• Les beaux étés    Les beaux étésLes beaux étés

     

    Zidrou

    Jordi Lafebre

    Août 1973. Zidrou et Lafebre nous font une place dans la 4L rouge Esterel de la famille Faldérault: entre les parents et les 4 enfants, nous voici en route vers le Midi pour de "beaux étés" ! Chaque année, les mêmes rituels: Pierre, le père, rend ses planches de B.D. en retard, les chansons de vacances, l'étape pique-nique... Un mois pour oublier le quotidien, le couple qui bat de l'aile, Tante Lili malade. Des souvenirs à engranger qui font que la vie est plus belle, des moments précieux pour se rappeler l'essentiel. Cap au sud !

     

    → Des 3 premiers tomes lus, le dernier est mon préféré, mais il peine à remonter mon appréciation globale. J'aime l'idée de faire connaissance avec cette famille à différentes dates (1973 pour le premier tome, 1969 et 1962 pour les suivants. 1980 récemment paru). On s'attache clairement à la famille belge et sa R4 rouge Esterel, ses vacances en France, ses frites au retour. La famille qui s'agrandit, les rapports avec la grand-mère, et le grand-père, la difficulté du couple. Mais cette famille nombreuse et dynamique ne m'a pas transporté, j'ai lu en diagonale. C'était bien, mais j'en attendais trop. Déception.

     


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  • Mia & co (1)

    de Vanyda et Hitori De

    Mia, Gauthier, Louka et Zouzou forment une bande de copains inséparables. Élèves en classe de 4e, ils préfèrent se réunir à la « maison des copains » pour jouer à des jeux vidéo ou faire de la musique plutôt que se concentrer sur leurs devoirs. Mia ne sent pas vraiment d'affinités avec les groupes de filles de sa classe. Très soudée, la petite bande va grandir ensemble, au rythme des années scolaires, et découvrir que les relations filles-garçons, en grandissant, ça n'est plus vraiment simple...

    --> J'ai aimé cette manière de montrer une vie d'ado, qui échappe en partie à la compréhension de la mère que je suis. Mais est-ce cela qui fait un scénario un peu fourre tout, où les relations entre personnage s'arrête et reprennent sans crier gare. Dans ce cas c'est une réussite à côté de laquelle je suis passée. Car je n'ai pas bien compris.


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  • Le grand méchant renard

    Benjamin Renner

    Face à un lapin idiot, un cochon jardinier, un chien paresseux et une poule caractérielle, un renard chétif tente de trouver sa place en tant que grand prédateur. Devant l'absence d'efficacité de ses méthodes, il développe une nouvelle stratégie. Sa solution : voler des oeufs, élever les poussins, les effrayer et les croquer. Mais le plan tourne au vinaigre lorsque le renard se découvre un instinct maternel...

    --> Comme c'est drôle, et tout la famille l'a lu!


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  • Mon ami Dahmer

    Derf Backderf

    Derf Backderf a passé son enfance à Richfield, petite ville de l’Ohio située non loin de Cleveland. En 1972, il entre au collège, où il fait la connaissance de Jeffrey Dahmer, un enfant solitaire au comportement un peu étrange. Les deux ados se lient d’amitié et font leur scolarité ensemble jusqu’à la fin du lycée. Jeffrey Dahmer deviendra par la suite l’un des pires serial killers de l’histoire des États-Unis. Son premier crime a lieu à l’été 1978, tout juste deux mois après la fin de leur année de terminale. Il sera suivi d’une série de seize meurtres commis entre 1987 et 1991. Arrêté en 1991, puis condamné à 957 ans de prison, Dahmer finira assassiné dans sa cellule en 1994.
    Mon Ami Dahmer est donc l’histoire de la jeunesse de ce tueur, à travers les yeux de l’un de ses camarades de classe. Précis et très documenté, le récit de Derf Backderf (journaliste de formation) décrit la personnalité décalée de Dahmer qui amuse les autres ados de cette banlieue déshumanisée typique de l’Amérique des années 1970. Dahmer enfant vit dans un monde à part, ses parent le délaissent, il est submergé par des pulsions morbides, fasciné par les animaux morts et mortifié par son attirance pour les hommes. Personnage fascinant, voire attachant car presque victime de son environnement, Dahmer vit une implacable descente aux enfers vers une folie irréversible.

    --> Oui pour le thème, saisissant... bien évidemment. Non pour les dessins. Si le graphisme ne m'a pas déplu, il est répétitif et de mon point de vue il sabre la narration.


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  • L'étranger

    Jacques Ferrandez

    Le jour où sa mère est morte, Meursault a remarqué qu’il faisait très chaud dans l’autobus qui le menait d’Alger à l’asile de vieillards, et il s’est assoupi. Plus tard, dans la chambre mortuaire, il a apprécié le café que lui offrait le concierge, a eu envie de fumer, a été gêné par la violente lumière des lampes électriques. Et c’est avec une conscience aiguë du soleil qui l’aveugle et le brûle que l’employé de bureau calme et réservé va commettre un acte irréparable.
    Camus présente un homme insaisissable amené à commettre un crime et qui assiste, indifférent, à son procès et à sa condamnation à mort.

    --> Cette adaptation respecte le texte initial. Quel défi de mettre en image un homme aussi ... particulier que Meursault (tourmenté? ou tourmenteur? !!) Cela semble un pari réussi. Bravo.

    L'étranger


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  • Charlotte Bousquet

    Jaypee

    Ca fait trois semaines, maintenant, que je chante dans le groupe. Je n'ai plus peur d'être regardée, moins qu'avant en tout cas et quand je me rends aux toilettes, j'arrive même à ne pas m'enfuir comme une voleuse lorsque d'autres filles y entrent.

    Je me dis que la vie est belle, que je ne devrais plus avoir peur des autres, que ce n'est qu'une question de mois, d'années - deux ans maximum avant d'être opérée, même si ce n'est pas obligé. Avant que mon vieux costume de garçon soit définitivement oublié, brûlé, anéanti.

    --> Une bande dessinée qui aborde la transexualité chez mon éditeur préféré, dans la lignée de "Mots rumeurs Mots cutters". Ce ne sont pas les mêmes auteurs, et le sujet est traité avec autant de finesse. Ils savent aborder des sujets délicats sans larmoyer, juste sensibiliser. Bravo !


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  • Vive la marée

    David Prudhomme et Pascal Rabaté

    Madame enfile son maillot à l’abri de sa serviette avant de se faire bronzer "seins nus ou pas seins nus ? Allez, seins nus." Monsieur prépare son matériel de pêche tel un guerrier conquérant. Les enfants sont déjà dans l’eau, le chien à leur trousse, au matin on pense au repas du soir sans oublier de prévoir une case apéro. La plage est un formidable terrain de jeux où "les adultes rêvent et restent les enfants qu’ils ont toujours été", un observatoire de la trivialité humaine dans son plus simple appareil – ou presque. Prudhomme et Rabaté sont allés eux aussi à la mer. Avec un grand souci du détail, ils orchestrent un ballet d’estivants en déroulant autant de figures typiques. Un portrait chorale drôle, tendre, qui gratte à peine. Comme du sable dans les sandales.

    --> C'est bourré d'humour, sarcastique c'est selon. Les gros ont envahi la BD. J'ai aimé!

    Vive la marée

    Vive la marée

     


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  • Tsunami

    Récit Stéphane Piatzszek

    Illustrations Jean-Denis Pendanx

    Neuf ans après le tsunami de 2004, Romain Mataresse, jeune électricien de 24 ans, débarque avec son seul à dos, à Bandah Aceh, au Nord de l’île de Sumatra. Il est bien décidé à comprendre ce qui est arrivé à sa sœur aînée disparue. Elsa était toubib, en mission humanitaire dans l’archipel dévasté. Le dernier mail qu’elle envoyé à sa famille en 2005, disait qu’elle souhaitait souffler un peu après ce qu’elle venait de voir et de vivre, en voyageant quelques temps en Asie. Depuis, plus rien, ni de la part de la police locale, ni via le détective embauché par la famille. Romain a décidé de partir sur ses traces pour répondre aux questions de leur mère qui ne s’est pas remise de cette disparition. D’île en île, de rencontre en rencontre, de drogue en hallucinations, le jeune homme mène une quête insolite et mystérieuse, jamais désespérée, mais où les morts ont leur mot à dire… C’est une enquête autant qu’une initiation pour Romain. En découvrant qui était sa sœur, de plus de 16 ans son aînée, les derniers mois de sa vie de sculptrice, les raisons de sa disparition, il apprend aussi à connaître une culture et une civilisation insoupçonnées, lui qui n’avait jamais mis les pieds hors de l’hexagone, grâce à une jeune Papoue en cavale dont il tombe malgré lui amoureux. Les rites vaudou, les morts qui marchent, lui permettront de se connaître et de devenir adulte, en aidant "un fantôme, il a gagné un ange-gardien à vie"…

    --> ++ pour les illustrations, travaillées qui nous plongent en Indonésie après le passage du Tsunami et qui sait rendre vivant et palpable un récit un peut trop paranormal sur la fin pour moi, mais un beau récit surprenant tout de même. Pourquoi pas.

    Tsunami


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  • Le retour de la bondrée

    Aimée de Jongh

    L'histoire de Simon, jeune libraire au bord de la faillite, marqué par un événement dramatique, va devoir faire face à ses souvenirs. Entre rêve et réalité, entre passé et présent, un récit intimiste et touchant en noir et blanc, réalisé par une jeune et talentueuse auteure néerlandaise, Aimée de Jongh. Récompensée en 2015 par le Prix Saint-Michel (Bruxelles).

    --> Tiens, un auteur néerlandais. J'ai beaucoup aimé cette métaphore qui nous amène de l'hsitoire de ce libraire à la connaissance de la bondrée apivore cet oiseau qui peut être amené à recommencer sa vie s'il n'arrive pas à l'heure...


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  • Au revoir là-haut

    Christian De Metter

    Pierre Lemaître

    Albert et Edouard sont des survivants de la Grande Guerre. Encombrants pour cette société qui veut oublier l'horreur, ils tentent de survivre tant bien que mal. Las d'être laissés pour compte, ces deux héros trop vite oubliés imaginent une arnaque aussi cynique qu'audacieuse, défiant le patriotisme français.

    --> Une adaptation en BD du roman de Pierre Lemaître. Une histoire bouleversante mise en image. Un défi brillamment relevé!

     

     


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  • Le maître des crocodiles

    Auteur: Stéphane Piatzszek

    Illustrateur: Jean-Denis Pendanx

    les Banyak, Indonésie. Eté 1984. Un petit groupe de plongeurs débarque dans un minuscule archipel au large de l’île de Sumatra en Indonésie. Ils sont documentaristes et militants écologiques. Léo, sa femme Isabelle et leur ami Bernard. Venus du bout du monde au service d’une cause: l’écologie. ils veulent démontrer par le film qu’ils préparent comment l’homme en détruisant son environnement se détruit lui-même. Mais, le projet tourne à la tragédie quand Isabelle, enceinte, est dévorée par un crocodile géant sous les yeux de Léo. Avec le concours des habitants de l’île, Léo et Bernard partent en chasse du reptile géant… S’ils échouent à le tuer, ils le blessent à l’oeil dans un combat titanesque. Léo ressent un curieux lien avec l’animal. Secondé par Bernard et Sap, un jeune Indonésien, il plonge dans le repaire sous-marin du crocodile. Il échoue une fois de plus à le tuer. Mais, mystérieusement, le monstrueux animal le laisse emporter le cadavre de sa femme. Trente ans plus tard, Léo retrouve les îles Banyak, dans un territoire traumatisé depuis le tsunami survenu en 2004. Tel le capitaine Achab pourchassant jusqu’à la folie Moby Dick, Léo dit vouloir en finir avec celui que les autochtones appellent désormais "N’a-qu’un-oeil". Mais sa soif de vengeance n’a-t-elle pour objet que le seul crocodile tout à la fois fascinant et terrorisant?

    --> Léo est avec N'a qu'un oeil à l'image du Capitaine Achab avec Moby Dick. On comprend à la fin du récit que le crocodile cherche vengeance.


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  • Le jeu des hirondelles

    "En avril 2006, sur le site internet de l'Institut National de l'Audiovisuel (INA), je suis tombée sur un reportage tourné à Beyrouth en 1984. Les journalistes interrogeaient les habitants d'une rue située à proximité de la ligne de démarcation, qui coupait la ville en deux. Une femme, bloquée par les bombardements dans l'entrée de son appartement, a dit une phrase qui m'a bouleversé : " Vous savez, je pense qu'on est quand même, peut-être, plus ou moins, en sécurité, ici." Cette femme, c'était ma grand-mère. "

    Zeina Abirached est née à Beyrouth en 1981

    --> Un magnifique roman graphique, mais... trop répétitif: je me suis ennuyée dans les dessins comme dans le scénario. L'aspect répétitif des graphismes pouvait séduire, mais j'ai trouvé que c'était trop. J'aurais bien raccourci de moitié cette bande dessinée, qui évoque un contexte historique et local fort intéressant, une histoire qui aurait pu être poignante. Je comprends les longueurs qui nous plongent dans cette nuit d'attente, car il s'agit d'attendre dans cette histoire, mais ... Peut-être est-ce moi qui suis passée à côté. D'autant plus regrettable que j'ai vraiment apprécié les graphismes.


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  • Tome 1:

    Une petite ville de province pour un singulier trio composé de Rosalie, Aude et Vincent par l’auteur de la BD très remarquée Une araignée, des tagliatelles et au lit, tu parles d'une vie.
    Une rencontre inattendue pour trois personnages dont les modes de vie sont bien différents. Derrière l'intrigue, le portrait psychologique de trois solitaires un peu dépressifs : Vincent qui envisage après trente ans de couper le cordon ombilical, Rosalie Blum qui ne cesse de noyer un passé noir et douloureux dans le whisky et Aude qui se laisse aller aux hasards de la vie. Cette rencontre les aidera-t-ils à vaincre leurs démons ?
    Camille Jourdy suit ses trois héros pour lesquels elle ne cache pas son ironique tendresse.

    Tome 2:

    Une petite ville de province pour un singulier trio composé de Rosalie, Aude et Vincent par l’auteur de la BD très remarquée Une araignée, des tagliatelles et au lit, tu parles d'une vie.
    Une rencontre inattendue pour trois personnages dont les modes de vie sont bien différents. Derrière l'intrigue, le portrait psychologique de trois solitaires un peu dépressifs : Vincent qui envisage après trente ans de couper le cordon ombilical, Rosalie Blum qui ne cesse de noyer un passé noir et douloureux dans le whisky et Aude qui se laisse aller aux hasards de la vie. Cette rencontre les aidera-t-ils à vaincre leurs démons ?
    Camille Jourdy suit ses trois héros pour lesquels elle ne cache pas son ironique tendresse.

    Tome 3:

    Après plusieurs semaines de filature, Aude et Rosalie se sont attachées à Vincent et n'ont plus qu'une envie : le rencontrer. Mais avant, Rosalie décide de le taquiner un peu : Elle s'immisce dans la vie de Vincent comme par hasard. Vincent panique au grand bonheur des deux femmes. Elles finissent par tout lui révéler. Les trois personnages se revoient et petit à petit, de cette rencontre incongrue naît une forte amitié. Vincent coupera-t-il le cordon ? Quel passé noir et douloureux Rosalie noie-t-elle dans le whisky ? Aude passera-t-elle Noël en famille. Ces trois personnages se laisseront-ils aller aux hasard de la vie.

    --> Une lecture assez inégale, mais j'ai beaucoup aimé la fin et le scénario est plutôt original. La filature de Vincent prend son sens à la fin des trois tomes, alors qu'on acceptait qu'il n'y ait pas d'explication, juste une drôle de rencontre.


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  • Droit du sol

    Charles Masson

    Quatorze personnes ont péri et 7 étaient portées disparues vendredi après le naufrage, au large de Mayotte, d'une barque chargée de clandestins venus chercher fortune sur l'île française de l'océan Indien. Les recherches se poursuivaient vendredi après-midi pour tenter de retrouver des victimes de ce drame survenu jeudi vers 20h locales, à 10 km au large de Mayotte. Un premier bilan faisait état de 4 morts, 17 disparus et 12 rescapés. La préfecture l'a révisé à 16h locales après avoir retrouvé 10 corps supplémentaires. Selon les témoignages des rescapés, le "kwassa", une barque de pêche traditionnelle, transportait 33 personnes, dont 7 enfants. Il a sans doute heurté un platier, c'est-à-dire un haut-fond de corail découvrant à marée basse. Un précédent naufrage de "kwassa", le 24 juillet, avait fait 6 morts et 16 disparus à 1 km à peine des côtes. Des milliers de Comoriens clandestins venus d'Anjouan tentent chaque année de s'installer à Mayotte, distante de seulement 70 km. L'île française, dont le produit intérieur brut est neuf fois supérieur à celui des Comores, représente pour eux un eldorado économique. Vendredi 21 nov. 2008, 10 h 26. MAMOUDZOU (AFP)

    --> Un regard sur Mayotte, sa géographie et son économie si particulières. On s'attache au parcours de quelques blancs, autochtones et réfugiés. L'épreuve de l'enfant par dessus bord en fin de livre est assez insoutenable.


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  • Il était une fois en France Il était une fois en France

    Il était une fois en France

    Fabien Nury

    Série de 6 tomes.

    Personnage ambigu, Joseph Joanovici fut pour certains un criminel, pour d'autres un héros. Fabien Nury et Sylvain Vallée décrivent sans fards ni parti pris ces heures sombres de notre Histoire...

    Il était une fois en France conte l'histoire de JOSEPH JOANOVICI, juif roumain devenu l'homme le plus riche de France pendant l occupation. Ferrailleur, collabo, résistant, il fut pour certain un criminel, pour d'autres un héros. C est le cheminement de ce personnage ambigu baptisé le roi de Paris par ceux qui ont croisé sa route, que relate avec justesse cette saga au thème délicat. Monsieur JOSEPH se confie sur son lit de mort aux côtés de LUCIE-FER, celle qui fut sa plus fidèle compagne. Intelligence avec l'ennemi, corruption de fonctionnaires, contrebande, enrichissement personnel et même meurtre seront reprochés à la Libération à celui qui possédait pendant l'occupation un appartement en plein coeur de la préfecture de police. Portant fièrement la rosette de la résistance, JOSEPH reçoit les plus huppés du Tout-Paris, alors que de sombres nuages annoncent la fin de son règne...

    --> Autour d'un personnage qui a réellement existé et dont la biographie est sujette à caution, Joseph Joanovici; à la fois fiction et récit documentaire, cette bande dessinée nous emmène aux heures sombres de la collaboration en France.

    Le premier tome pose les jalons de l'histoire des 5 tomes qui suivront. Ce premier tome évoque chaque grande période de la vie de Joseph, de sa rencontre avec Eva à sa dernière habitation, dans un ordre qui n'est pas chronologique: difficile de s'y retrouver, mais il pose les questions indispensables qui nous permettent ensuite de nous plonger dans son histoire, en suivant un scénario haletant qui réserve des surprises, du suspens, des rebondissements. Une série à faire connaître!

     


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  • 7è étage

    de Asa Grennvall

    Quand elle arrive dans sa nouvelle école d’art, la jeune Åsa sent qu’elle va enfin prendre confiance en elle. Au cours d’une soirée, le beau Nils vient la séduire et elle en tombe aussitôt amoureuse. Nils devient son chevalier protecteur ; avec lui, Åsa n’a plus peur de se projeter dans l’avenir. Parfois, il a pourtant des réactions étranges : il se fâche si Åsa ferme les yeux quand il l’embrasse, et s’emporte dès qu’elle cesse de prêter attention à lui. Peu à peu, l’idylle se transforme insidieusement en cauchemar, sans qu’Åsa ne comprenne vraiment ce qui se passe. Elle aime tellement Nils qu’elle ferait tout pour qu’il soit heureux avec elle… Elle essaie donc de changer pour devenir celle qu’il voudrait qu’elle soit, mais les choses ne font qu’empirer. Nils l’insulte et l’humilie. Et plus Åsa se soumet, plus Nils devient violent, jusqu’à l’agresser physiquement. Un jour, il va trop loin et Åsa trouve enfin le courage de le quitter. Commence alors une nouvelle épreuve pour se reconstruire…

    7e étage nous raconte avec beaucoup de justesse et de simplicité l’histoire d’une relation abusive. Sorte de journal intime en bande dessinée, il nous fait ressentir, de l’intérieur, le mécanisme psychologique de déconstruction de soi, sans aucune démonstration ou didactisme. Une histoire forte et tragique, porté par un graphisme très expressif ; une autobiographie bouleversante et radicale !

    --> Emprunté "par hasard" en bibliothèque, je ne connaissais pas le thème de cette histoire, et j'attendais un récit/témoignage. Editée par Amnesty International, cette bande dessinée montre la spirale qui emporte une jeune femme dans une nouvelle vie de couple violente de laquelle elle se retrouve prisonnière. Un récit fort émouvant, très pédagogique.


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  • Lucille (suivi de Renée)

     de Ludovic Debeurme

    En choisissant de construire sa narration sur 500 pages, Ludovic Debeurme cherche à nous immerger totalement dans l'intimité de ses personnages comme jamais encore un récit de bande dessinée ne l'avait fait auparavant. Page après page, l'auteur nous invite à suivre au quotidien Lucille et Arthur, deux adolescents pour qui la vie n'est ni facile, ni douce. C'est avec justesse, émotion et pudeur qu'il va faire de nous des témoins, jamais des voyeurs, de ces deux vies chahutées. À travers ce récit âpre, rigoureux et sans concession, Ludovic Debeurme ne joue pas le jeu du pathos ou du désespoir, au contraire il sait avec grand talent mettre en lumière la subtilité des sentiments de ses personnages, faire surgir l'énergie, la tendresse et l'amour qui pourront permettre à ces deux êtres en perdition de renaître. En laissant au lecteur le temps d'appréhender ces personnages, en s'attachant à toutes les complexités de leur deux personnalités, Ludovic Debeurme réussit à nous amener à un troublant sentiment de proximité avec ceux-ci. Le livre refermé, Lucille et Arthur ne seront plus de simples personnages de papier mais bien des êtres qu'il vous semblera connaître.
    alapage.com

    -->

     

    Citation:

     


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  • Chroniques de Jerusalem

    Guy Delisle

    Guy Delisle et sa famille s'installent pour une année à Jérusalem. Mais pas évident de se repérer dans cette ville aux multiples visages, animée par les passions et les conflits depuis près de 4 000 ans. Au détour d'une ruelle, à la sortie d'un lieu saint, à la terrasse d'un café, le dessinateur laisse éclater des questions fondamentales et nous fait découvrir un Jérusalem comme on ne l'a jamais vu.

    Autre résumé:
    Comme il l'avait fait dans Chroniques birmanes, Guy Delisle a accompagné sa femme à Jérusalem pendant un an alors qu'elle travaillait comme coordonnatrice pour M.S.F.. Avec ses deux enfants, il raconte son quotidien de père de famille à la maison, ses visites, son travail de "croquiste" et la vie à Jérusalem en général.

    --> On ne peut que recommander la lecture de cette bande dessinée à qui souhaite découvrir par le témoignage simple la vie d'un expatrié dans cette ville complexe qu'est Jerusalem. Peu documentée sur le conflit israëlo-palestinien, j'y ai appris foule de détails surprenants car l'auteur nous livre un regard qui ressemblerait au notre, celui de ceux qui ne savent pas "comment c'est là-bas". En fermant le livre, l'envie de comprendre encore mieux domine.


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  • Magasin général

    Régis Loisel

    Jean-Louis Tripp

    - Ben voyons, Marie, tout le monde profite de toi, et puis on dirait que tu le vois pas...
    - Faut bien rendre service, Jacinthe... je l'ai toujours fait.
    - Oui, mais avant, c'était Félix qui s'occupait du magasin !
    - Je sais bien, ma petite Jacinthe... Je sais, mais j'ai toujours été comme ça...

    Une comédie truculente dans la campagne québécoise des années 20, premier volet de la trilogie distillée par Régis Loisel (La Quête de l'oiseau du temps, Peter Pan) et Jean-Louis Tripp (Jacques Gallard, Paroles d Anges). Réalisant ensemble le scénario aussi bien que le dessin, Loisel et Tripp ont conjugué leurs talents pour donner naissance à un auteur virtuel.

     


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  • Mots rumeurs, mots cutter...

    Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

    Je me suis levée, les mains tremblantes. J’entendais des chuchotements, des rires dans mon dos. J’ai pris le morceau de craie, regardé les chiffres inscrits sur le tableau. Des fractions qui auraient dû être faciles, des fractions qui se délitaient devant moi, des chiffres bizarres, monstrueux, qui me frappaient comme les insultes et les ricanements, comme la vérité qui me sautait au visage...

    --> A mettre entre les mains de tous les ados... un message clair pour prévenir et mettre des mots où c'est parfois difficile d'en mettre. Tout est savamment dosé. Le scénario, les illustrations, jusqu'au titre. Grand coup de coeur, que je voudrais faire connaitre à tous les bibliothécaires, profs, ados, parents d'ados... à diffuser largement!


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    Terra australis

    Laurent Frédéric Bollée (scénariste) et Philippe Nicloux (dessins)

    Une des plus incroyables odyssées humaines de l'Histoire a eu lieu il y a un peu plus de 220 ans. Environ 1 500 hommes et femmes ont été déportés, entassés à bord de 11 navires, parcourant plus de 24 000 km sur trois océans. Ils étaient des bagnards, des forçats, des condamnés... le rebut de l'Angleterre! On les a envoyés à l'autre bout du monde, dans un pays qui n'existait pas encore. Aller sans retour vers l'enfer ou chance inespérée d'une nouvelle vie? Plus rien ne sera comme avant autour de ce nouveau monde, issu d'une terre ancestrale que les habitants d'origine appelaient Bandaiyan...
    Laurent-Frédéric Bollée livre ici son From Hell, une oeuvre magistrale de plus de 500 pages dessinées avec brio au lavis par Philippe Nicloux. Une création sans précédent dans l'histoire de la bande dessinée française et internationale.

    --> La déportation des bagnards anglais vers l'Australie est en elle-même une histoire à connaître, et cette bande dessinée porte magnifiquement cette histoire. Plus de 500 planches, en noir et blanc, un récit découpé en trois parties: les horizons lointains, le voyage, Bandaiyan. Les auteurs ont même gardé une petite place pour La Pérouse... à découvrir!

     


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  • Toxic Planet

    de David Ratte

    On vous l'avait bien dit ! A force de faire tourner les usines à fond et de polluer sans réfléchir, tout le ponde est obligé de porter des masques à gaz. ET c'est pas prêt de s'arranger... Bienvenue sur Toxic Planet !

    --> Des scènes courtes, BD d'anticipation dans un monde où le masque à gaz équipe tous les hommes occidentaux. BD dont l'auteur a dit qu'il voulait sensibiliser les lecteurs de BD à l'écologie et amener les écologistes vers la lecture de BD. Les dessins sont plaisants. A lire pour un moment de détente.


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  • Moi, jardinier citadin

     

    de Min-ho Choi

    Min-ho CHOI, dessinateur de BD prometteur, ne se retrouve plus dans le système. Depuis quelques années, il vivote en travaillant pour différents studios d'animation, mais il a bien du mal à prendre du plaisir dans la production de masse. Suite à son mariage, il décide de quitter Séoul, et emménage alors à Uijeongbu, une plus petite ville au nord de la capitale et en bordure de montagne. C'est là que, après démissionné, il décide de se consacrer à sa nouvelle vie, entre jardinage et dessins. Sous le regard bienveillant des anciens du quartier, Min-ho CHOI va apprendre à observer les rythmes de la nature, ceux des plantes mais aussi les siens... Complètement ignorant en jardinage, il découvrira pourtant, au contact de ses truculents voisins, à quel point les préjugés véhiculés par le monde moderne ne sont que des aberrations, et qu'il n'est finalement pas si compliqué de cultiver son potager en respectant toute forme de vie... et surtout sans pesticides !!

    -->De l'information et de très belles illustrations pour nous donner envie de re-découvrir le jardinage et un mode de vie rationnel et naturel.

    J'ai été séduite par les illustrations des plantes, dans la bande dessinée et les "interludes" de planches botaniques. Je n'ai pas accroché avec le scénario en lui-même, mais tant pis: c'est le fond de cette histoire qui m'intéresse et tout son aspect informatif.

     


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  • Marion Duval, trois tomes

    d'Yvan Pommaux

    Marion peut en témoigner : être fille de journaliste n'est pas une sinécure ! Son père, Alexandre, a le chic pour se fourrer dans les guêpiers les plus improbables. Surtout lorsqu'il croit y apercevoir les yeux bleus de la belle Esther, d'ailleurs... Heureusement, Marion mène l'enquête, remontant la piste d'un inestimable bijou égyptien, d'une cantatrice enlevée ou... du tombeau d'Ulysse !

    --> Dans cette intégrale, sont réunies les 3 premières aventures de Marion Duval. Les petites notes biographiques en fin de tome nous donnent quelques informations sur Yvan Pommaux et sa fille, Marion. C'est un retour 30 ans en arrière que j'ai fait, ayant lu à l'époque l'histoire du scarabée bleu. Une bonne histoire, selon moi, puisque trente ans plus tard je m'en souvenais encore. Les aventures suivantes sont dans le même rythme que la première, et les trois aventures  se suivent. Mais la meilleure surprise fut que mon fils de 10 ans dévora l'intégrale le jour même où je la recevais! Marion Duval n'aurait-elle pas vieillie? Il n'y a pas de téléphone portable dans ses aventures, pas d'internet et pas d'écran tout court. On y parle du Louvre, d'opéra et d'Ithaque, assaisonné d'une intrigue amoureuse, et la recette fonctionne encore avec la nouvelle génération. Bravo Monsieur Pommaux!

    Merci à Babelio pour l'organisation de masse critique et l'éditeur pour son envoi!


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  • de Joseph Lambert

    Née en 1880 dans l’Alabama, la petite Helen Keller devient aveugle et sourde à l’âge de dix-neuf mois, probablement des suites d’une méningite. Elle devient alors incapable de communiquer avec son entourage, si ce n’est avec quelques gestes maladroits. Sa vie va être bouleversée à l’âge de six ans quand ses parents engagent Annie Sullivan comme gouvernante. Annie Sullivan, alors âgée de 20 ans, vient de finir ses études à l’Institut pour aveugles Perkins. Elle-même mal voyante, elle a appris à enseigner la langue des signes dans cette institution précurseur. Elle va prendre en charge l’éducation de Helen Keller, et au fil des mois elle va réussir non seulement à établir un contact avec l’enfant, mais à lui apprendre le langage des signes, puis l’écriture. Les deux femmes resteront amie à vie.

    Helen Keller deviendra une figure de la société américaine, écrivain féministe, elle mènera également un combat politique, sera membre du parti socialiste américain et créera une fondation. Complémentaire des livres ou films existant à propos d’Helen Keller, cette bande dessinée est centrée sur l’histoire de cette extraordinaire rencontre et sur les nombreux obstacles contre lesquels va buter Annie Sullivan dans une famille très conservatrice du Sud des États-Unis. Une incroyable leçon d’humanité, magnifiquement dessinée par Joseph Lambert.

    --> Attention... pépite! L'histoire d'Helen Keller, je la connais, un peu, depuis longtemps déjà: une histoire qui avait marqué mon enfance. Quel plaisir de la retrouver, dans une bande dessinée extrêmement sensible qui nous démontre les caractères de la jeune Helen et de son professeur Annie. L'auteur est habile pour nous parler de la naissance du langage chez Helen. Les dessins et le scénario se complètent très bien. Une BD au service d'une histoire qui force l'admiration.

    Extraits:

    -Depuis que j'ai renoncé aux leçons régulières, je trouve qu'Hélène apprend beaucoup plus vite. J'ai le sentiment qu'un professeur dans une classe passe beaucoup de temps à faire régurgiter à l'enfant le savoir qu'il lui a inculqué. Pour moi, c'est de la complaisance et une perte de temps.

    - Nous faisons chaque jour de longues promenades. Le parfum des fraises des bois embaume l'air. Notre but est le débarcadère au bord du Tennessee. On ne sait jamais comment on y arrive, et on se perd souvent en chemin, mais cela ne fait qu'ajouter à notre plaisir. Surtout que tout est nouveau, étrange. A vrai dire, j'ai l'impression de tout découvrir moi aussi. Helen m'interroge si souvent le long du chemin. Chaque mot nouveau semble en appeler de nombreux autres, qui deviennent nécessaires.

    - Helen a une volonté de fer et elle n'a pas l'habitude de recevoir des ordres. Heureusement pour nous tous, je peux aussi me montrer très têtue, si nécessaire.

     

    - Que ce soit vrai ou non, tu dois apprendre à maîtriser ton caractère.
    Il y a aura toujours des gens pour nous insulter, volontairement ou pas. Nous n'avons aucun contrôle sur ces gens-là. Seulement sur nous-mêmes.

    - MADAME KELLER : Que se passe-t-il, Helen va bien ?
    MONSIEUR KELLER : Non, elle ne va pas bien !

    MONSIEUR KELLER : Elle est encore... Il est dix heures, et cette pauvre petite Helen n'a pas encore eu l'autorisation de petit-déjeuner. Elle est toujours en CHEMISE DE NUIT.

     


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  • Les sous-sols du révolu: extrait du journal d'un expert

    de Marc-Antoine Mathieu

    Dans un futur indéterminé, à moins qu’il ne s’agisse d’un monde parallèle ou d’une autre dimension de la réalité, Marc-Antoine Mathieu nous entraîne dans les profondeurs du musée, dans les entrailles de l’institution.
    Nous suivons les pas du Volumeur, chargé de quantifier l'inquantifiable, et de son assistant Léonard.
    Ils vont arpenter les coulisses du plus grand musée du monde pour en prendre les mesures. Mais peut-on mesurer l’incommensurable ?

    --> Je n'ai pas aimé en fait... je n'ai pas compris, mais vraiment. Et j'ai décroché, tant pis.


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  • Le ciel au-dessus du Louvre

    d'Yslaire

    Il fallait bien Le Louvre, Robespierre et le peintre David pour réunir ces deux personnalités. Une collaboration inédite, entre Bernar Yslaire, auteur de Sambre, du XXe Ciel, du Ciel au-dessus de Bruxelles ou récent scénariste de La Guerre des Sambre, et Jean-Claude Carrière, scénariste de Bunuel, Wajda, Forman ou Louis Malle au cinéma, mais aussi dramaturge, romancier, comédien. Immense homme de lettres. Le quatrième album co-édité par Futuropolis et Le Louvre fera incontestablement date. Son casting est déjà un événement. Mais au-delà de l'accolement de deux grand noms, Le Ciel au-dessus du Louvre est surtout une plongée dans la Révolution Française sous un angle totalement inédit : celui de la représentation de la Révolution.
    Jean-Claude Carrière avait déjà magistralement abordé le sujet de la Révolution dans le film «Danton» de Wajda. Mais son regard, confronté à celui de Bernar Yslaire, renouvelle le sujet. Robespierre apparaît à la fois éclairé et perdu, tandis que David accomplit son destin : celui d'un peintre tiraillé entre devoir et art.

    Un livre sur un tableau inachevé qui traverse à lui seul tous les thèmes et les débats de la Révolution Française. Une page d'Histoire revue, corrigée, interprétée, et assaisonnée comme il se doit de plumes d'ange, qui plonge le lecteur dans les grandes questions auxquelles notre temps n'a pas davantage répondu que la Révolution Française.

    --> Comment Jacques-Louis David traverse-t-il la révolution? Quelles intentions dans ces tableaux? Une qualité graphique et un intérêt grandissant pour le scénario, j'ai appris, j'ai aimé voyagé pendant la Révolution à travers l'art. Superbe.


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  • Farenheit 451 / Ray Bradbury

    Dessinée par Tim Hamilton.

     

    Guy Montag exerce le métier de pompier depuis dix ans : il a pour mission de brûler les livres interdits par la loi, susceptibles de troubler l’ordre public. Un soir en quittant son service, il rencontre une jeune fille aux goûts étranges pour leur société où la vitesse prime sur le reste : effectivement, l’adolescente marche dans les bois, regarde la lune et déambule sous la pluie.

     

    Cette intrigante rencontre bouleverse notre pompier : il y aurait d’autres sentiments que ceux vantés par les murs-écrans de sa maison ? Que renferment donc de si précieux ces livres pour lesquels certains de leurs propriétaires sont prêts à mourir plutôt que de s’en séparer ?

     

    --> Après avoir lu le roman, j'ai vu le film. En empruntant la bande dessinée, je doutais qu'elle puisse apporter quelque chose de nouveau. Et bien si! Cet ouvrage apporte un nouveau regard sur cette fascinante histoire, et en particulier au film qui parait du coup bien fade côté scénario.

    Donc, n'ayez pas peur de lire la BD. Elle n'enlève rien au chef d'oeuvre qu'est le roman.


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  •  Astérix chez les Pictes

     

    --> Vous êtes tombés dedans quand vous étiez petits?

    Vous avez peur d'être déçus? C'est normal: on garde un souvenir ému du goût de la madeleine, et lire un album d'astérix sans Goscinny NI Uderzo, ça fait un peu peur.

    Et bien foncez, cet album-là est dans la droite ligne des bons albums de la série, avec une légère pointe de modernité dans certains personnages et graphismes.


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  • Maus

    de Art Spiegelman

    Maus raconte la vie de Vladek Spiegelman, rescapé juif des camps nazis, et de son fils, auteur de bandes dessinées, qui cherche un terrain de réconciliation avec son père, sa terrifiante histoire et l'Histoire. Des portes d' Auschwitz aux trottoirs de New York se déroule, en deux temps (les années 40 et les années 70), le récit d'une double survie : celle de son père, mais aussi celle du fils qui se débat pour survivre au survivant. Ici, les Nazis sont des chats et les juifs des souris.

    --> à lire pour tous, à recommander pour les collégiens, en particulier en 3ème, un regard sur la shoah.

    wikipédia: Maus est une bande dessinée traitant des persécutions des juifs dans les années 1930 et 1940, et notamment de la Shoah. Après une première esquisse de trois planches dans Funny Animals en 1972, elle a été sérialisée dans la revue RAW avant sa publication en deux tomes en 1986 et 1991. Cette œuvre a reçu un prix Pulitzer spécial en 1992 et a été traduite en dix-huit langues. Cette œuvre sans précédent, de plus de 250 pages, mêle étroitement deux trames narratives : le père de Spiegelman racontant sa déportation, et le récit des relations entre Spiegelman et son père, récit de la transmission de la Shoah. Tant en Europe qu’en Amérique, l’œuvre a été saluée par la critique : des dessins originaux sont exposés dans divers musées du monde.


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