause de drive lié aux conditions sanitaires, j'ai été attirée pas la couverture. La bd terminée, cette couverture s'avère parfaitement illustrer cette histoire riche en ellipse. Tout n'est pas dit, on laisse deviner. Pour une "énième" histoire de harcèlement, je l'ai trouvée différente, abordée d'un point de vue original, même s'il s'agit de la victime. Peut-être est-ce la possibilité de vengeance? Réussite au niveau graphique aussi. Je suis étonnée par la note moyenne des babelionautes. Un peu sévère à mon avis :)


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  • Graines de bandits

    Yvon Roy

    "Trouver un lopin de terre intouché, un petit paradis. » C’est le bel objectif du père d’Yvon Roy quand il embarque femme et enfants dans leur Canada natal. Finalement, c’est dans une maison qui « sent le malheur à plein nez » que la famille va emménager. Qu’importe. Autour de la maison : tout un territoire à découvrir ; « comme si l’Amazonie était débarquée derrière chez nous ». « C’est notre mission de l’explorer et d’y amener la civilisation », affirme son frère à l'auteur. Une parenthèse intime à hauteur d’enfants où les souvenirs disent avec justesse ces moments d’évasion pour échapper à un quotidien difficile et au grand déchirement familial.

    --> C'est l'histoire de deux frères, fraîchement arrivés dans une Amérique rurale, avec leurs parents. Le terrain ne sera pas celui espéré, les conditions de vie ne ressemblent pas à la vie rêvée. Leurs parents prennent des chemins différents. Tout cela on le comprend, ce n'est pas le coeur du récit. Ce qui nous intéresse, ce sont les deux frangins. Les rivalités de pouvoirs, entre eux, avec les autres. Et un imaginaire d'enfatn qui permet d'échapper au quotidien qui nous dépasse. C'est là que l'auteur réalise une prouesse: on passe de ce que vivent les enfatns à leur monde imginaire tout en douceur, pour ensuite revenir à la réalité. Très bien écrit, les dessins sont en noir et blanc. C'est un Une BD qui donne envie d'en savoir plus sur l'auteur, je cours emprunter "Les petites victoires".


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  • Béatrice

    BÉATRICE prend chaque jour le train pour se rendre au travail. Dans la cohue de la gare, un sac à main rouge attire son attention. Jour après jour, à chaque passage dans la gare, il semble l’attendre. Succombant à sa curiosité dévorante, Béatrice, en emportant l’objet chez elle, ouvre les portes d’un monde nouveau…

    --> Au travers de dessins vivants, colorés, joyeux, cet album sans texte est le premier de l'auteur. Un sac rouge renferme un album photos, on suit Béatrice à la découverte de ce contenu. C'est aussi poétique.  On peut penser que le sac rouge n'a pas fini d'être découvert... une suite? Bravo pour ce premier album qui montre un travail très abouti !


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  • In waves

    La perte d’un être cher et la façon dont on traverse le deuil, en surfant comme on peut la crête d’une grosse vague. Tantôt au-dessus de l’écume, tantôt envahi et fracassé par le poids de l’eau.

    Avec beaucoup de finesse et de pudeur, AJ Dungo, immortalise les instants de grâce de sa relation avec Kristen. La légèreté et l’émotion des premières rencontres, la violence du combat contre la maladie, la noblesse de la jeune femme qui se bat avec calme.
    Il évoque en parallèle leur passion commune pour le surf, l’océan. Et évite très justement l’écueil du pathos en intercalant dans son récit personnel, un petit précis d’histoire du surf.

    --> Roman graphique qui alterne un récit personnel de la maladie/deuil d'un amour perdue avec l'histoire du surf. La vague est omniprésente, mise en valeur par un graphisme sobre. Un bel album qui rencontrera ses lecteurs.


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  • Le journal d'Anne Frank

    Anne Frank est née le 12 juin 1929 à Francfort. Sa famille a émigré aux Pays-Bas en 1933. À Amsterdam, elle connaît une enfance heureuse jusqu’en 1942, malgré la guerre.
    Le 6 juillet 1942, les Frank s’installent clandestinement dans « l’Annexe » de l’immeuble du 263, Prinsengracht, où Anne écrit son journal.
    Le 4 août 1944, la famille est arrêtée vraisemblablement sur dénonciation.
    Déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, Anne meurt du typhus en février ou mars 1945, peu après sa soeur Margot.

    Ari Folman et David Polonsky, scénariste et illustrateur de Valse avec Bachir, ont réalisé cette adaptation en roman graphique du Journal d’Anne Frank.

    --> Cette adaptation de qualité m'a donné envie de relire le journal d'Anne Frank... quelques années plus âgée. Le regard sur ses confidences a changé sans aucun doute. Cette adaptation lui rend honneur: entrée dans son journal par la bande dessinée, pourquoi pas? Il est à noter que le texte colle de près à l'original au risque de paraître long pour qui cherche dans la bande dessinée un texte épuré.


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  • L'art du sushi

    Franckie Alarcon

    Connaissez-vous vraiment les sushis ? Franckie Alarcon a voyagé au Japon pour rencontrer tous les acteurs oeuvrant à la fabrication de cette véritable oeuvre d'art culinaire. Du chef étoilé traditionnel au jeune cuisinier qui bouscule les codes, en passant par tous les artisans et producteurs impliqués, cet album raconte de A à Z le plus emblématique des produits japonais.

    --> Des dessins précis (à l'encre?) quelques pointes de couleurs bien choisies, un sujet très documenté (certains diront trop: il y a de la lecture!): cet album pourra séduire les connaisseurs de sushi et les curieux d'en savoir plus. J'y ai découvert beaucoup de choses, cela va de l'histoire du sushi à sa dégustation en passant par sa confection bien sûr, la variété des couteaux et un détour par la fabrication du saké. C'est détaillé et beau. Un livre à découvrir!


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  • Sept personnages

    Paris, 1673, funérailles de Molière. Agnès est invitée par Alceste, Argan et Scapin, à rejoindre un groupe financé par Harpagon afin de découvrir qui a empoisonné l’illustre auteur.

    Agnès est dépositaire du secret qui permet de ressusciter Don Juan, le seul à pouvoir dévoiler le nom du septième personnage, celui qui, selon la légende, fera toute la lumière sur la vérité.

    --> Le scénario mêle très habilement Sept personnages de Molière: l'hypocrite Alceste, la mal jugée Agnès, l'hypocondriaque Argan, le séducteur Dom Juan, l'avare Harpagon, ce bouffon de Scapin et Tartuffe l'imposteur , réunis pour découvrir qui a empoisonné leur créateur. Les dessins de Florent Calvez sont précis. Une réussite!

     


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  • Sept nains

    Sept nains sont bouffons et amuseurs à la cour d'un roi qui fête l'anniversaire de Blanche, sa fille chérie, née d'un premier mariage. Acrobaties, pitreries, jonglage, tout y passe. Hélas pour eux, la blague de trop va vexer la reine et décider de leur destin. Les voilà exilés du château, condamnés à la mine. C'est pour eux le début d'une longue descente aux enfers. Mais bon ou mauvais, ils n'ont pas dit leur dernier mot...

    Wilfrid Lupano et Roberto Ali

    Sept mineurs sapent un conte majeur

    --> ... "sept mineurs sapent un conte majeur"... conte détourné sous le crayon de Roberto Ali, ce 15ème tome de la série "Sept" est le premier que je lis. Plutôt une réussite tant au niveau du scénario que du dessin. Je vais fouiller pour en dénicher d'autres en bibliothèque, voir comment cette série s'articule.

     


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  • Sherlock, tome 1

    Une étude en rose

    Rapatrié d'Afghanistan à cause d'une blessure et de troubles psychologiques, le Dr. Watson retrouve un vieil ami de l'époque de la faculté de médecine qui lui présente son futur colocataire. D'un seul coup d'oeil, cette personne devine qu'il s'agit d'un médecin militaire de retour du Moyen-Orient, qu'un de ses proches est victime d'alcoolisme ou encore qu'il est suivi par un thérapeute. Le nom de ce colocataire ? Sherlock Holmes.

    --> Adaptation en manga de la série TV de la BBC.


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  • Le chien gardien d'étoiles

    L’histoire commence par la découverte des corps sans vie d’un homme et de son chien, dans une carcasse de voiture. Fait étrange, la mort de l’homme remonte à plus d’un an, celle du chien à trois mois à peine. Flashback... Un petit employé japonais au chômage offre un chiot à sa fille. Bientôt sa femme divorce. L’homme, qui n’a plus rien, part sur les routes, accompagné, dans ce qui sera son dernier voyage, par son seul et unique ami, le chien.
    2e partie : un jeune assistant social, chargé de disposer des corps découverts, décide de retracer la vie de ces deux êtres, jusqu’à leur déchéance finale. Il se remémore alors sa propre histoire avec le chien de son enfance…

    --> Une couverture attirante, cela n'en reste pas moins un manga. Une histoire touchante, une narration originale. Un manga "abordable" mais cela reste néanmoins un genre avec lequel j'ai du mal.


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  • American born chinese


    Lorsque les parents du jeune Jin emménagent dans une petite ville de Californie, celui-ci devient le seul élève d'origine chinoise de son école et se retrouve en butte aux moqueries et brimades de ses camarades. Jin multiplie les efforts pour se trouver des amis et tente dans un premier temps de faire oublier ses origines. Mais il réalise combien il est difficile de passer outre les stéréotypes qui lui collent à la peau. Il parviendra pourtant à trouver sa place et l'apaisement, en acceptant une part de sa culture d'origine, et surtout en s'acceptant lui-même.

    --> Le mythe d'un roi-singe, la vie du jeune Jin Wang, l'arrivée de Shing-Tok dans la vie de Danny... trois récits croisés pour une bd initiatique, un roman graphique qui dénonce une difficile intégration des asiatiques dans la société américaine pour un adolescent en quête d'identité.


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  • En pleine guerre napoléonienne, un navire français fait naufrage au large de Hartlepool. Parmi les débris, un seul survivant: un chimpanzé, mascotte de l'équipage portant l'uniforme tricolore. Mais, dans ce petit village d'Angleterre, où personne n'a jamais vu de Français, l'animal correspond assez bien à l'idée qu'on se fait de l'ennemi. Aussitôt, le singe est traîné en justice, et accusé d'espionnage...

    --> Aïe, aïe, aïe... je n'aime pas dire ça, mais je n'ai vraiment pas accroché au scénario: il peut y avoir une farce, une métaphore recherchée, un sens plus profond à cette histoire, un plaidoyer contre la peine de mort, la singerie des hommes, leur aveuglement? Je suis passée à côté. Lupano n'est pas un auteur pour moi. Je salue en revanche les dessins de Jérémie Moreau, que j'avais apprécié dans la Saga de Grimr.


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  • Les jours sucrés

    Loïc Clément et Anne Montel

    À 28 ans, Églantine apprend le décès de son père et part pour Klervi, le village breton de son enfance. Elle y retrouve sa vie d'avant, ses souvenirs et la pâtisserie paternelle (qui est désormais la sienne), mais aussi Gaël, son amoureux de l'époque, sa tante Marronde et tous les chats du village. Surtout, elle découvre le journal intime de son père. Il y a mis tous ses secrets de vie et de cuisine.
    Un véritable guide pour Églantine. Et si c'était l'occasion d'un nouveau départ ?

    --> Des dessins légers et précis, aquarellés pour raconter l'histoire d'Eglantine. Une jeune femme qui quitte son quotidien citadin pour régler ses affaires suite au décès de son père. Un père quitté il y a 20 ans sur qui on lui a raconté une version de 'histoire. Elle y aller et régler ces affaires dans la journée, mais le passé la rattrape malgré elle. Lecteur, on n'a aucun mal à s'attacher à Eglantine et les révélations à rebondissement auxquelles elle va faire front. Les jours sucrés...un titre alléchant!


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  • Ceux qui me restent

    Damien Marie et Laurent Bonneau

    Un voyage en Alzheimer.
    Florent a perdu sa femme beaucoup trop jeune.
    Il a tenté d’élever seul sa trop petite Lilie, maladroitement ou certainement pas assez. Et Florent et sa fille se sont perdus à leur tour. Elle l’a laissé encore plus seul pendant 20 ans. Aujourd’hui, à 70 ans, il n’a qu’un souhait, il veut la retrouver avant de mourir; sa Lilie qui vient maintenant le voir presque tous les jours, mais qu’il ne reconnaît plus.
    La maladie lui vole la mémoire pour le laisser toujours plus seul. Alors il cherche sans relâche, en vrac, dans les bribes de trop vieux souvenirs… Florent n’abandonnera plus; un voyage en Alzheimer.

    --> "Un voyage en Alzheimer" que dire de mieux. Cette bande dessinée est comme un coup de poing qui remue le corps et l'esprit, qui remue les tripes. C'est un traitement du sujet très différent de tout ce que j'ai lu/et vécu jusque là. Par des sauts dans temps, soutenus par des couleurs judicieusement choisies, on a le sentiment d'être perdu avec Florent, mais on comprend également où il s'égare en découvrant le(s) drame (s) de sa vie. On suit également sa Lilie qui après avoir demandé son émancipation, construit sa vie loin de lui, comprend avec sa maladie tout ce qui s'est joué avant elle. C'est poignant.

     


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  • Tempête au haras

     

    Jean-Philippe n'a qu'un rêve: devenir jockey. Né dans le haras tenu par ses parents, le même soir que Belle-Intrigante, il a grandi à ses côtés, et n'est jamais aussi heureux qu'à cheval. Lorsqu'elle met au monde une pouliche, Tempête, il en est certain : elle deviendra un crack! le crack qu'attendent ses parents depuis des années et qu'il montera. Mais un soir d'orage vient briser ses espoirs. Tempête, affolée, piétine le dos de Jean-Philippe, qui ne marchera plus. Il devra alors faire de l'impossible une réalité, pour renouer avec son rêve.

     


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  • The end

    ZEP

    Dans le cadre d'un stage, Théodore Atem intègre une équipe de chercheurs basée en Suède qui travaille sur la communication des arbres entre eux et avec nous. Ce groupe de travail dirigé par le professeur Frawley et son assistante Moon, tente de démontrer que les arbres détiennent les secrets de la Terre à travers leur ADN, leur codex. C'est en recoupant ces génomes avec la mort mystérieuse de promeneurs en forêt espagnole, le comportement inhabituel des animaux sauvages et la présence de champignons toxiques que le professeur comprendra, hélas trop tard, que ces événements sonnent l'alerte d'un drame planétaire duquel seul Théodore et quelques survivants seront épargnés.
    Serait-ce une nouvelle chance pour l'espèce humaine ?

    --> Des cases monochromes qui suivent les changements de lieux (comme dans Une histoire d'hommes) donnent un aperçu plutôt froid de cette bande dessinée qui finalement fonctionne bien. Une fiction bien inspirée sur la communication chimique des arbres et leur possible faculté de fabriquer une arme chimique pour détruire... l'homme!


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  • Avec Roger, l’Homme étoilé met une claque à la maladie sur les sons endiablés des tubes de Queen. Avec Mathilde, il apprend à parler le suédois, Edmond lui lance un véritable défi gastronomique et Nanie finit par l’adopter, en parfaite nouvelle grand-mère.

    Dans ce roman graphique plein d’humanité, émouvant et drôle, l’Homme étoilé, l’infirmier aux plus de 1OO OOO abonnés sur Instagram, raconte la vie aux soins palliatifs avec douceur, pudeur, amour et humour.

    --> Je suis désolée de ne pas être aussi enthousiaste que les précédentes critiques. Peut-être en attendais-je trop. Le sujet des soins palliatifs et de ce que vivent les soignants ne pouvait que me toucher. Mais ça s'est arrêté là. Je n'ai pas aimé les dessins.


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  • Les esclaves oubliés de Tromelin

    L'île des Sables, un îlot perdu au milieu de l'océan Indien dont la terre la plus proche est à 500 kilomètres de là... À la fin du XVIIIe siècle, un navire y fait naufrage avec à son bord une "cargaison" d'esclaves malgaches. Les survivants construisent alors une embarcation de fortune. Seul l'équipage blanc peut y trouver place, abandonnant derrière lui une soixantaine d'esclaves.Les rescapés vont survivre sur ce bout de caillou traversé par les tempêtes. Ce n'est que le 29 novembre 1776, quinze ans après le naufrage, que le chevalier de Tromelin récupérera les huit esclaves survivants : sept femmes et un enfant de huit mois.Une fois connu en métropole, ce "fait divers" sera dénoncé par Condorcet et les abolitionnistes, à l'orée de la Révolution française.Max Guérout, ancien officier de marine, créateur du Groupe de recherche en archéologie navale (GRAN), a monté plusieurs expéditions sous le patronage de l'UNESCO pour retrouver les traces du séjour des naufragés. Ses découvertes démontrent une fois de plus la capacité humaine à s'adapter et à survivre, en dépit de tout.L'archéologue a invité le dessinateur à les rejoindre lors d'une expédition d'un mois sur Tromelin. De là est né ce livre : une bande dessinée qui entremêle le récit "à hauteur humaine" (on "voit" l'histoire du point de vue d'une jeune esclave, l'une des survivantes sauvées par le chevalier de Tromelin) avec le journal de bord d'une mission archéologique sur un îlot perdu de l'océan Indien. Après le succès international de Marzi, Sylvain Savoia offre à nouveau aux lecteurs une magnifique leçon d'humanité.

    --> Dans le domaine de la BD reportage, c'est une histoire poignante racontée ici. On alterne entre des planches qui racontent le naufrage de L'Utile avec sa cargaison d'esclaves sur une île isolée de l'océan Indien au XVIIIè siècle et une mission archéologique (dont fait partie l'auteur) envoyée sur cette îlot en 2008. On prend connaissance du destin de l'équipage et de la "cargaison", l'expérience de Sylvain Savoia nous transporte avec lui 250 ans en arrière. Une histoire saisissante qui donne envie de lire sur le même sujet le livre d'Irène Frain: Les naufragés de l'île de Tromelin.

     


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  • Tempête au haras

    Chris Donner (scénariste, roman école des loisirs) Jérémie Moreau (illustrateur, adaptation)

    Jean-Philippe n'a qu'un rêve: devenir jockey. Né dans le haras tenu par ses parents, le même soir que Belle-Intrigante, il a grandi à ses côtés, et n'est jamais aussi heureux qu'à cheval. Lorsqu'elle met au monde une pouliche, Tempête, il en est certain : elle deviendra un crack! Le crack qu'attendent ses parents depuis des années et qu'il montera. Mais un soir d'orage vient briser ses espoirs. Tempête, affolée, piétine le dos de Jean-Philippe, qui ne marchera plus. Il devra alors faire de l'impossible une réalité, pour renouer avec son rêve.

    --> Adapté d'un roman publié à l'école des Loisirs, Tempête au haras nous emmène dans l'univers u cheval de course avec une histoire attachante. Une pioche au hasard des BD dans ma bibliothèque, et encore une fois je fais une découverte sympathique et je me rends compte qu'il s'agit du même illustrateur que La saga de Grimr, découverte il y a 3 mois (fauve d'or Angoulème 2018). Je vais courir chercher Le singe de Hartlepool (Scénarisé par Lupano, prix des libraires 2013)!


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  • Formica

    Fabcaro

    Formica, une tragédie en trois actes, le nouveau livre de Fabcaro (l'auteur de Zaï Zaï Zaï Zaï) est construit comme une pièce de théâtre, avec une unité de lieu et de temps, et découpé en trois actes. Formica rassemble, au delà de la famille protagoniste du récit, tout ce qu'on a jamais osé faire et dire lors de nos repas de famille.

    --> En partie absurde, assurément cinglant, "Formica, une tragédie en trois actes" est un dîner en famille revisité par Fabcaro. Pas de retenu, les pensées sont traduites au 1er degré et ça peut être hilarant. Les dialogues témoignent des pensées des invités, éventuellement des confidences, or, là, tout est dit à voix haute et guide la suite de la soirée. C'est inattendu et assez drôle au final.


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  • Les couloirs aériens

    Etienne Davodeau

    À 20 ans, Yvan considérait les quinquagénaires comme des gars en fin de course. Et ça y est, Yvan vient d’avoir 50 ans. Il a perdu son boulot, sa mère, son père. Et si ce n’est pas la fin de la course, c’est quand même un virage un peu glissant…

    --> A la hauteur d'un Davodeau, je pense que ce nouvel opus répond aux attentes de ses lecteurs. Son trait, son récit propre à toucher chacun, un peu trop d'introspection à mon goût et surtout un peu trop dépressif. Etienne Davodeau avance en âge, nous aussi: c'est un grand plaisir de le retrouver. 50 ans, un âge pivot de la vie, à mi-route.


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