• Giorgi Albertini et Gregory Panaccione

    Rien ne nous a vraiment préparés à cette folle épopée mêlant science-fiction, polar, conte initiatique et roman sentimental décalé. Mais une chose est certaine, vous allez vivre une expérience de lecture jubilatoire... Bloch vient de recevoir l'appel de sa vie : il va enfin intégrer la mythique Chronosquad pour une mission en Égypte antique ! Une banale fugue d'adolescents d'un centre de vacances que l'expérience de ses coéquipiers, Penn et Beylogu, devrait permettre de résoudre rapidement. Mais ce qui se présentait comme une balade temporelle de santé se transforme bientôt pour Bloch en voyage initiatique...

    --> Un récit étonnant, original qui mêle les voyages dans le temps à l'enquête policière. Le personnage de Bloch est attachant, plutôt drôle.


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  • En attendant Bojangles

    Ingrid Chabbert et Carole Maurel

    Un couple et leur fils nagent dans le bonheur, en compagnie de Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique adopté par la mère. Cependant, imprévisible et extravagante, cette dernière entraînera malgré elle sa famille dans un dangereux tourbillon, que tenteront d'éviter père et fils.

    --> Trois ans plus tard, je ressors aussi émue, amusée et attristée par la lecture de cette adaptation du roman éponyme. Ne passez pas à côté de la préface et replongez vous avec délice et désespoir dans cette histoire d'Olivier Bourdeaut. Je ne pense pas que l'adaptation puisse se passer du roman, mais l'adaptation ne le dénature pas. La fin m'est apparue plus "violente", plus "vraie". L'ensemble aussi "réjouissant"!


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  •  Secret pour secret

    de Charlotte Bousquet et Jaypee

    Voilà Lucas. Lucas et ses yeux de chien battu. Lucas et ses mains moites, ses baisers trop mouillés. Lucas, qui n’a toujours pas compris qu’entre nous c’est terminé. Dégage, Lucas. Disparais ! Fous-moi la paix ! D’habitude, en soirée, je danse, je m’éclate. Ça me permet d’oublier les semaines en solitaire, le silence étouffant de cet appartement trop grand. Là, c’est le contraire. Je me sens étrangère. Pas intégrée. Désintégrée.

    « Je suis enceinte. » C’est réel, puisque je l’ai dit. Je n’ai plus le choix, je ne peux plus faire comme si j’en m’en foutais.

    --> Sur le thème de la grossesse non désirée et l'ivg.


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  • Invisible

    de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

    Sensible et mélancolique, un drame pour aborder le thème du suicide avec les adolescents

    En classe comme dans sa famille, Marie est invisible. Sa passion ? La couture et les bijoux faits main. Lorsqu'elle observe les autres filles, elle se trouve laide, grosse, inutile. Le seul qui la voit, c'est Soan. Mais ce regard est capable de faire éclore chez Marie une nouvelle confiance en elle. Une confiance bien fragile.

    --> J'aime cette collection chez Gulf Stream, mais attention, coeurs bien serrés, c'est de suicide qu'il s'agit et pas seulement d'un mal être adolescent. Personnellement, je ne m'attendais pas à la chute. 


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  • L'essai

    de Nicolas Debon

    Avec L'Essai, Debon signe un histoire complète qui, entre fiction et réalité, met en scène l'histoire vraie d'une communauté anarchiste.

    Dans son nouveau one shot, Nicolas Debon s'inspire de l'histoire vraie d'une communauté anarchiste installée dans les Ardennes en 1903. Fonctionnant sur le principe de liberté et sur les préceptes libertaires, la communauté de L'Essai illustre à merveille l'espoir d'un modèle de société différent et exempt de toute autorité, dans une France plongée dans la misère. Un récit historique poignant sur un épisode méconnu de notre histoire et mis en images par un auteur au talent hors du commun.

    Une aventure documentaire, un récit inspiré d'une histoire vraie, mais aussi une bande dessinée servie par un graphisme original avec des couleurs directes parfaitement appropriées aux décors majestueux.

    - 1903, Les Ardennes, une communauté anarchiste. Je suis curieuse d'expériences qui ont été et n'ont pas perduré, pour me poser des questions, tenter de comprendre, expliquer des convictions. Cette bande dessinée est parfaite pour découvrir l'expérience de cette communauté et choisir d'en savoir plus. Quant au dessin, je ne suis pas une grande amatrice, mais c'est ce que j'aime.


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  • Embarqué

    Christian Cailleaux

    «Durant des mois, j'ai accompagné des marins sur leurs navires. Je me suis interrogé sur les raisons justifiant une telle mobilisation d'hommes et de moyens. Il est évident que les intérêts des autorités françaises, civiles et militaires, sont économiques et stratégiques, à l'heure où l'espace maritime apparaît de plus en plus comme le prochain territoire à conquérir. Mais qui sont les jeunes gens, filles ou garçons, qui s'embarquent sur ces bateaux ? Qui en sont les ouvriers ? Qui sont les marins du XXIe siècle qui se dirigent vers les falaises sombres des antipodes battues par les vents ? Que reste-il de "La Royale" et, dans son sillage, de la découverte du monde et d'escales exotiques censées donner un sens à la vie ? Bienvenue à bord !» Christian Cailleaux.

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  • Chateaux Bordeaux

    Eric Corbeyran

    À la suite du décès de leur père, les trois enfants Baudricourt héritent de l’exploitation vinicole familiale, un vaste domaine situé au cœur du Médoc. Les deux frères comptent se séparer rapidement de la propriété et des dettes dont elle est criblée. Mais leur décision est aussitôt remise en cause par la détermination de leur sœur, Alexandra, qui voit dans cet héritage l'opportunité de rebâtir sa vie sur les terres de son enfance. Décidée à reprendre en main le vignoble paternel, Alexandra se retrouve rapidement au pied du mur. D'un côté, elle affronte l'hostilité de son entourage, de l'autre, elle sait que pour réussir elle va devoir tout apprendre, car la fabrication d'un grand cru ne s'improvise pas. Avec humilité et courage, Alexandra se consacre dès lors entièrement à son nouvel univers qui deviendra - au fil du temps - sa passion...

    Le vin est au cœur de l'intrigue de cette grande fresque familiale qui séduira les amateurs de grands crus comme les néophytes. Une saga digne des Maîtres de l’Orge commence ici, au cœur du Médoc, orchestrée par Corbeyran et Espé.

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  • Le patient

    Timothée Le Boucher

    La police arrête une jeune fille errant dans la rue, couverte de sang, un couteau à la main. En se rendant chez elle, les agents découvrent avec effroi une scène de massacre : toute sa famille a été assassinée... 6 ans plus tard, Pierre Grimaud, l’unique survivant du « massacre de la rue des Corneilles », se réveille d’un profond coma. L’adolescent de 15 ans qu’il était au moment des faits est aujourd’hui un jeune homme de 21 ans. Désorienté, encore paralysé et souffrant d’amnésie partielle, il est pris en charge par le docteur Anna Kieffer, psychologue spécialisée sur les questions de criminologie et de victimologie. Pendant leurs séances, Anna tente de l’amener à se souvenir des circonstances du drame, malgré ses pertes de mémoire. Pierre lui évoque la présence mystérieuse d’un « homme en noir » qui hante ses rêves, probable réponse inconsciente à son traumatisme. Après plusieurs rendez-vous, Anna découvre en Pierre un être sensible et très intelligent. Touchée par son histoire, elle se met même à le prendre en affection. Petit à petit, une véritable complicité s’installe entre eux. Anna n’imagine pas à quel point ce patient va changer sa vie…

    Après le remarqué Ces jours qui disparaissent, Timothé Le Boucher revient avec un ouvrage témoignant une nouvelle fois de sa science narrative exemplaire. S’inscrivant dans une veine plus réaliste, Le Patient est un thriller psychologique prenant et surprenant, laissant entrevoir quelques-uns des thèmes de prédilection de l’auteur : le rapport à l’autre, la notion du « temps », de l’identité et de la mémoire.

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  • Didier Quella-Guyot

    Un fils revient au pays après 25 ans sans avoir donné la moindre nouvelle à ses parents qu’il a quittés brutalement pour entrer dans l’armée. "Viré" d’Indochine par le Vietminh, il a fini par s’installer près de "chez lui", sans pour autant renouer vraiment avec son père, veuf, qui vit encore dans ses collines des Cévennes. C’est à la faveur des terribles inondations de 1958 qu’ils vont se reparler, remonter le temps, refaire l’histoire, leur histoire.

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  • Ces jours qui disparaissent

    Timothé Le Boucher

    Que feriez-vous si d’un coup vous vous aperceviez que vous ne vivez plus qu’un jour sur deux ? C’est ce qui arrive à Lubin Maréchal, un jeune homme d’une vingtaine d’années qui, sans qu’il n’en ait le moindre souvenir, se réveille chaque matin alors qu’un jour entier vient de s’écouler. Il découvre alors que pendant ces absences, une autre personnalité prend possession de son corps. Un autre lui-même avec un caractère bien différent du sien, menant une vie qui n’a rien à voir. Pour organiser cette cohabitation corporelle et temporelle, Lubin se met en tête de communiquer avec son « autre », par caméra interposée. Mais petit à petit, l’alter ego prend le dessus et possède le corps de Lubin de plus en plus longtemps, ce dernier s’évaporant progressivement dans le temps... Qui sait combien de jours il lui reste à vivre avant de disparaître totalement ?

    --> Tel le temps qui s'accélère, je suis rentrée dans cette bande dessinée et je ne l'ai plus lâchée. Comme son héros Lubin, je me demandais combien de temps serait écoulé avant de tourner la page. Au delà de la fiction, ce livre nous interroge sur l'identité, l'ambivalence des personnalités, le passé et les expériences qui font ce que chacun devient. C'est aussi la folie qui est interrogée. C'est très astucieux. J'ai par ailleurs aimé le dessin auquel les fans de BD peuvent trouver quelque chose de trop simpliste. J'ai aimé aussi le ton en apparence naïf qui laisse la place aux bons sentiments: une amitié indéfectible, un amour fidèle, et même quand l'esprit de vengeance pointe, Lubin reste quelqu'un de très fréquentable! Bravo!


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  • Rose

      Rose 

    Rose

    Denis Lapière

    Emilie Alibert

    Valérie Vernay

    Un jour, le père de Rose Klein est abattu dans de mystérieuses circonstances et son corps, retrouvé sur la plage, comme pour une lugubre mise en scène. Livrée à elle-même, la jeune femme s'improvise détective et se lance en quête de réponses, sans se douter qu'elle va se heurter à des énigmes qui dépassent le simple domaine du naturel... Et si la vérité était liée à ce don étrange qu'elle a de se dédoubler et qu'elle ne s'explique pas, à cette "maladie" qui l'accompagne depuis sa naissance ?

    --> Coup de coeur pour le premier tome de cette série jeunesse. Pour les dessins et les couleurs, pour les textes juste suffisants. Pour un scénario astucieusement mis en images. Les auteurs mettent en scène le dédoublement de la personnalité, dont on ne sait pas s'il relève de quelque croyance occulte ou de psychiatrie, sous couvert d'enquête policière. Rose est une héroïne attachante et intrigante. Un démarrage fort prometteur...

    Son père abattu dans de mystérieuses circonstances. Des fantômes qui hantent l'immeuble paternel. Et une faculté à se dédoubler qu'elle croit être une maladie. Rose, détective malgré elle, va devoir enquêter sur des morts suspectes reliées à un tableau célèbre mais aussi une terrible malédiction vieille de 500 ans.
    Et si la clé de ces énigmes se trouvait dans le secret de sa naissance ?

    --> Fidèle au premier tome pour la mise en scène, l'histoire s'essouffle un peu. Pas réellement de nouveauté dans le scénario. Les dessins restent beaux, mais sans surprise.

    L'enquête de Rose Klein sur l'assassinat de son père arrive à sa fin. Les morceaux du puzzle se rassemblent pour désigner le coupable et le mobile... Pourtant, il reste de nombreuses interrogations au sujet des trois fantômes – Bob, Achille et Wanda –, des tableaux exposés au musée et des raisons de ce don étrange que Rose avait finalement apprivoisé. Est-elle vraiment qui elle croit être ?

    Troisième et dernier tome d'une trilogie sombre et élégante, ce récit conclut en beauté un triptyque fantastique écrit par Émilie Alibert et Denis Lapière, et dessiné par Valérie Vernay.

    --> Déception pour ce troisième tome qui clôt une série au début fort prometteur. Deux tomes voire un long aurait suffit. Les dialogues peu denses qui faisaient l'atout du premier tome rendent l'ensemble lent. C'est dommage.


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  • Un monde si tranquille   Un monde si tranquille   Un monde si tranquille

    Etienne Davodeau

    Albert Colin, individu effacé que sa femme méprise, milite sans vraiment savoir pourquoi pour un parti d'extrême droite dont il admire les dirigeants. Ayant assisté au meurtre d'un des leaders de ce parti, il suit les tueurs et parvient à les maîtriser : une occasion pour Albert d'avoir peut-être son heure de gloire Mais parfois il vaudrait mieux ne pas s'aventurer dans les coulisses du pouvoir.

    --> Une série un peu inégale à mon goût, dans ce premier tome (mon préféré) la chute n'est pas forcément attendue. Le suspens est particulièrement bien porté par le format bande dessinée: un scénario réussi. Davodeau nous interroge sur le modèle politique et économique d'un parc de loisirs bien connu. On retrouve son engagement!

    TOME 2

    Surnommée « Grande Gueule » par ses collègues techniciennes de surface aux Transports Doublet, Nina risque de perdre sa place. Chauffeur dans la même entreprise, Castor est poussé vers la porte par ses collègues. Mais ni Castor ni Nina ne peuvent envisager de se retrouver à la rue... C'est Samuel Faure, directeur des ressources humaines, qui va s'occuper de leurs cas à ses risques et périls.

    --> Deuxième tome de la série Un monde si tranquille. Regard porté sur Nina qui est enfermée dans un mensonge aux yeux de sa fille et son père (et d'elle même?). On ne sait pas pourquoi elle en est arrivée là. La colère et la rage l'habitent; subissant les railleries de ses collègues, les menaces de son employeur. Portrait original de la précarité par Davodeau.

    TOME 3

    À la sortie de lentraînement, Titou, la star du FCE, est une fois encore sollicité par une vieille femme qui lui réitère sa supplique : venir au repas danniversaire de son mari atteint dune grave maladie et fan inconditionnel du joueur. Surmontant ses réticences, il accepte et passe une agréable soirée jusquà larrivée dun invité surprise qui va faire basculer son destin de façon tragique

    --> On retrouve dans ce troisième tome une chute assez inattendue, bien qu'annoncé dès la première page. Pied de nez au football professionnel en restant dans la fiction, Davodeau se fait une nouvelle fois le porte parole des "petites gens", d'un monde si tranquille. Ces trois tomes rassemblent des histoires bien différentes et qui mettent la rage de l'humain au coeur des scénarios.


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  • Et si l'amour c'était aimer?

    de Fabcaro

    Henri et Sandrine forment un couple heureux et épanoui à qui tout réussit, jusqu'à ce qu'un jour apparaisse Michel, un brun ténébreux, qui va faire chavirer le coeur de Sandrine. Ensemble ils vont vivre une idylle aussi brûlante qu'interdite. Mais la vie est-elle toujours du côté de l'amour ? La passion n'est-elle pas qu'une feuille morte emportée par une brise d'automne ? L'Arc-en-ciel des sentiments ne finit-il pas toujours par disparaître derrière le nuage de la réalité ?

    --> Une parodie de roman photo à la Fabcaro, c'est très drôle, inattendu. Cela relève parfois du Vaudeville, c'est décalé, absurde.


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  • L'obsolessence programmée de nos sentiments

    De Zidrou / Aimée de Jongh

    " Le corps se résigne plus vite que l'âme.
    Le temps le ride, l'injurie, l'humilie...
    Il fait avec, le corps, beau joueur.

    L'esprit, lui, est mauvais perdant.
    Il ne conçoit que par à-coup,
    par révélations douloureuses,
    par effrois successifs. "

    --> Un album que j'ai apprécié à biens des égards, son regards partiellement pudique sur le corps vieillissant, la sexualité. Mais la grossesse à plus de 60 ans ... pourquoi?


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  • Appelez-moi Nathan

    De Cécile Castro

    Nathan est né Lila, dans un corps de fille. Un corps qui ne lui a jamais convenu, il décide alors de corriger cette erreur génétique avec le soutien indéfectible de sa famille, ses amis, ses profs et, à seize ans, des injections de testostérone de 0,8 mg par mois. Quitte à devenir quelqu'un, autant que ce soit vous-même.


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  • Nos yeux fermés

    De Akira Sasô

    Ouvrez les yeux sur les petits bonheurs de la vie !

    La vie n’est pas tendre avec Chihaya... Et elle le lui rend bien. Le bonheur ? Elle ne connaît pas. Son père alcoolique, sa mère partie, elle enchaîne les petits boulots pour pouvoir joindre les deux bouts. Un jour, son pied heurte accidentellement la canne d’Ichitarô, un non-voyant. À partir de cet instant, ce jeune homme à la joie de vivre communicative va tout faire pour entrer dans la vie de Chihaya et lui faire voir le monde autrement.

    Dans ce conte moderne touchant, Akira Sasô nous invite à voir le monde autrement qu’avec nos yeux, un vrai hymne à la tolérance, à l’acceptation des autres et de leurs différences, mais aussi un hymne à la vie, dans ce qu’elle a de plus simple et de plus beau.
    Les personnages s’animent sous le crayon de l’auteur, qui dépeint avec simplicité la vie quotidienne d’un trait doux qui invite à la réflexion et au calme.


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  • Zaï Zaï Zaï

    Fabcaldero

    Pour n'avoir pu présenté sa carte de fidélité au supermarché, un auteur de bandes dessinées est confronté à un vigile avec lequel il a une altercation. Il parvient à s'enfuir et sa traque par la police provoque une réaction en chaîne: les médias s'emballent, la sociétée se divise.

    --> Un jeune homme ne peut pas présenter sa carte de fidélité à la caisse d'un supermarché: il a changé de pantalon. Averti, l'agent de sécurité le menace d'une roulade arrière. Le jeune homme fuit, un poireau à la main. C'est un road movie qui part de là que nous Fabcaro raconte. Une fuite absurde, de l'humour décalé, un regard incisif sur notre société. C'est drôle! Mon bémol: c'est un auteur de BD qui raconte la vie d'un auteur de BD...


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  • La virginité passé 30 ans

    Atsuhiko Nakamura et Toshifumi Sakurai

    L'auteur du très remarqué Ladyboy vs Yakuzas revient en français. Adaptant en manga l'oeuvre d'un sociologue de renom, Sakuraichi nous livre une oeuvre déroutante, presque aux antipodes du titre qui l'a fait connaître. Dans ce recueil unique en son genre, l'artiste dresse le portrait de 8 japonais... vierges ! Toute ressemblance avec des personnes réelles ne serait pas fortuite.
    Au Japon, un quart des hommes entre trente et cinquante ans n'aurait jamais eu d'expérience sexuelle, ce qui représente donc plus de 4 millions d'individus... vierges ! Ce sont les vies de huit d'entre eux qui sont mises en scène dans ce manga sociologique. Des vies bien réelles, entre souffrances et désirs, espoir et fierté, honte et humiliations publiques... Avec un regard bizarrement tendre et sans jugement, mais aussi très acerbe sur la société, Sakuraichi nous dévoile leur intimité, dénonçant du même coup toute l'hypocrisie du système. Un système qui use les individus, les tue à petit feu. Malgré des situations humainement inacceptables, les auteurs se refusent à tout compromis, et nous offrent une vision sans fard d'un Japon bien réel. Victimes et bourreaux à la fois, les " puceaux tardifs " décrits dans ce recueil ne sont-ils pas, après tout, que le résultat des dérives d'une société trop déshumanisée ?

    --> Pas de concession, 8 portraits de japonais... Ce livre a provoqué chez moi un malaise, je ne connais pas la société japonaise, je ne me rends pas compte à quel point il peut être caricatural ou réaliste puisqu'il est présenté comme tel... C'est cru, direct, explicatif aussi.


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    Kobane Calling

    de Zero calcare

    Envoyé par l'Internationale (le «Courrier International» italien), Zerocalcare part aux confins de la Turquie, de l'Irak et du Kurdistan Syrien pour rejoindre la ville de Kobane, à la rencontre de l'armée des femmes kurdes, en lutte contre l'avancée de l'État Islamique.  À partir de ce voyage, Zerocalcare livre un reportage d'une sincérité poignante, un témoignage indispensable et bouleversant qui s'efforce de retranscrire la complexité et les contradictions d'une guerre si souvent simplifiée par les medias internationaux et le discours politique. Le tout avec l'inimitable ton, extrêmement drôle et touchant, le langage et l'univers d'un auteur qui sait interpréter comme personne, le quotidien, les craintes et les aspirations de sa génération. Blogueur, auteur de bandes dessinées dans une veine autobiographique, Zerocalcare suscite un phénomène éditorial au succès inédit dans l'histoire de la bande dessinée italienne.

    --> Pour mieux comprendre la situation des kurdes de Syrie, la présence du PKK.

     


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  • Lune de guerre

    ill. Hermann aut. Van Hamme

    Leur mariage devait être le plus beau jour de leur vie, mais la noce va rapidement se transformer en bataille rangée. Des crevettes pas fraîches que le restaurateur refuse de remplacer gratuitement, et tout dégénère : Jean Maillard, le tout-puissant "pater familias", quitte le restaurant sans payer, avec l'ensemble des convives... ou presque...

    À peine sortis, Franz Berger, le propriétaire du restaurant, s'y barricade avec la mariée et l'épouse de Maillard, qui étaient malheureusement aux toilettes. Dès lors, la guerre est déclarée le siège du restaurant commence et les coups de fusils deviennent les seules discussions possibles.

    La nuit va être longue, et seule la bêtise humaine en ressortira grandie. Hermann, le célèbre dessinateur de Jeremiah, Bernard Prince et Les Tours de Bois-Maury, et J.Van Hamme, le scénariste des séries à succès que sont XIII, Thorgal, Largo Winch, nous offrent un fait divers très réaliste servi par un graphisme et des couleurs qui rendent l'atmosphère presque palpable.

    --> Un huis clos, qui correspondrait bien à un scénario de film. Un roman aussi. Quelle bonne idée ce format BD pour cette histoire, un "one shot" souhaité par Van Hamme comme c'est expliqué dans la préface. J'ai aimé la présentation des personnages au début de l'album. Le scénario invraisemblable nous amène à une véritable scène de guerre à la fin. Les dessins sont parfaitement à la hauteur du scénario. Sans véritable surprise pour le dessin (Van Hamme). C'est une belle réussite cet album!

     


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  • Là où vont nos pères

    Shaun Tan

    Pourquoi tant d'hommes et de femmes sont-ils conduits à tout laisser derrière eux pour partir, seuls, vers un pays mystérieux, un endroit sans famille ni amis, où tout est inconnu et l'avenir incertain ?

    Cette bande dessinée silencieuse est l'histoire de tous les immigrés, tous les réfugies, tous les exilés, et un hommage à ceux qui ont fait le voyage...

    --> Quel talent de savoir dessiner des récits de vie, des idées. Dans cette BD muette place au dessin seul et seulement lui. Il faudra observer, les zooms, les détails, comprendre l'histoire des migrants, comprendre l'exil. Une vision propre à l'auteur qui nous emporte dans quelque chose qui est à la fois imaginaire et si concret. L'exil vers des terres et des habitudes inconnues. Une bel album.

     


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  • Les beaux étés    Les beaux étésLes beaux étés

     

    Zidrou

    Jordi Lafebre

    Août 1973. Zidrou et Lafebre nous font une place dans la 4L rouge Esterel de la famille Faldérault: entre les parents et les 4 enfants, nous voici en route vers le Midi pour de "beaux étés" ! Chaque année, les mêmes rituels: Pierre, le père, rend ses planches de B.D. en retard, les chansons de vacances, l'étape pique-nique... Un mois pour oublier le quotidien, le couple qui bat de l'aile, Tante Lili malade. Des souvenirs à engranger qui font que la vie est plus belle, des moments précieux pour se rappeler l'essentiel. Cap au sud !

     

    → Des 3 premiers tomes lus, le dernier est mon préféré, mais il peine à remonter mon appréciation globale. J'aime l'idée de faire connaissance avec cette famille à différentes dates (1973 pour le premier tome, 1969 et 1962 pour les suivants. 1980 récemment paru). On s'attache clairement à la famille belge et sa R4 rouge Esterel, ses vacances en France, ses frites au retour. La famille qui s'agrandit, les rapports avec la grand-mère, et le grand-père, la difficulté du couple. Mais cette famille nombreuse et dynamique ne m'a pas transporté, j'ai lu en diagonale. C'était bien, mais j'en attendais trop. Déception.

     


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  • Mia & co (1)

    de Vanyda et Hitori De

    Mia, Gauthier, Louka et Zouzou forment une bande de copains inséparables. Élèves en classe de 4e, ils préfèrent se réunir à la « maison des copains » pour jouer à des jeux vidéo ou faire de la musique plutôt que se concentrer sur leurs devoirs. Mia ne sent pas vraiment d'affinités avec les groupes de filles de sa classe. Très soudée, la petite bande va grandir ensemble, au rythme des années scolaires, et découvrir que les relations filles-garçons, en grandissant, ça n'est plus vraiment simple...

    --> J'ai aimé cette manière de montrer une vie d'ado, qui échappe en partie à la compréhension de la mère que je suis. Mais est-ce cela qui fait un scénario un peu fourre tout, où les relations entre personnage s'arrête et reprennent sans crier gare. Dans ce cas c'est une réussite à côté de laquelle je suis passée. Car je n'ai pas bien compris.


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  • Le grand méchant renard

    Benjamin Renner

    Face à un lapin idiot, un cochon jardinier, un chien paresseux et une poule caractérielle, un renard chétif tente de trouver sa place en tant que grand prédateur. Devant l'absence d'efficacité de ses méthodes, il développe une nouvelle stratégie. Sa solution : voler des oeufs, élever les poussins, les effrayer et les croquer. Mais le plan tourne au vinaigre lorsque le renard se découvre un instinct maternel...

    --> Comme c'est drôle, et tout la famille l'a lu!


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  • Mon ami Dahmer

    Derf Backderf

    Derf Backderf a passé son enfance à Richfield, petite ville de l’Ohio située non loin de Cleveland. En 1972, il entre au collège, où il fait la connaissance de Jeffrey Dahmer, un enfant solitaire au comportement un peu étrange. Les deux ados se lient d’amitié et font leur scolarité ensemble jusqu’à la fin du lycée. Jeffrey Dahmer deviendra par la suite l’un des pires serial killers de l’histoire des États-Unis. Son premier crime a lieu à l’été 1978, tout juste deux mois après la fin de leur année de terminale. Il sera suivi d’une série de seize meurtres commis entre 1987 et 1991. Arrêté en 1991, puis condamné à 957 ans de prison, Dahmer finira assassiné dans sa cellule en 1994.
    Mon Ami Dahmer est donc l’histoire de la jeunesse de ce tueur, à travers les yeux de l’un de ses camarades de classe. Précis et très documenté, le récit de Derf Backderf (journaliste de formation) décrit la personnalité décalée de Dahmer qui amuse les autres ados de cette banlieue déshumanisée typique de l’Amérique des années 1970. Dahmer enfant vit dans un monde à part, ses parent le délaissent, il est submergé par des pulsions morbides, fasciné par les animaux morts et mortifié par son attirance pour les hommes. Personnage fascinant, voire attachant car presque victime de son environnement, Dahmer vit une implacable descente aux enfers vers une folie irréversible.

    --> Oui pour le thème, saisissant... bien évidemment. Non pour les dessins. Si le graphisme ne m'a pas déplu, il est répétitif et de mon point de vue il sabre la narration.


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  • L'étranger

    Jacques Ferrandez

    Le jour où sa mère est morte, Meursault a remarqué qu’il faisait très chaud dans l’autobus qui le menait d’Alger à l’asile de vieillards, et il s’est assoupi. Plus tard, dans la chambre mortuaire, il a apprécié le café que lui offrait le concierge, a eu envie de fumer, a été gêné par la violente lumière des lampes électriques. Et c’est avec une conscience aiguë du soleil qui l’aveugle et le brûle que l’employé de bureau calme et réservé va commettre un acte irréparable.
    Camus présente un homme insaisissable amené à commettre un crime et qui assiste, indifférent, à son procès et à sa condamnation à mort.

    --> Cette adaptation respecte le texte initial. Quel défi de mettre en image un homme aussi ... particulier que Meursault (tourmenté? ou tourmenteur? !!) Cela semble un pari réussi. Bravo.

    L'étranger


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  • Charlotte Bousquet

    Jaypee

    Ca fait trois semaines, maintenant, que je chante dans le groupe. Je n'ai plus peur d'être regardée, moins qu'avant en tout cas et quand je me rends aux toilettes, j'arrive même à ne pas m'enfuir comme une voleuse lorsque d'autres filles y entrent.

    Je me dis que la vie est belle, que je ne devrais plus avoir peur des autres, que ce n'est qu'une question de mois, d'années - deux ans maximum avant d'être opérée, même si ce n'est pas obligé. Avant que mon vieux costume de garçon soit définitivement oublié, brûlé, anéanti.

    --> Une bande dessinée qui aborde la transexualité chez mon éditeur préféré, dans la lignée de "Mots rumeurs Mots cutters". Ce ne sont pas les mêmes auteurs, et le sujet est traité avec autant de finesse. Ils savent aborder des sujets délicats sans larmoyer, juste sensibiliser. Bravo !


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  • Vive la marée

    David Prudhomme et Pascal Rabaté

    Madame enfile son maillot à l’abri de sa serviette avant de se faire bronzer "seins nus ou pas seins nus ? Allez, seins nus." Monsieur prépare son matériel de pêche tel un guerrier conquérant. Les enfants sont déjà dans l’eau, le chien à leur trousse, au matin on pense au repas du soir sans oublier de prévoir une case apéro. La plage est un formidable terrain de jeux où "les adultes rêvent et restent les enfants qu’ils ont toujours été", un observatoire de la trivialité humaine dans son plus simple appareil – ou presque. Prudhomme et Rabaté sont allés eux aussi à la mer. Avec un grand souci du détail, ils orchestrent un ballet d’estivants en déroulant autant de figures typiques. Un portrait chorale drôle, tendre, qui gratte à peine. Comme du sable dans les sandales.

    --> C'est bourré d'humour, sarcastique c'est selon. Les gros ont envahi la BD. J'ai aimé!

    Vive la marée

    Vive la marée

     


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  • Tsunami

    Récit Stéphane Piatzszek

    Illustrations Jean-Denis Pendanx

    Neuf ans après le tsunami de 2004, Romain Mataresse, jeune électricien de 24 ans, débarque avec son seul à dos, à Bandah Aceh, au Nord de l’île de Sumatra. Il est bien décidé à comprendre ce qui est arrivé à sa sœur aînée disparue. Elsa était toubib, en mission humanitaire dans l’archipel dévasté. Le dernier mail qu’elle envoyé à sa famille en 2005, disait qu’elle souhaitait souffler un peu après ce qu’elle venait de voir et de vivre, en voyageant quelques temps en Asie. Depuis, plus rien, ni de la part de la police locale, ni via le détective embauché par la famille. Romain a décidé de partir sur ses traces pour répondre aux questions de leur mère qui ne s’est pas remise de cette disparition. D’île en île, de rencontre en rencontre, de drogue en hallucinations, le jeune homme mène une quête insolite et mystérieuse, jamais désespérée, mais où les morts ont leur mot à dire… C’est une enquête autant qu’une initiation pour Romain. En découvrant qui était sa sœur, de plus de 16 ans son aînée, les derniers mois de sa vie de sculptrice, les raisons de sa disparition, il apprend aussi à connaître une culture et une civilisation insoupçonnées, lui qui n’avait jamais mis les pieds hors de l’hexagone, grâce à une jeune Papoue en cavale dont il tombe malgré lui amoureux. Les rites vaudou, les morts qui marchent, lui permettront de se connaître et de devenir adulte, en aidant "un fantôme, il a gagné un ange-gardien à vie"…

    --> ++ pour les illustrations, travaillées qui nous plongent en Indonésie après le passage du Tsunami et qui sait rendre vivant et palpable un récit un peut trop paranormal sur la fin pour moi, mais un beau récit surprenant tout de même. Pourquoi pas.

    Tsunami


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  • Le retour de la bondrée

    Aimée de Jongh

    L'histoire de Simon, jeune libraire au bord de la faillite, marqué par un événement dramatique, va devoir faire face à ses souvenirs. Entre rêve et réalité, entre passé et présent, un récit intimiste et touchant en noir et blanc, réalisé par une jeune et talentueuse auteure néerlandaise, Aimée de Jongh. Récompensée en 2015 par le Prix Saint-Michel (Bruxelles).

    --> Tiens, un auteur néerlandais. J'ai beaucoup aimé cette métaphore qui nous amène de l'hsitoire de ce libraire à la connaissance de la bondrée apivore cet oiseau qui peut être amené à recommencer sa vie s'il n'arrive pas à l'heure...


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